‹ Bibliotheque militaireChapitre 582 sur 614 · CB8SAC · texte numérisé non relu

CB8SAC

seux , an lien de fascines , vous ferez provision de beaucoup de claies.

On doit porter aussi des planches pour établir des ponts sur les petits fossés qu'on rencontre dans la campagne, et pour traverser les cunettes que Tennemi a creusées dans le fond des fossés de la place.

On doit aussi porter des échelles ; les montans en seront d*un bois léger; ils auront 16 centimètres (6 pouces] d^équarrissage, et 5 à 6 mètres (15 à 18 pieds) de longueur.

Les échelons seront d*un bois dur:

Us auront 3 centimètres (18 lignes] de diamètre; la partie supérieure en sera plane : le soldat est plus ferme sur un échelon aplati que sur un échelon rond. Une échelle ainsi construite sera assez forte pour soutenir plusieurs soldats, et cependant assez légère pour qu'un homme puisse la manœuvrer, et la porter pendant quelque temps sans trop se fatiguer.

Quand le mur que l'on voudra escalader exigera des échelles plus longues que 6 à 6 mètres (15 ou 18 pieds], on en mettra deux l'une au bout de Tautre.

On peut joindre deux échelles de deux manières différentes :

La première consiste à les lier ensemble avec de la corde d'une moyenne grosseur, ayant attention de faire croiser les deux échelles de 6^ centimètres (2 pieds) au moins. Quelque simple et facile que soit ce moyen, on ne l'emploiera cependant que dans le cas où l'on ne pourra se procurer des écKelIes semblables à celle dont nous pàrlet-ons plus bas ; la jonction avec ^ dès cordes ne pouvant en effet être exécutée, que lorsque l'on est au pied dé la muraille, il arrive souvent que les ouvriers, trop vifs ou trop préoccupés, ne donnent pas à cette opéra-

tion toute l'attention qu'elle mérite, et de là il s'ensuit des accidens funestes.

Pour joindre deux échelles suivant la seconde manière, il faut les avoir fait construire exprès ; la partie supérieure de chaque échelle aura moins de largeur que sa partie inférieure ; la différence sera de toute l'épaisseur des montans. A 82 centimètres (1 pied) de la partie supérieure de l'échelle, on établira extérieurement, sur chaque montant, un collet de fer de 5 centimètres (2 pouces) de largeur, et d'un centimètre (6 lignes) d'épaisseur; il sera façonné de manière à recevoir aisément le montant d'une autre échelle. A 32 centimètres (1 pied) de chacun de ces premiers collets ou anneaux, on en placera un autre qui sera semblable au premier : on percera dans les quatre montans des trous qui auront 2 centimètres (1 pouce) de diamètre ; on fera passer dans ces trous des baguettes de fer, qui auront aussi 2 centimètres (1 pouce) de diamètre :

ces baguettes serviront d'échelon, et Gxeront ensemble les deux échelles.

Les trous qui seront destinés aux échelons de fer, seront disposés de manière qu'il n'y ait jamais plus de 32 centimètres (1 pied] d'un échelon à l'autre ; on aura l'attention d'attacher une corde à un des bouts de ces échelons de fer, afin de rie point les perdre pendant la marche ; on percera un trou pour une clavette à l'autre bout de l'échelon, afin qu'il ne puisse pas sortir des trous dan»^ lesquels on l'aura fait entrer. Quand on voudra doubler la longueur des échelles, il faudra faire entrer les montans de réchelle supérieure dans les collets ou anneaux de Téchelle inférieure, et placer les échelons de fer dans les 1 trous qui leur seront destinés. Ces

9TiiÀTÀa£«9&, me.

opératioM sont facHe8, etmOme im* manq[aables.

La partie inférieure da montant de chaque échelle sera garnie d'une pointe de fer, afln de l'empècher de glisser; et la partie supérieure sera, pour la même raison, recouverte d'un morceau d'étoffe de laine rembourré de crin.

Que Içs échelles soient d'un seul jet, ou que l'on en ait joint deux ensemble^ leur longueur n'est pa3 indifférente; les échelles trop courtes sont inutiles aux assaillans, et les échelles trop longues peuvent leur être funestes:

on ne leur donnera donc que la Ion* gvçur qui leur sera précisément nécessaire, et on coupera tout ce qui l'excédera; mais comme les surprises manquent plus souvent, parce que les échelles sont trop courtes que parce qu'elles sont trop longues^ et comme on^ peut remédier facilement à ce dernier défaut, il vaudra toujours mieux donner dans le dernier excès que dans le premier.

la hauteur du mur n'est pas la seule chose à considérer, pour déterminer la longueur des échelles, il faut encore calculer l'inclinaison que l'on doit leur donner. Si le pied des échelle» est placé trop loin du mur, qlles rompent, aisément ; s'il est trop près, renuemî les renverse avec facilité, et le soldat mojQite avec peine. L'expérience a appris que l'on doit placer le pied des échelles à une distance à peu près égale au tiers de la hauteur du mur.

D après ces pripcipes, si un mur a 8 nôtres. (^&^ pjieds) de hauteur, les échelles auront 10 mètres 40 centimètres [32 pieds) de bngueur.

Si le grand fossé qui enceint la place est pourvu d'une cunette, on doit connaître la U&rgeur de ce petit fossé, sa

du m!ir. Sila auittt« ««t crewHkl précisément èi l'endicoit oii Vo|i dgjl placer les échelles, il fa^t lies aUoQ||0r de toute la profondeur de It carotte»

et les placer au mlieu 4e ce FeKH Coi^ se : elles seraient trop courtesi» et it rompraient si on les jjk^^i eo de^ de la cunette ; elles seraient trq^ dn»i tes, si on 1^ plaguit en-deU.

Les échelle» douhlis, ç'ett«4«4ira»

où deux hommes peuvent monter à Uk foiss sont préférâmes aux écbaUat simples; un soldat qui monte «eol è une écheUe^ ^*^ P^ wtant de har-diesse qu'un soldiù qui voit à cAI^ 4* lui un de ses compaguons prêt à pnis^. tager ses dangers ; ou, si omis snppo^ sons, avec raison, que la crainte. ii*e»tre point dans l'esprit de* gnesrifsib des causes différentes n'en pro4i|iB»i4 pas moins lu même edet. le dMl d'arriver an Uavt de FécheUeaKipt iw canuu'ade, animera d'un« md^e^QW^ lation les deux hommea qpî QloipiAjirwt en QKiOnM teivpa»*

Les éçlMUea dMi|>lai ort fseni»

l'avantu^ d# iw^oager le boisci |r^ montens suSaieut poua tai ^eMhia^ il faut cependant en convenir, left éch^eiiea daui^lea Q«t vm knm wm9r véniens; on no p^felRapoiiter'et Vw dresser avec autant de CiciMi we tes échelle» simples, et it {«ut teujwyw plusieurs hommes pour les; bwmmw vrer.

On a quelqueMs lemplae^ les AbMles de bois par des éeheUos de eovde; mais alors l'escalade devient inâiM^ ment difficile ; pour oser VentrepfeiH dre, il faiU être bien aswré d'amvw au haut du mur sans être découvert et sans éprouver le plus petit obstacle de la part des ennemis.

Nous avons supposé jusqu'ici qpe l'on connaît la hauteur du mur ; si l'op.

profondeur, et son éloignement du n'a pu acquérir cette connaissance pai;>

ClIUC.

Btt

la voie des «fpiaofl, des déiettoirs, ele., et que les noyeas géoméfariques flOiaDt insuffiflaiifl^ oji emploiera odui qitt iDik : après «roer compté le nomkl» dea assises de pîecre , et évataié la baofaiiir de ehaqae assise, on nml*tîpliafa cette kantenr par le noasbre total d«s asaîsas, et on tnwfera k hauteur approxîOMttve da mur. Il eo mn de ntee ponr nn mot Utien MqfÊB.

La ^Mitité de provisions da boncbe 91e Ton doit portar, quand eo va faire me attaque par surprise, doit être pwpavtionftée an nombre d'hommes fM i^on eondnit^ an nombre de rnar* ches que Ton a à faire, au temps qne l'on anppeee nécasmire pour l'attaque •llaralraite.

Qwnd nae seule marefeie wlBra pmr arrif er à ^endroit que Ton voudra SBrpftttdce, on fera mamger les travpaa avant lenr déport, et on leur fera prendre en outre quelques moreesak de pain : il ne faut pas permettt% au sokMa de porter de trop grosse» pressions; ta en senfent sui^ ekargia, et par oonséqnwt mirins

Comme loisqa'on marche pour snrprendre m poste, il ne but ni allumer dn feu, ni piMser dans des Uenx babi-» tés, on se pourvoira, toutes les fMS qn'eo aura plua d'une marche à ftiire, de viandes euttes, de fromages, et de Sautes les avares* provirions de bouche nécessaires^ tant pour la durée de la HMieliei et pour les premiers instans après la surprise, que pour la retraite; mais on laissera au détadiement destiné à soutenir les assaillans, le soin de conduire ces vivres et ces fourrages: ainsi, la partie de la troupe qui devra combattre sera sans embarras et sans inquiétude.

Les soldats qui mwdient à une sur-

prise, ne doivent porter ehaenn qtm vingt cartouches à balle, et, selon lea apparences, ils ne les emploieront pas} il sera néanmoins prudent de fhirê mener un supplément de mnnitions de guerre, par le détachement destint à soutenir le corps qui doit form^ l'attaque : on portera aussi trente oa quarante gargousses pour chaque pièee d'artillerie.

On se servira de mulets en de che« vaux pour transporter les proviifona de bouche, et les munitions de guerre que les soldats ne porteront pas, ëi pour voiturer les échelles, les plandieS et les outils; on aura Fattentlon ûê faire éter à toutes les bète$ de somme^ les sonnettes qu'elles ont ordinaire^ ment pendues au cou; on fanposera le silence le plus profond aux conducteurs de ces anîmauic, et on empêche* ta qu'ils ne portent lettrsfenets, qu'iU pourraient faire claquer par dM^a(^^ tion : au lien de fonets ils se servironi de longues gaules. Si Ton préfère émé ces occasions les bêtes de sommes aux chariots, c'est qu'elles marchent vite, causent peu dTembarras, et passons par tons tes chemins.

Malgré les précautions que tktfûâ venons d'indiquer relativement au st^ lence, on fera toujours arrêter les bêtes de somme asses loin de rendroll que l'on voudra surprenne, pour que le hennissement des chevaux et le boruit qu'ils font en marchant» n'évefllOi pas l'attention et la vigUanee des dé^ fens^irs dn poste :ob fera arrftef cette espèce de convoi en arrière de la réserve.

S'il est impossible de se procurer les bêtes de somme nécessaires pciar le transport des munitions de guerre, etc., on recourra à des chariots; on prendra avec les charretiers les pré-^ cautions que nous ayons prescrites ci-

STRATAGCHM, ETC.

dewitft ^ ^'oi> ^^ arrêter le contoi encore plus loin du poste que dans le cas où l'on ne mènera que des bêtes de somme.

De qoelque heureux succès qu'une surprise soit suivie, on ne peut espérer de n'avoir pas des hommes grièvement blessés ; on mènera donc quelques chirurgiens pour appliquer les premiers appareils.

. Les chirurgiens chargeront sur les bêtes de somme, ou sur les chariots, les objets qui leur seront indispensablement néoessaires ; il sera bon de se procurer quelques chevaux de relais, ou quelques chariots vides, pour rapporter les soldats qui ne pourront pas marcher. Cette espèce d'and)ulance resjtera avec la réserve*

Avant de partir pour attaquer un poste, on est décidé, ou à le garder, ou à rabandonner : dans le premier cas, on mène avec soi assez de munitions de guerre pour un approvisionnement momentané, et assez de provisions de bouche pour nourrir les soldats pendant les premiers instans qui suivent la prise du poste : dans le second, on ne songe qu'à ce qui est nécessaire penr l'attaque et pour la retraite.

, Après avoir pourvu aux objets cidesàoSf le commandant du détachement s'occupera à diviser sa troupe. Tout corps qui devra tenter une surprise, sera ordinairement divisé en daq parties : la première sera destinée à former l'attaque véritable ; la seconde à exécuter les attaques fausses ; la troisième à masquer les secours, ou à faire une diversion ; la quatrième à ser>'ir de réserve; la cinquième à assurer la retraite, en gardant les derrières ou les défilés. Chacune de ces divisions doit avoir son commandant parliculier.

Si l'on n'a point à craindre que le poste reçoive de secours, et si l'on ne veut point faire de diversion, la troi* sième division sera placée entre la réserve et la troupe qui atlaqueta ; elle servira à remplacer les hommes du corps assaillant qui seront excédés de fatigue, ou qui auront été mis hors dv combat par les coups des eimenris; elle pourra encore, par son appartIioB subite, ranimer le courage des ( lans, et atténuer celui des i

La première division, qui est destinée à l'attaque véritable, doit- être fournie par l'infanterfe, et composée des hommes les plus braves, les pies lestes, et les plus vigoureux.

La seconde division, qui est destinée aux attaques fausses, doit aussi être fournie par l'infanterie, et composée de soldats choisis: ces hommes peuvent, par leur bravoure, faire changer la nature des attaques dont ils sont chargés.

La troisième division, destinée à masquer les secours, i faire une di* version, ou à protéger l'attaque , peut être composée d'infanterie et de cavalerie : les soldats qui la composent doivent encore être choisis avec soin ; ils peuvent rétablir le combat, et le service qu'ils ont à faire exige de la valeur et de l'intelligence.

La composition de la quMrième et de la cinquième divisions n'est certainement pas à négliger, mais elle est moins importante que celle des antres divbions : ces deux détachemens dotvent être fournis par l'infanterie et par la cavalerie.

Il n'est guère possible d'indiquet précisément la proportion qui doit régner entre les cinq divisions du détachement que l'on mène à une attaque par surprise :

La division de l'attaque Yéritable

caÊêàc

doit Atre à pea près égale tu tien de la garnison ;

Le corps destiné an attaques fausses doit être considérable, si Ton yent qu'il attire l'attention des ennemis, et que la diversion ait le succès que Ton doit en attendre;

Le détachement destiné à eiApècher les secours d'approcher, ou à faire une dtveraionf etc., doit être proportionné aux secours que le poste peut attendre, au nombre d'avenues qu'il iiut garder, et aui diversions qu'on veut faire ;

La réserve est ordinairensent la plus nombreuse des divisons ;

Le corps destiné à garder les défilés et les derrières, doit être proportionné aux craintes que l'on doit garder, et à la distance qui sépare le poste que l'on veut surprendre, du camp ou de la Ville d'où l'on part.

La force de chaque détachement particulier étant fixée, on les subdivisera en autant de petites parties que l'exigeroot les opérations confiées à chacun d'eux.

Pénétrer dans le poste est l'objet principal, et celui qui doit d'abord attirer l'attention ; on divisera donc chaque détaehement comme il doit l'être pour l'attaque ; on le formera ensuite ainsi qu'il doit être, après que l'on aura pénétré dans la place.

La division destinée à l'attaque véritable, sera partagée, pour l'attaque, en deux parties à peu près égales.

'^ La première de ces deux parties sera destinée à saper les murs, ou à lea escalader : les hommes qui la composeront porteront des échelles, des pics, des pioches, etc.

' La seconde partie de cette division sera destinée à soutenir la première ; elle sera pourvue des mêmes outils et des mêmes armes, mais ellenepor^ tera poffiH'écbeHes.

Entre ces deux divisions, seront placés les ouvriers qui doivent couper les palissades, les fraises, etc., construire les ponts, attacher les pétards, etc.

Chocnne de ces divisions doit être aux ordres d'un commandant particu* lier.

Le détachement destiné aux fausses attaques, sera réparti en autant de divisions qu'on voudra former d'attaques.

Chacune des divisions destinées t une attaque séparée aura son commandant particulier, et sera subdivisée en deux parties, qui auront aussi chacune son commandant particulier. La première subdivision de chaque fausse attaque, aura la même destination que la première subdivision de l'attaque véritable : il en sera de même de la seconde.

Le détachement destiné à s'opposer aux secours, ou à faire une diversion, sera divisé en autant de portions qu'il 7 aura d'avenues par lesquelles l'ennemi pourra arriver, ou en autant de petits corps qu'il y aura d'attaques particulières à faire.

La réserve sera divisée en quatre parties; elles marcheront séparées, afin que, si les attaques fausses ou vraies ont besoin de secours, la réserve puisse leur en faire passer promptement, et sans désordre.

Quoique chaque subdivision ait son commandant particulier, elles obéiroot cependant, lorsque quelques-unes d'entr'elles seront réunies, à Toificier le plus ancien, ou du grade le plus élevé: le commandant du corps réuni par accident, ne pourra néimmotns empêcher les chefs des différentes subdhrisions d'exécuter ce qui leur aura été ordonné par le commandant général de la surprise, ou par cekd de leur diTision.

«aATAfifcP»; BTC.

1a détacbanept 4«tîné à niider les défilés et les derrières, sera divisé en autant de parties qu*il y aura de défilés principaux à garder, ou d'en-* droits qu'il sera important de défeudre de Tennemi, tels que les lacs, les passages au milieu des montagnes et des bois, les chemins creux, etc.

Quand on a pénétré dans le poste, le nombre des subdivisions doit ôtre bien plus considérable que pendant rattaqae. Divers détachemens doivent; 1» garder Tendroit par lequel on a pénétré ;2'> soutenir les attaques; S^" ouvrir la porte par laquelle la ré^ serve doit entrer; V parcourir les remparts ; 5* se rendre cbe» le com* mandant ^e la place; 6° occuper le principal corps-de-garde ; ?"> masquer la porte de la citadelle ou du château^; 8^ celles des casernes ; 9" s'empiorcx des arsenaux, des magasins; IQ^des rues; iV se porter sur les principal^!

places; 1%" s*assurer des offîciers-gé*néraux et des oiBciers supérieurs; 13» enfin preudre les principaux babilans et fouctionnaire^ du lieu.

Les buit détacbemeus (pe (MUS 4Yons nommés les prenyûers, seront fournis par les troupes qui pénétreront les premiers dans la place : aiosit içs attaques fausses r^^vront à cet égard le n^me ordrf qi^e Tjittaqm véritable. Les trompes (pu entreront.

dfM^ la plwe V9K la por^ qWon Iwr ouvrira, (seront cbacgéesr d'en^^ter le rc^te d^ op^ation». Nous allofta exptiim^r ceqoa las cawBandans paryculieri des différentes diviûons de^ vront faire dasis les diverses circoikfK tances qmpçurrapt se pr^sentec*^

On pourra donner plusieiv's comr missions au coauwndaiit d'un même détacbement; on lui expliquera en conséquence avec précisioo Tordre dans lequel il devra s'en <)a(mper 1 et

détachemens devront suivra, point le gèoer «t M fcint j momms précîwY.

nest imnoasiblfl dAéfcklir doit être la force 4^ cbanya 4â détachemens : tont oo fi» T-Ott dire à cet égard, c'fut «'00 6tr(9 propojdUonnésàl'd^l quel ils sont eofof éa. Ainsi !• desiiiié à aller s'enf^ev émt sera le plu eonaMérabla; devra surprendre le» gardée, pertieni^ jila fimi de eea i

La cavalerie doit Mie eisplojFée dane «es ap#atiaw, «n roulent mr Tinfaolerlt.

C'ert de l'inteUigeim «t da la km* veure des elielb dt obanae 4m es petites divxMoiMk qued^pcMl ki mÊBi$ d'une surprise; on cheiaira 4Mie, êa^ t«At qnfoii to peiirm. dee oQieieas mssî instruits que prudeos rt iMdeuwE.

Les oÛ^ieii qui auront iisiité èk recoaMJsaaoee du poate qa« Vmt tc«I surprendre, seront charades pni»

eipiu^i cnwmaodeoiena.

Quekcu^'ltteiilioi) qtfwige des oISciera quÀ deiveat les petites divisiMS, on i plw 4e saiR eniore, eew qui ^vsMt diriger la vifi^ble attaqMe et les al^* taques faussée, faîrQ^hiidiaeflioni mm net l« fécnrve,. et gKte . te déilék

ùmsM iM ça»itaiM pnfcnt M tout prévoir, «i4iMiaMifflfte.eÉniH mandant en chtt d^^igneitt «i eftfer powleceuplecer.

Qaaod le eewMidait eiialeCaM combiné tMtea les of^vatîoiis dmt nous venons de parler; qoindl eMt Q%mAné séparéwent lea difféiens meyeasqn'U se propose dit Mettreen usage, calûulé tooa h» inetovéaiM»

q^i peuvent arriver* ponrvu an mafsft d'y remédier, mis pm écrit (eit se

m devrai Wie i« «MtniiMta^ gifférem détiK^hemens; quand le joor <|a*il aura choisi p^iw »écuter wm projet $er(i çafio misé, il arda99«r« à l'officier destM à le rempUiçer, et k cenu qui cloJTeot commander lea cinq grundea divl^iQoa* de le reodr? près de loi 4 telle heure. Cet ordre sera cacheté» çt portera une déSense q%^ presse d'en faire part à persQoiie) i\awi le répétons, le secretest le moyen Iç pliis «^ de fiûre réussir les snrpffi**

Le eonunandapt tiendra avec ces officifsrs un eonsejl de guerre, dans lequel il se conduira ^ww nom Va« vous dit précédenuEQWt; il ne mettra PAft en discussion si Fou dçit fotmev Ventr^prise; Tohjet principal e^ ici 4e «avcûr coonnent w peut l'^^iécu^ t«,

Aff^ que chacun de Ma ottcleis awa donné son opinÂon, le chef leni 4fé^Her^ tant son ptw^ et il lew com* uimivpiera tontes ses vnes ; il r^fiern suasuHi^, d'apràs les aiûs de son con* se4 tout ce qn'i^ reci^watt avoir eaois ou mal va; puis il fera connDdtre à FoiBcier anqael il aura destiné le commandement de rattaque véritable, le nombre et l'espèce d'bimmes qu'il li;^ confie, 1« imobre «tla wuriité des outils et 4es* iflrtiuBMns qu^tl lut fera senettre; brmafBière dont il désire que h mardis et l'attaque soient faites ; it luf ddnblha, en un mot, des régies de conduite pour chaque circonstance : et afin que cet ofiicier sai^ atae l'ensemble de Top^raftioB, Uloi moaivara le |^ tepegraphique du pastt et de ses'enf îfens ; il' M remets tra, en outre, un écrit qui contiendra tout ce qu'il lui aura expliqué ; il lui nommera enQn les o(Ociers qui doivent Iç seconder ; et parmi <;eux-ci, U lui désignera celui «ai, défaut le rettphk

cet, Mt iMT taMÉfoeni Art i«shndk de la partie de l'opération qui lui eal oonOée^par ces précantioBS, ai un évéMmMt malhauraux survient, cette partie du détachement ne se trouve jamais sans eounamlant

Outre les ordres que le chef de l'entreprise donnera à cet officier, comme cenEnaiidant de la véritable attaque^ il lui donnera encore ceux qui hil sont uéacssairea, comme eom«* mandant d'une dea sièdîvlsions dest^ nées à entrer dans hi place ; il lui re** mettra aussi par écrit ceux doMt il doit faire part aux offidevi qui seront sous ses ordres*

Ce premier ofBeiep étant bien instruik, le oommandaut en chef iustruirn les cinq autres de la même uMuière.

L'ordre que le chef de Fenlreprisé remettra au commandant de rattaque véritable, pourra contenir lea objets^ snivans:

M. K. m trouva à M. heures, sur le place de N., poua prendre te con^ mandement d'un détachement com^ posé de J^. hommes, tirés de tel corps, commandés sous ses ordres par N.

oficiers, et par Jf. seus^iBclers. Pen^ dont que ces derniers assembleront su b-eupe, il CMimuniquiaFa; le àitM de la partie ée l^opératfon ipii bs eoncerne, à l'ofider qui doit te remplacer ft toBt événement ; )t assemblera enselH les oiBcicrs qui' -doivent oommande^ des partieflf de sa dlviskm^ et il lem^ donnera tes ordres velatifli à'rinspeOii tîoB !Cf»'il8 dotaent faire ; Ha examine^ rmt, dans cette iespecliM, si les sal^ dats ont leurs armes en bon étal, et s'ils ont les mnnitîMe de guerre et (sa provisions de bouche ordonnées : le chef de eette troupe ta partagera^ e»

quatre divisions ; il donnera le com<mandement de chacune à l'ofiaier qui aura été choisi poaweet ebfet^iti

et fert eumfMr ptr ses subordonnés s'il 7 a dans le détacheiBant qoelqne homme faible on suspect; il fera prendre ensoiie à loale sa troupe nne première marche de reconnaissance ; il promettra des récompenses à ceni qui se conduiront en bons soldats.

Dans ce premier moment, il prendra garde de décoo?rir d'ancane manière le bnt de Tentreprise ; H fera déposer en tas« et par compagnie, les efiets qu'on ne Toudra pas laisser em* porter aux soldats ; il attendra Tordre de partir qui hii sera porté par tels et tels.

A cet ordre, il se mettra en marche an petit pas, ayant à côté de Ini un gttide et nn interprète , et deox ordonnances (1) ; il marchera à la tdte des deux premières sobdivbions de sa troQpe ; les onvriers commandés par un sous-oiBcier viendront ensuite ; les deux secondes subdivisions de son détachement suivront immédiatement aux ordres de tel, qui commandera en second le total de ce premier détachement : quand cette division sera arrivée à telle destination, hors de la place, son chef Tarrètera, et il excitera le courage de ses soldats par tous les moyens qui sont en son pouvoir; il leur recommandera d'obéir ponctuellement aux ordres que leurs ofDciers leur donneri>nt de vive voix, et à ceux qui leur seront transmis par les signaux ; il leur annoncera que le butin sera rapporté en commun, et par-r tagé par égales portions (cette loi est juste, elle est pratiquée par les peuples vraiment militaires, et conseillée par les meilleurs écrivains). Le commandant ajoutera à ces instruc- * (t) On ne paat guère employer que des cavaMén poar arjoanansfi*

, ne.

tiens celles qufD croira ks plus propres à l'objet de sa mission ; n donnera le premier signe et le premier mot qnî doivent senir pour toute la marche.

Nous insistons pour deux s^nes. Tan pour la marché, et Tautre pour raffaqu$, afin de prévenir une parffe des événemens qui pourraient arrirer, si Tennemi parvenait à décourrir Taa de œs signes (1).

L'ordre de se remettre en route étant arrivé, le commandant mettn sa troupe en mouvement ; il mardiera au petit pas, sur le plus grand front, et par échelons autant qu'il le poom; il veillera pendant la marche, à œ que les soldats observent les ordres ddessus ; il fera sans bruit de fréqnens appels de sa troupe ; et s'il In! manque quelque homme, il en donnera sur-le-champ avis au commandant en chef. Lorsqu'on lui ordonnera de fiiîre la glande halte, ce qui sera i nn quart de lieue de l'endroit que Ton rondra surprendre, il fera distribuer i ses soldais les instrumens et les outils dont ils doivent faire usage pendant la sor-

(1) n estabiolament enentiel d'êToirécn marges de reconnaUftance, ^and on marche à a ne rarprite ; one qae Ton met aTtot de aonlr do camp on de la plaee, et Vntn, aa Bomenl où ron vm attaquer. La premièp» 6ert à empêcher les défertean,' 1« eaptan^ etc., de lortir avec les trovpaa de laear^ priie» et la seconde à ê^ezlfit aoldats à a reconnaître dans le fort de la mêlée : la piemière de ces marques peut être légère et non Toyante ; la seconde doit être très ▼!sihle. Ponr la première, on peut le confenter de fiiin plaeer le chapeaa de telle on teUe mânidre, on de foire mettre» aa Uei de cocardes, un col, etc. Pour la Mconde marque, on pourra faire placer an moQcboif sur la tète, etc. Plusieurs grands généraux se sont servis souvent de chemises dans c«tts occasion ; c'est ce qui a fait donner au i orpriées la nom de pûmkÊ^.

cnsAc.

prise^ teb qae des échelleB, des pk», des haches, etc. :il choisira, poar por* ter les échelles, les soldats les plus vhgoureux; il lear indiquera Teodroit où ils doivent les placer, et ce qu'ils doivent faire, pour que leur entreprise soit couronnée par le succès ; il leur donnera un nouveau mot, un nouveau signe et une nouvelle marque de reconnaissance ; il se remettra en mou- Yement à Tordre qui lui en sera donné; il aura son guide et son interprète à , côté de lui ; il avancera jusqu'au bord I du fossé vis-à-vis de.... (ce point sera , clairement désigné) ; il fera la descente du fossé en silence, et il cherchera à 1 faire escalader le parapet. Lorsqu'il I sera arrivé au haut du parapet, il se I conduira, d'après les instructions qui I sont contenues dans l'ordre qu'il a I reçu.

L'ordre que le chef de l'entreprise remettra au commandant en chef de l'attaque véritable, aura encore prévu toutes les questions que les sentinelles ennemies pourront faire. Au qui vive, on répondra régitnent de iV., ^î vient pour tel objet. Il ne nous paraît pas nécessaire de prévoir ici toutes les réponses que l'on peut employer avec les sentinelles pour les surprendre : les occasions suggéreront aux chefs celles qui seront les plus convenables. Si le chef de la véritable attaque entend une pa* trouille, il s'arrêtera, la laissera passer; 8*il s'aperçoit que la patrouille Ta découvert, il tâchera de l'envelopper et de la prendre, mais toujours sans faire feu; il fera rendre un compte exact au chef de l'entreprise de tout ce qui arrivera, afln que celui-ci puisse se conduire d'après les circonstances. Si l'attaque vraie ne réussît pas, et qu'une fausse attaque réussisse, le commandant de la véritable ne s'obstinera point à pénétrer par l'endroit

qu'il aura attaqué; mais il se hâtera de mener les trois quarts de sa troupe à l'attaque qui aura eu du succès, lais-, sant le reste de son détachement pour continuer à occuper l'ennemi. Si l'attaque vraie réussit, l'officier qui la commandera enverra avertir toutes les attaques fausses, et le reste des troupes qui seront dans les environs de la place ; il se servira pour cela des ordonnances qu'il aura près de lui.

Telles pourront être, à peu de chose près, les instructions que le chef de l'entreprise remettra au commandant de la véritable attaque.

Pour éviter les répétitions, nous n'avons pas parlé de quelques autres précautions que nous indiquons dans la suite.

Les fausses attaques suivront la véritable, et se conduiront comme elle jusqu'à ce qu'elles soient arrivées à la grande halte ; là, précédées par leur chef, elles prendront les devans; et conduites par leurs guides, elles se rendront par des chemins détournés et éloignés du poste, aux différens points qu'elles devront insulter. Ces endroits seront clairement désignés dans l'ordre: si les attaques doivent commencer en même temps, on conviendra du signal qui doit en déterminer le commencement.

Chaque fausse attaque sera divisée en deux parties, marchera séparément, et dans le plus grand ordre.

Lorsque le chef de chaque fausse attaque sera arrivé vis-à-vis l'endroit qu'il doit assaillir, il postera sa seconde division sur un lieu élevé, d'où elle puisse découvrir le haut des murs ou du parapet; elle restera là en silence, jusqu'à ce que la première ait été découverte par l'ennemi, ou jusqu'à ce qu'on ait besoin d'elle. La première partie du détachement descendra dans

Mv

stratag£m£$, rc.

le fo^é, et «ssaierft d*e^aladër les ttttn ôit lé parapet :di elle réussit, elle fera atertir toutes les autres attaclùcs, et alors chaque chef particulier exécutera sa mission particulière: si la ftiusse attaque est découverte, et si Peufieitti tire sur elle, ou se présente en force pour la repousser, la seconde division fera un grand feu, et poussera de grands cris. Les autres fausses attaques de répondront cependant à son feu et à ses cris, par des feux bien nourris et des cris aigus , que dans le cas où elles auront été découvertes par l'ennemi ; jusqu'à ce moment elles continueront leur attaque en silence.

SI le poste que vous voulez surprendre est assez voisin d'un poste des enlietnis, pour qu'ils puissent entendre Texploslon des armes à ffen. Il sera prudent de n'en point faire usage : au moyen de cette précaution, vous parviendrez peut-être à empêcher qu'ils ne soient avertis de l'opération que tous exécuterez.

91 une attaque vraie ou fausse réussit, les trois quarts de chacune des autres attaques se rendront, comme nous Tavons dit plus haut, & Tendroit où Ton aura pénétré. Le quart restant continuera à faire feu, s'approchera môme davantage de la muraille, fera de plus grands mouvcmcns, afin que l'ennemi ne dégarnisse point cette partie du parapet, pour aller porter du secours aux endroits où l'on aura pénétré.

Le détachement destiné 5 empêcher les secours, suivra les divisions précédentes, et se conduira comme elles, jusqu'à ce qu'il soit arrivé à i^., endroit où il arrêtera les troupes qui pourraient venir secourir Tennemi.

Alors il se portera sur le chemin que l'ennemi doit tenir pour venir secourir

le poste ; il placera ta Moitié de û troupe sur Tavenue la plus libre et 1& plus ouverte ; Tautre moitié, divisée j en plusieurs parties, sera postée sur | les autres avenues, et toujours pitiâ 1 proche de l'ennemi <tue le corpâ prin- | cîpal, afln que celui-ci, étâht averti i tenips, puisse venir couper cheinin âû secours. Le commandant établira Son corps principal, et même le resté de sa troupe, dans des postes forts par leur nature, et où peu d'hommes puissent combattre avec avantage contre un plus grand nombre; tels sont les défilés, les hauteurs : Il obligera ses soldats de s'y retrancher, de fermer toutes les avenues avec des abatis et des fossés, etc. ; en un mot, de faire usage de toutes ressources que leur offriront le temps et les moyens dont ils pourront disposer. Il assurera, autant que possible, une libre communication entre ses dlflTérens détachemens, et il placera chaque arme sur le terrain qui lui conviendra le mieux.

Il poussera des vedettes aussi loin que la prudence le lui permettra. 11 placera des petits postes d'infanterie entre ses vedettes ; il embrassera le plus de terrain qu'il le pourra : ainsi il ne sera jamais surpris par l'ennemi; ainsi un homme seul ne pourra passer sans être vu ou entendu, et Tenneml qui voudra le tourner ou l'éviter, sera obligé de faire un très grand détour. Il obligera les habitans des maisons renfermées dans la ligne qu'il formera, à rester dans leurs habitations: pour cela, il mettra une sentinelle devant chaque maison ; s'il y a des chiens dont les aboiemens puissent le trahir, il les fera tuer à coups d'arme blanche. Dès qu'il aura établi son détachement, il cherchera un endroit vers lequel il puisse se retirer, dans le cas où un ennemi très supérieur Tobl/gerait

CtSBAC.

à abindoniier ia pfeilllère station ; cet endroit doit le rapprocher éa poste attaqué. Il poortoira a ce qae sa retraite soit sflre et facile, et A ce que toQtea les parties de sa troupe puissent Feiéeuter promptement, dès le premier ordre qu'il leur transmettra par ses cavaliers-ordonnances : c'est par le moyen de ces catallers qu'il établira une chaîne non Interrompue entre ses divers détachemens; qu'il sera instruit à chaque instant de tout ce qui se passera, et qu'il pourra faire parvenir ses ordres jusqu'à reitrémité du terrain qtt'H aura embrassé. Ces cavaliers d'ordonnances seront encore destinés à aller avertir la surprise de tout ce qui arrivera d'intéressant pour elle.

Le commandant en chef de cette divisions donnera un commandant particulier à chaque petit détachement, et il leur eipliqnera la conduite qu'ils devront tenir : il s'établh^ ensuite vers la oentre de tous ses postes avec un petit corps de réserve, afin de pouvoir donner du secours h celui qui sera le plus vivement attaqué. Tout étant disposé dans l'ordre ci-dessus, il attendra, ou l'arrivée de l'ennemi, ou des ordres pour se retirer.

Si les vedettes annoncent l'approche d'une troupe, le commandant du poste le plus voisin, avant d'en faire avertir le chef des déf achemens destinés A empêcher l'arrivée des secours, tachera de bien reconnaître le nombre et l'espèce des combattans ; alors il enverra h son chef une ordonnance, et celui-ci donnera des ordres pour que toute la ligne se prépare au combat. Chacun tiendra dans son poste le plus long-temps possible qu'il pourra:

c'est de la résistance que fera chaque corps particulier, que dépendra le salut général. Quand l'attaque aura commencé, et quand on sera bien as-

suré que c'est une attaqué vraie, le commandant général y enverra da renfort; ce renfort rétablira le combat, ou au moins il retardera la marche de l'ennemi, facilitera la retraite, donnera au gros de la troupe le moyen de s'établir dans le poste qui sera placé en arrière, et qu'on aura reconnu d'avance. Aussitôt que l'ennemi aura attaqué ce dernier poste, le commandant des détachemens, qui aura été à portée de juger des forces et des projets de l'assaillant, fera avertir la surprise, et battre le ralliement. A ce signal, tout se repliera sur le point attaqué, qu'on reconnaîtra aisément au bruit des armes à feu. Si, malgré ce rassemblement de forces, l'ennemi est toujours supérieur, le chef des détachemens songera à sa retraite, et il la fera, non vers la place surprise, mais vers le poste des défilés. Si l'ennemi suit le détachement destiné k empêcher les secours, la surprise pourra encore réussir; s'il marché vers la place, ce détachement tombera à tout moment sur ses flancs ou sur ses derrières; il l'obligera ainsi & marcher lentement, et par-là, il donnera le temps à la surprise, ou de se rendre maltresse de la place, ou de faire sa retraite vers le corps de réserve et les défilés. Si les assaillans sont asseï nombreux pour faire tète au détachement, et marcher en même temps au secours du poste attaqué, le commandant en fera avertir le chef de l'en^ treprise, et il se retirera, toujours en combattant, vers la réserve^ ou vers le poste des défilés, suivant la circonstance. Si le détachement destiné à empêcher les secours, réussit au contraire à arrêter l'ennemi, son chef en fera avertir la surprise qui continuera son attaque. Cette opération étant termî*»

née, le commandant du détachement

STBATÀ<f£US., BTC.

fera sa retraite ; et dès qu'il aura rejoint le corps de la surprise, ses devoirs, comme commandant particulier^ seront remplis.

Pour empêcher les ennemis de venir au secours d'un poste, dont vous voulez vous rendre maître par surprise, vous pouvez encore les occuper assez dans leurs quartiers, pour qu'ils ne songent pas à en sortir: vous y parviendrez en faisant une diversion. Le commandant d'un détachement destiné à faire une diversion, mènera avec lui beaucoup d'instrumens militaires, et sera pourvu de beaucoup de munitions de guerre ; il se placera entre le poste qu*on attaquera, et le quartier des ennemis qu'il voudra empêcher de sortif . Il se mettra très près de ce dernier ; il s'embusquera avec soin ; il placera des vedettes et des sentinelles sur tous les chemins, afln d'arrêter les émissaires que le commandant du poste attaqué enverra, sans doute, pour demander du secours, et il gardera le plus grand silence jusqu'au moment où il entendra du bruit dans le poste qu'il est obligé de masquer:

alors il se montrera ; il fera battre à la fois toutes les caisses, sonner toutes les trompettes, et ordonnera un feu vif et roulant. Il cachera le plus adroitement qu'il pourra la faiblesse de sa troupe ; il en laissera une partie dans un hors, dans un vallon, ou derrière quelque abri, avec ordre de se découvrir un peu de temps en temps. L'officier qui commandera dans ce quartier, trompé par le bruit qu'il entendra, et par les mouvemens qu'il verra, n'osera envoyer du secours au poste attaqué, qu'après avoir reconnu la force de votre troupe; et quoiqu'il parvienne à reconnaître votre faiblesse, il ne détachera une partie de son monde qu'après vous avoir éloigné de

ses quartiers ; ce qui lui fera beaucoup de temps.

Si l'ennemi vous attaque avec iri^.

gueur, et avec assez de monde potar vous obliger à faire retraite, vous voo» conduirez comme nous l'avons indiqué plus haut

La réserve marchera de la même manière que les attaques vraies ef; fausses, jusqu'au moment où l'on partira de la grande et dernière balte.

Quand les détachemens destioés aox .

attaques auront fait à peu près trois cents pas, le commandant de la réserve fera partir le premier quart dç sa troupe : quand cette première division se sera éloignée de trois oo quatre cents pas, le chef de la réserve fera partir sa seconde division, qui conservera toujours cette même distance entre elle et la première division; la troisième division marchera enfin de la même manière que les deux autres, et à la même distance. Ces trois parties entretiendront toujours une correspondance sûre entre elles et avec la quatrième, qui ne bougera pas de place.

La première division ira se poster à deux cents pas, et vis-à-vis la porte qu'on doit lui ouvrir; elle communiquera avec les attaques vraies et fausses, par le moyen de quelques hommes intelligens. Dès le moment où elle, apprendra que la surprise a pénétré dans la place, ou que les ennemis ont découvert l'attaque, elle s'approchera de la porte par laquelle elle devra entrer ; elle cherchera à l'enfoncer, et à baisser les ponts ; elle se tiendra toujours dans le plus grand ordre, pour repousser les sorties que l'ennemi pourrait faire. Si l'ennemi ne découvre pas son projet, elle agira en silence; dans le cas. contraire, elle fera beaucoup de bruit. Si elle parvient j^

enfaafler la porte, ou tà one des attaques tient la loi ouvrir, elle posera deux gardes i ce poste, une dans l'inlérfeur, et Fautre dans reliérienr de 1é place. Qaand les gardes seront placées, on fera entrer dans le poste le reste de la première division. Les gardes dont noQS venons de parler se couvriront avec des chevaux de frise, im de quelque autre manière : elles ne laisseront sortir de la place que les soMats'blessés, et les personnes qui Iront porter quelque ordre au dehors; éHes n'y laisseront entrer que des soldats conduits par des officiers. Quand on amènera des prisonniers à la garde ititèriclur, elle les fera conduire à la garde extérieure, et celles-ci à la (roi- ^me division de la réserve. Ces deux gardes ne quitteront leur station que dans le cas où Ton sera décidément fliattre de la place, et ou une autre troupe viendra les relever. Si ta surprise estreponssée, la garde intérieure tiendra ferme assez de temps, pour que toutes les troupes puissent sortir de place, et la garde extérieure, pour que la surprise puisse avoir commencé à faire sa retraite.

La seconde par partie de la réserve s'approchera de Tattaque véritable:

elle gardera le silence jusqu'à Tinstant oA elle entendra un grand bruit dans k place : alors elle poussera aussi de grands cris: elle communiquera avec toutes tes attaques et les autres parties de là réserve , par le moyen de quelques hommes intelligens ; elle se portera à l'endroit par lequel les troupes auront d'abord pénélré dans la place, o« elle s'approchera de l'attaque, qui, après avoir eu quelque succès, aura besoin de secours pour se maintenir :

dus le premier cas, elle relèvera les deux petites gardes qu'on aura laissées i Tendioitpar lequel on aura pénétré;

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et dans le second, elle renforcera l'attaque le plus qu'elle le pourra. La partie de cette division qui ne sera pas employée à la garde de l'entrée, ira exécuter les commissions particulières qu'elles aura reçues.

La troisième division restera toujours en dehors du poste ; elle placera des petites gardes sur les avenues par lesquelles l'ennemi devra naturellement arriver pour secourir les assiégés ; elle fera continuellement des patrouilles autour de la place; elle sera chargée de prendre les prisonniers que Ton aura amenés A la garde extérieure de la porte de la réserve, et de les conduire à la quatrième division de cette même réserve; elle arrêtera tout soldat de la surprise qui s'en éloignera, ainsi que ceux des ennemis qui chercheront à s'évader ; elle commun!* quera, par le moyen de quelques hom« mes intelligens, avec les trois autres parties de la réserVe. Si la surprise est repoussée, la troisième division se rassemblera, tombera sur le flanc des troupes ennemies, et viendra ensuite se placer A la queue de la retraite.

La quatrième division de la réserve contiendra les charretiers et les conducteurs des bètes de somme dans le plus grand ordre ; elle fera passer aux œmbattans les munitions dont ils auront besoin ; elle recevra les prisonniers qu'on lui enverra ; et quand il y en aura un certain nombre, elle les fera conduire par une bonne escorte au poste chargé de la garde des défilés ; elle restera dans sa position, jusqu'à ce que Ton soit absolument le maître de la place. Si la surprise est repoussée, elle enverra de bonne heure les charrettes et les bètes de somme au détachement qui gardera les défilés, et elte viendra faire une charge dont le succès est à peu près

sTRATAGlaisi^ ne.

sûr, parce qpe les troupes fralch» ont toujours un grand avantage sur des troupes qui combattent depuis longtemps : cette attaque rendra au moins les ennemis timides, et donnera à votre arrière-garde le temps de se former en bon ordre pour la retraite.

Le commandant du détachement destiné à garder les hauteurs, s'emparera de l'entrée et de la .sortie des défilés ; il partagera sa troupe en autant de petites divisions qu'il y aura de points intéressans à conserver; il entretiendra, au moyen de plusieurs petits partis, une correspondance suivie avec la réserve et avec le corps chargé de retarder l'arrivée des secours. Quoique la surprise réussisse, il ne quittera sa position que sur un ordre exprès du commandant en chef de la surprise. Si la surprise est repoussée, il lui en- Terra un secours de troupes fraîches:

ce secours arrêtera Tennemi, ou au moins facilitera la retraite du corps entier. Si Tennemi a toujours le dessus« la surprise continuera à faire sa retraite, et le détachement destiné à garder les hauteurs fermera la marche.

Tels sont à peu près les ordres généraux que l'on doit donner aux cinq cheCs des principaux détachemens qui 4pivent marcher à une surprise.

Aussitôt que le commandant de la première partie de la division, qui doit former la véritable attaque, sera arrivé sur le bord de la contrescarpe, il fera descendre dans le fossé un sous-officier et huit hommes déterminés. Ces hommes emploieront, pour descendre, des cardes ou des échelles ; ils se laisseront même glisser dans le fossé, si la contrescarpe n'est ni très haute, ni taiUée à pic : on leur donnera i^ smle des échelles ; ils les dresseron/t et ils eii^ftlad^^ojgitlepwapeU

Si les hommes qai mfptMt l^i I miers sont aperfos par qi^lqii > nelle, au lien de répondre ii| fui ils doivent mircber i elhi, t^char Al s'en rendre maîtres sans bfnik, pu 4f| l« tuer d'un coup d'arme Uancbe»

Pendant que cette petite { escalade le mur, le reste da < ment descend dans le fossé, ep ( le plus grand silence. Le ûk^ 4^ 49 détachement , qui oonuatt la urelop-p deur du fossé, oblige les sqUrIs |i 9m servir des échelles, ou à SRUt^ tfiif |t fossé. Dans le premier cm, op fipH couler les échelles à petit htviît : çt aussitôt que l'on en a descemitt ) deux , quelques bonmies s'en j pour aller placer les autrM*

Si les soldats peuvent Sfiuter ^^HUli fossé, on leur reçonmande de le; 9^9% en silence et avec précfiitiiiii. QoÊmi les soldats sautent dans le iMi» ils doivent avoir l'échelle tmiê énm If bras gauche, la tenir perpendipJniwij ment et de manière que la partîi fui est au-dessous du bras, ne scii^ pupng longue pouf^^porter i terr^.

Lorsque quelques hommes i% mv^ mier détachement sont arrivés éuU h fond du fossé, on songe i dresser des échelles contre le parapet : HH lia plante à l'endroit qui est désjpié* Loi officiers de ce détachement veillipt i ce qu'on ne place les écbeltos n* Inip loin ni trop prèsdu pied du omr ; tes le premier cas, elles devjmdrfiwt iNf courtes, et pourraient sp vomtm; émÊ le second, elles se renverseraiml, «1 les soldats ne pourraient y monter etwh . modément. On place les éohaHm kdeux pieds de dtetanee les wœ te autres ; c'est par cet înteifaHe 4i&ir«t fait descendre les soMMi qu'mi# ak teinte mortelle a mis danale eat^eia pouvoir continuer l'a ciers on les

seteoiraatasdegécbaUe», oot Tattei^Uon de ne laisser monter «or cha«ciiae que le amobre d*boiiMSf& qu'elle peut porter : il faut ordinairenieal laisser au moîua trois écl^ous d'intervalle entre chaque soldat; o^ux qui montent 4 l'escalade doivent prendre ^garde à p'ètre pas^ entraînée par ceuji de tours camarades qui sont tués ou renversés par les coups des ennemis.

(On pourrait exercer nos soldats pendant la paix i cette espèce de manoeuvre).

Les ouvriers qui sont chargés de couper les paùssades , d'enfoncer les portes, etc., doivent descendre dansle fossé^ après cette première partie dn détachemept, etla suivre l^s désescalade.

. $i, ^u lieu d'esqalader le poste , on doit s'y introduire en sapant les angles saillans du parapet, ou en élargissant i)ne bcèche* les hommes qui desc^n*- 4ront les premiers dans le fend du fossé, seront armés de pi<^ de pioches, eto. ; ils attaqueront de suite les angles du parapet, ou les côtés de la brèche; ils porteront leurs armes en bandoulière, et aussitôt qu'ils jugeront que la brèche est praticable, ils entresont dans la place, et le reste de la troupe les suivra. On couvre les hommes qui sapent le parapet, ou qui élargissent la lûrèche, par le moyen d'une petite troupe que l'on place dans le fond du fossé à droite et à gauche de Veudroit où l'on travaille ; on pourvoit linsi aux attaques des détachemeus que l'ennemi a embusqués dans le fond 4u fossé.

On voît^ par ce que nous venons de dire, qu'il est toiqours avantageux de réunir l'escalade î la sape.

Nous avons supposé jusqu'ici que le fosyédv poste qiie l'on veut surpreuf- #'e«9ls«c;maia si la plac^^t envi**

ronnée d'un fossé plein, qii'on est asH sure qu'il n'y a que 6ii- tsentimètres ( SI pieds) d'eau dans, le fossé , et q|ie k fond en est bon» on peut en agir «Ma«i me noos l'avons dît plus haut ; joaift qnand H y a phis de 6i^ centimètiea d'eau, on fait porter par chaque aaUal de la première divison, une fasdnt faite avec de menues branches bie^ serrées. Chaque fascine ne doit jamaii excéder le poids qn'nn soldat penfc porter pendant deux cents paai enfail transporter ces fascines sur deacht»* riots jusqu'à la dernière halte» QnMd le premier détachement est arrivé ne le bord du fossé, quelques hommes y descendent par le moyen des éehelli%, et ils construisent aveo dea Cssoinei une espèce de pont de k à 6 mètrea (ta à 18 pieds) de largeur : il juflH qu'ils placent dans le fond du fgssé ua assez grand nombre de f ascinea, pont qu'il ne rest» que M» cmtimètref ( S pieds ) d'eau. Si le fossé est vaaeui* au lieu de fascines , on emptoîe im claies qu'on a aussi préparées d'ai anet et qu'on a fait porter par des pbarioli jusqu'à la d^ni^e hidte» QMiqiifi 1« fossé ne soit pas plein d'eau» il se raih contre des circonstances où il^ ntiln de le combler. On emploie pmr nal objet des sacs remplis de paille» de feuilles ou de fumier : îto .4»nt i màtfl 60 centimètres { & pieds) do w^nfin rence, et 3 mètres 50 coitimètre» 49 pieds) de longmuF* Deux en trnîi hommes les transporteront aisômuit depuis la grande halte jnam'au pied du glacis, et de là jusque dans le fessée Le soldat qui est chargé de roirts«r ««# sacs à lerro, n'a rien i eraindae des balles de l'ennemi. Ces gros sacs seroift plus utiles dans les attaw^ d'emWAft que dans lea attafttss par surprise.

Les deuxderaièfes dîvisitns de dkUf que attaque restèrent en sileMoi fui

MO

SXftATÀtifiMKS, BTC.

la contrescarpe, jasqu'è ce que les deui premières aient gagné le haut do parapet Si elles y parviennent sans être découvertes, la troisième division des* eendra dans le fossé, et montera comme les deux premières. Si cette troisième gagne aussi le haut du parapet, la quatrième y montera à son tour, foutèrois, après avoir pris la précaofion d'^envoyer avertir les autres attaques, le corps de réserve, etc. , et de hisser quelques soldats avec un sousdBcier, pour faciliter aux troupes qui arriveront successivement, le moyen de reconnaître l'endroit de l'escalade.

Si an contraire les ennemis se présentent pour faire tète aux deux premiers àétacbemens, ceux qui seront restés sûr la contrescarpe feront un grand feu pour éldgoer les assiégés, et faciliter aux assiégeans le moyen ie gagner le haut du parapet.

Le commandant en second de la surprise marche à la tète de la véritable attaque, jusqu'à ce qu'elle soit irrivée sur le bord de la contrescarpe; là il fait exécuter les manœuvres que BOUS avons indiquées, et il reste en cet endroit jusqu'à ce que la troisième partie de ce détachement ait gagné le haut du parapet.

D'instant en instant, le commandant en second fera rendre compte de ses succès au chef de l'entreprise.

CeluiHsi se tiendra à la tète de la première partie de là réserve : toutes les attaques en seront prévenues, afin qu'elles puissent le faire avertir aussi desdifférensévénemens qu'elles éprouveront.

Instruit de tout ce qui se passera, il ne s'exposera pas à perdre beaucoup de monde d'un cèté, tandis qu'il pourrait pénétrer de l'autre sans difficulté: H n'entrera dans la ville que lorsque le succès sera presque certain.

Le commandant en chef et son 1 tenant se résoudront, sans doute anF<i peine, à l'espèce d'inaction à laquelle le devoir les condamne: mais ooanmie le salut de leur troupe et le svccès d^ leur entreprise dépendent de la servation de leur vie, ces tiens les engageront à maîtriser bravoure, jusqu'au moment oà il !

sera indispensablement nécessaire «Te faire usage.

Dans chaque corps employé i fomier une attaque séparée, on destinera m petit détachement pour garder inté— rieurement l'endroit par lequel on aora pénétré dans la place: si l'on négligeait de prendre cette précaution, rennemi n'aurait qu'à s'emparer de cet endrott pour empêcher les troupes qui seraient déjà entrées, de recevoir du secours:

la seconde division qui aura gagné le haut du parapet, sera destinée à remplir cet objet. Ce détachement doit se tenir en bon ordre, faire fea sur la troupe ennemie qui voudra le foreer, ou la repousser avec l'arme blaiiclie, mais il se gardera bien de la poursuivre. S'il lui était possible de se couvrir avec des abattis, ou avec des chevaux de frise, il repousserait plus aisément les troupes qui voudraient l'attaquer, et il se maintiendraK dans son poste avec {dus de facHité.

Quoiqu'une des attaques ait pénétré dans la place, on n'en laissera pas moins, dans le premier moment , une petite troupe vis-è-vis chacun des endroits où l'on aura formé d'autres attaques. Ces petits détadiemens oMîgeroot l'ennemi, par leur feu, par leurs cris et leurs mouvemens , à garder cette partie de l'encefaite , et conséquemment à diviser ses forces.

Le premier détachement qui pénè* tre dans une place, doit , conduit par un bon guide, aller donner la ma» a

CKMAC

une det «ttaqueâ le» ptiis vobines; il marchera dans le plas grand silence, si l'alarme n'est pas encore dans la ▼ille; mais si la surprise a été découverte, et si les troupes ennemies sont en mouvement, il marchera avec vitesse , jetera de grands cris, fera sonner ses instruroens militaires, chargera arec impétuosité et à l'arme blanche tout ce qui se présentera pour l'arrêter. Quand il sera arrivé vis-à- Yis ceui qu'il fient seconder, il faut qu'il attaque, par derrière ou par le flanc, l'ennemi qu'il y rencontrera, et par cette diversion, il facilitera aux assaillans le moyen de gagner le haut du mur.

Ces attaques par les flancs sont ordinairement les meilleures.

La seconde troupe qui pénétrera (dans la place, sera destinée à forcer la porte par laquelle on aura projeté d'introduire la réserve. Si la surprise n'a pas encore été découverte , cette troupe, conduite par son guide , marchera dans le plus grand silence. Si la porte est gardée , les assaillans tâcheront de surprendre le factionnaire qui sera placé devant les armes, en faisant faire quelque réponse adroite par l'interprète qu'ils mèneront avec eux.

La sentinelle étant surprise, ils la forceront à se taire. Une petite partie du détachement masquera aussitôt la porte du côrps-de-garde , une autre y entrera , et offrira aux soldats qui y seront renfermés, de choisir entre la vie et la conservation des bagages, et une mort aussi certaine que prompte.

Pendant que Ton fait cette capitu^ htton , qui doit être l'ouvrage d'un instant, le reste du détachement enfonce la porte , baisse les ponts , lève les orgues ou les herses, les soutient avec des échelles ou avec d'autres appuiSf place une garde à la première et

à la dernière barrière, et conserve ainsi l'entrée et la sortie de la place libres , jusqu'au moment de l'arrivée de la réserve.

Si l'on ne peut parvenir à surprendre la garde , on fond sur elle avec toute rimpétuosité possible ; et quoiqu'elle soit forte et retranchée , on U réduit aisément « parce qu'elle est étonnée , parce qu'elle ne connaît pas le nombre de ses ennemis , et qu'elle est gênée dans ses mouvemens. Si ou ne peut la forcer , on cherche à la sé^ duire ou A la tromper. Pour l'engager à se rendre, on lui fait des propositions avantageuses ; pour diminuer son courage, on a^aure que le reste de la ville a capitulé, que les chefs sont prisonniers , que la garnison a mis bas les armes. Si l'on ne peut la for^ cer ni la séduire, on envoie prompte-^* ment chercher du renfort vers l'endroit où la surprise a pénétré dans la place : ce renfort s'y rend avec précipitation , au bruit d'instrumens militaires , en poussant de grands cris; ils attaquent avec impétuosité les troupes qui gardent cette porte.

Si plusieurs attaques ont un succès heureux , et par conséquent si plusieurs détachemens se rendent en mfrme temps pour forcer la porte par la; quelle la réserve doit entrer, ils réussissent plus aisément; ils doivent bien prendre garde de ne point tirer les uns sur les autres. Dans une surprise ^ on ne fera feu sur une troupe , qu'a-;* près avoir reconnu qu'elle n'a pas les marques extérieures qu'on a enn ployées pour se reconnaître, et qu'elle n'a reçu ni le signe ni le mot qu'on a donnés avant le départ de la dernière halte.

Aussitôt que les détachemens se seront rendus maîtres de la porte de secours, et que la réserve s'en sera em-

STRÀTAGilfKd, STC,

parèet ils iront exécuter les mttes ordres qn^on leur aura donnés, et ils se rendront ensalte sur la place qn'on leur anra indiquée pour le rendez- ▼OQS général.

Les troupes qui sont en garnison dans un poste , ont presque toujours ordre de se former sur le rempart :

les assaillans chargeront donc deux détachemens de le parcourir. Comme ces détachemens fondront avec impétuosité sur les troupes qu'ils y trouveront , comme ils les attaqueront par leur flanc , ils pourront les disperser kisément. Ces détachemens doivent Faire sans cesse le tour de la place , et obliger les habitaos à rentrer dans leurs maisons.

Ces deux détachemens n'arrêteront que les officiers et les soldats de la garnison ; ils les désarmeront , et les feront conduire à la porte par laquelle h réserve sera entrée.

Dès le premier moment où Ton a pénétré dans une place , on doit se rendre mattre de Tofficier général où particulier qui y commande. Un corps dépourvu de son chef, est incapable de faire une attaque vigoureuse , ou une défense opiniâtre ; tous ses mou- Vemens sont irréguliers , et par conséquent sans effet.

Un des premiers détachemens qui pénétrera dans un poste , se rendra donc en (filigence àla maison du corn* mandant; 9 marchera sans bruit, et tâchera de surprendre les soldats qui en garderont la porte ; il se conduira avec les sentinelles et avec la garde du commandant de la place, comme nous Favons dit ci-dessus. Pendant qu'une partie du détachement combattra cette garde, l'officier qui le commandera fera occuper par d'autres soldats, toutes tes issues de la maison ; il montera luimême dans Tappartement du général:

il se rendra mattre de si pefaoniie, e( s'emparera de ses papiers, t^our roMlger de donner ordre i ses troupes de mettre bas les armes , il lui dira qu'A n'y a plus qu'une faible partie de la garnison qui fait résistance ; qn^ùa sera obligé de la passer au fil de Vépèe et de mettre le feu à la place , si le reste des combattans ne met point bas les armes. On lui fera la même menace pour les petits forts des environs qui dépendront de lui. On lui fera prendre ensuite un habit sous lequd il ne puisse être reconnu ; on lè préviendra qu'on ne peut lui conserver li vie, si, en parcourant les rues, il cherche à s'évader, ou à se faire enlever par les soldats de son parti ; on le fera aussitôt sortir de la place ; on te mettra au milieu du détachement ; od ne le laissera parler à personne, sous quelque prétexte que ce soit; on évitera la endroits où l'on entendra le bruit de$ armes; on le conduira vers la porte de secours, et on le remettra â TofBcier qui commandera & cette porte. Celuici le fera mener au corps de réserve.

Nous n'avons pas besoin de recommander à l'oflScier chargé de se rendre maître du commandant de U place, d'en agir avec tous les égards ânà à un ennemi respectable par son malheur , et par le rang qu'il occupe.

Si le commandant de la place se (défend dans sa maison, on le menace d^ mettre le feu , et de ne point Âii Mté de quartier ; s'il cherche à s'évàdéf, on à se faire reconnaître , on prend fes moyens les plus prompts et tbs plus sûrs pour l'en empêcher.

t'officier qui commande *fe dêtactiement destiné à se rendre maftte de la garde postée sur la principale place, J marchera Comme nous Tavons Ht; et s*il ne peut la surprendre ou Ih forcer, il cherchera â l'occuper as^ei pour

tHÊÊÈkt»

M pMM flil ÊbttM ntell on 4M M0iif« m iresle des troupes, di I -^Mll gHrdè ie rend, on Ift désarmera, [ . 011 fWMèhnera danè te corps-de-gar- I Héi M ItfMtri «tnelqnes hommes pour I #eil Mftrirer , M on la préviendra qn'à tëntatite hostile, on fera Bftsse sur elle.

OR iBf ô6Mhât de là même manière avec toutes les petites gardes répan- Mes AÉfMI la fRle ; on a surtout le soin û&îfaat^àttr êë celles qui sont placées Mi pOifites; on empêche ainsi les sorllé^ §è fetinetiit, et on prévient Tarri- ^&o vKS seocmrs.

9>ta |Mce est protégée par une ci- IMm, par itti fbft ou par un château, M émtniiande uû détachement pour iHMNfM^ fes secours que la garnison ée h fbf^esse peut donner A la ville.

es déCadieihent se place vis-à-vis la porte, ilttche de sTen emparer; s*il Aie t^ddl f f^éussfr , il la barricade , et féfiJBarrassè avec tout ce qu'il trouve WfH h tbafn, bois , pierres , meubles , été. : ft taft féu sur tout ce qui se préiMiepétût sortir; lî offre A la garni- IM raftél^Mtfve d'une capiCulation hoiMrtbte du du traitement lé plus seffft.

if fèttftfu^^ur gardent ûné pla- 8t((Mf foft à snrprïse sont casernées, ftfffdêi pï^étilief s détachemens se rend WÙ pYbtBptitude tïs-à-vîs les caser- Bgfi" II f éftipafé du corps-de-gardé SâÉi i^i'ûî' h policé des troupes , et il Si iëùà miïtte des armés dé cette garde. Pendant qu'une partie du détachejffiéût faîl Cette opération, les autres l&isqlSénf tes portés du quartier, et U&A i coups dé fusil, ou à coups d'armé blanche , tout ce qui se présente àui fenêtres ou aux portes.

Pwir engager tes soldats à se rendre * on teur offre ta vie et les bagages sauves, et on leur dit que tout est

pris ou sôTtniis dans te testé âè ta place.

l^our empêcher que les troiipés qui sont encore enfermées dans les casernes ne reçoivent du secours, que leur courage ne soit ranimé parla présence et les discours de leurs officiers, on place une petite troupe vis-à-vis chacune des avenues du quartier. Ces partis ont ordre de tuer tout ce qui slë présente armé, et de s'èm|)arer de tous les oiQciers.

Si la garnison est logée par compagnie dans dés maisons particulières, on s'empare de chacune de çesniaisonSf et l'on se conduit comme nous venons de le dire pour tes casernes.

Le détachement qui ira fi rarsenai se rendra maître des hommes qui eu garderont ta porte ; il y établira une garde capable de repousser tes ennemis , et (Tempêcher que les soldats da la surprise , ou même les citoyens, rie pillent les effets renfermés dans ce iè* pô(. Après que ce détachement se sera assuré des arsenaux , il ira s^empàrér des magasins à poudre, et de ceux aùt renfermeront les vivres. Si Ton est obligé ^abandonner la place,' oji en-:

tevera les munitions dé gjderfe et ^o bouche qui pourraient ëiifé utiles ^ i'ennenii, et si Ton ne peut lés emporter on y mettra le feu.

Quelques partis cfe cavalèrîê e(qùeli\ queis petits détachemens d'infanterie J parcourront les principales rùés\dfe fa, place; ils mèneront avec eût beâur] coup d'instrumens miTitaifes , pousser ront de grands cris, promettront* fa vie à tous les citoyens qui resteront dans leurs maisons, et les rassureront contre la crainte du pillage ; ils fondront avec impétuosité sur toutes tes troupes qu'ils trouveront formées ; ils tireront sur les habitans qu'ils trou-f veront dans tes rues, ou qui se met*

troot à leurs feaêtrw ; i\$ m saisiroot de tous les ofliciers et de tous les soldats ennenib; ils les dtearm^ort et les GODduiroDt, ou à la garde de la porte de réserve» oa a«a détaehemens qui occaperont les principales places.

Les détaehemens qni doivent parcourir les mes» auront encore Tordre d'arrêter tous les soldats de tour armée qu'ils trouveront séparés de leurs troupes, et de les conduire, ou à la porte de réserve , ou sur une des places»

Il est essentiel d'établir une troupe considérable sur la place la plus voisine de la porte par laquelle on est entré; une sur l'esplanade, entre le chAteau ou le fort de la ville , et une ou deux sur les autres places. Ces détaehemens s'enapareront des maisons qui borderont ces places ^ et de là ils feront feu sur l'ennemi qui voudra s'y former. On regardera ces détaehemens comme des réserves vers lesquelles on se retirera, quand on sera trop vivement poussé, où l'on conduira les prisonniers qu'on aura faits, et ou Ton ira chercher du secours quand on ne pourra pas exécuter les ordres qu'on aura reçus. Les troupes établies sur les places, auront les mêmes ordres que les détaehemens chargés de parcourir les remparts et les rues.

, Dans le eas où Ton sera obligé de faire retraite, tous les détaehemens se rendront, suivant l'ordre qu'ils en auront reçu, sur la place la plus voisine de la porte par laquelle on devra sortir.

Un détachement pourvu de bons guides, sera chargé d'arrêter les oSlders de l'état-major de la place et ceux des régimens. A mesure que l'on se rendra maître de quelques-uns de ces officiers, on les fera conduire sous bonne escorte A la porte couflée à la

réseffve« et la \

fera conduire aa Gor|» de

On préviendra les < majors qu'ils seront traités égards qui leur sont dua» ] ne cherchent paiK en ; rues, à s'évader, A se faire tre et enlever par leurs qu'on ne leur fera anoui tentent l'un ou l'autre.

Si les officiers de la \ logés ensemble daas ua des ; des casernes , vous vous «npirem ée toutes les portes du quartier. Yeas ferez tirer sur tout ce qui se ipréaeBtBn pour sortir, ou qui se mopUremauz fenêtres. Vous ferea annoacer cmor que vous acccNrderex une ffipitnlafiw honorable, si on ne faitaucm ■Mwvement de défense; mais que duM k cas contraire, vous êtes résolu à lé* duire le quartier en cendres.

Il n'est guère moins essentiel de se rendre maître des chefs civils qne au chefs militaires ; vous leur ussnreres que les habitans ne seront ni piUéa, ni maltraités , s'ils ne se mêlent pas parmi les défenseurs de la place; nais que, dans le cas contraire , vous OMttrez tout A feu et A sang. Vous dwrcberes A les ga^Mr par de graades promesses , et A les engager A ordonner aux citoyens de se déclarer pour vous; vous les obligerez A aller dans les rues, pour ordonner aux habitans de rester tranquilles dans leurs mai« sons , et pour leur annoncer qu'ib n'ont rien A craindre.

Si vous ne voulez pas ou si vous ne pouvez point garder votre conquête , vous exigerez des officiers publics qu'ils vous fournissent des vivres, des contributions en argent, en denrées ou en fourrages ; vons exigerez des chariots pour faire transporter tous ces objets; vous limiterez on terme très court pour

€lfl»AC.

Mb

ces CMtriboUoiii, surtout si TOUS êtes dans le voisinage d'un en- DCBÙ RikHiUble , et qui puisse vous attaquer dans votre retraite.

Il sera prudent encore de se rendre maître des principaux citoyens ; ils ser- Tiront d'otages contre les attaques des habitans, et ils assureront le paiement des contributions qu'on aura exigées.

Tels seront i-pen-prés les ordres que le comnaandant en chef de l'entreprise donnera aux ofliciers auxquels il confiera le commandement des détachemeos qui doivent exécuter des opérations particulières. Nous ne préteâflons pas avoir prévu tous les cas qui peuvent arriver; nous ne sommes pas descendus dans les détails que telle ou telle opération particulière demandera; mais nous pensons qu'un officier chargé d'une entreprise de la nature de celle qui nous occupe, suppléera aisément à ce qaç nous avons été forcés d'omettre, pour ne point tomber dans une fastidieuse prolixité.

Le secret est le garant du succès de toutes les entreprises militaires, et particulièrement de celui des surprises : le commandant en chef ne néglifera donc rien pour s'assurer que son secret ne sera pas divulgué. Pour cela, en sortant du conseil qu'il aura tenu avec les six principaux officiers qui doivent commander sous ses iH^dres , il fera aussKAt fermer les portes de rendroit qu'H habitera ; il fera sortir en même temps un officier intelligent et sAr, qu'il d<»rtinera à aller s'embus* quer sur le chemin du poste qu'H veut surprendre.

Ce détachement, composé de soldais ée confiance , gardera non seule- BKWtle chemin qui mène vers le poste que l'on veut surprendre, mais encore tMiès les avemes du ctmp oq de la

ville. On empêdiera afaisi les hdiitans du lieu, les déserteurs et les espions, d'aller par un détour avertir l'ennemi que quelqu'un de ses postes ou quelqu'une de ses places doit être attaqué.

Ce détachement sera divisé en autant de petits partis qu'il y aura d'issues; ils placeront chacun leurs sentinelles et leurs vedettes, comme nous l'avons dit. Les commandans de ces divers partis empêcheront les marchands et les voyageurs, etc., de continuer leur route et même de rétrograder ; ils les garderont avec eux, ils veilleront en outre à ce qu'aucun paysan ne s'échappe au travers des champs.

Ces petits détachemens ne sauront pas pourquoi ils exécutent de pareils ordres, leur commandant et son second auront seuls le secret de l'opération : pour s'assurer qu'on leur obéit ponctuellement, ils visiteront souvent les différens postes qu'ils auront placés.

Afin que les précautions que nous venons de détailler ne découvrent pas votre secret, vous inventerez quelque prétexte plausible qui puisse induire les espions en erreur ; vous ferez, par exemple, courir le bruit que cette troupe sort pour arrêter des déserteurs, des espions,, ou podr prévenir une surprise que l'ennemi doit tenter.

On peut encore tromper la vigilance de l'ennemi et de ses espions, en faisant sortir souvent des détachemens de cette espèce.

Ce détachement arrêtera tout ce qui se présentera, même après que la surprise l'aura dépassé, et il restera dans ses postes Jusqu'à ce que la surprise soit rentrée, à moins que le chef de rentreprise ne lui ait confié quelque commission particulière.

Une heure après que le détachement diestiné à garder les avenues sera sorti, vous ferex assembler avec ar«

fimATAMni, ne.

I M yfùtxé cmp folant; vot» ne I fertifet pas tfes tiMlfoiiieiift mili- Mrés iKmr assemUer tos tfoopés, ttÉb fOiM fetir ferei porter f os ordres fn des ordoùnânces on par des aides ie 6âiiip. Vous féret répaodre le bruit ^aétons prenei les armes parce que tous emigtiei quelqu'entreprise de la part de reunemi ; vous multiplierei f os rondes et vos patrouilles sur les fempnts, sur le parapet et même dans l*intérieur du poste : ainsi vous empèdierei qu*on n'approche des murs ou des fetirancbeinens, et que Fennemi M puisse, au moyen de quelque signal de convention, être instruit de ce qui se passe dans votre camp. Lorsque les tfoûpes seront sous les armes, les cinq Mmmandans Assembleront chacun son détachement ; fls prendront leurs guidés et leurs interprêtes, etc. On distribuera les vivres aux soldats que Ton cura choisis, et on leur fera prendre dans leurs sacs les objets qui leur sertiront à se faire reconnaître . Quant aux échelles, aux planches, aux poutres 0t am outils, on les fera porter dans des chariots couverts, jusqu'à une demilleue dti poste que Toû voudra surprendre; on renverra en même temps le reste des troupes dans leurs loge- Otens, oà on tes consignera] on éloignera lés citoyens curieux ; on empê* £hera que les soldats ne quittent leurs^ rang8« et on leur fera déposer en tas* tlétOL de leurs effets qu'ils ne doivent polnf entportér. Ces mesures prises, on attendra Ilieure ftxée pour le départ; on se souviendra qu*on ne mar* 6he pas aussi vite pendant la nuit que pendant le jour ; qu'il vaut mieux partir quelques instans trtfp tôt [parce^ 4u'on en est quitté pour attendre quelques minutes dans les environs du poste) que partir trop tard, et par U(

iemétfrelmsteêM^fâfré éll^ji< presser sa marche.

L'heure du dépaurt ë£ant anrvCe,!

fera parfir d'abord une petite «l»l garde ; le détachement ciesthié 4 k ii ritable attaque viendra etismie, ksâ taques simulées le sairront imméiitement, puis viendra le corps qméâ s'opposer au secdurs^ puis la jmttH, puis la cavalerie ou les dragoAs:apié eux les chevaux de bAt« les ehariotiil leur garde, et enfin le corps destnéi garder les défilés.

Pendant que les troupes sortûinL on placera aux deux côtés de la /artr des officiers ou des sons-offikjert, pov examiner s'il ne se serait pas ma pSrmi elles des déserteivat des espions, ou des soldats qui ne âoiWÊÊ point être de l'expédiUon, etcHshi reconnaîtront aux marqfues diriM^ ves dont nous avons déjà parlé*

Aussitét que toute la aoiprôs 10 arrivée hors de la place, elle fera hil* te : le chef de chaque divisfos asMibleia à l'écart les oflleiera«iidoîfe« |

avoir des oommandemeos partidiKiCI et il leur expliquera en détail ce fs'ik doivent faire. Si tooB les officies étaient aussi instruits (|a'ils devraitfl l'être, OB mot suffirait; nais juiflM ce que Toa ait fait usage de ^pànf^ moyen propre à assurer leur iasMT tioD, la halte dont nous parlons tm in peu longue. Os t'es partira aM* moins qàe lorsque ohaqae oflfeisris* bien iostruil dt ce qu'il 4s»liUst,é qn^apràs avoir donné aax soiMAr ordres et tas instruatioiis, le eigssel le mot, dont nous avons fsii< V'^ haut.

Aussitôt ijpe l'en epra «écaliMa ée qur a été preserit présMeM^ on se remettra en OMpâbe ; M^f reneontrerale 4é<acliaMaat»Stt»>»

passera et ou continuera saroQt^i^^

%» pM gniii Mire «t teptii» gMHi

tPoiit>é<|M te^^Micherdieà tromper les antres, pMr prévenir le «Ml qià poorrAit réraltar dans eeUe oeeaalMi, on se fera préeéder par nne petite avants-garde composée d'hôuH tiaes svrs et intenl^ns, connandée par des officiers et sons-officiers in»* trotta et adrofta. Cette trant-garde se eoodsira diaprés les principes qne noos éonnerons ci-après.

j ApfAs <|M la petite ayant;-garde I Imra hit denx I trois cents pas/la sn^ I prise se remettra en marche. Les offl^ ders auront sofai qne les diffSrens dé-tachemens ne se confondent pAs, qne les petites divisions ne se mêlent pdnt, Que la tête de la colonne mardie très doncement, afin qne la qnene paisse Il snlff e sans s'essouffler.

Qnand on arrivera à l'endroit oA doR rester le corps destiné A garder tes derrières, ce corps s'y arrêtera; son commandant se conduira alors d'après les ordres particnliers qnll aora feços, et le reste de la surprise con- Ihinera sa marche.

Ommd on sera arrivé A Pendiroit dft le détachement destiné i empê-^ dier tes secours, on A fafre une diver^ Mi», devra quitter la surprise, ff se fRachem et se conduira d*après les drdres part^ulièrs qu^il aura refus; H ahservera de passer toujours asset fcin du poste pour ne pas lui donner Fitiil.

ft le corps destiné aux fliusses at^ taques doit tourner te poste, il se dé* Iftohera aussi de Inmne heure, et il ira par un cfa*cuit gagner l'endroit qui lui aura été indiqué; il observera, comme fc détachement destiné A empêcher tes secours^ de passer assez loin des ennemis, pour ne point tes tirer de

il eMn ftlÉ ordres qui lui aiMnl élA doMda. 01 qid est te ploa dlfficite pe» te éhef général de rentreprise, e^est d^avel^ assea Men combiné la marche dte aaa diKrms détacbemens, peir futls aoieit m nmare d*aglr en même tenrpa* CTesl de cet ensemble q«e è^ pend te suacès ; aussi appertera ton It plus grande attention pour rsAtenih

L'avant-g«rde étant airffé A te grande halte, s'arrêtera et attenrira il gros de te surprise; lA, on fenietti>A tout dans Tordre ; on donnera te nott*^ veau mot, te nouveau signe et ta no«^ velle marque de reconnaissanet; ni distrflmera tes outils, les instmmens, etc. ; on fera partir ensuite les êou»offleiers qui doivent aHer à ta dêMDh VCTte.

Si, pour arriver aux portes d'tnè place que l'on vent surprendre, 6nA deux marches A ftrire, on ne cache A Tennemi les projets que For a formés qu^en employant les précanttens sot^ vantes:

On fait prendre aux soldats dtt pâli pour deux ou trds jours, et des vlandei cuites pour le même temps; on agit atesi, parce que dans cette drcon^ tances, on ne doit point aHumer di feu, ni passer par des lieux habiKft

On sort du camp ou de te jrtkcé; assez A temps pour pouveir g^ef; penuant la nutt, i enuroit ou Fevr^ait s^embusquer pendant te jour suivant.

Si ta nuit ne peut sufAre pour irriter JUsquTA rembuscade qne Fou dM ^r^ mer, on part pendant le^ jeur; mail en sortant de te i^ace, on prend ttà ebenihi opposé A ceint qu'on devaft suivre; on change ensuite bausque* ment de route et Ton se dirige veri Fendroft oA Fon a intentiott d^A&er s'embusquer.

eade, et l'on »*y coudait le dirdM dau k Mite.

Une henre ivani de quitter ï kweade, on imtniil loot lei oSkiere qui doivent être chargéi» de quelqae conuniMionpartioalière; on fait enmite reprendre les armes à sa troupe, et on se conduit dans cette seconde marche comme si l'on n'en a^ait qn'nne à faire^

Une donUe marche rend la retraite pins loogne et plos dUBctie; on anra donc, dans cette circonstance, calculé inr une attaque mixte, et pourvu à tout ce qui peut en rendre le succès presque certain.

Avant de partir pour la grande halte, on enverra à la découverte trots ou quatre sous^officiers très intelligens et déterminés ; ils n'auront d'autres armes qu'un sabre ou une épée, ils WArcheront à petits pas en silence et séparément; ils écouteront avec soin font œ qui se passera autour d'eux, ils s'approcheront des murs et ils eiamineront si tout est tranquille dans la place* Si Tua d'eux rencontre une senUiiellei U cherchera à la surprendre et à i'égoi^r; s'U donne dans une patrouille à laquelle il ne puisse écbap* per, n dira qu'il est déserteur* Ainsi U n'aum rien è craindre pour êà vie, et np /iera pas dans le cas d'exposer le secret de l'entreprise; du reste^ ces floua-efficiers se conduiront comme les officiers chargés des reconnaissances,, et comme les éclaireurs.

. AnpsHAt que les sousHifficiers seront de retMur, la surprise se remettra en route; elle marchera avec le phis grand auin ) et, conduite par ses guides, elle se diirigeraVers l'endroit ou elle doit former la véritable atta<pie.

On dirige les véritables attaques vers les endroits les plus éloignés des ojSMnies; on umnsi te temps de faire

«Mkn iMTOiC, Mit I

, ne.

de#ruéi

nison, avertie par le rivée en force. Oo même raison, des gardes; ceux où allea sont le moios fortes, cens dont les bubilslni sont le plus éloignées. On dfir%e« core les véritable» atteqaen rea k endroits qui ne somt pas oouvertiie un fossé, sur ceux où le loasé o'at ni profond, ni fortifié per eue vers les points qui me soot par aucun des moyens de déffe»

dont nous avons parlée on 4pii em ma mal pourvus ; aux liipnes oé le pars^ est peu élevé, oii les embrasures saruif basses, et ôà il y a quelque brCele.

Nous verrons, en parlant des sMh gèmes, que les aqaedoGs', les a^ droits par où les rivières eofrentdw les places et ceux par lesquels dto en sortent, sont très favorables m attaques.

Quand les places sont fortifiési 1 la moderne, on dirige les vérjktto attaques vers les flancs des basUssB^ ou vers les angles flanqués.

Un endroit de l'enceinte qui réaoit plusieurs des circonstances faranMv dont nous venons de parler, doitsbtenir la préférence sur tons h» ^Mtm* Quelques militaires veulent cepcndasi qu'on dirige les véritables sttsfSS vers les endroits les plus forts, pM qu'ordinairement ils sont, dêeaC^ili les moins gardés. On ne né^Kpe** pas sans doute d'assaillir ces &^ iroportans ; mais nous croyons qtt*<s doit les faire insulter par les atls^ ou fausses ou volantes.

Qùai^d on doit passer le fossé f »b poste sur la glace, on pread b J^ caution de se faire précéder p^ ^ homme chargé de le sonder vec^ dans la crainte que l'ennemi oe ''^' rompue; on^oistt aton lec^<^^^

ptaeele ptos exposé au vent du nmrd; la glace deit y être plus épaisse que parUHit aWleufs.

. left fausses attaques seront dirigées vers les endroits les plus forts, vers cett& qui seront les mieux gardés; on éloignera autant qu'on le pourra les fjMisses attaques des véritables. L'en^ Bemî étant obligé de partager ses forces^ <^iposera une résistance moins vive, et Tattention de ses cbefs étant partagée, sera moins grande.

Pour diviser encore davantage Tattentjon de l'ennemi, on pourra former des attaques volantes; ces attaques n'auront cependant lieu que dans le cas où les attaques réelles auront été découvertes.

l.es attaques volantes seront principalement composées de troupes à ebeval; on y mêlera néanmoins quelques petits partisd*infanterie; elles feront le tour de la place en poussant de grands cris, en faisant un grand feu. L'ennenoti qui, du haut du rempart, découvrira ces troupes, et qui ne saura pas vers quels endroits elles se dirigent, sera sans cesse dans une vive inquiétude; il fera une foule de marches et de contremarches qui troubleront et intimideront ses soldats.

Ces attaques s'approcheront de temps en temps des murs, et surtout lorsqu'elles les verront dégarnis de défenr seurs; alors elles chercheront à pénétrer dans la place de la même panière que les autres attaques. Si l'on n'a pas assez de combattans pour fournir à ces attaques volantes, on y emploie des valets ou des charretiers.

Dès l'instant où les troupes ennemies auront mis bas les armes, et où l'on se sera emparé des postes principaux, on fera sortir la garnison et on la remettra à la réserve, qui sera dMiyée de la garder et de la foire

conduire en lieu de sAreté. On son* géra ensuite sans aucun délai, ou à évacuer cette place, si on est résolu de l'abandonner, ou à la mettre en état de défense, si on veut U garder.

Si on veut conserver sa conquête, on recourra avec diligence aux moyens que nous avons donnés dans la première partie de cet ouvrage.

Quoique les troupes destinées à em* pêcher les secours n'aient donné aucun avis de l'arrivée de l'ennemi, on ne négligera pas cependant de se garder pendant que l'on mettra la place en état de défense.

On fera sortir de la ville les troupea qui auront formé la véritable attaque ; on les portera sur les avenues cfo la place ; on confiera aux fausses attaques la garde des portes et des postes principaux; on fera entrer les trois premières parties de la réserve, et on les occupera à réparer les brèches, et les autres dégradations <pie les ouvrages auront soufferts ; on prendra des étages; on les fera conduire hors de la place ; on fera porter des vivres et des rafratchissemens aux troupes qui auront combattu; on établira dans la place une garnison proportionnée à son étendue, un gouverneur juste, intelligent et brave; on exigera des habitans une contribution proportion* née à leurs moyens ; on la distribuera aux troupes, pour les récompenser de la valeur qu'elles ont montrée et de la discipline qu'elles ont observée.

Cette contribution ne dispensera point le chef dé l'entreprise de soHîciter d'autres récompenses auprès du gêné»

rai et des ministres, poiur les officiers et les soldats qui se seront conduits d'une manière distinguée.

Tout cela étant exécuté, on se remettra enmarche pour faire sa retraite.

Si vous vouiex abandonner votre

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conquête, parce qne le poste ert manfais, parce qu'un adversaire supérieur doit venir bientôt vous y assaillir, ou parce que vous ne Tavet attaqué que pour en chasser votre ennemi, aussitôt après que la garnison sera hors de la place et que les habitans seront soumis, vous prendrez pour vous garder les précautions que nous avons indiquées; vous emploierez les trois premières parties de votre réserve à démolir les fortiflcations, à combler les fossés, à enlever les portes, à détruire tous les établissemens mflitaire, è transporter les munitions et tous les objets précieux qui appartenaient à Tennemi. Pendant que vos soldats exécuteront ces différentes opérions, vous assemblerez les oflBciers publics; vous leur annoncerez que si, dans une demi-heure ou une heure au plus tard, ils ne paient pas une eontribution capable de dédommager tes soldats du butin que vous leur avez promis, vous serez obligé de faire donner le signal du pillage.

Lorsque les habitans paient à l'instant flxé la contribution demandée, tous faites votre retraite.

Lorsque les habitans seront dans rimpossibilité de payer la contribution que vous leur aurez imposée, vous accepterez les sommes qu'ils auront rassemblées; vous prendrez beaucoup d*Atages pour assurer le paiement de ce qu'ils devront encore, et vous vous retirerez.

Si les habitans ne se hfttent pas de fournir les contributions, et s'ils sont de mauvaise foi, il faudra bien vous résoudre à abandonner la place au pillage.

Quand vous serez obligé d'abandonner une place au pillage, vous redoublerez de soin et de vigilance pour vous mettre i Tabri du aésespoir des

habitans et des atfacpies éa délion ; vous défendrez au soldat le mewtre, le viol et tous les autres excès Indignes même des peuples les plus barbares; vous limiterez la durée Ai pillage; vous signifierez aux sdMib que ceux d'entre eux que le proûer ordre ne fera pas rentrer dans lea rangs, seront punis avec la demiire sévérité. Vous désignerez les troupes qui devront rassembler le butin, ef celles qui devront rester en bataille.

Entouré de plusieurs officiers, aocoBpagné par une troupe de soldats d^élite, vous parcourrez les rues pour prévenir Fextrême désordre ; vous chargerei du même soin quelques autres officiers de confiance.

Le temps prescrit pour le pillage étant écoulé, vous vous occuperex de votre retraite.

Au signal de la retraite, les troupes se rendront à l'endroit qu'on leur aura désigné. Le commandant de cliaquç détachement en fera l'appel; s'ilmanque quelques soldats, on fera parcourir les rues par plusieurs patrouilles, qui auront ordre d'entrer dans tous les endroits où elles entendront du bruit. A leur retour, on fera un nouvel appel et on se mettra en marche. Pendant ces dernières opérations, on fera porter l'ordre de la retraite au chef de la diversion , et aux détachemens destinés à prévenir les secours.

Les troupes sortiront de la place ; les soldats qui gardaient les portes les suivront, et formeront l'arrière-garde.

Quand on sera arrivé à l'endroit où l'on avait fait la grande halte, on fera poser aux soldats tout le butin dont ils se seront chargés, et qui pourrait les empocher de marcher ou de combattre; on placera ce butin sur des chariots. SI les détachemens destinés à empèch^ les secours doirenf rejoindre ea eei

m^99i arrivés, pp pe remettra cm mar- G^. U petite «Yant-^arde çt l'atta^ u« véritable apropt la t^te de la troupe; len )>i||;9|p8 çt les Mess^ viendront enralti? ; te» fausser Attaques les soivrout, filais 1^9 j^isouniçrs, |a réserve, et euQu Isi détaçbemeus qui attrwt empèctié lef Kf Qurg. Ou S4 conduira avec les li^m*^ précaptipns qu'Qu avait prises dans la première marçbe. Qqaud ou arrivera fw défilé»* la troupe qui les gardait prendra la qaeue de la colonne. Qu»Qd gn sera arrivé à la vue de la garnûiqn pQ du çamp« oo fera balte; on Qrdpopera auii soldai d'aller déposer le rçste du l>Ptio qu'ils auront f»U ; les joqs-oificiers veilleront li ce qq'lh n'en conservent rien. J.e butin ét^ntraafieinbié, on rentrert dana la pi«cfti le çbef de l'entreprise cherchera à dQpssr I son entrée tfu m de trioaipb^. ÀViint de faire poser les armes k sa t|Q»p«i il fer» (aire nn état ei:act du butin qu'elle aura rapporté; il Wuera tuut bwt les «oldata valeureux et les o|giciers ipteUif ens ; U annonoeralejour de la vente du butin, et celui de la distribution de l'argent qqi en prpviendra.

Il fera donner deux rations ^ vivres et 4e vin ^ chaque soldât, et les laissera se livrer «ux plaisirs q^^ doivent pro* CV9 l'ubéiiaancât U divcîpUne et U vttanr.

Dm la surprwQ que nous tenons de suppoinr, hqus new somines attachés . i éloigner tous les évéMiBjens qui pou- ^fififA ea rendre le succès dl^lteux :

pfOdiSUPuaà présent, sous les pas de l'officier chargé d'une pareille entrepnip, topa lea obstacles cpe le hasard ou 1% sflg^se d'uq eufi^eim vîgUant peuveutlai 9990m.

I^rsqpe vous vous apercevrez an mi- Ue^idi^ v^q «arçt^a «M quelque homme reconnu pou lnaWi i«toÛiiaut et

adroitt a déierté; qoand vepa PMirai soppçonner qu'il eat allé vers raoueinî et qu'il a deviné une partie de vos pror jetSt vous devea craindre de trouver votre adversaire sur ses gardes, ou de tomber dans quelque embuscade : avaiàt de vous résoudre à continuer vptrg marche, pesés donc attentivement et examines avec soin ce que vous avei à craindre et à espérer. Si les hommes qui vous manquent ont déserté peu du temps après votre sortie, vous poQvqt continuer votre marche; la peur asaoa doute causé seule leur désertion. 9'ila ont déserté proche de la grande balte, vous pouvez encore continuer à marcher : avant que le déserteur so soit fait reconnaître, avant qu'on lui ait ouvert la porte, qu'il ait parlé au com* mandant de la place, qu'il ait gagné sa confiance, vous aurai fait quelque!

progrès. Ma», dans ce cai, changea le signe et le mot, et redoubles 4e pf4« caution : que votre avant-^garde soit plus vigilante qu'4 l'ordinaire ; euvayei plusieurs hommes adroits pour écouter autour de la place; faites-vous rendre un compte fidèle de ce qu'ils auniot entendu. S'ils n'ont rien découvert, vous pouvez continuer votre opératîou; s'ils vous avertissent qu'ils ont entgswlu un grand bruit et aperçu beaucoup de mouvement, dans ce cas, songeaà votre retraite, ^ moins que vous a'ajea çiA^ culé sur une attaque mixte.

U est encore prud^t de foire #a re^ traite, sî les mauvais chemins, le mau< vais temps, quelqu'accident imprévu»

ou quelqu'errenr de calcul sur la Ion», gueur de la marche , vous empêchent d'arriver avant le point du jour, ot surtout si vous n'av^ pas calculé sur uue attaque mixte.

Vous vous retirérea encore sans lie»

entreprendret & moins que vqua u'eie»

c^lcute wr ww «tMW V«ài; «1 1««^

Mt

STRATÀaiÉli, BTC.

troayes sur fotre roate une troope conridérable qui tous dispute le ter->.

retB, et qu'elle dirige sa retraite vers la place où vous vous rendes, craignez que rennemi ne Yons ait tendu quelque embuscade, et que la garnison ne soit sur pied.

Dès le moment où vous serez instruit, de manière à n'en pouvoir douter, que l'ennemi a été averti de vos projets, ou qu*it a pris les armes pour quelque antre objet, faites votre retraite, à moins que vous n'espériez qu'une attaque miite peut produire le même effet qu'une surprise.

Quand toutes vos attaques auront été repoussées deui ou trois fois, quoique vous les ayiez encouragées en payant de votre personne, vous ne pourrez plus espérer de voir votre entreprise^ couronnée parle succès : pour prévenir une défaite complète, vous ferez donc votre retraite. Si en effet les ennemis ont repoussé avec facilité dans ce premier moment, si favorable pour vous, que sera-ce au milieu du désordre qui suivra votre entrée dans la place?

Vous pourrez gagner le haut des remparts, vous emparer de quelquesuns des postes principaui, vous rendre mattre de la personne du général ou de l'officier particulier qui commandera dans la place, et cependant être encore dbligé de faire retraite. Si l'ennemi vous oppose partout une défense vigoureuse ; si les habitans, joints à la garnison, cherchent à vous accabler à ooups de pierres, de tuile, etc. ; si vous ne pouvez vons réunir en gros corps, pénétrer dans quelques maisons, et les percer pour gagner Tintérieur des autres; si l'ennemi a pratiqué dans les rues des coupures et des traverses, et s'il a employé enfln tous les moyens que nous avons donnés dans la première partie de cet ouvrage, tous ne

vous rendrez maître de la irffle qv'en y mettant le feu, ou qu'en expcMUil la vie d'un grand nombre de tos soldats. Le premier de ces partis pouTuot vous donner la victoire, vous ne le négligerez pas ; avant de recourir aa second, vous calculerez si la prise de la ville peut dédommager votre patrie du sang que vous lui aurez tnii perdre.

Si les troupes qui sont destinées à empêcher le secours, sont comnandées par un ofBcier incapable de prendre aisément l'alarme ; si cet officier, après vous avoir fait prévenir qu'il est attaqué par une troupe très forte, vous avertit qu'il est obligé de faire retraite , et que la place va recevoir un secours auquel vous ne pouvez faire tête, et continuer en même temps votre attaque, vous songerez à faire yotre retraite : vous penserez de même à vous retirer, si les troupes qui gardent les avenues ont été dépassées et tournées par un corps considérable, et surtout si vous prévoyez n'avoir pas le temps devons emparer de la place; et de vous y fortifier avant l'approche de l'ennemi.

Dans la plupart des circonstances que nous venons de prévoir, la prudence exige, il est vrai, du commandant en chef qu'il fasse sa retraite :

j'aimerais mieux cependant lui entendre dire, comme Eugène devant Crémone : a Le vin est tiré , il faut le boire )>, pourvu toutefois que son audace fût le fruit de la sagesse de ses combinaisons, de l'espoir du succès, et non pas l'effet d'un amour-propre mal entendu et d'une opiniAtreté déplacée.

Les principes énoncés dans cet ouvrage peuvent prouver que l'on mérite autant de gloire en sachant se décider a la retraite, quant elle est nécessaiie, que l'on doit subir de honte lorsqu'on est sans motif.

CBIBAC.

Si voQi €iojes devoir vm» retirer avwtd'avair commencé r«tta4«e« yods ferei Uixe demi-tour à droite à vo»

troupes; voua marcheres en colonne reayeisée; vous ordonnerez wx bagages de presser nii peu le pas, afin qu'ils gagnent la t£te des troupes, «t qu'ils ne puissent point vous gêner si vous êtes obligé de combattre. Pendant cette retraite, nous mardierez trésserré, en bon ordre, et vons mettrez en pratique tontes les précautions que nous avons indiquées ci-dessus.

Si l'on est obligé de faire retraite après aroir commencé l'attaque, et avant d'avoir pénétré dans la place, on set, ffrde bien de le faire savoir à ses troupes par le moyen des instrumens militaires, et surtout par les batteries destinées à cet effet; elles annonceraient à l'ennemi qu'il doit sortir en force : on fera donc avertir les diférentes attaques par des officiers qui iront leur porter l'ordre de la retraite, ou par le moyen d'un grand feu qu'on aura fait préparer et que l'on allumera pour cet objet. On fera aussi avertir les troupes destinées, ou à faire la diversion, ou à empédier les secours; elles se retireront , ou vers la rés^ve , ou vers les défilés. On commencera par fture partir les bagages ; on abandonnera peu à peu les attaques, y hissant néanmoins , pour amuser l'ennemi, de petits détachemens composés des hommes les plus lestes et les plus braves; ils auront ordre de faire un grand feu, et de ne se retirer que lorsque le eorps de la surprise aura fait au flioios une demi-lieue. Ces petits détachemens étant débarrassés de tout ce qui pourrait nuire à la légèreté de leur marche, s'esquiveront aisément , surtout s'ils sont conduits par des ofâciers intelligens. Mais , dussent^ils tomber au pouvoir de l'ennemi, le mal

Ml.

serait moins grand que si le gK» et In surprise était hareeié daua sa retraite, entamé, et pentêtre battu : il faut que vous employez à la guerre letme^reng les plus propres à faire éprouver beau-' coup de mal à Temiemî, et à épargner en même temps les pehies el le sang de vos soldats.

Faire sa retraite quandon a pénétré dans la place, est une opératloti encore plus difficile à eiécuter que oeHe dent nous venons de parler. Lorsqu'on pareil cas on ama pris la résolutfoD de se retirer, on en fera porter l'ordre' aux diOérens détachemens perdes oF* ficiers et sous-officiers de conflaMe. On doit se garder, en elét de faire battre ou sonner la retraite : si quelque but* terie se fait entendre, ce doit être céRe de la marche en avant : aln que les' soldats ne prennent cependant pas le change, on aura eu soift d» tes prér e- > nir de ce changeBseut avant de pavtlr de la grande halte. Dana une retraite de la nature de celle-«i, on court ris^-^ que de laisser plusieurs soldats è ta merci de l'enneasi, surtout si, fenuant l'oreilte à la vote de la discipline, ils se Mvrant au pillage ; mais oe sacrfflee* est presque indispeamble. En mènae^ temps qu'on se préparwa à se retirer, on ordonnwa aux bagages de gagner les devaos ; à la quatrième partte de la réserve, de masquer la parte de la vilte, et d'en disputer la sortie à rennemi. Tous les détachemensqui seront entrés dans la ville, se rassembteront sur la place la plus voisine de la porte de là, ilsgagneront peu à peu, ettou* jours en fusant qudqwchairge, l'un* droit par lequel ils devront sortir. A mesure qu'ils sortiront, ils se couvrir roBtavuctoutce qifila renoantrerant, comme des abatis, des chevaux de frise, des poutres, ete. ; ils mettnmt te feu à qiielques maisons, afin que l'eiH

STJUTAfiBlUEf , ne.

mai, eeeapé à éteîudfe riaceodie, 9Qik mokift ardi»it à pourMûvre la surpaie.

A mMare que les troupes sortiront d^ la ptaûe« elles se formeront derrière la troisième partie de la réserve; et aussitôt qu'elles seront en ordre, elles commenceront à marcher.

Quand le gros de la surprise aura ga|^ un peu de terrain, la partie de la réserve qui aura masqué la porte fera sa retraite, et se conduira comme nous ravoos dit dans le numéro précédent» en parlant des petits détachemens destinés i ralentir la marche de renneouL

Nous verrous qu'il est prudent de suivre» en faisant sa retraite, un airtre chemin que celui qu'on a tenu en venant à une attaque : dans la supposition que nous venons de faire, cette préâtttioQ êA indispensable : il en est de même, <pMnd on est prévenu que l'eunemi s'est endHisqué sur la route, ou qu'il s'est emparé de quelque endroit fart par sa nature.

Tout ce que nous venons de dire sur la Ktuiniàre de surprendre une plaea fearmée de murs à l'antique, est appHcable aux surprises que Ton médite contre un bourg, un village ou un hameau. La surprise de Ymt de ces deniers objets offre sans doi^ des dîfieultés luoiBB grandes que oelles d'une villa considérable; mais l'on dMtse souvenir qu'aucune entreprise tf est indifféMnte à U guerre, par con* sé^nwtquel'ott ne doit jamais négl^ ger^ la plus petite des précautions 40e la prudenee suggèreu Un officier fui perd par su ftnte Toccaiifo de réttisir dans ks projets qu'il a formés, pdrèe uneaiteinte profonde, non seiH lement è sa gbire persoftnelle, mais / même à la réputation des armes de sa nation. Celui qui n'a pas réussi dans

une entreprise peu consMéraUe, peutil espérer qu'on lui en conflera une plus importante? Phisienrs petits succès réunis assurent les grands événemens, tant par la conflance qu'ils donnent aux troupes, que par la cramte qu'ils inspirent à l'ennemi.

La ruse réussît où la force échoue :

il faut donc, en guerre, se servir de l'une et de l'autre; mais la force est repoussée par la force, et souvent elle est obligée de céder à la ruse (a).

Il est fiemus de tromper son ennemi, et de lui tendre des pièges adroits; cependant les stratagèmes et les msçs de guerre ont des bornes. Le droit des gens et l'honneur vous permet*tent de frapper votre ennemi^ de le mettre hors de combat, et de lui arracher la vie toutes les fois qu'il oppose de la résistance aux enferepriaes que vous voulez exécuter; mus ils vous défendent de faire usage d'armes envenimées : ils vous permettent de détourner les ruisseaux, les fontaines et les sources ; mais ils vous défendent d'empoisonner leurs eaux. Ils voua permettent de chercher, pendant le combat, à détruire les chefs ennemis ; mais ils vous défendent d'attenter Mh chement a leur existence, et de gugner des traîtres chargés de s'en défaire par un assassinat. Il est permis de donner le change A son ennemi par des détours adroits , par des mouvemens simulés ; mais dès qu'on lui a fait quelque promesse solennelle, rien ne doit empêcher de la tenir. En un mot, toute ruse est bonne, mais toute pecft-

(a) Telle est la pensée du graod Frédéric» qui conseille aussi d*étadier les deux dernières campagnes de Turenne, qu*il regarde comme les chefd-d'e&aTre dé stratSfémes des temps «Mdemes.

Ae est hoiftettse. Il est de rintérftt des nations , disait avec raison le roi Pyrrhus, qn'on ne donne point de teb exemples ; et la guerre ( suivant Plutarque ) a ses lois dans Tesprit des honnêtes gens.

Un homme profondément occupé d'un piège qu^Â tend à son ennemi , tombe soufent dans celui qu'on a pré* pure sous ses pas. Quand on Youdra s'emparer d'un poste par stratagème , on aghv donc comme le fait un athlète IHudent. Il cherchée porter dea coups lerrit>les à son adrersaire; mais H ne songe pas moins à éviter ceux que son tcNersaire lui porte. Si sa main droite Oit oecupée i frapper, sa main gauche ▼a toujours avec promptitude à la pa*- Tade ; et, comme le dit M onthic, t7 m ■gare toujours ûa eowtrtbatttries (a).

Dès rinstant ou un otBcier particulier aura conçu le plan d'un stratagème, il cherchera donc à savon* si, dans le cas oA les ennemis seraient instruits ttu projet qu'il a formé, ils ne pourraient pas lui dresser quelque dangereuse embuscade, ou employer contre hti quelque autre ruse capable de faire nvorter son entreprise, et de lui causer une perte plus considérable que celle qu'il compte leur faire éprouver.

CM par une inrévoyance attentive qu'il évitera tous les dangers de ce genre ; c'est en se mettant sans cesse

(a) « Lorsque tous dresserez ces enirepri- 9 ses, ditMontluc, pesez tout, n'allez Jamais » à l'étoardi ; et sans toos précipiter Di 9 croire da léger, Jagez 8*11 y a de l'appa- 9 renée. Ten al tq pins de trenpés qu'au- » tremeat; et quelqv'assaraiiee qu'on tmis » Aoùtm, ftiMs QnecoatMbaOBriè^etaeToiis a ÉR pits *<ait à eeloi qui eojidaAt la wnr* ^ehandise» q«e fossn'ayes quelque corde » an main poor sanyer yotre fait de Tantre p côté. » C*est à roccasion de la surprise par intelligence, que M ontluc donne cette instmctioB aux Jeunes militaires.

CBS5A€. •!&

à la place de son enneM , qnll aaN^ rera la réussite de tous ses projets. Je sais bien que si Ton n'agissait à la guerre que lorsqu'on est assuré du succès, on deiheurerait presque foujours dans l'inaction; mais si l'on ne doit pas attendre une certitude physique, au moins ne ddt-on tenter aucune entreprise, que lorsqu'on aura pour soi d'heureuses probabilités.

Un stratagème qid aura été employé très souvent pourra réusiir encoffè'; mais une ruse nouvelle léuasira pitts sûrement que celle dont on awa pht^ sieurs (Ms fait usage. Un officier partie culier s'attachera donc à créer de nmveaux stratagèmes, et H y réussbrA-, fût-il dépourvu d'un génie très inven^ tif, s'il est sans cesse occupé de Mi objet, et s'il a acquis les connaissances dont nous avons encore è parler.

On ne doit cependant pas négliger dé se servir des ruses d^è connues : l'etpérience du passé n'est que trop sod^ vent perdue pour le présent.

Plus une machine est compf qbéé, plus elle produit dHRdleitoent l'eifbt qu'on en attend. Il en est dé mèihë des ruses de guerre: les plus simples sont les meilleures.

Il faut bien se pénétrer de cette idée, qu'une ruse bonne à employeir contre un commandant peu habile ou très contant, serait vaine contre mi chef vigilant et adroit; qu'un fttrata->> gème qui réussissait Contre tel peuple^ échouerait contré tiél autre.

Le secret est rime des entreprises militaires, nous ne saurions trop le ré* péter, et surtout de celles où f on veut employer la ruse. Un stratagème est semblable à une mine; ést-il éventé, on n'en peut espérer rien diieureux:

On emploiera donc, ^nr caèher unef attaque par stratagème, totas letf moyens que nous avons donnés pour

STRATAGÈMES « BTC.

taiùi; me svprîse secrète : od pren* dra, avaot de s'y engager, toutes les .précantions que nous avons indiquées ; op inarcbera, et ou se conduira cornjue nous Tavons prescrit

Lesstralagâmes sont natureliemeut divisés en stratagèmes simples, et en stratagèmes composés.

Nous appellerons stratagèmes simr plès , ceux qu'un officier particulier peut exécuter sans le concours d'aucune des personnes renfermées dans le post^ dont il veut se rendre maître ; ifons donnerons le nom de composés aux stratagèmes dont le succès dépend de quelque intelligence qu'on a pratiquée dans Tintérieur de ce posta. Si les premiers sont les plus sûrs, parce qu'on n'a pas à craindre les Ira* hisons, les seconds sont les plus faciles : ou donnera donc la préférence à ces d^raiers, après qu'on aura pris, toutefoiSt les précautions sages qu'une pru* dence timide peut suggérer.

En disant qu'une prudence timide doit présider aux dispositions d'un stcatagème composé, nous avons vou- In faire connaître combien il importe de s'assurer de la fidélité des personnes qui doivent y concourir.

Tout homme qui est capable d'entretenir des intelligences avec les en* nemis de son pays, est un traître ; tout traître inspire le mépris le plus pro« fond, et doit faire naître la défiance. Quelle confiance peut-on en effet avoir en un honuse assez vil pour trahir ce 91e les hommes ont de plus cher ? Leur patrie ! — Quel crime arrèlera celui qui a commis le pkis grand de tous les forfaits?

Pour vous mettre à l'abri des pièges que la duplicité pourrait vous tendre, dès qu'on vous proposera une op^i;atjjQfi militaire» dont une inteUigeaoe sera la baset vous examinerez quelle

est la penoaae qui est i la tète et cette entreprise, et vous saurez quels . sont les motifs qui la portent à voua servir.

L'amour de l'or, l'inconstance, une ambition démesurée, une haine aveugle, surtout le désir ardent de la vengeance, telles sont les passions, ou pour mieux dire les vices qui font les traîtres, et dont il faut quel^efois savoir iMTofiter.

Examinez mûrement les motifs de ceux qui trahissent la cause de leur pays pour vous servir, et comptez toojours davantage sur leur passion donùnante que sur leur intérêt. Vous devez vous moins défier d'un de vos compatriotes qui se trouvera chez Veanemi, que d'un homme de la nation ennemie ; mais confiez-vous rarement aux. militaires. Les lois de la fidélité sont ordinairement plus profondéuient gravées dans les codurs des guerriers* que dans ceux des autres homnies; vous devez par conséquent suspecter violemment leur trahison d'être feinte.

N'oubliez jamais que l'intérêt personnel est totyours la meilleure pierre de touche du cœur humain. De gcaudus promesses en cas de succès, des menaces non moins fortes, si l'on vous trahit : esigez de ceux que vous employez, des otages, ou le dépôt de leur bien.

Les hommes ne craignent pas toujours de se parjurer; mais ils balancent quand II s'agit de la perte de leur fortune, de leur vie, ou de celle des personnes qui leur sont chères.

Après que vous serez assuré des promesses du traître, en le mettant pour ainsi dire dans l'impefisibililé de vous trahir, vous examinerez cpKis moyens 11 peut mettre en usage pour vous servir; vous les pèserez avec soin. L'intérêt qui l'anime est capable de Taveugler, cl de lui faire croire

CfiSSÀC.

qu'il peut tont ce qu'il souhaite : rien ne paratt diflBcile à rhomme dominé par quelque grande passion. Après que vous aurez bien examiné s'il peut tout ce qu'il promet, vous songerez à l'exécution de l'entreprise (a).

C'est par le moyen d'une intelligence avec quelque citoyen, que vous pourrez faire entrer dans une place des soldats déguisés : la personne avec laquelle vous serez d'accord, les recevra et les cachera chez elle. Cette personne pourra encore vous ouvrir une porte au jour et à l'heure que vous aurez choisies; vous fournir lé moyen d'escalader les remparts; mettre le

(a) On doit toojoon craindre les Hommes qui Teolent desserrir leur patrie : leur irablton pevi être feinte oomme celle de Zopyre; comme celle de Lncanias avec Almandre. roi d'Épire; comme celle des Sarrasins qai irinrent se rendre à Louis IX, devant Bamietle ; on comme celle qa*éprouva le comte de Fienne devant Hesdin, en i525. Un traître pent, après toqs avoir servi» voos trahir vons->méme , ainsi qne l'dprouva âtofljToi de Cbami, à Calais, 1347. 11 pent anssi dire découvert, comme les Cordelien de Metz, qni voulaient livrer la place an comte de Mesmes, etc.

feu, pendant l'attaque, dans plusieurs endroits de la place, ou siHprendre les défenseurs en tournant le poste. Elle pourra aussi vous indiquer ou vous ouvrir un aqueduc, un égoùt ; engager les habitans à se rendre, en leur inspirant de la crainte, ou en faisant naître l'espoir dans leur ftme : elle pourra au moins vous donner des avis importans sur les connaissances que vous n*auriez acquises qu'imparfaitement.

Une intelligence que vous ar^.

pratiquée avec un soldat, vous tS^?^^ tera le moyen d'approcher du poste' sans être découvert, et d'escalader la partie du parapet où il sera en faction; un officier vous livrera une porte, ou quelque autre partie du rempart. Nous ne rassemblerons pas un plus grand nombre de régies sur l'art des stratagèmes composés. Non»

nous bornons à renvoyer aux exemples les plus frappans que Thistoire a consignés dans ses fastes : ils instruiront mieux que les préceptes.

Les circonstances inspirent les stratagèmes simples ; elles enseignent la conduite que Ton doit tenir dans (ou* tes les hypothèses d'une attaque.

EXTRAITS DE FECQUIEBES.

DSS eUKPKZSSS.

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