‹ Bibliotheque militaireChapitre 61 sur 614 · MV. III. US · texte numérisé non relu

MV. III. US

vans, a6n qu'il lui servit comme de de rempart, et qu'il ne fût point foieé de asasbaine malgré loi. Sur ces entf»» ùim^ laaosor cadette du roi Ptolémée , regardant |e trftne comme vacant , el se flattant de pouvoir y monter , s'échappe do palsps pour i^nir joindre Achillas, et commence à taire la goerre de con« cert avec lui ; mais b discorde se mit bientôt entre eux an sojet do commandement, ce qui augmenta les brgesses dont profitèrent les troupes, chacun voulant les gagner à quelque prix que ce fût. Tandis que ces événâmens se passaient ekea renUMil-, Photiti, goo^ Vérneuir du jeune roi, et régent du aoyaume» députait du quartier de €^ sar vers AehtltoB-, pour l'exhorier i le* nir bon , ei à ne point se dccoûrager ; ses oourrievs ayaiK été déeeuveila et saisis, il fut ilito à mort psr ordife du générai . Tels Turent les comniencemens de la guerre d'Alexandrie.

MIRTIIJS.

€>tifrrf îï'^lrrntitirff-

CondDitatioB de 1« ^a(mt d'Akundrie. — Las Égyptiens s'efforcent do retrancher Teau à

• Cc*sar. — Une légion vlenl le joindre. —

• Combat ntfval. -• Attaque de l'Ile el de lli digoe. — Départ du roi Ptolémée. — Fin de la guerre. — Défaite de Domitias Galvinus.

• Événeniens divers en Illyrie. —Concussions de Longiwif en BspagM. — Défiike de Pliarnaee ; retour de César en Italie.

An avant J. C 4$ , da Rome Sot.

1 . La guerre d'Alexandrie étani allumée. César fit venir des vaisseaux de *^ Rhodes , de Syrie e( de Gilicie , des archers de Crète, demanda de la cavalerie à Malchus , roi des Nabalhéens, et ordonpa partout qu'on lui fournil des machines» des vivres et du secours.

Cependant, on augmentait chaque jour ses fortifications par de nouveaux ouvrages; et tous les postes de la ville qui lui paraissaient faibles» on les munit de gabions et de manteleis. En même temps, par des trou^ pratiqués dans les murailles des maisons de son quartier r on bat les habitations voisines à coups de bélier, et tout le terrain des édifices qu'il ruine, ou dont il se rend maître par la force, il l'emploie à étendre ses fortifications. Car Alexandrie est presque entièrement à couvert du feu, parce qu'il n'entre point de bois dans la construction de ses bàtimena; tous les étages y sont

voûtés, et les IMU M!

pavés. César s'applifMÔi^ ssnmt, «a poussant en avant ses naittolets et ses ouvrages» à ooÉtper du lesie de la vilb eeMfi partie qui en était sépaiée m màéi par un marais. Ce moyen M êamàk espérer d'abord qu'en b divisant aîMt en deux, il poanrait plue eommodémmc donner ses ordres à ses troapen, qui se trouveraient ensemble : il voyait d'ailleurs qu'il lui serait alors plus facile de secourir oelles qui auraient besoin de son assistance, et d'être secouru lui-même de l'autre c6lé de la ville; mais par là il se procurait surtout Ta** vantage d'avoir de l'eau et du fourrage en abondance; il n'avait que peu de l'un, et l'autre lui manquait totalemant: il pouvait largement y pourvoir à l'aide de ce marais.

2. Ceux d'Alexandrie, de leur côté, redoublaient d'ardeur et d'activité ; ils avaient envoyé des députés el des commissaires, pour faire des levées sur toutes les frontières du royaume et dans toute l'Egypte; ils s'étaient pourvus d'un amas prodigieux de traits et de machines; ils avaient établi en outre une foule de boutiques d'armuriers», enrôlant tous les esclaves en âge de porter les armes» lesquels étaient nourris et entretenus aux dépens de ceux des

GCBRU D ALCKANDRIK.

Milms qu*il8 cniiêiil aatei riclM pour SQbvemr i ces fiaii jouniattefB. Celle nabiliide, dmlribnée en éilISrens endroits, leur Mrrulidéfendfe Ici qoarlieit les plus recalés : à l'égard des cobonsB de véiémiis, ils ks poêteient dam les lieu les plus populeux de la ville sans les charger d'aucun Iratail, afin ^'eilesfussefif loi^oars fralcheset loujow» à porlée de secourir les autres, ils naiODl rermé toutes les rues et les carlefours par un triple rempart de qoalame pieds de kaui» construit en pierres de laille : de très-haMes tours à dix étages protégeaient les endroits bas de ht ville; cl ils en avaient d'autres tou- Ifes aemUables, mais mobiles, qu'ils conduisaient sur des rooes» et avec dei cordes tirées par des chevaux, partout «i ils le jugeaient nécessaire.

3. ta ville, fort riche et abondam- ■mti pourvue , fournissait aux ennemis des ressources de tous genres. De plus, l'esprit adroti et ingénieux de ses habitons imitait avec tant d'art tout ce qu'ils nous avaient vu faire, que l'on eût dit que nous n'étions que leurs imiialc«rs ; ils inventaient tnême plusieurs uubchineSy se tenant à la fois prêts pour l'allaque et pour la défense. Du reste» dMM leurs conseils et leurs assemblées, les principaux d'entre eux représentaient que la politique du peuple tomain le portait insensiblement à se rendre maître de ce royaume; que peu d'années auparavant, Gabinius était venu en Egypte avec une armée ; que Pompée dans sa déroute l'avait choisie pour vetraiie; que César lui-même venait de s'y rendre avec des troupes; que la mort de son adversaire ne TempCebait pas de rester chez eux ; que s'ils ne l'en chassaient , il réduirait infailli- Mement leur royaume en province romaine; ce qu'il fallait promptement exécuter^ tandit que le mauvais temps

et hi saison s'opposaient à ce qu'il reçût des aeeours par mer.

4. GepcndaiH, hi division s'étanC mise entre Achillas , lequel , comme on l'a vu, étoit à la tète des vieilles troupes, et Arsinoé, fille cadette du roi Plolémée , chacun d'eux cherchant à supplanter son rival et i s'assurer le commandement, la princesse prévint le lieutenant , et le fit assassiner par l'eunuque Ganimède, son gouverneur. Se trouvant par là sans compétiteur, elle s'empare de toute rantorité, et donne le commandement des troupes à Gani* méde. Celui-ci , en prenant possession de cet emploi , fit de nouvelles largesses aux soldais, et conduisit le reste avec la même activité.

5. Alexandrie est presque toute creu*sée , et percée sous terre de canaux destinés à conduire l'eau du Nil dans les maisons des particuliers : c'est là qu'avec le temps elle se repose et se clarifie peu à peu. Les maîtres ainsi que leurs domestiques ne boivent point d'autre eau : car pour celle que le Nil roule dans son lit, elle est tellement trouble et chargée de limon , qu'elle engendre plusieurs sortes de maladies; cependant le peuple est réduit à s'en contenfer, parce qu'il n'y a ni source, ni fontaine dans toute la ville. Or, ce flenve cou<» lait dans le quartier qu'occupaient les Alexandrins; d'où Ganimôde crut qu'il pourrait intercepter l'eau à nos troupes, qui, distribuées dans divers postes pour la défense de nos ouvrages , en tiraient des puits et des citernes des mai* sons particulières.

6. Ce dessein approuvé, il entreprit on travail grand et difficile. Il coupa d'abord la communication de tous les canaux de la partie de la ville qu'il occupait avec les autres quartiers : ensuite, a force de roues et de machines, il éleva l'eau de la mer, qu'il fit refluer

fllMltJS*

ifflt liêVmx dwl Géttrétait kmallre; i les cnâtiitt ide tes iMofcl : il

ainsi , Teau que 1^ siens {MMMiecit des qileriies v<|i6U^fiB était «a pan pliisjaiée giia de eouluoie; ei la cause de cei aepidepl o'escûait iHûnt une surprise laèdiocre d^ notve part. Nous nous en xappoftieiis d'aiit^ni «doins à leur goût , 411a ceux des nôlrcs postés plus bas apsmaieat que Teau qu'ils bu?aM«it 4iail de iBéme natu» et de loèim sth mm qu'à Tordinaîre : de aorte qu'ils onDperaîeiu Tune et raiure entre elles » ist ea recoooaissaient la diffétenoa au goAt. Vais» au bout de quelques jours, to piaioiàre ne fut plus potable» et la ieeonde commença elle-mtaie à se eorrompre et à devenir selée»

7 . Dès lors plus de doute; la frayeur lut si grande, que tous se r^idôrent comme réduits aux dernières extrémi- |és. Les une murmuraient de voir César balaooer à se rembarquer ; les autres cmigoaient encore un plus grand mallieur, Tennemi se trouvant si proche , qu'il devenait impossible de songer à se retirer sans qu'il en fût averti ; et , que s'il voulait poursuivre nos troupes et s'opposer à leur embarquement » il était inutile d'y peitser. Dans les quartieis d'ailleurs qu'occupait César» \a* gaaient plusieurs habitans qu'il n'avait point iait sortir de leurs maisons, parce qu'extérieurement ils feignaient de lui Mre fidèles » et d^avoir quitté le parti de leurs compatriotes \ en sorte que si j'entreprenais ici la défense des Alexandrins 9 et si je cherchais à prouver qu'ils pe sont ni fourbes ai trompeurs» je m'épuiserais vainement en longs dis* cours : car quiconque aura une fois , pratiqué cette nation et pénétré son caractère ne pourra douter qu'elle ne aoit le peuple le plus enclin à la trahison.

S.Cependant, César cherchait par ses îaisonnemens à consoler et à diminuer

qtt*an creusant des paiis on iMttTiteatt infaîllibkBieaA de iMine eau , tmà» èss rivi^g«a ayant nalureUemem ^tea 4'ea«i douce; ai esux d'£gypi0 raient de tous les autres, malnea de la mer, puisque l'^anaerni n'avait- posM de flotte» on ne pouvait les empèeher de Isixe venir tous les jounde l'ean donoe avec leurs vaisManx^ ou d'Alberloa» qui âait gar leur gattohe, ou de l'He du Pbsre « qu'ils avaient à . leur drosie » le vent ne pouvant jaaMîs «tva temmme i la navigation de tous les deux eOtés« la foi». Ue ne devaient peiat songer à la retraite» iioiKseulemeot poitr pcb qu'ils eussent de l'honneur» eMtia mftniiP qu'ils estimassent 1* vie; de leucs mtrancbemens à peine pouvaien^-ilaaoi»tenir l'effort des ennemis ; a'ills abandonnaient «en pédant ravamagodu poste» ils seraient infailliUement mcsblés par le nombre; on aumii bien de la peine à passer des chaloupes dana tek vaisseaux , oe qui emploierait beaucoup de temps; les Alexandrûis au eeolfSiM'e étaient pleins de légèreté» et omnai^ saient parlaitement les lieux ; eomuM te succès surtout redoublait leur iaaor lence» ils gagneraient les devans^ e| s'empareraient des hauteurs et des mai^ sons » d'où ils s'opposeraient à notre re* traite et à notre embarquement. Par suite de toutes ces raisons, loin de pea? ser à la retraite » il ne fallait songer qu'à vaincre.

9. Ce discours ayant relevé le eeur rage de ses troupes, il chargea las eem turions de tout quitter* pour fisiie tter vailler jour et nuit à creuser des puilst Chacun s'étant porté avec ardeur à ea travail, on trouva dans une nuit tiM grande abondance d'eau dotioe» Aiesii en peu de temps, on remédia au mel que ceux de la ville s'étaient efforcés de nous faire en multipiiaut leurs ruses e|

•UURB 1> AmÀ!>iDKIE.

leurs irMftux. Deux jaan après, arma sur les oôies d'Afrique la trenie-septîème légion formée des débris des trou* pes de Pompée, el que Domilius Cal-^ Tinus avail fait embarquer atec des livres , des armes , des trails el des ma* chines; elle jeta raucce un peu au-dessus d'Alexandrie* Le venl d'Orient qui, depuis plusieurs jours, soufflait sans inlemipUon « s'était opposée à ce qu'elle gagnât le port; mais toute la cOte est excellente pour mouiller. Cette flotte , long-temps retenue par les venis contraires, vint à manquer d'eau; elle en instruisit César par un laisseau léger qu'elle lui dépÊcba

10. .Voulant voir par lui-mftme la pnni qu'il devait prendra, il monte sur un vaisseau , et donne ordre à toute sa flotte de le suivre. Il n'emmena point de troupes avec lui , parce qu'allant un peu loin, il ne voulait pas d^rnir ses retrauchemens, en son absence. Arrivé près d'un lieu nommé la Cbersonèse, ses maldots prirent terre pour faire de Teau; mais quelques-uns , s'étant trop écartés de leurs vaisseaux pour piller, furent pris par les eavaliers ennemis qui apprirent d'eux que César éuit là en personne avec sa flotte, et sans soldats. Sur cette nouvelle, les ennemis se flattèrent que la fortune leur offrait une occasion des plus favorables. Ils embarqueni donc des troupes sur tous les vaisseaux qu'ils tenaient prêts à taiire voile, et viennent au-devant de César qui revenait avec ses forces navales. Ce jpur-li il ne jugeait pas à propos d'engager l'action, pour deux motifs : parce qu'il n'avait point de troupes, et qu'il était dqà plus de quatre heures après midi. Or, il songeait que la nuit devait donner plus de har* diesse et de confiance à ses adversaires qui connaissaient le lerrrain; tandis qu'il n'aurait pas même l'avanuige de

pouvoir encourager les sîeps > hifli| faire : en effet, que servent les exbor-* tations, quand la valeur ^t la iêcheié sont également ensevelies dans l'obs* curité des ténèbres? U fit donc ranger aoa vaisseaux le plus près de uirre qu'il bâ possible , et dans un poste oà il ceut que l'ennemi ne viendrait pas les as« taquer.

il. A son aile droite élaii une ga^ 1ère de Rbodes» assea éloignée du resin de la flotte. Us Alexandrins l'ayavl aperçue vinrent aussitôt fondas sua elle avec quatre galères couveries ^ plusieurs barques découveties. Céme se crut obligé de venir à son secours^ pour ne pas recevoir un affront 8aM ses jfeux, bien que s'il lui fût arrivé quelque malheur, elle n'eût dû s'e»

prendre qu'à elle-même. On en vins aux mains ; les Rhodiens^qui s'ôtaîens toujours distingués dans les batailles navales par leur eourage et leur expé^ rience, n'hésilèrait poîni de sonteaia tout le poids de l'attaque , surtoui dina celte occasion , afin que l'on ne pus leur reprocher que c'était fÊLt leut faute qu'on avait reçu im écbee; et ils combauirent avec tant de valenr, qtt# l'avantage leut resta. Us prîreol umi galère à quatre rangs , en cotilèrenl unn autre à fond , en percèrent une Cioi^ sième, tuèrent tous ceux qui monlaiaiit ces vaisseaux , et un grand nombre de troupes qui étaient sur les autres» liiA^ fin si la nuit n'eût terminé l'action » César se fût rendu maître de toute lu floitedes Alexandrins* GedéaasueajraiH consterné l'ennemi, et le vem non»

traire s'étant fort relêcbé de sa vioN lence, le vainqueur fit, avec sa flalla^ remorquer ses vaisseaux de charge jtia^ que dans Alexandrie.

13. Les habiuns fureni abattue de ce mauvais succès, qu'ila alArir huaient inoins à la valeur d« nep Hnuh

HiitTiim.

pes qo'àj rhabileté de nos pilotes.,..

( Lô texte eit aUêré en cet endroit. ) Pour profiter de l'avanlage et de la supériorité du poste y ils se retranchèrent sur leurs terrasses , afin de pouvoir 6lre défendus des maisons voisines, et s'y firent des remparts de bois, tant ib craignaient que notre flotte ne vint les attaquer jusque sur terre. Ganimôde les rassure, et leur fait espérer, non^senlement de remplacer les galères perdues» mais même d'en augmenter le nombre; alors ils s'occupent avec plus d'ardeur et de zèle que jamais à réparer leurs anciens vaisseaux; et, quoiqu'ils en eussent perdu plus de eenc dix , tant dans le port que dans les arsenaux , ib ne désespérèrent point de pouvoir équiper une flotte, persuadés que s'tb étaient les plus forts sur mer, ils empêcheraient César de recevoir des vivres et des secours. Ajoutons que nés marins, dans une ville et dans ma pays propres à la navigation, et habitués dès l'enfance à ce genre d'exeretoe , ib étaiem d'autant plus portés à meure en œuvre un avantage qui leur était naturel et particulier. Ils savaient d'ailleurs quelles ressources ils avaient trouvées dans leurs petits vaisseaux ; ik s'employèrent donc avec une extrême activité à {[Préparer une nouvelle flotte.

13. Il y avait à toutes les embon* ehures du Nil des vaisseaux pour exiger les droits d'entrée. Au fond de l'anenal royal se trouvaient plusieurs vieux bfttimens dont on ne s'était point servi depuis plusieurs années : ils radoubèrent ces derniers, et firent revenir lesautresdans Alexandrie. On manquait de rames; ils découvrirent les portiques, les lieux d'exercice et les édi fices pubi ics, et en prirent la charpente et les chevroM; leur adresse naturelle, et l'abontlaneeqni régnait dans la ville, suppléè-

rent atout. Il ne s'agissait pas d'ailleurs d'une longue navigation; il éiailuniquement question pour eux de pourvoir au besoin présent,et desemettre^aétatde combattre dans leur port. Ainsi en peu de jours , et contre l'attente de tout le monde, ils eurent vingt-deux galères i quatre rangs , et cinq à cinq rangs , auxquelles en ajoutèrent plusieurs moindres , découvertes. Aussitôt ils les font manœuvrer à la rame dans le port pour les essayer; ensuite ils les chargent de soldats aguerris, les armant de tout oe qui était nécessaire pour combattre. César n'avait que neuf galères de Rhodes ( de dix iqu'on lui avait envoyées , une était échouée dans le trajet sur la côie d'Égypie); huit du Pont, cinq de Lycie , et douze de l'Asie Mineure. Plein de confiance néanmoins dans la râleur de ses troupes , après avoir reconnu les forces de l'ennemi, il se prépare au combat.

14. Lors donc qu'on en fut venu au point de compter chacun sur soi-mêâie»

César fait faire à sa flotte le tour du phare , et parait en bataille à bt vu^ des Alexandrins. Il place à l'aile àtoïle les Rhodiens, et ceux du Pont à la gauche; laissant entre deux un espace de quatre cents pas, qui paraissait suffire pour la manœuvre des vaisseaux.

Derrière cette première ligne, il distribue le reste de sa flotte de manière que chaque bâtiment fût à la suite de celui qu'il devait secourir', et leur donne ses ordres en conséquence de cette disposi« tion. Ceux d'Alexandrie, se présentant à leur tour , se rangèrent en bataille avec beaucoup d'assurance : les vingt-deux galères à quatre rangs occupaient leur fi^ht ; 4e$ autres , destinées à les soutenir , formaient leur seconde ligne. Ils avaient de plus un grand nombre de petits navires et de barques chargées de matière^ combustibles , pour cher-

GUERIIK l>^At«£XAM»Rl£.

Page 1