‹ Bibliothèque musicale populaireChapitre 18 sur 52 · SONETTO · texte numérisé non relu

SONETTO

Quel lauro onde la vergine romana Orna va il capo al vincitor guerriero, Che fea ritorno alla città sovrana Di gloria carco e d'altre spoglie altero ;

Quel lauro che cingea la sovrumana Fronte del Grande che cantô primiero Gli eterni regni, che vil patria insana Fè ramingo stentar sotto altro impero ;

Quel lauro imperituro abbiti, o degno Cultor deir arte, che la casta fronda Vince corona di qualunque regno !

Chè questa un tempo brilla, e splendor perde Coir uom sotterra, quella, ognor gioconda, Fato, morte non teme — è sempre verde I

Dottor Marco Golinelli.

ARNOULD (Sophie), cantatrice française, née à Paris en 1740, morte en 1802.

Pourquoi, divine enchanteresse,

Me troubles-tu par tes accens ?

Tu me fais sentir une ivresse

Qui ne va pas jusqu'à tes sens.

Peut-être' que dans ma jeunesse

Mon bonheur eût été le tien :

Je t aim^, et le temps ne me laisse

Que le désir... Désir n'est rien.

Ah ! tais-toi ; mais non, chante encor» ;

Qu'avec tes sons voluptueux

Mon reste d'âme s'évapore.

Et je me croirai trop heureux.

A la même.

Favart.

Ne pleurez point, jeune K Arnould, courtisane prudente, En quittant Tarène galante Garde une réserve à l'amour.

(Sous une caricature,)

A la même.

Lorsqu'en t'applàudissant, déesse de la scène, Tout Paris t'a cédé le buste de Clairon, Il a connu les droits d'une sœur d'Apollon Sur un portrait de Melpomène,

A la même.

Ainsi tout passe sur la terre, Esprit, beauté, grâces, talens, Et, comme une fleur éphémère.

Tout ne brille que peu d'instans !

(A sa mort.)

A la même.

Sur vos genoux, ô ma belle Sophie, A des couplets je songerais en vain ; Le sentiment vient troubler le génie.

Et le pupitre égare lecrivain.

CLAIRON (M}^^) , cantatrice française à Paris en 1763, née en 1723 à Gondé.

J'ai prédit que Clairon illustrerait la scène, Et mon espoir n a point été déçu :

Elle a couronné Melpomène ; Melpomène lui rend ce qu'elle en a reçu.

Garrick, acteur anglais.

DURANCY (M"<^), qui débuta à la Comédie française en 1759, âgée de i3 ans ; elle passa ensuite à l'Opéra en 1762.

O Durancy ! par quels charmes puissants. Par quel heureux prestige abuses-tu mes sens ?

C'est l'effet de ton art suprême.

Je cours à l'Opéra pour t'entendre et te voir ; L'actrice disparaît ; tu trompes mon espoir : Je ne vois plus qu Ernelinde elle-même.

(Vers adressés par Favart lorsque cette actrice jouait le rôle d Ernelinde dans V opéra de ce nom.)

FAY, deux sœurs de ce nom, W^^ Léontine et Elisa Fay, occupent dans le monde musical un rang distingué : la première devenue M"*^ Volnys; la seconde M*"® Genot. (Voir Panthéon Musical, T. VI, pp. 87 et 168).

Dans le 3"® volume de cet ouvrage, nous donnerons quelques détails sur ces cantatrices,

qui, en 1820 et 1822, opt fait lesdélicesdes théâtres en Belgique et en Hollande.

M. Van Brée à Anvers, a peint, en 1820, le portrait de Léontine, alors qu elle n'avait que 8 ans.

Jeune enfant, jouis sans débat Des honneurs de lapothéose :

J admire en toi Mars et Contât Que renferme un bouton de rose.

Autre.

Apprenez qu'un pareil talent Est inné dans notre famille Et que dans cet emploi brillant Je me trouve de mère en fille.

Ma grand*mère pendant trente ans Pour amoureuse fut connue (i) Et ma mère, ayant dix enfants.

Jouait encore Tingénue

Autre.

Toi qui dans un âge si tendre

Sus de ton art atteindre la hauteur,

Aimable Fay qui pourrait entreprendre

De peindre dignement ton talent enchanteur !

La nature de Thalie Pour te rendre parfaite unirent leur pouvoir ; Plus on te voit, plus on voudrait te voir.

Et plus on te trouve accomplie : De Yamante de Paul, le sombre désespoir, De lespiègle Jenny la malice enfantine, L'enjoûment de Clara, la candeur de Cécile, Tour-à-tour nous ravit, et Tesprit enchanté Croit dans la fiction voir la réalité.

(1) M«»e Roussellois.

Ta voix flexible, harmonieuse et pure

Pénètre au fond des cœurs ; Des malheurs d'Alexis la touchante peinture

Nous arrache des pleurs ; En toi tout sait charmer et plaire, Et ton jeu naturel, tes grâces, tes attraits Font prévoir que bientôt le diamant français

Ne sera plus un solitaire, (i)

Liège, 1822.

(1) On lit dans un journal du temps ;

n Les représentations de la petite Léontine Fay à Liège, ont attiré la même aflQuence, excité les mêmes transports d'enthousiasme qu*à Bruxelles. Après la représentation de Paul et Virginie, trois couronnes ont été jetées sur le théâtre pour les deux sœurs. »

Au mois de février 1822, la famille Fay se trouvait à Tournay.

Le mercredi 27 février, Léontine Fay, actrice du Gymnase, donna sa première représentation à la Monnaie à Bruxelles avec Alexis ou l'erreur d'un père, et Jean et Geneviève, opéras.

Le vendredi 1' mars, elle chanta, dans Paul et Virginie, les Deux petits Savoyards et, dans Froisine, avec sa sœur Elisa et Fay père

A la 3« représentation on donna Adolphe et Clara et le Devin de Village,

Le public accourt en masse à ces représentations et on applaudit à tout rompre quand on redemande le couplet final de Taimable Froisine :

Cette scène depuis longtemps A toute ma famille est chère ; Ma grand* maman par ses talens, A su vous charmer et vous plaire, A vous entendre lapplaudir.

' Ma mère est aussi parvenue...

Comment allez-vous accueillir La dernière venue ?

L'impression que produit la petite merveille grandit à chaque représentation.

Le public demande à grands cris une 5« représentation qui a lieu le 7 mars, avec Cendrillon et le Mariage enfantin.

Son A. R. le prince d'Orange vient également applaudir la merveille.

Ce jour-là on fait la fabuleuse recette de 2600 francs, succès sans exemple dans les annales du théâtre de la capitale.

Le portrait de la petite Léontine, dans la petite Sœur, a paru chez Jobard à Bruxelles.

Au mois d'avril elle donna plusieurs représentations à Liège.

MIOLAN-CARVALHO, cantatrice française.

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