N. D. GUICHART
BERLIOZ (Hector), compositeur français.
Le fracas des torrents, le silence des plaines Le calme des beaux soirs ou la splendeur du jour. Fécondaient ton esprit au milieu de tes peines Et consolaient ton cœur qui débordait d'amour ?
(i) Mot de Sacchini,
Aussi de Tunivers les beautés infinies, La majesté des mers, le mystère des bois Et ces nuits du Midi, pleines de mille voix Pour toi se sont changés en riches harmonies.
C'est pourquoi te voilà désormais immortel. Comme tout ce qui vit dans l'immense nature, Comme laube qui luit et le vent qui murmure. Comme les astres d*or qui fourmillent au ciel.
Comme le vaste essaim des passions humaines, Comme lamour, hélas ! et comme la douleur. Tu fais revivre en nous nos bonheurs et nos peines, Et chacun trouve en toi les accents de son cœur !
(Lu à un concert du Châtelet à Paris en i8yS,par M, Grandtnougin,)
Autre :
Chor der Wiener Musiker beim Berlio\-Fest 18418.
Genossen ! macht ein ernst Gesicht,
Es geht um unsre Ehre ; Und kônnen wir das Leichte nicht,
Versuchen wir das Schwerc I
Setzt hoch und hôher euch das Ziel,
Berspottet aile Schranken ; Von fern gesehn erspart man viel,
Vor allem die Gedanken.
Und fehlt uns etwa das Talent,
Génie lacht der Gemeinheit, Drum NuUen schaart, so viel ihr kônnt,
Euch um die fremde Einheit.
Der Haydn ist doch gar zu ait,
Was soU uns solch* Gewinsel ; Wir malen auch wie er gemalt,
Doch mit dem groben Pinsel.
Und hâlt sie Mozart noch behext,
Sein Reich soll bald verschwinden ; "^
Wir denken mit der Quint und Sext,
Bei ihm war's bloss Empfinden.
Beethoven erst hob sich vom Staub,
Drum sei er unser Lehrer, Heisst das : von da an, wo er taub ; So wûnschen wir die Hôrer.
Nehmt noch das Feldgeschrei zuletzt
Von Machbeths Zauberschwestern ; Das Foui isfair " heisst ûbersetzt :
Lobhudeln und verlâstern.
Grillparzer.
SAINT-HUBERTI (Madame), de TOpéra.
Vers à M^ne de Saint-Huberty, à son retour à Paris.
On vous grondoit hier à Cythère, au Parnasse, En brave Chevalier, j'y pris votre parti,
Qua-t-elle fait, disois-je ? Expliquez-moi de grâce
Quel est son crime enfin?.... — D'être Saint-Huberti , Me dit Cypris, toute en colère.
— Elle a tort, j*en conviens : mais ce nom doit vous plaire :
Il vous a gagné tant de cœurs I —
— Oh I oui, gagné ! c'est bien l'entendre. Avec ses traits, ses talens enchanteurs,
Me gagner tous les cœurs, n'est-ce pas me les prendre ?
Ainsi parloit la mère de l'Amour,
Je l'agaçai par un méchant sourire.
Puis me tournant vers le Dieu de la lyre : Allons, Seigneur, lui dis-je ; à votre tour.
Il parla peu ; mais sa langue dorée
Laissant couler la persuasion,
On sentit chanceler en cette occasion La foi de Chevalier qu'on vous avoit jurée,
Ce Dieu plaidoit nos plus chers intérêts. |r Vous voyagez dans son empire,
Myrthe et laurier ne peuvent vous suffire, Faut-il donc emporter encor tous les regrets.
D. L. B.fdela Rochelle)
A la même:
Sur le rôle de Didon.
Inimitable Enchanteresse, Quand vous exprimez de Didon La douce et naïve tendresse, Et la douleur touchante, et lafTreux abandon, Tout le public est dans l'ivresse ; Et le triomphe est mérité.
Mais je dis à part-moi : la sensibilité. Ses regards, ses accens, ses soupirs et ses larmes Nuissent trop à la vérité * Lorsqu*il faut quitter tant de charmes,
La vraisemblance manque à Tinfidélité.
Autre :
A JVfwe Satnt-Huberti, à la reprise ^fAlceste,
le 24 Février 1786.
Aujourd'hui par de nouveaux charmes, Alceste intéresse à son tour, Et THymen vient mêler des larmes Aux pleurs qu'a répandus l'Amour.
Tu verras donc, fille de Melpoméne, L'Envie en pleurs gémir de tes succès ; Tant de beauté mérite bien sa haine :
Pardonne-lui les maux que tu lui fais.
M. Hoffmann,
Favorite de Melpomène, Sâint-Huberti, que sur la scène, Tu sais bien maîtriser les cœurs !
Par quel art, quel pouvoir suprême * Tes accens font couler nos pleurs !
Sur ton nom Didon elle-même Soupire ses tendres douleurs.
Epris du désir de s'entendre, L'illustre Virgile, dit-on.
Quittant le séjour de Plu ton, Parmi nous est venu se rendre, Enchanté de ton action.
Tout à la fois sublime et tendre.
Il a reconnu sa Didon ; Et dans sa vive émotion Soudain de lartique couronne.
Qu'il reçut des mains d'Apollon, Il a détaché le fleuron.
Qu'avec lui le public te donne.
Poursuis tes succès éclatans, Parmi les plaisirs et la gloire ; Ton nom vivra dans tous les tems.
Inscrit au temple de Mémoire.
Février 1784. RaoULT,
Ancien Professeur de langue française a TÉcole Militaire.
MEYERBEER (Giacomo), compositeur.
On applaudit toujours les ouvrages d'Auber ; De Rossini les chants sont admirables,
Et le grand Meyer-BQer Nous donne à tous les diables Avec son diable de Robert.
11 a trouvé des effets incroyables ! . . .
C'est le successeur de Weber.
Au même.
Vorm Jahre war ich im Bade zu Spaa,
Und sah mit Vergnûgen, was da geschah :
Ich sah einen deutschen Componisten,
Ich weiss nicht, ob Juden oder Christen ;
Es war eine krànkliche, schwache Person
Und sah aus wie 'nés alten Meiers Sohn ;
Der fûhrte zu Spaa eîn wunderlich Leben !
Es konnte 'nen nârrischer Rauz nicht geben.
Fûrs Erste that er einen Esel sich miethen,
Drauf kam er nun haubich einhergeritten.
Dabei trug er 'nen grossen Familienknicker,
Und schien zu taktiren mit'm Stubenthûrdrûcker ;
Um den Hais truger einen schwarzen Shawl ;
So sah man den Sonderling ûberall,
Und dieser unscheinbare Mann,
Der Vieles will und Manches kann,
Von Zeit zu Zeit môgen wir den Alten leiden ;
Er verstand es, uns grossen Genuss zu bereiten.
Er hat ein kosmopolitisches Streben.
In seiner musik — und Feuer und Leben.
Auch verstand er was von Instrumentation,
Und sass lange allein auf dem Opernthron.
Und die Moneten — ach ! die Moneten !
Von Robert dem Teufel bis zumPropheten, —
Auch dièse Kunst hatt'er mitHerrn&r/^^gemein,
Und das ist's, wasviele ihm nicht verzeihn.
Doch Viele noch, glaub' es, verehren Dich
Als liebenswlirdigen Kûnstler sicherlich !
i855. Jeremias Querpfeifer.
Au même. •
La musique de Meyerbeer contient des. escaliers immenses et des tours crénelées.
LÉO LESPKS.
oo
Au même.