‹ Bibliothèque musicale populaireChapitre 4 sur 52 · Anvers, 9 mars · texte numérisé non relu

Anvers, 9 mars

: M"*" Colson, Mina Bia, MM. Dierckx, Van den Eynde et

selaer.

^-^^r jgoir (Edouard) y compositeur-musicologue à Anvers.

Belgen in 1848, en i acte, paroles de Roelants et E. Stroobant . un drame lyrique. Bruxelles, 26 sept 1851. Artistes : M"** Dae- *s, Verstraeten, MM. Félix Van de Sande, J. Van den Heuvel, . Paque, N. Le)rtens, J. De Swaef et Ferd.Van de Sande. Le poème a été publié à Bruxelles en 1852, chez L. Dehou. Willem Beukels (nom propre Guillaume Beukels) , opéra-comique en I acte, paroles de E. Stroobant etS. Willems. Bruxelles, 21 juillet 1856. Artistes: M"*® Heilbron, MM. Lauwers, Posch, Slosse, Chavée et De Jonghe.

La pièce se passe à Biervliet au XIIII® siècle. Le poème a été imprimé à Bruxelles.

Cet opéra a été joué en 1865 avec grand luxe de décors et de costumes à Ypres, puis en 1875 ^ Louvain. On Tavait déjà représenté à Anvers en 1857 au théâtre flamand.

Hubené (Louis), professeur à Bruges.

Baudouin van Constantinopel^ en 2 actes , paroles de Van Severen, sous-officier au 3* régiment de chasseurs. Bruges, en semptembre 1853, par la société : IJver en Broedermin,

Artistes principaux : M^®" May, Loncke, M. Gillemon. Décors de M. Devriend de Gand.

Willem Beukels J op. c. en i acte. Non joué.

Berthe of moed en heldendaad^ paroles de M. J. Godefroy et Ch, Van den Broucke.

Konlng (David), à Amsterdam.

Het Visschersmeisje^ op. c. en lacte, honoré d'une prime par la Société pour V encouragement de V art musical. Non représenté.

Mechelaere (Ed.), à Bruges.

Andréas de Beeldhouwer of de oorspi^ong der Schouw en hei Vrije van Bi^ugge^ en 3 actes, par F. Carrein. Bruges, le 13 janvier 1861, par la société : IJver en Broedermin,

Le poème a été imprimé à Bruges, chez Tanche fils, en 1861.

Mertens (Joseph), violoniste à Anvers.

De Vrijer in de strop, op. c. en i acte. Anvers, 18 mars 1866.

Artistes : M"'^ Mathilde CoLson , MM. Dierckx et Van den Eynde.

De Vergissing^ op. c. en i acte, paroles de Paul Billiet. Anvers, 6 janvier 1869, au théâtre des Variétés.

Artistes; M^^"^ Beersmans, Mina Kley, El. Stoop, MM. Hendrlckx et Lenaerts.

Cet opéra a été publié à Anvers, chez H. Possoz.

Thecla ofboer enduivel, en i acte, paroles de Anvers

21 janvier 1874.

Artistes : M""^ Coryu-Drlessens , MM. Ilendrickx, Lemmens et Frederik.

Liederih de Rentmeester^ op. c. en 3 actes , poème de Paul Billiet. Anvers , au mois d'août 1875.

Cet opéra a été très-bien accueilli, mais ce n'est pas le premier opéra flamand qui ait été représenté en Belgique, comme le dit la Gazette,

Artistes principaux : M*'®® Hasse'mans, Virginie Gobbaerts, MM. Delparte et Blauwaert.

En 1876 , c et opéra a été joué à La Haye , à Amsterdam et dans d'autres villes de la Hollande.

Il a été repris à Rotterdam en 1877.

De zwarte kapitein^ en 3 actes et 4 tableaux, réprésenté le 12 mai 1877 à La Haye, paroles de Rosier Faassen.

Artistes : M"*^^ Hasselmans, Gobbaerts, Aleidis, MM. Blauwaert, Delparte, Goosens, Benjam'n et Lejour.

Miry (Charles), professeur à Gand.

Brigitta, ofde twee Vondelingen, op. c. en 3 actes, par H. Van Peene, représenté pour la i^ fois à Gand, par la société : Broedennin en Taalijver, à l'occasion de l'inauguration du théâtre Minard- Schouîcbiirg , le 27 juin 1847.

Personnel : M™®® Van Peene, Fauconnier, M"® S. Miry, MM. B. De Vriend , G. Verhaegen , L. Degerickx , Lafontaine et K. Sielbo.

Cet opéra a été joué à Anvers, le 7 Novembre 1859.

Anne Mie ofde gevoelens eener goede opvoeding, en i acte, paroles de M. Destanberg. Anvers , sur le théâtre flamand , dirigé par M. A. Leytens, le 9 octobre 1853. Artistes : M"®* Lucie, T.Herremans, MM. Destanberg, A. Leytens, V. Driessens et Van de Water.

De Keizer bij de Boeren, en i acte , paroles de Nap. Destanberg , représenté à Gand au théâtre Minard , le 29 octobre 1866 , puis à Bruxelles.

Personnel, à Gand : M"*®* Bataille-Overheyden, Verstraeten, MM. Hendrickx, Dhaenens, Paul Thery ; à Bruxelles : M*"®* Hermans, De Somme-Gassée, MM. Kapper, De Somme et Vandervoorde.

De occasie maakt den dief^ opérette en i acte, par N. Destanberg. Jouée à Gand , le 24 décembre 1866.

Personnel : M. Paul Thery et M™® Verstraeten.

Maria van Burgondié, en 4 actes et 5 tableaux, par N. Destanberg. Joué à Gand, le 28 août 1866.

Personnel : M""*' Bataille-Overheyden, Verstraeten, MM. Hendrickx, Dhaenens, Van Ghelder, Delanghe, Debliqui, P. Théry et Pontzeele.

Cet opéra a été joué à Anvers et à Bruxelles au Cirque.

Frans Ackerman, en 4 actes, par Destanberg. Joué à Bruxelles, au théâtre national , le 13 octobre 1867.

Brutus en César, en i acte, par Pieter Geiregat Joué à Gand, le 14 octobre 1867.

Personnel, à Gand : M™*" Verstraeten, Bataille-Overheyden, MM. Dhaenens , Ed. Hendrickx , P. Thery , Delanghe ; à Bruxelles : M™** De Somme, Hendrika, MM. Boutens, Barman , Vandervoorden et De Somme.

Cet opéra a été représenté à Anvers, le 25 décembre 1868, par la troupe des Variétés.

Een Engel qp loacht, en i acte, par Pieter Geiregat.

La troupe du théâtre national d'Anvers représenta cette pièce, le 8 décembre 1869.

Le poème a été imprimé à Anvers, en 1869, par L. Marchand.

Personnel, à Bruxelles (en 1876) : M"® Hendrika, MM. De Cock, Kapper, Vandervoorde, Lenaerts, Vanderwee et Lejour.

Het Driekoningenfeest^ en i acte, par Pieter Geiregat. Joué à l'Alhambra à Bruxelles, en janvier 1876.

Personnel des amateurs : M"® Hendrika, M°*® De Somme-Gassée , MM. Schaumans, Boutens, Barman et J. Van de Sande.

Meester Primics^ op. c. en i acte, de Em. Van Goethem.

Le poème a été imprimé à Anvers, chez J. Marchand.

Cet opéra n'a pas été joué.

De dichter en zijn droombeeîd^en 4 actes, paroles de H. Conscience. Non joué.

La partition a été publiée par la maison Schott.

Muller (P.), directeur de l'harmonie à Gheel.

Adriaan Brouwer, op. c. en i acte , de Em. Rosseels.

Le poème a été imprimé à Anvers , chez C. Schetsberg, en 1861.

Nevejans (Ed.), à Gand.

De dubbélU jagt, op. c. en i acte, par Nap. Destanberg.

Le poème a été imprimé à Gand, chez J. Van Doesselaere, en 1862.

Ruelens (J.), à Bruxelles.

Gielen en Orietje^ opérette en i acte , par E. Van Driessche.

Le poème a été imprimé en 1868, chez Ed. Donné, à Anvers.

Ryssens (Gommaire), à Anvers.

f De Duivenmelker^ drame populaire en i acte, par E. Rosseels. Anvers, 7 janvier 1854.

Le poème a été édité à Anvers, chez Schetsberg. S tille fvaters hebben diepe gronden^ op.c.en i acte, par E. Rosseels. Anvers, au théâtre national.

Smlts (Guillaume), professeur-compositeur à Amsterdam, mort en 1869.

De Gelofte^ en 3 actes. Amsterdam, 1840. Cet opéra avait bien réussi.

SoU'V^elne (C. J.)» à Bruxelles.

De rat in de val, op. c en i acte, par C. Versnaien. Bruxelles, 1861, par le Kunstverbond, Annoot-Broeckmans édita en 1865 le poème.

Il a été joué à Anvers, le 21 octobre 1863, par M"*" Colson, Beersnians,MM. Kiebooms, Dierckx, Moreels, Van den Eynde et Lenaerts.

Daniel of het sîot van Uitherken, drame en 3 actes , par De Meyer-Roelandts.

Le poème a été imprimé à Gand, chez W. Rogghé, en 187L

Ten Gâte (André), d'Amsterdam, mort à sa campagne à Harlem, en 1858.

Seid en Palmire^ op. en 3 actes, texte de M. Gravé. Amsterdam,

Constantia^ gr. opéra. Amsterdam, 1835.

Numa Pompilitts, joué à Amsterdam, fit fiasco complet.

L'ouverture de Seid en Palmire a été arrangée par J. Gaterbos, et publiée à Amsterdam.

Texmstedt (Auguste), àLouvain, décédé en 1876.

Quinten AfetsijSy of Liefde enKunst^ en 3 actes, paroles de M. Ed. Van Even, représenté à Bruxelles, par la société : De Morgen- 8tar^ le 25 septembre 1871.

Van Bree (Jean-Baptiste), compositeur et chef d'orchestre de la société Feliœ Meritis^ à Amsterdam, mort le 14 février 1857.

Sapho^ écrit pour le théâtre national d'Amsterdam, paroles de J. VanLennep. Amsterdam, 22 mars 1834. Dix-sept représentations consécutives. Accueil très-favorable. (1)

M. Theune à Amsterdam publia l'ouverture à 4 mains.

Opéra non représenté :

Neemt u in acht^ opérette en i acte.

De Heîdendood van Van Speyh, pour chœurs et orchestre, n'est pas un opéra.

Les données de M. F. Clément sont toutes fautives,

(1) Cet opéra n*a pas été joué à La Haye,

Van den Aoker (Jean), ancien chef d'orchestre du théâtre flamand à Anvers.

Vijfjaar getvacht! op. c. en i acte. Anvers, le 9 décembre 1855.

Artistes: M™®^ Verstraeten, Hammecher, MM. Destanberg, D. Coryn et Van Doeselaer.

Le poème a été imprimé à Gand, chez Van Doosselaere, en 1855.

Een avontuur vanKeizerKarel, opéra com. en i acte, paroles de N. Destanberg. Anvers, 23 janvier 1856.

Artistes : M"*®* Verstraeten, Hammecker, MM. D. Coryn, F. Van Doeselaer et J. VanJenberg.

De Dorpsmeeting , opéra en i acte, paroles de M. Rosseels. Anvers, 21 octobre 1857.

Artistes: M™®* Verstraeten, Heilbron, MM. Destanberg, Knops, De Jaegher, Coryn, Van Doeselaer , Dierckx, Van den Eynde et Lenaerts.

De Zinnelooze van Ostade (1), opéra en i acte, de N. Destanberg. Anvers, 6 décembre 1857.

Artistes: M"* Scheps, MM. Coryn, Van Doeselaer, Lenaerts, Dierckx et De Schepper.

Van Dyck te ^S'aren^A^m, opérette en i acte, paroles de E. Rosseels. Anvers, 7 janvier 1863.

Artistes : M"®* Colson, Verstraeten, MM. Van Doeselaer, Dierckx et Van den Eynde.

Le poème a été imprimé à Anvers, chez Ed. Donné.

Moor en Crisptjn, opéra de Harry Peters. Anvers, le 5 décembre Artistes : M"® Verstraeten, MM. Van Doeselaer et Lenaerts. Romeo en Marielle^ opéra en i acte. Anvers, 26 octobre 1859. Artistes : M™® Verstraeten, M. Van Doeselaer. Het lied van Margot^ opéra en 2 actes. Anvers, le 26 octobre 1859.

(1) M. Clément a mal traduit ce titre en écrivant : Van Ostade Vinsensé. Il faut lire: Le folle crOstade. Ostade est une commune des flandres.

Il y a à Anvers un théfttre français et une scène flamande Nationaal Tooneel (théâtre national), exclusivement destiné aux pièces flamandes.

Un nouveau théfttre d*une beauté remarquable a été inauguré en 1874.

Les données de MM. Clément et Larousse, sont fautives concernant les opéras de cet artiste.

Artistes : M*°®^ Verstraeten, De Terre, Emilie, MM. Dîerckx, Van Doeselaer et Lenaerts.

Hageroos de geitenwachtster, paroles de Destanberg, opéra en 2 actes. Anvers, 5 janvier 1862.

Artistes: M®® Coryn, VanderFink, MM. Coryn, Meulemeester , Van Doeselaer, Dierckx, Baltens et Verhagen.

Koppen en Letteren^ opérette en i acte. Anvers, 12 novembre 1866.

Artistes : M"® Mathilde Colson, MM. Van den Eynde, Sangeleer et Van Hoffelen.

Van der Ghinste (Pierre), mort à Courtrai en 1862.

Het Pruissisch soldatenkwartier, op. c. en i acte. Courtrai, 1810.

Van de Sande (Félix), acteur à Bruxelles. Hoe schoon is de natuuVf opérette en i acte. Anvers , 8 mars 1874. Artistes: M"*® Verstraeten, MM. Van Doeselaer, Srhramade et Beirenstein.

Cet opéra a été aussi joué à Bruxelles, par la société :^^ Wijngaard,

Van Duyse (Florimond), avocat-compositeur à Gand.

Teniers te Grimbergen, oi)éra com., paroles de son père Prudent Van Duyse. Gand, 1860 (15 juillet), au théâtre Minard, par la société : De Fonteinisten,

Le poème a été imprimé chez Van Doosselaer, à Gand.

Lena, en 2 actes. Non représenté.

Een die fin huis^ op. c. en i acte, de E. Rosseels. Anvers, 1861.

De Wildstrooper, op. c. en 2 actes, par Gustave Coryn. Gand, le 6 novembre 1870, par la société : Broedermin en Taalijver,

Le poème sort des presses de J. Van Doosselaer, à Gand (1871).

Satan, comédie fantastique en 3 actes avec prologue, par G. Coryn. Gand, le 7 février 1869, par la société : Broedermin en TaaUjver,

Le poème a été édité à Gand , chez les frères Michiels, en 1869.

De zoete inval, op. c en i acte, par Ch. Versnaien. Anvers, 8 mars

Artistes: M"®® Colson, Broeckx, Desomme, MM. Van den Eynde et Dierckx.

Le poème a été imprimé en 1865.

Rosalinde^ en 3 actes, de E. Rosseek Anvers, 17 janvier 1864»

Artistes : M^^®* Mina Van Velzen, Beersmans, MM. Dierckx, Van den Eynde, Van Doeselaer, Frederik et Kieboom.

Satan f a été joué à Anvers, au théâtre flamand, en 1874.

Van XSyken (G.-J.), compositeur néerlandais, organiste à Elberfeld, y décédé.

Het Krooningsfeest van Keizer Karel te Bologne (24 février 1530)1 en 2 actes. Amsterdam, le 14 mai 1858.

Il a été couronné au concours ouvert par la Société pour f encouragement de Vart musical.

Les paroles sont de M. J. J. Wap.

La musique dénote une étude approfondie de Tharmonie et du contre-point.

Van Ghelu^we (Louis), à Bruges.

Philipinne van Vlaanderen^ paroles de M. Delcroix, joué à Bruxelles, le 18 mars 1876.

Cette pièce a eu plusieurs représentations.

Van Herzeele (Fr.), à Fumes.

Hotse-Botse^ op. c. en i acte, par H. Van Peene. Gand, 30 décembre 1860, au théâtre Minard , par la société : Broedermin en Taalijver. Artistes : M"*® Van Peene, M. Fauconnier. Gand, chez Van Doosselaere.

Het Zomerlief^ op. c. en i acte. Gand, 30 janvier 1860.

SimonettCf op. c. en i acte, par H. Van Peene. Gand, février 1861.

Imprimé à Gand.

Van Hoey (Gustave), professeur à Malines.

De gewaande Bultenaav^ op. c en i acte, par A. Schepens.

Le poème a été imprimé en 1869, chez J. Marchand, à Anvers.

Van LOO (Julien), chef d'orchestre à Bruxelles.

Een Liedje vanMoeder, op. c. en i acte, par Jean Roeland. Bruxelles, le 24 décembre 1866, par la société royale : de Wijngaard, au théâtre du Cirque.

Le poème a été imprimé à Anvers, chez J. Marchand, en 1867»

Van Synghel (A.), à Bruxelles.

Breydel, en 3 actes, destiné au théâtre flamand à Bruxelles.

Verheyen (P.), à Gand.

Dejagtpartij van Hendrik IV, composé à la fin du siècle dernier.

Waelput (H.), chef d'orchestre à Gand.

Berken de diamantslijper. On en a exécuté des fragments dans un concert à Bruxelles, le 10 janvier 1876.

'Winthagen (Jean-GuilL), mort à Renalx, le i"* juillet 1867. De Broederliefde^ en i acte, paroles du compositeur. Le poème a été imprimé à Renaix, en 1836. Nous croyons pas qu'il ait été représenté.

Grandes Exécutions Musicales a Paris

AU XVIlP® ET AU XIX"*® SIÈCLES,

Concerts spiritaels, Concerts du Cirque du Palais royal et du Théâtre Feydean, Concerts et e:p:ercices du. Conservatoire, etc.

Concerts spirituels à Paris.

Parmi les plus célèbres institutions musicales du siècle dernier , les Concerts Spirituels occupent le premier rang.

On y exécutait des symphonies, des morceaux de musique religieuse, des oratorios, de plus, les plus grandes célébrités s'y sont fait entendre, et un public éclairé et choisi , se donna rendez-vous à ces brillantes solennités artistiques.

Le comité et les directeurs protégaient .généralement les œuvres d'artistes nationaux, et le lecteur jugera combien il y a eu de compositions nouvelles exécutées à ces concerts d'artistes français, dont une grande partie sont restées en manuscrit et qui sont totalement perdues.

C'est en 1725 que le musicien Anne Danican, dit Philidor, (né à Paris vers 1696), fonda ces concerts populaires, qui ont eu tant de retentissement dans le monde musical.

Ils étaient spécialement tondes pour l'exécution de musique religieuse et de compositions instrumentales anciennes et modernes. Ces concerts se donnaient pendant la semaine sainte, alors que les autres spectacles sont fermés, dans une des salles des Tuileries, et la cour lut très favorable au grand projet de Philidor. La salle était très-bien décorée.

Il reçut le privilège de la cour, à condition de payer par an une somme de six mille livres.

Ce concert eut lieu le jour delà Passion, 18 mars 1725, et ses concerts ont eu une grande vogue des leur fondation.

Le premier concert commença par des pièces de violon de Michel De Lalande, suivies d*un caprice et dun Confitebor du même auteur, puis d un concerto de Corelli, la Nuit de Noèl^ et pour final on exécuta un motet : Cantate Domino, de Lalande. l

Simart et Jean Mouret lui succédèrent dans la direction. En 1734, rOpéra en eut le privilège et en 1741-1750 Jos. Royer et Caperan en furent les directeurs, places qu'ils occupèrent jusqu'en 1755.

En 1755, J. Mondonville succéda à J. Royer, puis Dauverge (1761), Berton (1771), Gaviniés, Leduc, Gossec (1773), Legros (1777), les dirigèrent.

Legros resta jusqu'à la révolution, époque où ces concerts cessèrent

Jean- Joseph Mouret, qui composa plusieurs œuvres pour les Concerts Spirituels, en fut le chef d'orchestre vers 1734, mais en 1736 il quitta ces fonctions et se trouva sans position. Le malheureux perdit la raison et mourut, le 22 décembre 1738.

En 1735, on y entendit pour la première fois les artistes étrangers, les frères Besozzi, et dans des duos pour hautbois et basson, ils obtinrent un écclatant succès.

A cette époque les Concerts Spirituels jouissaient même à l'étranger d'une grande réputation, et tous les grands virtuoses tenaient à y briller.

C'est principalement J. Legros, qu! fit faire un pas immense k l'organisation et à l'exécution des concerts, aussi les programmes furent ils généralement mieux composés.

Voici le personnel en 1754 :

Directeur : Jos. Royer.

Accompagnateur de l'orgue : Charles Chéron.

Cantatrices : Fel, (1) Duperey, Chevalier et Lemiere.

Chanteurs : Benoist, l'abbé Maline, Gelin et Poirier.

Chœurs, femmes : 6. Hommes : 12.

i*"" Violons : 9. Seconds violons : 7. Altos : 2. Violoncelles : 6. Contrebasses : 2.

Avec les instruments à vent, il y avait en tout, 82 exécutants.

(1) Elle y chanta jusqu'en 1770. La plupart de ces artistes ne sont pas cités par M. Fétis.

Parmi les artistes de Torchestre il y en avait qui brillaient au premier rang comme Gaviniés,Taillard,Sallentin,Despreaux (Claude), Gamier, etc.

Royer, qui dirigeait les concerts à la satisfaction du public, fut en même temps chef d'orchestre de l'Opéra.

Il était maître de musique de Mgr. le Dauphin, et Sa Majesté le nomma en 1753, inspecteur de l'Opéra.

Les biographes n'ont pas connu les détails de la vie de cet artiste, qui a joué un rôle important à Paris pendant 30 ans, et où on joua plusieurs de ses opéras.

Fétis ne cite pas l'année de son décès, mais Schilling, dans son Leœicon dit, qu'il décéda le 11 janvier 1755, ^ Paris.

En 1737, on y exécuta plusieurs motets (1) de J. J. Cassanea, dit Mondon ville de Narbonne, déjà chantés avec succès à Lille.

Il s'y fit en même temps applaudir comme violoniste.

A la mort de Royer, Mondonville fut nommé en janvier 1755, directeur du Concert Spirituel , et c'est lui qui le premier y fit chanter des oratorios imités de ceux des compositeurs italiens.

Ces concerts sous sa direction de 7 ans, prirent un grand développement, et on y exécuta magistralement les oratorios : Les fureurs de Saûl, les Titans et les Israélites au mont Oreb, etc.

En 1762 Antoine Dauvergne remplaça Mondonville, et les deux artistes ne s'entendaient plus alors pour l'exécution des compositions de Mondonville. Cependant les habitués des Concerts Spirituels imposaient à Dauverge l'exécution des motets de celui-ci , qu'il dirigeait lui-même. On prétend que Dauvergne lui paya près de 30,000 francs pour l'exécution de ses compositions religieuses.

On exécuta plus tard près de trente motets de Dauvergne.

Joseph Legros, acteur de l'Opéra, se chargea en 1777 de la direction de ces concerts, et sous sa régie, les Concerts Spirituels comptaient parmi les plus intéressants de la France. Il y resta jusqu'à la suppression de ces concerts en 1791.

En 1792, Viotti, le célèbre violoniste, les dirigea, mais sous une tout autre forme au théâtre de Monsieur, rue Feydeau. Le coup-d'œil de la salle était magnifique, et l'orchestre avait un ensemble très

(1) Magnus Dominus^ Jubilate, Dominus regnavit, etc.

remarquable. Parmi les premiers violons nous remarquons deux artistes de grand renom, Pierre Lahoussaie et Jos. Puppo de Lucques.

Viotti y avait fait en 1782 ses débuts, avec les plus brillants auspices, et pendant plus de deux ans il charma les auditeurs par son talent extraordinaire. M. Fétis ne relate pas ce fait dans la belle biographie de Tillustre violoniste.

En 1767, le Concert Spirituel a ouvert un concours pour le meilleur motet à gr. chœur sur des paroles du Psaume 136, Super flumina Babylonis, consistant en une médaille d'or de la valeur de 300 livres.

Vingt-deux artistes ont concourru pour ce prix.

Les juges Dauvergne (dir. du C. S.), Blanchard et Gauzargues, maître de musique de la Chapelle du Roi, ont accordé le prix à M. labbé Giroust, maître de musique à la cathédrale d'Orléans. Un second prix a été accordé au même artiste, distinction unique et qui fait beaucoup d'honneur au compositeiu*.

Le 3'"® motet a été exécuté, et il fut composé par M. Buée, maître de musique de la cathédrale à Constance, jeune homme de 19 ans.

Les motets ont été entendus aux concerts du 25, 27 et 29 mars 1768.

Un concours du même genre eut lieu en 1769 avec le Psaume 45, Deus noster refugium^ et une ode de J. J. Rousseau : La gloire du Seigneur^ sa grandeur naturelle.

Aucun ouvrage envoyé n a mérité le prix, mais on les exécuta à un des concerts, pendant la quinzaine de Pâques.

En 1770 , on décida d'accorder deux médailles d'or de la valeur de 300 francs, dont une adjugée à Léopold Desomery, compositeur-comédien à Strasbourg. Aucun prix ne fut donné aux auteurs de l'ode de Rousseau.

En 1772, un événement inusité eut lieu à un des concerts du Concert Spirituel. André-Noël Pagin, excellent violoniste, y obtint de grands succès , mais se livrant continuellement aux compositions de Tartini , son maître, au détriment des compositeurs nationaux, le public s'en moqua tant soit peu par des applaudissements ironiques, et l'artiste n'osa plus se présenter.

Nous avons lu dans une ancienne chronique que l'artiste fut même sifflé à outrance , ce qui lui causa grand chagrin.

En 1775, De la Haye, fonda les Concerts des amateurs, à iTiôtel de Soubise. On n'y entrait pas en payant comme aux Concerts Spirituels, mais au moyen d une souscription. Gossec, le compositeur , était

à la tête , de cette société qui fit une rude concurrence aux Concerts Spirituels. C'est là qu'on entendit pour la première fois des symphonies avec instruments à vent de Toeschi, de Van Malder, de Van Hall, de Stamitz et de Gens.

En 1776 on y exécuta le grand oratorio de J. Joubert, organiste à la cathédrale de Nantes, intitulé: Jérusalem ouïe triomphe du christianisme. Cette composition fut très-acclamée.

En 1779, ^ symphonie d'Haydn fut introduite par le violoniste polonais Fontesky, qui fut attaché au Concert des amateurs.

En 1780 , ce Concert fut transféré rue Coq-Héron, et prit pour titre : le Concert de la loge olympique.

L'orchestre était composé des meilleurs musiciens de Paris et parmi lesquels on cite : Viotti, Mestrino, Bertheaume, Fodor, Jamowick, Blasius, Duport, Crosetil, Hugot, Sallantin, etc.

Navoigille aîné en était le chef d'çrchestre, et sous sa direction on exécuta avec une supériorité rare, les symphonies d'Haydn, qui composa plusieurs symphonies pour ce cercle, qui fut supprimé à la révolution française.

En 1805, l'administratien du théâtre italien rétablit les Concerts Spirituels.

Parmi les artistes virtuoses qui ont brillé pendant nombre d'années à ces concerts, il faut citer Pierre Gaviniés de Bordeaux, qui en 1741 y obtint un succès colossal. Il n'avait alors que 17 ans.

Plustard il en eut, avec Leduc aîné et Gossec, la direction. Ce fut en 1773.

Parmi les meilleurs chefs-d'orchestre des Concerts Spirituels citons au premier rang, Pierre Lahoussaye, violoniste d'un rare talent, qui s'était produit à ces concerts en 1745.

C'est en 1779, qu'il obtint la direction des Concerts Spirituels, mais à cause des événements politiques, il n'y resta pas longtemps.

Cet artiste dirigeait en même temps l'orchestre du théâtre de Monsieur rue Feydeau.

Lahoussaye avait été professeur au Conservatoire, et décéda en 1818 , âge de 79 ans.

En parcourant les nombreux programmes des Concerts Spirituels, le lecteur se formera une idée de leur- importance sous le rapport artistique, et nous nous bornons à donner les principaux. Il n'entre pas dans nos intentions de donner tous les programmes,

1725. i8 mars.

Les salons des Suisses ont été décorés par les soins de Philidor d'une manière très convenable. On a construit une espèce de tribune ou amphithéâtre élevé, de 6 pieds de face et de 9 de profondeur^ qui peut contenir au moins 60 à 70 personnes.

Tout le mur sur lequel la tribune est adossée, est d'une perspective de très-bon goût Cette partie a été faite sur des dessins de M. Bertin par M. Lemaire. Il y a douze lustres et une quantité de girandoles garnies de bougies.

Le premier concert eut lieu le dimanche 18 mars, à 6 heures , pour finir à huit, sous la direction de Philidor, aux applaudissements d une assemblée nombreuse et choisie.

L'exécution a été admirable. En voici le programme :

Suite d'airs de violon de Michel de Lalande. (1) Caprice du même.

Concerto pour violon de Ar. Corelli. Confitebor et Cantate Domino,

motets de M. de Lalande.

Le programme que nous avons consulté n'indique pas l'artiste qui exécuta le concerto de Corelli, mais ce fut probablement de Lalande, qui passait pour un des bons violonistes de son temps.

Les récitants (ou solistes) des Concerts Spirituels de cette année sont : M^^® Antier, MM. Muraire, Cuvillier, Cocbereau, Francisque, Dominique, le prince Gravet, Du Cros (abbé), Dun, Lemiere,Dubourg, tous artistes de la musique du roi et de l'Académie de musique. Les chœurs étaient composés de ce qu'il y avait de meilleur dans la musique de la cour, de l'Académie et des principales églises. On avait réuni tous les éléments nécessaires pour une bonne réussite.

Les concerts continuèrent avec le même succès depuis le lundi de Pâques jusqu^au lendemain de Quasimodo. On y exécuta les plus beaux motets de M. de Lalande, et un Te Deum du même artiste, qui a été exécuté à ne rien laisser à désirer.

De Lalande était le compositeur à la mode et on fait l'éloge de sa musique religieuse.

H y a eu a ces concerts de Pâques, une lutte artistique entre deux bons violonistes, Batiste, français, et J.-P. Guignon, piémontais de

(1) Musicien français, mort le 18 janvier 1726, Agé de 67

ans.

naissance, qu'on citait comme les deux meilleurs joueurs de violon qui soient au monde.

Ils jouaient tour à tour des pièces de symphonie, seulement accompagnés d'un basson et d'une basse de viole.

Tous deux furent extrêment applaudis. Batiste joua seul des préludes, et l'artiste fut très acclamé. Guignon joua aussi seul le lendemain et fît autant d'effet que son concurrent.

On lui donnait le titre de Roi des violons^ il décéda à Versailles

en 1775 » âg^ ^c 73 ^.ns.

f . 1725. 30 mai. A ce concert on chante le Sacris Solemnis et un '^/ ' Dixit dominus, à gr. ch. et orchestre de Michel de Lalande. Le

public distingué qui assiste au concert, est très sympathique aux

compositions de ce maître de talent.

Au concert du 30 mars 1727, (1) on exécute les plus beaux motets de feu de Lalande. Le jour de Pâques on chante le motet 0 filii et filio du même auteur. M"®* Antier et Lemaire contribuaient à embellir ce concert, où on a refusé du monde.

En 1727, ce concert déjà célèbre, a recommencé au mois de décembre, après quelque temps d'interruption, le jeudi et le samedi de chaque semaine , et avec plus de succès que jamais.

Quoiqu'il ne soit composé que de dix-huit instruments et de deux voix de femmes, il produit un effet admirable.

Il y a eu de très habiles musiciens français et italiens.

En décembre 1727 le sieur Philidor avait si bien dirigé ces concerts, qu'il avait obtenu du roi un nouveau privilège. Le 20 décembre , il fît exécuter un divertissement : Le retour des Dieux sur la terre, paroles de Tavenot, musique de François Colin de Blamont, (2) surintendant de la musique du roi. Cet ouvrage fut composé en 1725 , à l'occasion du mariage du roi, et chanté à Fontainebleau.

Le public l'a entendu avec plaisir, et il fut bien chanté par M"^®^ Antier, Pitron, MM. Prince, Danger ville et Dumenil, de la musique du roi, qui se chargèrent des solis.

(1) Aux bals de l'opéra en 1727, une demi-heure avant le bal , tous les instruments s'assemblaient dans le salon octogone, avec des timbales et trom^ pettes, et donnaient un concert, composé de grands morceaux de symphonie des meilleurs maîtres.

(«) Mort en 17G0, âgé de 70 ans.

Ce concert se termina par la cantate: Didon.dQ Colin de Blamont, chantée par M"® Delba.

Il y avait à cette époque deux concerts par semaine en hiver (lundi et samedi), et pendant Tété on donnait un seul concert par semaine.

A celui du 29 décembre , M"® Delba chanta la cantate Céphale et Procris^ par Batistin (1) (J. B. Struck), et le concert finit par un motet à gr. ch. de Bernier, artiste inconnu.

— 1729. 2 février. Cantate Domino et Dominus regnavit, deux motets de M. de Lalande^ dont l'exécution fut parfaite.

Petits motets chantés par M"™®* Antier, (2) Le maure (3) et Bourbonnois, (4) applaudies à outrance par une magnifique et nombreu!>e assemblée.

Concerto de violon par F. Guignon. Id. de flûte, exécuté par Michel Blavet. (5)

— 7 février. L'union de la musique française à V italienne^ cantate de Batistin. VEté^ cantate, chantée par M"® Lemaure.

— 14 février. A ce concert on chanta un divertissement nouveau : Vunion de Vamour et de f hymen, par Louis Daquin, (célèbre organiste du roi). (0) Cette œuvre fi.it très go(ltée du public. Les paroles sont de Carolet.

Léandre et Héro, composition de Louis Clérambault, (7) ch. par M"® Lemaure.

Baivis de Tom.ery, de Batistin, ch. par M"® Bourbonnois.

-- 16 févr. L'union de Vamour et de V hymen, de Daquin (demandé). Democrite et d'Heraclite, cantate à 2 voix de Batistin, par M"** Bourbonnois et M. Dun. Cantatille nouvelle de Mouret, ch. par M**® Lemaure. Motet à gr. ch. de Mich. de Lalande.

— 21 février. Deux motets de feu M. de Lalande. M"® Hermance y chanta pour la 1" fois, aux acclamations du public. Concerto du Printemps^ de Viraldi , exécuté par Guignon. Cantates françaises et italiennes, chantées par M"® Hermance.

(1) Ce musicien dWigine allemande, est mort à Paris, le 9 décembre 1755. (s) Marie Antier, artiste de TOpéra, mourut en 1747.

(3) Catherine Lemaure, célèbre cantatrice, morte en 1783.

(4) Artiste inconnue.

(s) Mort en 1768, également virtuose sur le basson, (s) Mort en 1772, à Paris.

(7) Mort en 1749, & Paris.

— 2 mars. V Automne ou le triomphe de Bacchus^divQTÛssevtmnt à gr. ch. par Lemaire. (Comp. très goûtée.) Motets ch. par M"®* Lemaiire et Hermance. Miserere, gr. ch. de feu M. de Lalande.

Aux conrerts des 14, 16 et 21 mars on exécuta :

Les Titans vaincus par Apollon^ ch. par Paulin, musicien du chapitre de 1 église St. Honoré à Paris. (Artiste inconnu.) Le Printemps, Léandre et Héro, VEté, ch. par M"® Lemaure. Cantatille nouvelle par M*^®^ Lemaure et Hermance.

— 23 décembre. La fausse indifférence, par Daquin. Orphée, cantate de Clérimbault.

— 1729. 4 juillet. La mort de Didon, par Mouret, ch. par M"®Erremens (Hermance). La Paix, cantate de Jean-B. Dutarire (i), par M'^® Bastolet. Deux airs italiens par M"*^** Hermance et Bastolet. Super flumina, motet de Gomay, (musicien inconnu). Motet de Antoine Dornel. (î)

Les grandes chaleurs empêc:hent la continuation des concerts. Pendant plusieurs années on chante des motets des mêmes auteurs, et plusieurs des mêmes solistes se produisent.

— 1751. Jour de TAssomption. Symp. de Guillemain. Domine in Virtute tua, de Cordelet, avec solo par M"® Fel. Concerto de violon, de sa composition, exécuîé par Gavin'.és. Duminus in ira sua, motet. 4 airsitalieas, ch. par M*^® Fraci (venue de Londres). Vinite eœaltemus, motet par Mondonville; (3) avec solo par M^^* Fel et M. Gelin.

Foule au concert.

— 8 septembre. Récits, ch. par Vée, basse-taille. Venite exaltemus, de Davesne (4), ordinaire de l'Académie royale de musique.

— 1752. 24 décembre. Fugit nox, motet de Boismortier , avec ace. d'orgue par Daquin. Symp. de Pinaire (musicien inconnu). Denedictus dominus. Psaume 143, m. de Cordelet. Concerto de violon, par Gaviniés. Motet de Mouret, ch. par M^*® Bougeois. Quem admodus^ Cœli enarrant, motets (sublimes) de Mondonville.

(1) Mort à Paris, en 1749.

(2) Mort à Paris, en 1765 .

(3) On écrit que Mondonville trouva le premier les sons harmoniques ou sons de flageolet sur le violon.

(4) Davesne était en 1755 chanteur (basse) k TOpéra de Paris, et se fit une réputation par ses motels et ses symphonies, qui obtinrent au Concert Spirituel beaucoup de succès. Il est inconnu des biographes .

— Jour de la Nativité de la Ste. Vierge. Symp. à cors de chasse par Angelo Vio (Vénitien). Diligamte, ch. de Henri Madin. (i) Air, par M"® Etienne. Con( erto de basson , de sa composition , ex. par le chevalier de la Valle , ord. de la musique du roi de Sardaîgne (musi- ( ien inconnu). Air italien, ch. par M"® Violentina Vestris. Concerto de Fîippo Paîma, ex. par Vestris (artistes inconnus). Air it. par M"® Vestris. Solo de violon, par Gaviniés. Cantate, paroles de M"™® Dumoht, musique de labbé Mougeot, ch, par Gelin (artistes inconnus). Te Deum, à gr. ch. avec timbales et trompettes, par M. de Lalande. ^

Le public se rend en foule aux beaux concerts, et l'exécution en est très-soignée.

Les solistes provoquent l'approbation générale.

Voici le personnel du Concert Spirituel en 1753 :

Royer, Directeur.

Cheron, accompa'^nateur de Torgue.

Cantatrices ou récitantes: M'"®^ Fel, Chevalier, Duperey et Lem'ère.

( hanteurs ou récitants : Benoist, Maline (labbé), Gelin et Poirier.

Chœurs, Femmes : M'"®* Alin, Levi, Folliot, Houbaut. Dubut et lîrideau.

Chœurs, hommes: Colet, Malavau, Simon, Chabnm, Bergeron, IVratrin, Chappotin, Lepine, Delacroix, Ferret, Beroyer, Godart, Avril, Orbom, Rochette, Fel, Duchenet, Bornct, Rozée, Dun, Dumats, Albert, Pertrand, Horde, Le Mêle, Barbier, Laubertin, LeFevre, TEveque, Basquillon et Celin.

Premiers violons : Gaviniés, Canavas, Dun fils, Depreaux, Lemiere, Dupont, Tra vénal, Langlade et PilTet.

Second violons : Veneris, Mangean, Peaudeau, Exaude, Vibert, Vallée et Sanry.

Altos : Plessis et Levy.

Violoncellistes : Edouard, Forcade, Habran, Saublay, Dun et Labbé.

Contrebasses : Gianotti et Vincent.

Flûtes et hautbois : Taillard, Despreaux, Monnot, Sallentin et Bureau.

Bassons : Brunel, Garnier et Capel.

(1) Mort à Versailles en 1748.

Nous faisons suivre le personnel de Tannée 1786 : I)ire< teur et entrepreneur : Legros.

Maître de musique : Rigel.

Cantatrices ou récitantes; M"** de St. Hubertî , M"«* Méliancourt et Vaillant.

( hanteurs ou récitants : David, Laï?, Chéron, Rousseau, Martin, et Beau va! et.

( hœurs : M"** Dubuisson, I^uner, Maquer et Leclerc.

P'aucets : Murgeon, Gazet, Delaunay et Rifault. Hautes-Contres et Tailles: Jalaguier, Delboy, Delberck, Desorméry, I^roux aîné, Leroux cadet etTarusset.

Hasses-Tailles : Péré, Larlat, Poussés et Martin.

Premiers violons: Lahoussaye, Eertheaume, Guérillot, Lances, ( halon, La Lance, Chapelle, Lochon, Roze, Lréval et Fleuri.

Seconde violons : Guénin, Pérignon, Bonnay, De Elois, Bornet, Sallantin, Robert, Dubois, Bouvier et Aidée.

Basses : Duport, Nochez, Bréval, Hy vart. Cardon, Ménel, Schuppen, Vitterkel, Dolîvet et Levasseur.

Contre-Basses : Dessé, Boutroy, Gleisl et Savoye. Altos : Douay, Rigel, fils, Maze et Grévin. J^assons : Richard, Destouc hes, Louis et Tulou.

Flûtes, hautbois et clarinettes: Du Verger, Wunderlick, André, Grenier, Krneste et Raiffert.

Corset trompettes: Sieber, Mozer, Brun, Kenn, Braun aîné et Braun «adet,

Timballier : Ambezard.

- 1757. 2 février. Jour de Pacification. Symphon'e de . . . Jubilate, motet à gr. ch. de J. J. Mondonville. (1) Ode de J. J. Rousseau. Cha»urs, paroles de (ien n, musique de Charles Blainville. (t) Symphonie à 2 cors de chasse, par .... Regina cœîi, motet de Mondon-

(1) Com\>tm{eur français dixtinp^ut^, mort le 8 oclohre 1773, directeur du Concert Spiriiuel depuis janvier 1755.

(i) Cet article composa une symphonie avec un nouveau modo mixte, qui fui exécutée au Concert Spirituel, le 30 mai 1751, mais qui était un non sens dans la musique.

ville, chanté par M"* Lemière. Concerto d'orgue de Balbastre, (i) exécuté par l'auteur. Cœli enarrant, motet à gr. ch. par Mondonville.

— 25 mars. Jour de l'Annonciation. Symphonie de Guillemain. Domine, in virtûte tua, motet à gr. ch. de Cordelet. (2) Motet de Lefevre, chanté par Godart. Concerto de violon , par Piffet. Motet du jour, par M"® ¥g\ Concerto de sa composition sur l'orgue, par Balbastre. In exitu, motet de Mondonville.

— 7 avril. Jeudi saint. Symphonie de ... . Stabat Mater, de Pergolèse (pour la dernière fois). Deux ariettes, ch. par Pellcrino. Symphonie pour clarinettes. Premier concerto de voix de Mondonville, par M"* Lemière et Eesche. In exitu, chœur du même compositeur.

— 8 avril. Vendredi saint. Symphonie de d'Avesne. Messe de mort, de Jean Gilles. Deux airs ital. par M"*® Vestris de Giardini. Solo de clarinette. Motet du jour, (hanté par M"® Fel. Miserere mei, de M. de Lalande.

— 9 avril. Samedi saint. Symph. Cantate de d'Avesne. Confitemini, motet de Cordelet, par M"®Veron. 2 airs ital. ch. par Pellerino. Solo de clarinette. Motet du jour, par M"? Fel. Cantate de Michpl de Lalande (3) ; les solos par M"® Davaux.

— II avril. Lundi de Pâques. La tempête, Symp. de Ruge-Romain. Deus venerunt, de Nicolas Fanton. (4) Air par Pellerino. Motet du chevalier d'Herbain. Jephté, chœur. Motet de Mondonville.

— 15 mai. Symp. de Gossec (Gossé). Domine, Dominus noster, de Jean Bethizi. (5) Solo de clarinette. Venite, de d'Avesne. Joliot chante le récit. Concerto de violon de Mondonville , par Lemière. (Joué avec précision et généralement applaudi.) Bonum est, du même auteur.

(1) Claude Balbastre fit ses débuts au Concert Spirituel le 21 mars 17f)5, dans un concerto qui fut très bien reçu. Cet artiste, mort k Paris en 1799, fut pendant nombre d*années uu des artistes les plus favoris des habitués de ces concerts. Les journaux du temps en font les plus grands éloges.

(s) Plusieurs motets de Claude Cordelet, mort à Paris, le 19 oct. 1760, ont étéapplautlis. Cependant une chronique du temps critique fortement le motet de sa composition : Lœtatus «lem, chanté au Concert Spirituel en 1753.

(3) Mort en 1726.

(4) Plusieurs motets de Fanton ont eu la vogue aux Concerts Spirituels.

(5) Jean-I^aurent Bethizi, mort à Paris en 1781.

>^ ^17 ïïiaî. Jour de Qiiasîmodo. Cantate Domino, de Lalande.

Solo de clarinette. Chœur de Jephté, de Mondonville. Concerto pour crgue de sa compcsition, par Balbastre. Motet nouveau du jour, par M"® Fel. 1' Concerto de voix de Mondonville, par M"® Lemière et Eesche. Cœli enan^ant, du même auteur.

— 19 mai. Jour de l'Ascension. Symp.de Papavoine. (1) ExaJtcibo te y h motet à gr. ch. de Lalande. Duo de violon, par Tarrade et Lemiere.

(Très applaudi). Concerto pour voix de Mondonville, par M"® Lemière et Besche. Lciudate pueri, motet de Fiocco, par M"® Fe\ et un autre de Mondonville.

— 29 mai.Pentec ôte. Symp. Judfca, Domine, de Fanton. Motet par Legros. Sonate de violon , par Piffet. Motet chanté par Baz'.r. Symp. sur l'orgue par Ballastre. Venite, de Mondonville.

— 9 Juin. Fête-Dieu. Symphonie. Vw^^'ca, Domine, nouveau motet de Fanton. 2 airs ital. par M'"® Vestris de Girandini. Concerto de cors de chasse, par Stamitz. Motet de Monret, ch. par Muguet. Dnphnfs et Alcinadare, ouverture jouée sur l'orgue, par Balbastre, morceau qui a produit grand effet. Dominus regnavit, de Mondonville.

— i^ novembre. Symp. del signor Beck. (2) Requiem ^i^tei^am, messe de Gilles, avec le concours de M"® Sixte, de l'Opéra. Concerto "de violon, exécuté par Moria. Air de Monde nville, ch. par M'*** Lemière, de l'Opéra. Concerto d'orgue, de Balbastre, exécuté par M"® Duzcs. Motet du jour, ch. par M"® Fel. De Profundis, à gr. ch. de Mondonville.

Assemblée nombreuse et succès complet.

— 4 décembre. Symp. de Francesco Geminiani. Fi4^it nox, motet à gr. ch. de Boismortier. Concerto de violon par Vachon , exécuté par l'auteur. Nouveau motet italien, ch. par M"® Fel. Nouveau concerto pour orgue de Balbastre, exétuté par l'auteur. Dominus regnavit, motet à gr. ch. de Mondonville.

— Jeudi 8 décembre. Jour de la Conception de la Ste. Vierge. Symp. ^ del signor Calasis. (3) &mUabo, motet à gr. ch. de Lalande. Sonate

de hautbois par Besozzi. (Il a reçu les plus gr. applaudissements.)

(1) J. Papavoine, chef d^orchestre, mort à Marseille en 1793.

(2) FraDçois Beck, né à Mannheim, se fixa à Paris. et décéda à Bordeaux en 1809. En 1793 on exécuta son Stabat Mater, au Concert Spirituel.

(3) Musicien inconnu.

Regina cœli, de MonJonville, par M''® Lemière. Concerto pour orgue de sa composition par Balbastre. Motet du jour, par M^*® Fel. In exitu, motet à gr. ch. par Mondonville.

- 24 décembre. Symponie. Fugit nox^ motet de Boismortier. (1) Duo pjur hautbois, par Besozzi et fils. (Applaudi de la multitude.) Motet des secondes pièces de Mondonville, ( h. par M"** Lemière. Sonate pour hautbois, par Besozzi fils. Motet pour la fête par M"*-' Fel. Nouveau concerto p nir orgue par Balbastre, qui eut Ib plusgranJ succès. Jubilate Deo, de Mondonville. .

~ 8 décembre. Symp. nouvelle de chevalier d'Herbain.(2) Exultabo, m^tet de Lalande. Quam dilecta, motet de Naudt-, par M"® Sixte. Concerto de vioL;n, par Canavas. (3) Regina cœli, j)ar M"** Fc!. Ouverture de Pigmalion, pour orgue, par Balbastre. In exitu, à gr. ch., motet de Mondonville.

— 25 décembre. Jour de Noël. Morceau de clavecin de Mondonville. \ Cantate domino, motet à gr. ch. de Lalande. Petit motet français de

. . . . , (h. par Poirier. Con-crto pour 2 violons, par Piffet et Baron. Motet ital. par M"** Fel. Concerto pour orgue par Balbastre. Vernie exultemus, motet à gr. ch. par Mondonville.

— 1758. Jeudi 2 février. Beau conc ert. Lx présence de M"® Arnoud attira la foule. La salle était pleine à 4 heures. Elle chanta : Deus noster refugium^ de CorJelet, qui avait été préi éJé d'une symphonie. Con( erto de violon par Vachon, (4) joué avec un éclatant succès. On a applaudi en lui la grande exécution et un talent supérieur. Motet, par M'*® Lemière. Concerto d'orgue par Balbastre.. Motet du jour par. M"® Fel. Le motet: Laudate Dominum^ de MonJonville, a couronné ce brillant concert.

— 25 mai. Fête-Dieu. Symponie. Judica Domine, motet par Fanton. Concerto de viobn par Lemière. (5) Motet, chanté par l'abbé De la

(i) Joseph de Boismortier, mort à Paris en 1765. Ce motet est un petit chef-d'œuvre.

(2) Le chevalier d'Herbain, capitaine de i armée française, mort à Paris en 1769. M. Fétis ne cite pas ses symphonies.

(3) Joseph Canavasso, ariiste italien, se fixa à Paris, et fut un violoniste très disting:ué.

{4) Pierre Vachon, mort à Berlin en 1802, artiste très distingué. (5) Lemière mourut à Paris en 1771, et brilla parmi les meilleurs violoniste^ (le son temps. II fut élève du fameux Qaviniés.

Croix. Ouverture des Fêtes de Paphos, pour orgue, par Balbastre. Motet par M"® Fell. Nisidominus, motet à gr. ch. par Mondon ville. Jour de TAssomption. Symp. de ... . Regina cœli, de Mondonville. Deux airs italien^ parM"* Hardi, la jeune. Concerto par Piffet. (Très acclamé.) Duo ital. par M"® Hardi et Albaneze. Air par M"® Fel, chanté avec cet art et cette voix, qu'on a si souvent célébrés. Motet français par Mondonville.

— 8 septembre. Symp. Exultabo te, motet de Giraud. (i) Motet de

' Mouret par M*^® Faure. Ouverture des Fêtes de Paphos, pour orgue, par Balbastre. Air par M^^® Hardi, puis un duo avec son maître, Albaneze. ExuUate justi, motet de Mondonville. Public très-satisfait.

— 25 décembre. Jour de Noël. Symp. de Geminiani. Diligante, motet de Giles.(2) Asserte domino, de Lefevre,(3) ch. par labbé De la Croix. Concerto pour orgue par Balbastre. Motet de Mondonville , ch. par M"® Fel. Venite exultemus, motet à gr. ch. de Mondonville.

— 2 février 1759. Jour de fête de la Purification. Symp. Magnus dominum, motet à gr. ch. de Persuis. (4) Symp. de Wagenseil. (5) Air ital. par M*^® Richer. (Pour la i*^ fois.) Concerto de sa composition pour orgue, par Balbastre. Motet du jour, ch. par M"® Fel. Nist domimis, de Mondonville, ch. par Gelin et Dessaintis. Ces deux artistes ont fait grand plaisir.

— 26 mars. Domine in virtute, motet à gr. ch. par Cordelet. Concerto de sa composition, ex. par Piffet. Motet de Mondonville, ch. par M"® Lemière. Ouverture de Paphos, pour l'orgue, par Balbastre. Motet du jour, ch. par M"® Fel. Cœli enarrant, motet à gr. ch. par Mondonville.

— I avril. Symp. Eœultabo, motet de de Lalande,dans lequel labbé > Joly chanta un récit de haute-contre , avec applaudissements. Qmnes

gentes, de ... , par Petit. Motet de Piffet, par Godard: Bonum est, motet de Mondonville.

(1) François Giraud, violoncelliste à TOpéra, conoposa plusieurs motets.

(2) Jean Gilles à Toulouse, mort en 1705.

(3) André Lefèvre, mort & Paris en 1786. Il composa plusieurs motets pour les Concerts Spirituels Ses motets passent pour les meilleurs du temps.

(4) Artiste resté inconnu. Il était maître dé musique à la cathédrale d'Avignon, (s) Wagenseil, maître de musique de l'Impératrice, mort en 1779.

—3 avril. Symi[).Diligam, motet de labbé Madin. Motet de Lefebvre, par M"® Bertin. Concerto pour orgue, par Balbastre. Motet par M"® Lemière. Les Fureurs de Saûl, motQt de Mondonville. (Morceau magnifique.)

— 5 avril. Venite eocultemus, motet deDavesne. Cantate de Mouret. M"® Guibert y fit son début. Concerto de violon par Gaviniés. (Succès éclatant.) Nisi dominus^ motet de Mondonville. Benoist et Saintis chantent dans cette œuvre un duo de basse-taille , avec le plus grand suc< es. M'*® Vilette a débuté ce jour avec autant de satisfaction qu'à ropéra.

Il y a eu cette année quinze concerts pendant les trois semaines de Pâques aux Tuileries, avec des motets de Gaulé, d'Avesne et Philidor.

Le morceau : Les fureurs de Saûl^ de Mondonville, a été redemandé plusieurs fois. Gaviniés, le fameux violoniste français, était l'ornement principal, et brillait au nombre des plus grands violons de l'époque.

M"'* Fell et Lemière chantèrent plusieurs airs, et Balbastre joua des concertos sur l'orgue.

— 24 mai. Jour de l'Ascension. Symp. de ... . Diligam, motet à gr. ch. de Giles. Motet de Mondonville, ch. par Bertin. Ouverture de Titon^ sur l'orgue par Damereau. Motet par M"® Lemière. Le pas^ sage de la mer rouge, par Dupersuis. Ce morceau a fait le plus grand plaisir.

— 15 août. Jour de l'Assomption. Symp. de Venite exultemus,

motet de Davesne, avec solo par M"® Lemière , de l'Opéra. Concerto de violon, par PifTet Motet de Rolles, par M"® Villette. Concerto de sa composition pour orgue, par Charpentier. Motet ch. par M"®Fel. Exultate Justi, molet à gr. ch. par Mondonville.

I^e public a été très-satisfait, et applaudit avec enthousiasme.

— - 8 sept Jour de la Nativité. Motet Benedicam^ de Chalabreuil, musicien de St. Victor de Marseille. (Bien accueilli.) Concerto de violon, par Moria, élève de Gaviniés. (Très applaudi.) Concerto pour orgue, par Balbastre. (Exécution brillante.) Motet ch. par M"** Fel. Motet final de Mondonville.

— Concert du jour de la Toussaint. Symp. de Milandre. (1) Deo profundis, motet à gr. ch. par Mondonville. Concerto de violon, par

(1) MiluriJreesi uo musicien français, sur lequel on a peu de renseignements»

Gaviniés. (Acclamé.) Motet de Balbastre, ch. par M"® Lemière. Concerto pour orgue de sa composition, par Balbastre. Motet ch. par M"®Fel. Les Israélites sur la Montagne^ motet franc, de Mondon ville. -- 25 décembre. Symp. de Geminiani. Diligam, motet de Gilles. Asserte Domino^ motet de Lefevre, ch. par Tabbé Delà Croix. Concerto d'orgue, joué par lauteur Ealbastre. Motet de Mondonville. Exultaiejusti^ ch. par M"® Fel. Veni eœultemus, à gr. ch. de Mondonville

— 24 et 25 décembre. Air de Potenza. Fiigit nox^ de Boismortier. Cantate domine, de Mich. de Lalande.

M"®* Fel et Lemière ont chanté avec grande précision. MM.Gelin et Desaintis ont eu une grande part dans le suce es de ces soirées. Balbastre est toujours lorganiste favori du public, et par son talent fini il a charmé pendant longtemps les habitués de ces concerts.

— 1760. Concerts pendant toute la Semaine Sainte et de Pâques. Motets et compositions de Mondonville : Cœli enan^ant, Nisi dominus. De profundis. Les fureurs de Saûl, Regina cœU, Laudate dominum, Venite, In exitis, Dominus regnavit, Paratum, etc.

Dans ces motets M"" Fel, Lemière, Dubois, MM. Gelin, Larruée, Desaintis, Joly (labbé), et Muguet, ont chanté, aux applaudissements, les solos.

M™® Migotti, célèbre cantatrice italienne, a chanté plusieurs airs et le Stabat de Pergolèse, avec le signor Potenza.

On a aussi chanté : La Conquête de Jéricho, de Davesne ; une Lamentation de Jeremi, de D. Francisco Xavier Garcia. Motet de Blainville, ch. par M**® Fel. Regina cœli.

M. Gelin a chanté un motet de Légat, qui a fait grand plaisir.

Il y a eu plusieurs symphonies de clarinette et de cors de chasse , très bien exécutées, parmi lesquelles : La tempête suivie du calme, de

Gaviniés a joué plusieurs concertos de sa composition ou on a admiré l'étonnante facilité de cet artiste hors ligne.

Piffet a joué un concerto de sa composition pour violon.

Hochbrucker, allemand, a joué plusieurs fois de la harpe, et son jeu a excité la surprise. (1)

(1) Chrétien Hochbrucker se fixa à Paris vers 1760, mais à la révolution française il se réfugia à Londres*

Mondonville est toujours Tâme des Concerls Spirituels.

Le signor Cifotelli, musicien de TElecteur Palatin a joué une sonate de mandoline de sa composition. Il a joué avec toute l'habilité possible.

M"® Lemière et Dubois ont chanté différents morceaux de bon goût

La voix de M™® Dubois est forte et belle; celle de M"® Lemière est aussi agréable que belle.

Damoreau a joué de lorgue et Gaviniés du violon.

— Jour de l'Ascension. Symp. Confitemini, beau motet de Lalande. Morceau de harpe par Horhbrucker. (Plus on l'entend , plus il fait plaisir, et il a été extraordinai rement applaudi.) Petit motet de Mouret, par M"** de St. Hilaire. Concerto d'orgue, par Balbastre. Motet par ^jiie pgi jyi exitiSf beau motet de Mondonville.

— Jour de Pentecôte. Symp. DiU'gamte, motet de Gilles. Sonate de mandoline, par Cifotelli. Morceau de harpe , par Hochbrucker. Airs ch. par M"®* Fel et Lemière.

Ces deux cantatrices ont constamment la faveur du public. Les deux virtuoses instrumentistes provoquent d'unanimes applaudissements. Il y a eu beaucoup d'enthousiasme ce jour.

— Jour de la Fête-Dieu. Confitemim, motet de Lalande. Motet ch. par M"** Fel. Les fureurs de Saul, poème de l'abbé de Voisenon, de Mondonville. Morceaux de mandoline, par Leoni.

— 15 août. Fête de l'Assomption. Symp. de Rameau le neveu. (1) Confiêebor, motet à gr. ch. de Lalande. Quem admodum^ motet de Mouret, par M"® Descuris, de Nantes, âgée de 17 ans. Sa voix et son goût ont généralement plû. Concerto de violon, par Piffet. Ce morceau lui a fait beaucoup d'honneur. Motet ch. par M"** Fel. Dominus regnavi, de Mondonville. On y admire un magnifique duo de M"** Fel et Lemière.

- Jour de la Nativité de la Ste. Vierge. Symp. Cantate Domino^ de I alande. M^'® Rozct y chanta le récit. Elle a eu les mêmes applaudissements qu'à l'Opéra, oîi elle a débuté nouvellement Concerto d'orgue, par Balbastre. Motet ch. par M"* Fel. Nisi Dominus, de Mondonville. Il y a un beau motet chanté avec succès par Larrivée et Desaintis.

(1) Musicien inconnu.

— Jour de la Conception de la Ste. Vierge. Symp. Pièces de clavecin deMondonvilIe.FpniYe eœaltemus, motet de Da vesne. Oua>n bonus, id. de Lefebre. Motet du chevalier d'Herbain. Deux motets de Mondon ville. Concerto de violon, par Gaviniés. Ouverture pour orgue, suivie de la chasse de Zaïde^ par Balbastre.

— Jour de la veille et le jour de Noël. Deux symphonies dont une composée en partie des airs de la Bohémienne. Deus venerunt

^ gustes, motet à gr. ch. de Fanton. Cantate Domino, de Lalande.

Gaviniés et Piffet ont joué des concertos , qui ont beaucoup plû. Deux motets de Mouret, par Joly, de TOpéra. Voix flexible, et une haute-contre de grande étendue. Deux noëls pour orgue, par Balbastre. Omnes gentes, motet par M"® Lemère. Motet par M"® Fel. ^ ^Confitemona, de Lalande, et Venite, de Mondonville.

Foule et satisfaction générale.

-— 2 février. Jour de la fête de la Purification. Jubilate Deo ; Les fureurs de Saûl, motels de Mondonville. Sonate pour violoncelle, par Duport , dans laquelle il exécuta de grandes difficultés. Motets par M"®® Fel et Roze. Concerto de sa composition pour orgue, par Claude Balbastre.

— Concerts toute la Semaine Sainte. Ils sont été interrompus par la mort de Mgr. le duc de Bourgogne.

On a exécuté plusieurs motets de Mondonville , dont il avait composé les paroles.

On y a remarqué de grandes beautés musicales.

La signora Sartori, artiste italienne, a chanté deux fois.

Le jeune Duport a excité l'enthousiasme.

On a exécuté deux fois un motet nouveau de Tabbé Staldero, aumônier de S. M. le prince de Conti.

M"®* Rosé et Villette ont chanté des airs avec applaudissements.

M"® Du val, jeune débutante, qui n'avait pas encore chanté en public , débute dans un motet de Mouret.

Bertheaume, élève de Lemière, et son neveu, âgé de 9 ans, joue une sonate de Jardini. L'exécution en a été parfaite.

— - Jour de l'Ascension. Symp. de Hasse et de M. S.... Plusieurs motets de Mondonville. M^*®* Lemière, Fel, Vilette et M. Joly chantent plusieurs motets, dont un de Naudé. Concerto d'orgue de Balbastre, puis les o\xytY\MxçsPigmalionetles Sauvages, Vï^ti]oyxc un concerto de sa composition. Sonate pour violoncelle par le jeune Duport.

M. Pisset a joué un beau concerto de sa composition, et on chanta de plus un Regina Cœli^ de M ... .

— Jour de TAssomption. Symph. de Guillemain, (i) ord. de la musique du roi. Cette S)rmph. est très variée et d'un chant agréable. Vénite, etc. de Davesne. Motet à gr. ch. Deux airs italiens par la sîgnora Piccinelli. Sonate pour violon de sa composition, jouée par Pisset. ExuUate justi, motet à gr. ch. de Mondonville, qui a reçu le tribut ordinaire d'un applaudissement universel.

— Jour de la Nativité de la Ste. Vierge. Symph. de Milandre. Dews noster, motet à gr. ch. de Cordelet. Pièces pour la harpe, de sa composition, jouées par Meyer. (Belle exécution.) Motet ch. par M"* Fel. Concerto pour orgue, par Balbastre. Laudate, de Mondonville, puis un ^otet d'orgue du même auteur.

Dans une chronique du temps nous lisons :

" Les amateurs, toujours charmés de la voix et de l'art de M*^® Fel, cette célèbre cantatrice, se rappellent le plaisir qu'elle leur a fait dans le chant français; ils ne voyent pas sans douleur qu'un talent si aimable se soit naturalisé dans l'italien , ils désireraient qu'elle daignât revenir quelquefois à des sentiments plus patriotiques.

„ M. Dupont, de la musique de S. A. S. M. le prince de Conti , exécuta sur le violoncelle un nouveau concerto de sa composition, avec tous les applaudissements que mérite un talent aussi prodigieux, dont l'effet ne cesse d'étonner et de plaire également. „

— 1764. 8 décembre. Fête de la Conception. Exugat Deus^ motet de feu Lalande. Domine exaudiniy id. de Dauvergne. Motet ch. par M"® FeL Id. par M"® Bernard. Sonate de sa composition de violoncelle par Janson, de la maison de S. A. S. le prince de Cond. Il a fait admirer un talent hors ligne. Concerto de violon de Pierre Gaviniés, par Capron, son élève.

M"* Rozet, MM. Gelin et Legros, chantent dans les motets.

— 24 décembre. Veille de Noël. Symph. de Corelli. Motet à gr. ch. Fugit noœ^ par feu Boismortier. ExuUàbo^ de feu Lalande. ExuUate Ng justi^ de Dauvergne. Concerto de sa composition par Duport. Noëls sur Torgue, par Balbastre.

— 25 décembre. Jour de Noël. Même symph. de Corelli, et même

(1) Gabriel Guillemaio, violoniste français, mort en 1770.

motet. Sonate pour violoncelle, par Duport Concerto par Gavinîés. Suites de Noëls, pour orgue, par Balbastre. M^^* Fel et Legros chantent les mêmes motets de la veille. Domine audini^ d'Antoine Dauvergne.

— 1765. 24 et 25 mars. Omnes gentes, de Dauvergne. Deus venerunty de feu Fanton. Motet de Mouret, par M"® Aveneau, de la maison du roi.

Solistes : M"® Fel, MM. Legros, Duport et Capron.

— Mardi second jour de Pâques. Domine avdiniy de Dauvergne. Concerto d'orgue de Séjan, joué par l'auteur. Concerto de cor, de sa composition, par Rodolphe. Corwerra me, nouveau motet de Billon,(i) par M"® Aveneau. Motet ch. par M"® FeL Judica me, gr. ch. de feu Nicolas Fanton.

— 12 avril. Miserere, à gr. ch. de Dauvergne. Duo de violon et de luth, par Janson et Kohaut Concerto de violon, par le jeune Bertheaume. Motet de Kohaut. Cantate Domine, ch. par Richer. Cantemus, motet à 2 voix, de Mouret, par M"® Aveneau et Durand. Stàbat Mater, de Pergolèse.

— Dimanche de Quasimodo. (Huit jours après Pâques.) Regina cœli, de Dauvergne. Concerto d'orgue de Balbastre. Duo de violoncelle et de luth, par Janson et Kohaut. Motet par M"® FeL Deus venerunt gentis, beau niotet de feu Fanton. M"** Fel, Rozet, Aveneau, Dubrieule, Bernard, MM. Legros, Gélin, Durand, l'Ecuyer, Muguet et Richer ont chantés les récits dans les grands motets.

M. Janson s'est particulièrement distingué. Ce violoncelliste français, mourut en 1803 de chagrin.

— 16 mai. Fête de l'Ascension. Diligam te Domine, motet à gr. ch. de l'abbé Goulet, ci-devant maître de musique à l'église de Paris. Ouverture des Fêtes de Paphos, sur l'orgue, par Balbastre. Succès. Pièces de harpe, par M"® Schencker, de S. A. R. le prince de Conti. Elle était âgée de 12 ans. Cantemus, motet de Mouret, pir M"® Aveneau et Durand. Motet nouveau de J. J. Rousseau, ch. par M"® Fel. Deus noster, motet de Giraud. MM. Legros et Gélin ont chanté dans les grands motets.

— 6 juin. Fête du Saint-Sacrement Deus noster refugium, motet

(1) Musicien inconnu.

— sodé Giraud. Concerto de harpe, par Hochbrucker. (Nouveau.) Concerto de violon, par Capron, composé pour le Concert Spirituel par lui. Motet par M"® Aveneau. Motet ch. par M"«Fel Diligam te Domine, à gr. ch. par l'abbé Goulets, (i)

— 15 août. Jour de l'Assomption. Deus noster^ de Giraud , musicien du roi. Motet Can^a^e Domino^ par M"® Aveneau. Séjan, de Saint-Severin et Saint-André, joua un concerto de sa composition sur l'orgue. Concerto de violon , par Capron. Dtœit Domint4s, à gr. ch. de Charles Blainville.

— 8 sept Fête de la Nativité. Lauda Jérusalem, à gr. ch. par l'abbé Henri Hardouin, (t) maître de musique à la cathédrale de Rheims. (Très-applaudi.) Pigmalion et les Sauvages^ ouverture sur l'orgue, par Balbastre. Concerto de violon de Gaviniés, par son jeune élève Bertheaume. Motet de l'abbé Goulet, par l'Arsonnier. Motet de Lefevre, ch. par M"® Duval, de la musique du roi de Pologne. Diligam te Domino, de feu Gilles.

— Jour de la Toussaint. Messe de feu Gilles. Motet de .... 1 par M"* Plantin, jeune musicienne, attachée au Concert de Rheims. Elle a été très applaudie. Nouvelle sonate de Janson , exécutée par l'auteur. Conserva me Domine, de Lefevre, par Godard, qui depuis longtemps n'avait pas été entendu à ce concert. Nouveau concerto de violon, composé sur des airs connus, arrangé par Alexandre, ex. par Capron. Motet ch. par M"« Fel et un autre, Exurgat DeiM, de Lalande.

Assemblée nombreuse et brillante.

— 8 déc. Fête de la Conception. DQYjiimLS^ de Lalande. Morceau ^ de cor de chasse de Rodolphe, de la musique de S. A. le prince de Conty. Concerto de violon, par Capron. Motet ch. par M"® Fel. Id. par M"® Aveneau. Laudate Jérusalem, de Philidor, à gr. ch.

— 1766. 2 février. Fête de la Purification. Motet de Dauvergne. Asserte Domino, ch. par M"* Olivier. Plusieurs airs pour violoncelle, par Janson. Nunc dimittes, nouveau motet de Jacob, ch. par Legros. Concerto de violon de sa composition, par Capron. Motet par M"® Aveneau. Motet de Philidor, Lauda Jen^àlem. Capron excite l'admiration générale par son jeu pathétique et brillant

(1) Musicien iDConnu.

(t) MusicieD français, mort en 1808, âigé de 84 an8«

— i6 mars. Diligame te Domine^ motet de labbé Goulet, ci-devant maître de Téglise de Paris. Asserte^ ch. par M"® Olivier. Voix délicate et un peu faible, mais d'une jolie qualité de son. Concerto de sa composition pour le hautbois, ex. par Secqhi, ord. de la musique de rélecteur de Bavière. Motet par M"® Fel. Concerto de violon avec un air connu, ex. par Capron. (i) Domini audivi^ motet à gr. ch. de Dauvergne.

— 24 mars. Omnes genteSj motet de Dauvergne. Vivement applaudi. Usque quo^ motet de Mouret, ch. par M'^® Beau vais. Elle étonne par retendue et la qualité de sa voix, lune des plus belles qu'on connaisse. Concerto de hautbois par Secqhi. (2) Cantemus Domino^ de Mouret, par M"® Aveneau et M. Durand. Ouverture Pygmalion et les Sauvages, sur l'orgue, par Balbastre. Mememto Domine, motet de l'abbé d'Audimont. Ce motet d'un genre agréable, fut fort goûté.

— 26 mars. Miserere, de A. Dauvergne. Stàbat Mater, de Pergolèse. Usque quo, ch. par M"® Beauvais. Duo de Mouret, ch. par M^*® Aveneau et Durand. Solo de violoncelle, exécuté par Janson. Concerto d'orgue, par Balbastre.

— 27 mars. De Profundis, de Dauvergne. Stabat Mater, de Pergolèse. Concerto de violon de Eertheaume, joué par l'auteur. Motet de Mouret, ch. par M"® Aveneau. Concerto d'orgue, ex. par Séjan. Motet de I.efevre, chanté par Legros. {Coronate.)

— ... mars. Omnes gentes, motet à gr. ch. de Dauvergne. Quare flemuerunt gentes , ch. par M"® Descorvis , de l'Acad. de musique. Chanté avec une jolie voix et une agréable précision musicale. Solo de Mandoline, par Leone. Il excite l'admiration par son habilité. Motet de Mouret, ch. par Cavallier, de l'Ac. de musique. Nouveau concerto par Capron. Motet de Kohaut, par M"® Fèl. Cantate Domino, Confitehory nouveau motet de Gibert.

— Avril. Il y a des concerts le 29, le 30, le 31 mars, le i, 4, 6 et 7

(1) Capron, violoniste distingué est le meilleur élève de Oaviniés. Le public Taccueille favorablement et on admirait en lui la pureté et la justesse de son jeu. Il était attaché aux Concerts Spirituels.

On a jusqu'ici peu de renseignements sur cet artiste de talent.

(s) Artiste inconnu de certains biographes. Son véritable nom est Sechi^ et il fut attaché à la ehapelle de la cour à Munich en 1784. Il brillait parmi les meilleurs virtuoses sur le hautbois.

avril. Parmi les solistes iidus remarquons M"®* Fol, Lemaure, Eeauvais, Rozet, Aveneau, Guestello, MM. Secqhi (le fameux hautbois et héros des concerts), Legros, Richer, Balbastre, Capron, Bertheaume, Gaviniés, Séjan, etc.

Foule tous les jours et succès complet pour tous les artistes. ^

— 8 mai. Diligite justitiam^ nouveau motet à gr. ch. de Prudent. Il a été reçu favorablement Pièces de harpe, exe. par Hochbrucker. Quant bonus ^ motet de Lefevre, ch. par M"® Delamadeleine^ jeune sujet attaché au Concert. Elle a fait plaisir par la qualité de sa voix, quoique d'un volume faible. Concerto de violon, par Capron. Trèsapplaudi. Eœargut Deics, motet de Tabbé d'Haudimont. Triomphe complet pour Tartiste.

— 29 mai. Jour de la Fête-Dieu. Exultate Deo, nouveau motet de labbé Dugué. Les musiciens de S. A. S. Mgr. le prince de Condé exét utèrent différents morceaux choisis du célèbre Rameau. Diligam, de Dauvergne, par M"** Rozet Pièce de harpe, par Hochbrucker. Coranate flores, ch. par Tirot, de TAcadémie de musique. Mémento ^ de Tabbé d'Audimont, par le même.

— 15 août Solistes : M"® Thibaut, de la musique de feu S. M. le roi de Pologne. M*^®^ Prieur, Fel, MM.Richer, Balbastre, Fridzeri (laveugle). On chante : Diligam te Domine, 1^^ motet de Gibert, qui lui fait honneur.

L'administration du concert fait tout pour le rendre agréable et piquant

— 8 sept Fête de la Nativité. Motet à gr. ch. de Gibert. Concerto de violon, par Fridzeri. Motet de Lefevre, ch. par Tirot Symphonie de Rameau, sur Torgue, par Balbastre. Motet par M"* Thibaut Motet, Exultate, de l'abbé Dugué.

— Jour de la Toussaint De Profundis^ de Dauvergne. Il produisit grand effet Concerto de sa composition de violon, exécuté par Lolli. (1) Sonate par le même. Il étonna et ravit les auditeurs encore plus que l'année dernière. Motet de Itasse, ch. par M"® Itasse, du concert de Lyon. Très applaudie. Pièce d'orgue, par un organiste de Province. Il ne plut pas aux auditeurs. Motet par M'^® Aveneau, dont

(1) Aatoine Lolli, célèbre violoniste italien, mort en 1802. Selon Fétis, il arriva & Paris en 1779.

la belle voix assure toujours les applaudissements. Dies iras, à gr. ch. de l'abbé Dugué, universellement applaudi.

C'était un des meilleurs concerts qu'on puisse entendre.

— 1767. 5 avril. Symp. de Schwindel. Eamltate, motet de l'abbé Dugué. Suite pour orgue, par Balbastre. Bonum, nouveau motet ch. par M"® Eeaumesnil , qui s'est accompagnée de la guitare , avec hautbois, par Eureau. Concerto de violon, par Capron. Motet par M"* Fel. Miserere, de l'abbé Giroust.

— Au concert du 10 avril. Muguet, chante, et M"® Lechantre joue pour la première fois un concerto d'orgue del signor Vagauzez, auquel le public a donné son approbation.

M"® Lechantre, âgée de 15 ans^ a reçu un accueil qu'elle mérite.

Moria exécute un concerto de Gaviniés. Une exécution sûre et très-animée a mérite à cet artiste des suffrages marqués.

M*^® Duplant, qu'on n'avait point entendue au concert, chante un molet de Mouret. Elle a produit beaucoup d'effet par le moelleux de sa voix.

M"*® Reich, de la musique du roi, y fit ses débuts au concert du 12 avril, dans un motet : Quem ad modum, de Mouret. Un organe étendu et naturel, du timbre, de belles cadences, et du même volume, telles sont ses qualités.

Artistes pendant la semaine Sainte : M"**-** Descprvis, Reich, Duplant, Lechantre, Bretin, Dubreulle, Beaumesnil, Rosalie (de l'Académie de musique), Morizet (de la musique du roi), MM. Hochbrucker, Mcria, Cavallier, Durand, Janson, Balbastre, Capron, Barriers (1) et Paisible. (2) '

On a chanté des motets de Dauvergne, labbé d'Haudimont Lefevre, Tories, Lalande, l'abbé Jollier, Dugué, Fanton, Mouret, Gibert et Milandre.

Les clarinettes, cors-de-chasses et bassons de la musique de S. M. S. Mgr. le duc d'Orléans, ont exécuté plusieurs pièces de symphonie.

— Dans le concert du 28 mai , M"® Duranci , de la comédie française, y fait son début de la manière la plus brillante.

Barthellemont, i^^ violon de Londres, a exécuté un concerto de sa

(1) Élève de Pagin.

(t) Violoniste, élève de Gaviniés.

Les journaux font Féloge de ces artistes»

composition. La sûreté, la délicatesse, la grâce et la sensibilité, telles sont les qualités de ce grand virtuose.

Le prix pour np motet à gr. ch. de 1767 , a été accordé par une personne qui s'intéresse à la musique.

Les mêmes artistes font les frais des concerts de la fin de l'année 1767.

— 24 décembre. Symphonie. Fugit noœ, motet de Boismortier. Concerto de sa composition pour le violon, ex. par l'abbé Robineau.(i) Benedicttts DominTis^ de Mouret, par Narbonne. Concerto mêlé de Noëls, par Balbastre. Bonum est, de Dugué, ch. par M™® Lafond, élève de Leri. Sonate de violoncelle, par Janson. Salve regina^ à gr. ch. de Kohaut.

— Dans le concert du lendemain du jour de Noël, on a beaucoup applaudi Pierre-Fond , nouvelle haute-contre, qui chanta avec goût et précision : Asserte Domino , de Lefevre.

— 1768. 20 mars. Symphonie. Lauda Jérusalem, à gr. ch. de Lavande. Concerto pour violon de sa composition, ex. par Manfredi. Le public rend justice à son talent. Motet de Giroust, ch. par l'abbé Le Vasseur. Voix rare dans son espèce, taille forte, timbrée et conduite avec goût. Sonate pour violon de sa composition, exécutée par Boccherini. Jouée en maître. Motet de Milandre (Confitebor) , ch. par M"® Morizet.

— Dans le concert du 25 avril , on chanta le morceau couronné Super flumina Bahylonis, Motet de Lefevre, par Triot, de l'Acad. de musique. Duport, le jeune, élève de son frère, de la musique du prince de Conti, exécute une sonate. Concerto de sa composition pour violon, ex. par Frentzl.

— 29 mars. Symphonie de Moulinghem. Super flumina (i' prix du concours). Nouveau concerto pour violon, de l'abbé Robineau, joué par l'auteur. Motet de Lefevre, ch. par M"® la Madelaine. Concerto d'orgue de Wagenseil, par M"® Lechantre. Motet de Giroust, ch. par l'abbé le Vasseur. Super flumina, (3 morceaux du concours), par . . . . , qui fut très applaudi.

Solistes des concerts pendant la semaine Sainte : M™*® Descorvis, Chenais, Dubrieulle, Fel, Lechantre, Morizet, la Madelaine, Duplant, MM. Salentin fils, Narbonne, Frentzl, Durand, Richer, Bertheaume,

(1) Violoniste français, mort en Allemagne, à la fin du siècle dernier.

Palbaslre, Manfredi, Capron, Jollier, Tirot, le Vasseur, Gardel (exéc, une sonate de harpe de sa composition), Duport jeune, et Séjan.

M"® Fel et M. Richer, chantent admirablement le Stabat de Pergolèse, et à différentes reprises.

Le symphonie de Moulinghem s'exécute dans plusieurs concerts.

Dans celui du 12 mai on exécuta un motet à gr. ch. de l'abbé Buée, très applaudi.

— Au concert du 15 août on entend : Eezozzi, hautboïste, l'abbé Durais, basse-taille, Sirmeh, (qui joue avec sa femme un duo pour deux violons de leur composition). M"® Fel, qui chante des airs avec son talent habituel, ace. du hautbois de Bezozzi. M"** Larrivée a été applaudie dans plusieurs récits. M™® Sirmen est élève de Tartini. C'est une grande artiste et une muse qui touche la lyre d'Apollon, puis les charmes de sa personne ajoutent encore à la supériorité de son talent

— Le 8 septembre on exécute une symphonie de Sirmen. Bezozzi, Jadin et Molidor, ont fait entendre des concertos de hautbois, basson et cors de chasse. M™® Larrivée chante un motet de Tissier, qui sait faire un heureux emploi de la musique qu'il a entendue. M"® Lechantre a joué supérieurement plusieurs pièces de clavecin de Romain, sur un nouveau clavecin. M™® Lombardini Sirmen a charmé le public par un concerto de violon, qui exprime des sons brillants et amoureux, qui pénètrent jusqu'au cœur.

— 1769. Jour de Noël et la veille. Le signor Potenza a chanté quelques airs italiens. Voix douce et agréable, flexible et harmonieuse. Grand succès. Fugit nox, motet de Boismortier. Cantate Domine, par de Lalande. Cœîi énervant, et Venite exaltermïT,' motets de Mondonville.

Cantatrices : M"®" Fel et Lemière.

Artistes : Gelin, Xaintis et Balbastre.

M"® Lemière a chanté avec grâce et précision, et les autres artistes ont reçus beaucoup d'applaudissements.

— 1770 , à la grand salle du Louvre. Dominus regnavit,

motet de Delalande, composé à grand chœur, exécOté avec plus de

Ibrce que d'expression, dit Ch. Burney, qui y était présent. Concerto

de hautbois, par Bezozzi, neveu du célèbre basson à Turin. Morceau

très acclamé. Eœaudi Deus, air chanté par M"® Delcambre. Morceau J

très applaudi. Concerto, exécuté par Joachim Traversa, violoniste du

prince de Carignan. Artiste très bien accueilli. Motet de Philidor, ch. par M""® Philidor (sa femme). Froidement accueilli. Beartus vir, motet avec solo, chœur et orchestre.

Bumey dit, qu'il n'avait jamais entendu un tel Charivari,

— 1771. 8 décembre. Symp. Te Deum, de Dauvergne. Concerto pour orgue de sa composition, par M"® Lechantre. Grand succès. Motet de Botson, Quam delictat, par M"® Delcambre. Concerto de hautbois, par Bezozzi. Dfllgam te, motet de Dauvergne, ch. par M"« Duplant.

— Au concert du 24 décembre on exécute une symp. de Milandre. M"® Delcambre répète le motet de Botson , et le corniste hollandais J. Spandau , a exécuté un beau concerto de cor de chasse de sa composition.

Le concert se compose des plus rares talents et de belles exécutions se font pendant la vacance des autres spectacles. On entend un Lauda, de Philidor, plusieurs motet dun amateur Louet, qui donna des preuves de son génie, puis deux autres de le Grand, qui ont fait les délices des artistes et des connaisseurs. Le Stabat, de Pergolèse, a été chanté plusieurs fois.

Duport, Bezozzi, Capron, Moria, Paisible et le Duc jeune , ont tour à tour étonné et enchanté par une exécution brillante. Aldage, fils, âgé de 10 ans , a joué de la mandoline avec autant de rapidité que de précision. Darcy, du même âge, a été son digne émule sur le piano et sur l'orgue. M™®* Philidor, Duplant, Charpentier, la Madelaine, Devantois. Château vieux, Girardin, MM. Gelin, Legros, Richer, Muguet, Levasseur, Platel et Feray, ont été reçus aux applaudissements unanimes.

— 1772. On reprend les motets de Mondonville, dont avaient été privés depuis plusieurs années les habitués. Les chants faciles et gracieux, les effets d'harmonie, les chœurs brillants, mériteront en tout temps les suffrages des amateurs.

Les virtuoses sont : MM. Stamitz frères, Baer, Capron, Leduc jeune, Bezozzi, Balbastre, Charpentier, Eichner (bassoniste), M^'^Fleury (harpiste), Larrivée, Dubois, Leclerc, la Madelaine, d'Avantois, puis les chanteurs : Gelin, Legros, Durand, Richer, Platel, Durais et Muguet.

Pendant la vacane de Pâques ou entend Capron, Leduc, Paisible,

Auvrai, Eezczzi, Eaer, Cliquot (facteur d orgues), qui adopta au forte piano un jeu de flûtes, qui rend des sons très flatteurs.

On y entend aussi M"® Fleury, élève de M"® TEresque, et Mayer a exécuté un concerto de sa composition et un autre morceau de Barkefier.

— Au concert du 2 février, on entend J.-P. Salomon, 1^ violon du prince de Prusse. M"® d'Avantois, qui a une belle voix, a chanté Exultate Deo, de Dauvergne. M*"® Charpentier a ch. avec autant d'art que de goût, un Adorate, très agréable de le Grand. Leduc fils, joue un beau concerto de violon de Leduc aîné.

— Veille de la Noël. Nouveautés. Motet à voix seule de TEcuyer, ch. par Warin. M"® Dubois, âgée de 13 ^jt ans , élève de la demoiselle de ce nom, a chanté un motet de Lefevre. Grand succès. On a beaucoup applaudi le jeune Leduc.

— 1773. I-cs nouveaux directeurs MM. Gavlniés, Gossec et Leduc, ont donné jeudi 25 mars leur 1^ concert. Symph. deTo^chi, supérieurement exécutée sous la direction de Gaviniés. Motet chanté par Olivini, musicien de la chapelle du roi. Concerto de flûte, exéc. par Rault. Motet de Bach, par M"® Biglioni et Richer. Symp. Concertante de Staniitz. Motet par M"® Larrivée. Pièces de violon, par Jamowick. Qui confidunt, motet à gr. ch. de Mathieu.

Il y a une nouvelle activité pendant cette période, et le choix des compositions fait l'objet d'une étude spéciale de la part des directeurs, trois artistes d'un talent universellement reconnu.

Notre compatriote Gossec, trouve occasion de faire connaître ses œuvres lyriques, qui sont très appréciées par les amateurs.

Sa messe de Requiem^ un chef-d'œuvre, y fit sensation. On y remarque surtout une instrumentation riche et nourrie.

— Jeudi 9 avril. Dans ce concert on chanta la messe des morts de Gossec et le Stabat, de Pergolèse. M™® Biglioni ch. un air italien.

— Dans celui du 10 avril, l'abbé Borel chante un motet de l'abbé Giroust, et M™® Larrivée ch. un motet de Mereau. Laurent se fit entendre dans un concerto de violon.

— A celui du 11 avril on chanta le motet (déjà connu) de Gossec, puis un Confltebor tibi^ de Aruvisschio.

Lç9 concçrts ont été très suivis pendant la semaine Sainte. On a

beaucoup applaudi les œuvres de Pergolèse, le premier des musiciens pour l'expression du sentiment, de Philidor, le savant harmoniste, et de Gossec, qui a l'art du dessin et de la distribution de ses morceaux de chant et d'harmonie.

— 20 mai. Gr. Symph. Motet de Giroust, par M"*® Avolio. Sonate

de violoncelle, par Janson, le jeune. Motet à 3 voix de Mereau, par

M™® Larrivée, MM. Legros et Borel. Symp. Concertante, par Cambrini et Imbault. Air ital. chanté par Nihoul. Concerto de violon, exéc. par Phelipeau. Te Deum, de Philidor.

Ce concert a fait plaisir, aussi bien par les compositions que par les solistes.

— Il y a eu cinq concerts pendant la semaine Sainte.

Le public applaudit aux efforts de la direction. Une symp. concertante de Davaux, amateur, (joué par Capron et Guesnin), réunit tous les avantages, et elle flatte les oreilles savantes et celles qui ne le sont pas. M"® Biglioni fait applaudir la légèreté de sa voix. Platel chante dans les motets, et avec Legros il se fait entendre dans un motet de Gossec, et y recueille beaucoup d'applaudissements.

On chante encore : Eripe me, motet de Mathieu, musicien de la musique de la chapelle du roi. Traversa joue un concerto de violon, et au concert du lundi Saint, on exécute le Dies irœ, de Gossec , et ce motet a soutenu la réputation qu'il s'était acquise^ lorsqu'on l'entendit dans l'église des Feuillants. La musique en est pleine de simplicité, de noblesse et d'expression. Le public a paru distinguer principalement le chœur : Mors stupehit et ncUura,

— Mardi saint Symp. de Diton, d'un bel effet Motet de Isa, par M"® Duval. On a fort applaudi la beauté de son organe. Concerto de cor, ex. par J. Lâcher, musicien du Duc des Deux-Ponts. Venite^ motet à gr. ch. de Davesne. Legros ch. le solo de la façon la plus finie. Concerto de violon, par Jarnowick. Seconde partie de la messe des morts de Gossec. M™® Charpentier, MM. Richer, Legros et Platel, partagent avec l'auteur les justes applaudissements du public.

— Le Mercredi saint on exécute une symp. de Toeschi et d'Haydn. Toutes deux extrêmement applaudies, ef Rault exécuta un adagio^ dans celle d'Haydn, qui ravit le public Personne n'a jamais tiré de la flûte des soas plus intéressants et avec ce style excellent.

La mort du compositeur Jean Mondonville, dont les beaux motets ont fait si longtemps le principal attrait des Concerts Spirituels, est le seul événement de cette année.

Antoine Dauvergne et Berton étaient cette année directeurs des Concerts Spirituels.

Statistique : Cantatrices : 15. Chanteurs : 43. Orchestre : 40.

Balbastre était l'organiste.

Les meilleurs musiciens de Paris font partie de l'orchestre.

— 1776. Les concerts ont lieu comme à l'ordinaire pendant la fermeture des théâtres.

L'orchestre est nombreux et choisi, et les directeurs ont su varier par un répertoire de compositions anciennes et modernes, et en engageant des virtuoses de différents genres.

Compositions exécutées : Stàbat Mater ^ de Pergolèse. Esther^ oratorio de Méreaux. Motet à 3 voix du même maître. Benedicam Dominum, motet à gr. ch. de l'abbé Roze. Confitehor^ motet del signor Aurichio. De Profundis^ de Langlé. Pater noster^ nouveau motet de Langlé. Miserere, de Cambini. Le Sacrifice d^Isaac^ du même. La Ruine de Jérusalem, oratorio de Joubert, organiste à Angers. 0 Filii, de Giroust

Solistes: Jarnowick , violoniste admirable. Bertheaume, Stamitz, Guenin, Leduc jeune, Wandlick, Pieltain, Moruis (alto), etc.

M"®Dechamps, qui joue avec une aisance remarquable sur le violon, toutes les difficultés, a été reçue avec acclamation. Puis on entend, Lefevre, son émule, âgé de 15 ans, Loisel, âgé de 14 ans, élève de Sautel, qui a singulièrement surpris le public sur le violon. Bezozzi et Lebrun, célèbres hautboïstes. Lejeune, virtuose sur le basson. Rault, qui a porté la flûte au plus haut degré de sa perfection. Duport, le jeune, violoncelliste. Rodophe, virtuose sur le cor de chasse. Tierchmid et Palsa, cornistes, puis Vidal, guitariste.

Cantatrices cette année : M™«* Charpentier, Larrivée, Farinella, Brunet, Buret, MM. Richer, Guichart, Petit, Piozzo, Artigue et Nihoul.

53 exécutants.

— 1778. Mozart composa cette année une symphonie pour les Concerts Spirituels, qui reçut l'approbation générale. Le Courrier de VEurope en a parlé.

Mozart a assisté à la répétition et dans une lettre adressée à son

père, (i) datée de Paris du 3 juillet 1778, il dit : „ J'avais grand peur aux répétitions, car jamais je n ai rien entendu -d'aussi mauvais

Au milieu du premier Allegro était un passage que je savais devoir plaire; le public fut transporté; des applaudissements unanimes éclatèrent Comme j'avais prévus cet effet, le passage était ramené à la fin par un Da Capo. „

A cette époque, Legros, avec le concours de Gluck et dePiccini, régénéra le Concert Spirituel, et on y plaça un nouvel orgue.

— Concert de la Toussaint, à la salle ordinaire du château des Tuileries. Symphonie de SterkeL Concerto pour clavecin, de Bach, ex. par M"® Carlin , fille du célèbre acteur de la Comédie Italienne , âgée de 13 ans, et aveugle dès l'âge de 6 mois. La sûreté et la netteté de son jeu font l'éloge de son maître Romain. Concerto de clarinette, par Baër. Concerto de violon, par Haucke, i' violo»Kie S. A. le prince royal de Prusse. Ce jeune artiste étonna par la beauté et la pureté de son jeu. Motet à gr. chœur. De Profundis^ de l'abbé Roze, maître de musique des Innocents. Artistes : M"®^ Duchâteau, Malpied, MM. Legros et Rousseau. Deux airs ital. ch. par M'*® Duchâteau et M. Guichard. Air de bravoure, par M*^® Todi, actrice portugaise. Après des applaudissements frénétiques , elle chanta une scène de l'opéra de Piccini : L' Alessandro helle Indie. Le morceau fut redemandé et applaudi avec transports. Piccini ayant été vu dans une loge, les battements des mains et les acclamations se dirigèrent vers lui , et recommencèrent avec la même vivacité.

— Concert du jour de la Conception. LOde sur le combat d'Ouessanty oratorio par Gilbert, musique de Lemoine. Le public a applaudi. Symph. de Sterkel. Air de Paisiello, par M"® Todi. Concerto de flûte de Jarnowick, parSalantin. Son jeu a causé beaucoup de plaisir. Motet par Candeille, bien chanté par Moreau, basse de l'Opéra. Concerto de violon de Lamotte, par M"® Deschamp. On a admiré le talent de cette artiste distinguée, élève de Capron. Air de Gluck, par M°*® Saint-Huberti. Concerto de violoncelle, par Duport Air redemandé de Piccini, ch. par M"® Todi.

— Concerts donnés la veille et le jour de Noël aux Tuileries , ont attiré un grand nombre de personnes.

(i) Voir : Histoire du Conservatoire de Paris^ par Lassabathie, page 6L

Symphonies de Bach et d'Haydn, dans lesquels l'orchestre s'est distingué par la précision et la vigueur, et principalement par l'art de phraser. Concerto de cor de chasse, par Leopoldo Colle. Concerto de violon, par Lefevre. Concerto de harpe, par Krumpholtz , ne firent pas beaucoup d'effet sur le petit nombre de connaisseurs.

Au concert du second jour on a entendu un concerto de violon , par Capron, un de clarinette, par Baër, et un autre pour violoncelle, par Duport

M. Legros en est toujours le directeur , il a dirigé un oratorio de Gossec, intitulé : La Nativité,

Quelle différence entre les sensations frivoles de tous ces concertos, en écoutant cet oratorio. (5 Janvier 1779. Mercure de France.)

— 1779. 21 mars. Symphonie de .... Morceau de hautbois, par le célèbre Lebrun, de retour d'Angleterre. Concerto de flûte, par Héroux, (musicien de S. A. S. M. le duc des Deux Ponts). Concerto de violon, par Pieltain de Liège. Beatus vir, motet à gr. chœur de .... , par ^iies Molidor (débutante) et Malpied. Air de bravoure, par II Signor Amantini. On a été étonné de la pureté de sa voix, de sa vigueur et sa grande légèreté. Deux airs de Sacchini , par M"®Todi, toujours admirée.

— Concerts des 23, 25, 28 et 29 mars. Concerto de Janson, exécuté par son frère cadet, sur le violoncelle. Morceau de hautbois, par Lebrun. Id. de clarinette, par Eaër. Id. de flûte, par Wunderlich. Ce dernier a aussi reçu les applaudissements unanimes. Morceau de Jarnowick, son maître, joué par Pieîtain. Mor( eau de basson, par Antoni, qui a su tirer de cet instrument sec, les sons les plus moelleux et les plus agréables. Motet par Floquet. Oratorios de Cambini et de Rigel. Rigel a plus de force et de véhémence ; Cambini plus d'esprit et d'aménité. Duos par M*"® Lebrun et Armantini. Jamais le public n'a été plus sympathique.

— Avril. Les concerts donnés pendant la semaine Sainte au château des Tuileries, ont été aussi suivis et aussi intéressants que les précédants. Symphonies de Sterkel, de Haydn et de Cannabich. Exécution parfaite. Motets de Gossec et de Tabbé Rose. Stabat Mater, de Pergolèse, par M"»« Todi et Guichard. M"^« Lebrun, MM. Armantini, Baër et Lebrun ont embelli ces concerts.

— , , . mai. Jour de TAscension, au chlteau des Tuileries. Sympht

nouvelle d'Haydn. Elle a fait plaisir, mais la 3™® partie n'a pas eu le même succès à cause de l'incohérence des idées. Motet de Candeille, ch. par Moreau. Concerto de violon, par Satory, composé par lui.(i) Il y a des difficultés de la plus ridicule extravagance dans ce morceau, et dans la dernière partie, le fond du chant devient méconnaissable. Air de Sacchini, par M"* Todi. Ouverture de l'opéra Maïo. Lauda Jérusalem^ de Rodolphe. L'œuvre finit par une fugue. Artistes : Legros et Cheron. Morceau très applaudi. Concerto pour hautbois de Lebrun, joué supérieurement par lauteur. Scène de Traetta, de .... , par M"® Todi. L'orchestre a mérité les éloges.

— Jour de Pentecôte. Deux symphonies, l'une de Sterkel, dont le style pittoresque et les beaux effets d'harmonie sont connus, l'autre de Amédeo Mozart. Peut-être est-il aussi savant et aussi majestueux ([ue le premier, mais il n'a pas excité le même intérêt, écrit un critique.

M"® Girardin a chanté pour la première fois un brillant motet de M. Deshayes. Gosier flexible, timbre pur, une prononciation distincte, une manière aisée, gracieuse, expressive, voilà ses qualités. Ce fut son début.

Bréval a exécuté différents petits airs, qu'on a fort applaudis. Il montre déjà de l'intelligence, de la noblesse et de la légèreté sur le violoncelle.

M"® Lebrun chanta un air de Mortellerany, qui a paru froid.

M"**® Girardin, Malpied, MM. Petit et Moreau, ont chanté un nouveau motet de l'abbé Euce, maître de musique à l'église St Martin à Tours. La mélodie en est claire et simple.

Pieltain, (artiste belge) , s'est fait connaître avantageusement dès son début? Il s'attache à la mélodie, suit un même caractère musical, et le sure harge rarement de choses étrangères à son sujet.

M*"® Lebrun termina le concert par un air d'Anfossi. Sa voix monte à une hauteur extraordinaire.

— Concert du jour de l'Assomption. Malgré la chaleur, les amateurs se sont rendus en masse pour admirer les virtuoses que M. Legros y avait rassemblés.

Symphonie de Toeschi. Ces symphonies ont un air de famille et chacune présente un charmant tableau. Tout y est soutenu par la grâce et la noblesse, et par une imagination brillante. Motet par Petit,

(1) Artiste inconnu.

chanté par Tauteur. Concerto pour le piano, par Neveu , claveciniste du comte d'Artois. Deux airs de Sacchini et de Bach, par M"® Georgî. Motet nouveau de Gossec, ch. par M"® Georgi, MM. Legroset Moreau. On a rendu hommage au génie du fécond compositeur ainsi qu'aux chanteurs. Concerto pour cor de Punto, par Palsa et Tierschmiedt. Ils ont été très acclamés. Concerto de violon, de Jarnowick , par Perronard. (i) Cet artiste exécuta avec une aisance remarquable un morceau de Bach.

— 8 décembre. La prise de Jéricho^ oratorio de Rigel. Artistes : ^ines Dupuis, Gazet, MM. Legros et Moreau. Concerto pour harpe, de Krumpholtz, son maître, par M"® Stheler, âgée de 13 ans. Grand succès. Concerto de basson, par Ozi. (Pour son début.) Morceau de violon, par Eertheaume. Motet de Desaugiers, par M"® Dupuis. Le public est resté froid, malgré les témoignages favorables de Gluck. Rondo de Paisiello, par M*"® Todi. Scène de Piccini, par la même. Le ravissement allait jusqu'au transport, l'attendrissement jusqu'aux larmes , écrit un chroniqueur. Il y avait un véritable délire pour la Todi. Jamais on avait vu à Paris un tel enthousiasme. |

— En 1780, le jeune Jean Vernier, de Paris, s'y fit entendre sur le violon avec succès dans un concerto. En 1787, il exécuta aux applaudissements de la salle entière, un concerto de sa composition.

— 1781. Directeur : Legros. Id. en second : Guénin. Chef d'orchestre : Lahoussay.

Parmi les violonistes nous remarquons deux artistes néerlandais,

Joseph Fodor et Jean Moulinghem.

— 4 avril. Le programme de ce jour annonce l'exécution du Stabat Mater d'Haydn, et celui du père portugais Vito.

Voir pour plus de renseignements notre 3"*® volume, page 117, du Panthéon musical populaire.

— Le 8 sept, on chante Jephté, poème oratoire, paroles de Moline, avocat, musique de Jean Vogel. Cette composition a été très applaudie et méritait de l'être.

Le clarinettiste Michel , obtint dans ce concert un succès extraordinaire.

(1) Musicien inconnu.

— 1782. Directeur-entrepreneur : Legros.

Chef d'orchestre : J.-B. Rey. (i)

Le directeur s'efforce de donner tout l'éclat possible et de favoriser aussi bien la musique nationale que celle des étrangers. Les concerts de la quinzaine de Pâques ont été les plus remarquables qu'on ait eus.

Solistes : M*"® Mara, dont la voix mélodieuse et sympathique a produit la plus grande sensation.

Le célèbre Viotti a fait entendre ses concertos aux applaudissements unanimes. Gossec dirigeait au premier concert son oratorio : Varhre de r Alliance f et l'auteur reçut les plus vifs applaudissements.

En octobre 1781, on chanta l'oratorio Saûl, paroles de Moline, musique de Fr. Giroust.

— 1783. Même direction.

Chef d'orchestre : Rigel. Musiciens : 57.

^mes Xodi, Mara et Viotti, talents de premier ordre, ont fait les délices de ces concerts.

Le directeur a introduit cette année une inovation heureuse en donnant des concerts au profit des artistes qui se sont les plus distingués dans le cours de l'année.

-- 1785. Même direction.

Depuis 1784 ces concerts se donnent dans la salle qu'occupaient les Français aux Tuileries.

— 1787. Directeur-entrepreneur: Legros.

Chef d'orchestre : Henri Rigel.

jers violons : II. 2®" violons : 12. Altos : 5. Violoncelles : 10. Contrebasses : 4.

Cette année Persuis (Louis Loiseau de), fait entendre son oratorio, le Passage de la mer rouge. C'est probablement le fils de Persuis, dont on exécuta quelques motets en 1759.

-— 1790. Dimanche 20 mars. Concert Spirituel à la salle de l'Opéra, Porte Saint-Martin. Symphonie de Pleyel. Air de Cimarosa, par M"® Rozine. Symphonie concertante, par Solers et Wahter, de Solers. Scène française, par Rousseau. Symphonie d'Haydn. Air de Giordanello, par M"® Rozine. Concerto de violon de Viotti, par Alday.

(1) Cet artiste français dirigea les CoDcerts Spirituels de 1781 à 1785. Il décéda à Paris en 1810.

Omnes génies, motet à gr. ch. de Giroust, maître de musique delà chapelle du roi, par M"® Mulot, MM. Platel, Rousseau et Murgeon.

— Concert du 30 mars. Symphonie d'Haydn. Air de Piccini , chanté par M™® Clary. Duo concertant pour flûte et hautbois de Garnier, exéc. par Garnier frères. Rondo de Leberton, ch. par Laïs. Symph. d'Haydn. Scène lyrique de M. d'Ennery, par Roussejiu. Duo de Bertheaume, par Tauîeur et Grosset. Noli amulari, motet à gr.

chœur de François Giroust.

— Concert du 31 mars. Symph. de Lachnitz. Air de Sarti, par M"® Rozine. Concerto de Perret, (1) pour le basson, exécuté par l'auteur. Scène de Lebreton, par Rousseau. Symph. d'Haydn. Concerto de Fiorillo, ex. pour la i*"® fois, par Leriche. Stabat Mater, d'HayJn.

— Au Concert Spirituel du 2 avril on entendit : Symph. d'Haydn. le Sacrifice d*Ab7^aham, de Chardini, ch. par l'auteur. Concerto de basson de Ozi, joué par l'auteur. Cheron, Rousseau et Laïs, chantent les trios de le Breton, et VO salutaris, de Gossec. Stabat, de Pergolèse, par Laïs et Chardini.

On commence à 6 1/2 heures.

— Concert du 7 avril. Symphonie d'Haydn. Scène Slphigénie, Concerto de violoncelle, par Duport. Duo de M. J. ... Scène de Chimène, ch. par Loth. Symph. Concertante pour violon, par Gens et Pauwels. Trio des Prétendus.

— Au concert du 9 avril, on fit l'exécution du Jugement dernier, oratorio d'Antoine Salieri.

— Au Concert Spirituel du 11 avril, on chanta de nouveau VO Salutaris, de Gossec, une symph. d'Haydn, et un motet de Giroust.

— 1791. 17 avril. Théâtre de Monsieur. Concert Spirituel. Symphonie d'Haydn. Duo par M"® Morichelli et Viganoni. Symph. concertante pour cor et basson, par Delcambre et Frédéric. Air de Giordaniello, par M"® Morichelli. Symph. d'Haydn. Scène de Zingarelli, par Viganoni. Concerto de violon , par Jarnowic k. Rondo del signor Bianchi , par M^^® Morichelli.

La musique italienne est très fêtée à ces concerts.

(1) Artiste ioconou, qui publia en 1794 4 Paris uu concerto de basson, opus second,

— 20 avril. Id. Miserere, de Sarti, ch. par M"® Baletti, MM. Viganoni et Mandini, et accompagné par 26 violons, 14 violoncelles et 6 contrebasses. Concerto de violon, par M"® Gerbini et un autre de Jarnowick.

— Jeudi 21 avril. Stahat Mater , de Pergolèse. Simoni chanta dans le concert de Jeudi deux airs italiens.

— 22 avril. Stahat Mater, de Pergolèse, ch. par M"® Morichelli et Viganoni. Concerto de violon, par Jarnowick. Concerto de hautbois, exécuté par Salentin.

— 2 juin. Théâtre de Monsieur. Symph. d'Haydn. Air italien , par Viganoni. Concerto de piano, par M'^® Caraesani. Terzetto , ch. par M"'® Morichelli, Simonet et Rovedino. Ouverture de Demophon. Air par M""® Morichelli. Morceau d'ensemble de l'opéra de Montesuma,

On commença à 6 heures.

— 12 juin. Symph. en ut d'Haydn. Air italien, par Simoni. Concerto de Viotti , exécuté par Alday. Duo par M"® Baletti et Simoni. Symph. en si d'Haydn. (Demandée.) Air italien, par M*^® Baletti. Concerto de forte-piano, par M"® Camesani. Scène ital., par Simoni. *

M"® Baletti était l'artiste favorite des concerts et du théâtre.

— Le concert de la Toussaint n'a pas été aussi brillant du côté des acteurs que de celui des spectateurs. M"*® Plumer a chanté successivement de l'anglais et de Titalien. On a chanté un Dies irœ, de Louët, ancien maître de clavecin de la Reine, auteur de la mauvaise musique de Colombine -commissaire, pièce tombée à la comédie italienne en 1787, que le public a reçu par un Requiescat in pace. (Chronique du temps.)

Ce qui l'a un peu dédommagé, ça a été un concerto de violon, très bien exécuté par Jarnowick, jeune . artiste déjà célèbre, puis l'ouverture de Demophon, qu'on a fait répéter.

— 1792. Les Concerts Spirituels, depuis la suppression aux Tuile ries, sont de nouveau établis sous une autre forme au théâtre de Monsieur, rue Feydeau. Le coup-d'œil était imposant, mais ce qui a surtout surpris les amateurs, c'est la perfection dans l'exécution et la composition des programmes, grâce aux bon soins de Viotti.

Les concerts ont lieu pendant la quinzaine de Pâques. Il y a depuis 1786, de grands changements dans le personnel vocal 1 dont voici lenumération :

Directeur : Viotti.

Premiers violons : Lahoussaye , ancien premier violon du Concert Spirituel , et Puppo.

Chanteurs : Mandini, Viganoni, Simoni, Mengozzi et Rovedino.

Cantatrices : M"*®® Baletti , Morichelli et Simonet.

Nous finissons ici les Concerts Spirituels pour passer à d'autres concerts importants.

Concerts à la Cour, au Cirque du Palais royal, au théâtre Feydeau, Concerts particuliers, etc., etc.

1703. Château de Fontainebleau. Concert chanté chez le roi, oîi on exécuta: Le triomphe de la raison^ musique de J. L. Lully.

— 1729. 2 juillet. Concert chez le reine à Marly, sous la direction de M. de Blamont. Bellerophon, de Lully. i®"^ acte. Artistes : M'*® Le Peinlre, MM. Bastaron. Dumenil et Dangerville. M""® Antier chanta le rôle de Stenobée, M"® Lemaure celui de Philonoé.

Il y a eu des concerts à la cour le 4, 6, 9, ir, 13, 18, 20 et 23 de ce mois.

On a chanté Thésée, de Lully, avec M"®* Pithron , Lennet^ Drouin, MM. Bonteloup, Chasse et Bastaron. Le départ de la renommé, nouveau divertissement de Fr. de Blamont, qu'on chanta plusieurs fois.

— 28 août. Concert sur le perron du château des Tuileries par l'Académie de musique, donné à l'occassion de la naissance de Mgr. le Dauphin. Air de l'opéra d'Amadis de Gaule, avec timbales et trompettes, suivi du chœur du prologue du ballet des Eléments, Air et chœur de: Stratagèmes de V Amour, Suite d'airs de Lully. Chœur et prologue de Phaéton, Air et chœur de Destouches. Air d''Artis et chœur de Phaéton, Symphonie de Rebel. Vive le roi, en faux-bourdon, avec timbales et trompettes.

— 5 octobre. Grand concert sur un théâtre dressé dans la cour de marbre au château de Versailles. Le Partiasse , gr. œuvre lyrique de Blavet La muse lyrique, la muse pastorale, la muse héroïque, le génie de la France, Fragments d'anciens et modernes auteurs, par de Blamont. La musique lyrique, ch. par Taveneau. Le concert finit par

un morceau italien: Si Canti si Godes, de Campa. Chœur de Destouches. Solistes : M"®" Antier, Le Maure, MM. Chasse, Dun, Thevenard, Blondy, Dumoulin, Laval et Malterre.

— 1731. Février. Concert à Marly, chez la reine.

5® acte de l'opéra d'ffypermestre, de Gervais, ch. par M"® Antier, MM. Chassé et Bonteloup.

Il y a eu des concerts à Marly le 16, le 19 et le 22 février. On y a exécuté un concerto de flûte et des symphonies de Michel Blavet, flûtiste et compositeur de talent, mort à Paris, en 1768, âgé de 68 ans.

— 1751. 17 mars. Concert à la cour, avec le concours de M'^®* Che- • valier, Deselle, Canavan, Mathieu, MM. Jeliotte, Betût, Joquet, Poirier et Richer.

On y chanta : Scandenberg, paroles de la Motte et la Serre , musique de Rebel et Francœur.

— 1778. 2 juillet. Concert à la cour pendant le souper avec l'orchestre et les artistes Larrivée, Gelin, Moreau, et les chœurs. On doit des éloges à Gossec, auteur des Sabines, d'avoir composé une symphonie aussi brillante, et qui fit grand plaisir. Gossec en avait probablement la direction.

— 1790. 2 janvier. Cirque du Palais royal. Concert depuis 6 heures jusqu'à huit. Assaut d'armes, dans lequel Lamotte, musicien du roi, tirera avec Gallet, d'après les SDllicitations.

— 3 janvier. Id. Concert dans lequel on exécuta une symphonie de Pleyel, une autre d'Haydn, lîn air de Dardanus^ é'Iphigénie en Tauride^ et d Œdipe.

— Février. Id. Symphonie d'Haydn, un divertissement à gr. orch. de Lorenzetti, et un concerto de cor de Punto.

— II février. Id. Symph. d'Haydn. Air de la Reine de Golconde, Concerto par Jarnowick. Scène et air d'Anfossi. Symph. de Pîeyel.

— 14 mars. Id. Symphonie d'Haydn. Air de Silvain de Grétry, Symph. de Gossec. Scène et air de Renaud, de Sacchini.

— 25 mars. Symphonie d'Haydn. Scène et airs des Prélendus. Scène de Foignet. Concerto par DuporL Concerto par Viotti. Scène et.aird'A/ce^^e. Trio d* Œdipe à Colone. Symph. de Gossec.

— 29 mars. Id. Symph. d'Haydn. Deux scènes sacrées de Judith et le retour de Tobie^ de Rigel fils. Trio de Piccini. Concerto de violoncelle, par J.-L. Duport, Quatuor du roi Théodore^

— I avril Symphonie d'Haydn. Scène italienne de Piccini. Stabat Mater, de Pergoltse. Concerto de violoncelle de Dùport, exécuté par l'auteur. La mort de Liopold de Brunswick, scène à gr. chœur, par L. Jadin.

— 30 mai. Id. Symph. d'Haydn et de Gosscc. Scène de Ferrari. Concerto pour ror de Kohi. Si ène de la Caravane du Caire deGretry. Hymne à Apollon, à 4 voix de L. S. Lebrun.

— 6 juin. SymphoniesdeGossec et d'Haydn, Rondo de Mangozzi. Symph. concertante de Dréval. Air de ûrtrdania de Rameau, Duo de Didon, de . . , .

— 22 juillet. Id. Symphonie d'Haydn. Rondo italien. Syniphonie concertante de Bréval, Wr de Didon. Ouverture de ûf^mopfton, de Vogel. Scène de Cimarosa. Duo Ce Dardamis.

— 25 juillet. Id. Ouverture de Démophon. La fiie nalionale, mêlée de chants, de danse:* et de marches militaires, paroles de M. . . , musiijue de Carpentier, avec ballet de Deshayes.

— Samedi 25 déi einbre. Aujourd'hui concert national demandé et autorisé |)arla municiiialilé, à la salle de l'Opéra, perte Saint-Martin. i" jKirlie : Symphonie d'Haydn. M"" Rousselois chanlera une scène de Kreutzer. Concerto de violon, par Kreutzer, de sa composition. Le Sacrifice ^Abraham, de Charjini, chanté par l'auteur. ï' partie : Démophon, ouverture de Vogel. Symphonie concertante pour flûte et hautbois, par Garnier frères. Scène de MéhuI, par M"' Rousselois. Concerto de violon, par Jarnowick , exécuté par l'auteur. Il sera lerm né [Jar : La Prise de la Bastille, hiérodrame de Désaugiers.

— Id. Concert au Club des étrangers, rue de Chartres. Symphonie de Gossec. Air de bravoure, chanté par M"* Ponteuil. Concerto de piano de Herman, efécuté par M"^ Camerani, élève de M"* Tourterelle. (1) S, ène de Berton, chanté par Laïs. Concerto de clarinette, exé<:uté par Solère. 2" partie. Symphonie en ut d'Haydn. Duo de Céphale et Procris, de Gilliers, chanté par M™* Ponteuil et Laïs. Concerto de violon de Bertheaume, exécuté par l'auteur. Symphonie à gr. orchestre, de Guénin.

Foule compacte et grand succès.

— L'an 1800, on fondit les Concerts de la rwe de Cléry, qui

(1) Un artiste Tourterelle, tiaii en 1791, praruier cor au tbéîLire italien.

succèdent à la société fondée en 1775 par De la Haye, et qui en 1779 fut remplacé par la Société de la loge Olympique, (1) dissoute en 1789.

L'orchestre des Concei^ts de la rue de Cléry se composait de 80 exécutants, et était dirigé par Jean Grasset, les chœurs par Charles Plantade.

L'abonnement de douze concerts était de 72 francs, et on compta^'t près de six cents abonnés. Il y avait un comité d'administration, oti nous remarquons Cherubini, Grasset, Bréval et Fr. Duvernoy.

Cette société fit frapper une médaille qu'elle adressa à Haydn, qui avait promis de venir assister à l'exécution de ses œuvres, mais l'état de sa santé ne lui permit pas de réaliser ce projet.

Le célèbre compositeur offrit une de ses messes et un Te Deum.

Ces concerts (2) avaient la vogue à Paris, et Garât, Rode, Baillot, Romberg, Kreutzer aîné, Delcambre, Hummel, M'"®^ Branclm, Bolla, Duret, Armand, et d'autres célébrités s'y faisaient entendre.

En 1801, la première symphonie de Reicha y fut exécutée, et on vanta l'exécution des œuvres instrumentales.

— 1791. I mars. Salle du Musée, rue Dauphine. Concert extraordinaire au bénéfice de M"® Laroche, à 7 heures précises.

Symphonie d'Haydn. Concerto de piano, par M"® Leroche, exécuté par l'auteur. Se ène, chantée par Lejeune. Symph. concertante pour hautbois, clarinette et 2 cors, de Van den Eroeck, (artiste belge), par l'auteur Delcambre frères , F. Duvernoy frères. 2® partie : Ouverture de Démophon, Sonate de M'^® Laroche, ex. par l'auteur. Concerto de sa composition, par Fodor, violoniste hollandais. Symph. d'Haydn. M^'® Laroche terminera le concert par plusieurs airs connus et variés de sa composition.

— 19 mars. Concert du Cirque national. On y joue une symphonie

(1) Haydn composa 6 symphonies, dites de loge Olympique, pour cette société, que Imbault fit graver.

(«) En 1815 un nouveau Concert d'amateurs lut organisé, qui cessa en 1829.

Chelard en forma un nouveau sous le titre de : Athénée musical. C'est là que Ch. de Bériot et Th. Haumann se firent entendre pour la première fois.

En 1828, Cheruhini conçut le plan de la Société des Concerts, dont il était président, et reçut une subvention du Gouvernement de 2.000 fr.

Habeneck en était le chef d'orchestre et le premier concert du 9 mars 1828 était consacré à L. Van Beethoven. Ces concerts existent encore aujourd'hui et comptent parmi les plus célèbres de TËurope.

de Gosser, M"* Rosine chante un air de Piccinî el de Cimar sa et M""Châteaiifortun air deJoignet.On finit par une symphonie deRigel et un duo par M"" Rosine et M. Chdieaufort.

~ 20 mars. Dimanrhe. Id. Symph. d'Haydn. Air de Sartini, par M"' Mullot Concerto de violon de Viotti, par Gensse. Scène française, par M'" Châteaufort. Symph. d'Haydn. Air des Prëlendtts, par M"* Mullot. Duo par M"*" Mullot et Châteaufort.

— 25 mars. Id. Symph. d'Haydn. Scène d'Anne de BouUn, par M"* Mullot, Concerto pour hautbois et cor, par Salentin et Ijïbrun, Scène de la Caravane, par M"* Châteaufort. Symphonie d'Haydn. Idylle d la Liberté, ch. par Plalel. Ouverture de Démophon. Duo de Porta, par M"* Mullot et Châteaufort.

— 27 mars. Id. Symphonie de Gossec. Airs de Giardanello, par M"° Dalassc. Concerto de violon, par Pauwels. (.\rtistc belge.) Air de Soignet, chanté par I.efevre. Symph. d'Haydn. Air de Cimarosa, par Murgeon. Concerto de hautbois de Bezozzi, joué par l'auteur. Duo par M'" Dalassé et I.efevre. Ensuite bal jusqu'à 11 heures.

— 31 mars. Id. Symph. de Roselli. Scène de Catel, par M"" Mullot Ouverture de la Frescaiana. Le songe de Sabinvs, de Gossec, par Ch.îteaufort. Symph. d'Haydn. Scène d'Ariane, par M"' Mullot. Air de la Caravane du Caire, par M"" Châteaufort,

— 19 avril. Id. Symph. de Rosetti. Air de Giardanello et de Palsiello, par Doressi, musicien de l'électeur de Bavière. Concerto de violon de Mestrino, par Aman fils. Air à'Œdipe à Colone, par Murgeot, et un rondo de Porta, par le même. Symph. concertante de Devienne, par Lebrun et Ozi. Ce dernier morceau a fait fureur.

— 22 avril. Id. Symph. d'Haydn. Air de Piccini, par M"" Rosine. Duo par Lebrun et Où. Stabat Mater, d'Haydn, par Lebrun, Murgeot et M"* Châteaufort. Symph. de Rosetti. La Mort de César, ch. par Châteaufort Ouverture de Démophon. Duo de Pénélope.

— Dimanche i mai. Id. Symph. d'Haydn. Scène ch, par M"* Mullot. Concerto de violon, exécuté par Aldey. Le jugement de Salomon, hiërodrame à gr. chœur. Rondo, chanté par Murgeon. Concerto de forte-piano, composa et exécuté par Mozin. ?> Z)eMm, àgr. ch., par Lebrun, dans lequel chanteront M"*' Rosine, Mullot, MM. Châteaufort et Lebrun.

— Jeudi 26 mai. Cirque du Palais royal. Symph. de Gossec et de Rigel. La bataille 6:lvry, On entend M"® Balassé, et Lefevre chante un air de Démophon,

— 10 juillet. Id. Symph. de Rosetti et d'Haydn. Scène de Cima- V, rosa, par M"® Rosine. Concerto de hautbois, par Bezozzi. Lefevre

chante la colère d'Achille, et le duo de Dardanus^ avec Caillard. Saint-Léon chante un air de Chimène.

— 4 août. Id. Symph. de Guénin et de Gossec. Ouverture et entrée de la Bataille d^Ivry, Air de Moura, ch. par M"® Lacomba. Air de Démophon, par Lefevre.

— 8 décembre. Théâtre de la rue Feydeau. Symph. d'Haydn. Air de Zingarelli, par Simoni. Concerto de violon de Mestrino, exéc. par Durand. Air de Sarti, par M"® Baletti. Symph. concertante de Devienne, par Ozi, Salentin et Devienne. Ouverture de Démophon, Air de Bianchi, par Simoni. Nouv. concerto pour piano de Hermann, par M"® Camerani. Duo de Sacchini, par M"® Baletti et Simoni.

— 25 déc. Id. Symphonie en ut d'Haydn. Air del re Teodoro, pour la première fois par M"® Armand. Concerto de basson, par Perret. Nouvelle scène de Cherubini, par M^^® Baletti. Quartetto de Mozart, par M"®® Baletti, Martin, MM. Viganoni etScalzi. Symph. en ut de Gossec. Air italien par Viganoni. Nouveau concerto de Viotti, exécuté par Rode. Air de Cimarosa, par M"® Baletti. Chœur SEmelinde, de François Philidor.

On commença à 6 heures. Foule compacte et entière réussite.

— 1792. 26 mars. Id. Ouverture de Démophon, de Vogel. Scène de Ferrari, par Simoni. Concerto de flûte, par Hugot. Air de Cimarosa, par M*^® Baletti. Morceau pour cor, de Punto, joué par l'auteur. Ouverture d'Iphigénie en Aulide, de Gluck. Air de Ferrari, par Simoni. Concerto de Kreutzer, ex. par l'auteur. Air de Pugnani, par M"® Baletti, avec violon, exécuté par Rode.

— I avril. Id. Symphonie d'Haydn. Air de Rispoli, par Simoni. Concerto pour basson, de Devienne, par Delcambre. Air de Giordanello, par M™® Morichelli. Concerto de Viotti , exécuté par Rode. Air de Bianchi, par Simoni. Concerto de cor de Punto , joué par l'auteur. Duo de Sarti, par M™® Morichelli et Simoni. Ouverture de Démophon.

On commença à 6 heures.

— 8 avril, Id. Ouverture nçuvellç dç Mçzart, Trio dç Flmpre^-

iïï(7^*i/^(.;àlJ

»arîo, par M"* Balettî, MM. Viganonî et Rovedîno. Concerto de cor, par Punto. Duo de Paisîello, par M™"* Morichelli et Baletti, avec solo

de flûte, par Hugot. Nouvelle symph. d'Haydn. Air de Chérubin-, par M"* Bale'ti. Concerto en mi-mineur (redemandé) de Viotti, joué par Rode. Quatuor de Paisiello. La Chaconne, de Lebrun.

— 13 avril. Id. Symph. d'Haydn. Air de Zingarelli. par Viganoni. (Redemandé.) Conterto pour basson, par Deloambre. Stabat Mater, de Pergolèse, par M'" Baletti et Viganoni. Concerto en ré-mineur, de Viotti, exécuté par Rode. Air italien par M"" Baletli. Symphonie concertante de Devienne, par Devienne, Lefevre et HugoL (Basson, clarinette et flûte.) Trio de l'impressario. 6 1/2 heures.

Une chronique du temps écrit :

„ Les concerts donnés au Feydeau pendant la quinzaine ont eu en général le plus grand succès. Ceux de vendredi Saint et du jour de Pâques, ont attiré un concours prodigieux d'amateurs. On connaît l'excellence de la musique italienne <iu'on y exécute, et on sait à quels talents distingués cette exécution est confiée.

On présente un assemblage de talents de premier ordre, tel que les concerts de la capitale n'en ont jamais présenté de semblables.

L'orchestre si bien conduit par Lahoussaye, jouit delà plus juste célébrité.

M. Rode a du recommenrer son solo, et cet artiste si intéressant par sa granJc jeunesse, par son propre talent et par son amour pour l'art . auquel il s'est consacré, n'a r^en laissé à désirer aux connaisseurs les plus exigeants. „

— 1793. 9 mars. Théâtre du Palais. Variétés. Il y a eu ce jour un concert à ce théâtre. On mentionne à ce sujet :

Le citoyen Narvoîse! cadet, ouvrira te sjjectacle [«r une symphonie de sa composition.

Le citoyen Mailly e\écutera un concerto de violoncelle et le citoyen Puri exécutera un concerto de cor.

Le II avril le violoniste A. Boucher joua un concerto de violon.

— 1794. 25 mars. ThéÂire de la rue Feydeau. Concert. Il sera composé de 100 artistes.

— Le 5 avril on chante à ce théâtre un hymne patriotique à gr. chœur de Caveaux, &. \d, Bataille Ae Jemmapes , symph. à grand orchestre. La mort à toiU esclave anglais, chant de guerre, paroles de C. F, Trouvé, musique de F, A. Lemiere.

— i8oo. Théâtre de la Cité. Variété. 23 Germinal. Concert par les citoyens F. Az. James et Boyé. (1)

— 28 mars. Théâtre des Arts. (Opéra.) Ccncert donné avec le concours de M™® Grassini, les citoyens Rode et Sallentin.

— 20 Germinal. Théâtre de la république et des arts. Concert dans lequel M™® Walbonne-Barbier chanta le Stàbat Mater, de Pergolèse.

— Décembre. Théâtre de la républque et des arts. Incessamment l'oratorio d'Haydn : La création du Monde, mis en vers français par le citoyen Ségur jeune.

Le prix des places est doublé.

— 21 Germinal. Théâtre Feydeau. Concert dans lequel on entendra le citoyen Garât, puis le Stàbat de Bezoli.

— 1801. II Germinal. Théâtre des arts. Examen pour 6 places de violon vacantes à ce théâtre.

Jury : J.-B. Rey, chef-d'orchestre, Lainée, Laïs, Gardel, Fr. Duvernoy, X. Lefevre, Delcambre et Levasseur. Kreutzer aîné, nommé i®*" violon, Choléaîné, id., par tous les suffrages. Les quatre autres sont : Cholé cadet, Kreutzer cadet, Gasse et Lintain.

— En février on donna par extraordinaire une représentation au bénéfice de Piccini. Voici le programme : 12 pluviôse. Théâtre de la société olympique, rue de la Victoire. Hommage à Piccini , bienfaisance pour ses enfants. Aujourd'hui au bénéfice de la famille. Bal de nuit masqué et paré. L'entrée sera de 6 fr.

— 1802.(2) 15 janvier. Th. de la société Olympique. Concert avec le concours de Joseph Woelffl , pianiste de Vienne. Symphonie d'Haydr. Concerto de piano , composé et exécuté par Woelfil. Air de Garât , ch. par M™® Bertaut. Concerto de violon, comp. et exéc. par Blasius. 2® partie. Symph. de Woelffl. Variations pour piano, comp. et ex. par Woelffl. Concerto de flûte, comp. et ex. par le citoyen Pérault. Improvîssation par Woelffl.

— 15 Frimaire. Théâtre Louvois. Spectacle extraordinaire , dans lequel on entendra le citoyen Rode , étant à la veille de son départ , qui se fera entendre pour la dernière fois.

— 15 mars. Salle rue de la Victoire. Concert vocal et instru-

(1) Pour les détails des concerts particuliers, s adresser à nous k Anvers, 30, Chaussée de Mali nés.

(s) Cette année^ P. Porro publia Toratorio, Ui Saisons ^ d'Haydn.

mental, au b^ficedeM'"" Plomer-Salomi, cantatrice italienne, dans lequel elle exécuta plusieurs morceaux de musique la plus nouvelle des meilleurs composileurs italiens.

— Mercredi ïi vendémiaire. Académie de musique. Symphonie d'Haydn. Air d'Andreozzi , ch. par M""" Mara. Concerto de cor de sa composition, par F. Duvernoy. Cavatine de Nazzolini, par M™" Mara. Nouvelle symph. concertante de Kreutzer atné, joué avec son frère cadet. Scène et rondo d'.Xnfossi, ch. par M"' Mara. Les noces de Gamaches, ballet.

M°" Mara par sa voix extraordinaire, électrisa !e public.

— Concert français. Les élèves du Conservatoire, avec l'autorisation de leurs chefs, continueront cette année dans la salle du Conservatoire, les concerts qu'ils ont donnés l'année dernière à la salle de la société Olympique, sous le nom de Concert français.

Le prix d'abonnement est de 30 francs par personne pour douze concerts.

L'ouverture est fixée au 23 brumaire; ils auront lieu tous les quinze jours à I heure.

— Fêtes de Longchamps. Th. des Arts. Concerts. Ossian ou les Bardes, en forme d'oratorio, et en l'honneur de la paix, par I..esueur. Le chant de paix, dans le genre gallique, par de Baour-Lormian, musique de Lesueur. Stabat, d'Haydn. (Fragments.) 0 salutaris kostia, de Gossec. Scène à gr. ch. tiré de la Mort d'Adam, opém de Lesueur.

Il y a eu Irois concerts avec le concours de M°"Tranchu, Armand, MM. Laïs et Chéron.

— 1803. Dimanche, 6 janvier. Tliéàire de la société Olympique. Concert au bénéfice de M""" Délavai, harpiste, fille de feu Larivée, et de MM. Bertazzay, violoniste, et Barny, violencellisle, tous arrivés d'Italie.

— 1804. Id. Concert donné par Dona Lorenza Correa, (l) première cantatrice du théâtre de la, cour de Madrid.

(l) Celte arlisle fut BtUchdu au Théàtrt- Bu/Ta k Pari» en 1810, où f11« débuta dans la Vedora capriciota, de Ougllelmi. Un chroniqueur écrit : ■> M*» Correft est muiicienne habile et comédieDoe eiercée ; elle chaule île bon goQI, et elle Joue avec auiaat d'BÎBauce que d'intelligence et defineete. La beauté de M voix aopâré (te uombreutes séduciioni. ■

— Jeudi i®' frimaire. Messe de Ste. Cécile , célébrée à Téglise de St. Roch, avec les artistes de l'Académie de musique et de TOpéra- Comique. Oratorio . . . . , d'Haydn, auquel Bertin adopta des paroles latines. 140 musiciens.

L'exécution eut lieu à 11 heures , sous la direction de J.-B. Rey, chef d'orchestre de l'Opéra.

Rey dirigea avec une habileté rare, et de 1781 à 1785 il a dirigé le Concert Spirituel. Il décéda le 15 juillet 1810.

— 21 décembre. Eglise de St. Germain-l'Auxerrois. Exécution du Requiem {i) de Mozart, par le Conservatoire, et par un nombreux personnel.

— 17 décembre. Fête en l'honneur de Napoléon. Exécution d'une symphonie d'Haydn, et d'une cantate, paroles de Propiac, (2) musique de Plantade, qui dirigeait l'orchestre, placé dans le vestibule de l'Hôtel de ville, faisant face à LL. MM.

Aprè^ le diner, l'orchestre établi en avant du salon élevé sur la place de l'Hôtel de ville et composé d'un nombre immense de musiciens, s'est fait entendre ; on y chanta des strophes dont nous citons :

Que dans nos temples l'encens fume !

Que l'air brille de mille feux !

Que le salpêtre qui s'allume Jusques au ciel porte nos vœux!

Que l'amour la reconnaissance A nos enfants disent son nom 1 Que partout on répète en France

Vive à jamais Napoléon,

— 1805. II janvier. Opéra. Exécution de Saicl, oratorio mis en action, avec des additions à la 3'"® partie.

(1) La messe a été exécutée avec la plus étoanante supériorité. Les symphonistes se soDt surpassés, les chants ont eu le plus parfait ensemble; ^^^ Branchu a fait admirer sa belle méthode, M"« Pelet a été entendue avec le môme intérêt, et les autres artistes Bertin, Richer etGuichard, ont eu leur part de succès.

G*e8i Gherubini qui dirigeait le chef-d*œuvre de Mozart.

(«) Archiviste du département de la Seine.

Il y avait à cette époque les concerts , bals et autres réjouissances au Salon des Redoutes et Concerts^ rue de Grenelle St, Honoré, 40.

Le 12 janvier , le 3"*® concert eut lieu, sous la direction de Blasius. Les documents, que nous avons consultés, ne donnent pas les programmes.

— II avril. Opéra. (Acad. imp. de musique.) Exécution de Jéricho^ oratorio d'Haydn, en 3 parties. M*"®^ Branchu et Himm y prêtèrent leur concours.

— 13 avril. Opéra. La Passion^ oratorj^uJe Paisiello, etle^S^afta^ Mater, de Pergolèse. Symph. d'Haydn. Symph. concertante de Martini pour hautbois, flûte et basson, par Gilles, Bezozzi et Delcambre.

— I mai. Salon des Redoutes et Concerts. A 8 heures, concert donné au bénéfi( e de Levasseur, de l'Académie de musique. Ouverture du jeune Henri. Scène d'Anfossi, par Despéramons. Trio pour piano, violon et violoncelle, par Lemoine, Lafont et Levasseur fils. Air de Beniowski, par M"® Himm. Concerto de cor, composé et exécuté par Baneux, de l'Académie de musique. Duo ch. par M"® Himm et Eloy. Concerto de violoncelle en r^-w<v*ewr, de Romb erg, par Levasseur fils. L'orchestre, qui se compose des artistes de l'Académie de musique, était dirigé par Kreutzer.

— 4 mai. Concert particulier donné au bénéfice de Lahoussaye , ancien chef d'orchestre des théâtres Favart et Feydeau, avec le concours de M*"® Eranchu,(i) MM. Baillot, Duvernoy, Pellet et Roland.

Chef d'orchestre : I^ahoussaye.

— - 22 juin. Théitre de l'Impératrice. Concert par l'Opéra Bouffa, au bénéfice de la signora Cantoni. Ouverture de Matrimonio secreto. Quatuor de l'opéra Nina, dePacr, par Marti nelli, Nozari, M*"®^ Strina Sacchi et Cantoni. Air de Cimarosa, par Nozari. Duo de délia Soufflera, musique de Mosca, par M™" Cantoni et Martinelli. Air de concert, par Martinelli. Duo del Mercato di Mahnantile, de Cimarosa, par M*"®** Strina Sacchi et Cantoni. 2® partie. Ouverture délia Ginevra di Scozia, de Mosca. Puis des morceaux de chant de Paisiello, Pergolèse (Stàbat\ et Cimarosa.

(1) Cette célèbre cantatrice avait pour nom de famille Alezandrine Chevalier, et obtint an prix de chant au Conservatoire eu 1796. Son mari fut danseur.

— 29 sept. Salon des Redoutes et Concerts. (1) Ouverture à 10 heures. L'hymne au Soleil, de Lesueur.

— 19 novembre. Id. Redoutes extraordinaires, précédées d'un grand concert, à 6 heures très précises. Ouverture de Catel. Soudain Vaigle imposante, de loratorio d'Haydn. Ouverture à\x Jeune Henri. Finale de Toratorio d'Haydn. Ouverture en chant, de O. Van den Broeck (belge). La bataille de Lambach, A 10 heures, la bataille de Marengo,

I,es pères et mères ne paient aucune contribution pour leurs enfants.

— 12 décembre. Id. Exécution triomphale de: Ventrée triomphale des Français dans Vienne, de Lesueur.

— Dimanche 14 déc. Id. Exécution de : V Hymne au soleil, avec les chœurs, de Lesueur.

— 17 décembre. Id. Relâche pour la répétition générale (lu'exige la Cantate à la gloire de Napoléon, de Steibelt, et \eVivat in œtemam \ du sacre, de Lesueur.

Cette cantate a été exécutée à l'Opéra en février, et Napoléon et l'Impératrice y assistaient.

L'auteur de cette pièce lyrique est Esménard.

I^inée a chanté les strophes guerriers avec la plus grande chaleur, et Laïs l'invocation avec une extrême pureté, beaucoup d'expression et de sentiment.

M™** Branchu et Armand, paraissaient comme coryphées.

A la fin de cette œuvre, S. A. I. s'est retirée au bruit de nouvelles acclamations, un chœur général a fait entendre le beau Vivat de l'abbé Rose , œuvre d'une grande beauté et qui a elec:trisé le public.

— 30 déc. A dix heures, exécution delà journée d'Austerlits ou la Bataille des trois empereurs, (2) par Steibelt. Cette bataille était terminée par le Vivat, à double orchestre et chanté par des chœurs de différents théâtres réunis.

Exécution grandiose et grand succès.

— 1806. II janvier. Théâtre de l'Impératrice, rue de Louvois. Symphonie d*Haydn. Air de Cimarosa, par Tarulli. Air de Mayer, avec

(1) C*e8t le 17 sept., qa*oo a donné la première représentation de Don Juan, à Paris, à TAcadémie de musique. En 1813, Carli publia la partition de cet opéra.

(f) A Paris, chez l'auteur, dédié à Tarmée et à gr. orchestre.

des chœurs, par M"* Canavassî-Gamîer. Concerto de violoncelle, par Norblin. Duo de Paisiello, ch. par M"*®® Canavassi et Bondini- Barilli. 2® parte. Symph. d'Haydn. Duo de Paisiello, par TaruUi et Zardi. Air de Fridzeri , par M*"® Bondini-Barilli. Trio de Gugielmi père, par M"®* Canavassi, Bondini-Barilli et TaruUi.

— 17 mai. Id. Concert extraordinaire, au bénéfice de Pio Cianchettini, âgé de 6 ans, neveu de Dussek, dans lequel on entendra cet enfant exécuter sur le piano des fantaisies de sa ( omposition et improvisation sur des thèmes qui lui seront donnés par écrit par les amateurs. Les premiers artistes de TOpéra-Buffa y chanteront et Dessalles exécutera un concerto de violon.

— 3 sept. Théâtre Olympique, rue de la Victoire. Concert de M*"® Catalani, à son bénéfice. Airs de Nazolini, dePiccini, et un air de Alithridate, de Marioz. Concerto de violoncelle de sa composition, par B. Concerto de Steibelt, par Zimmemiann. Ouverture de Fanisha, de Cherubini.

Elle donna 3 concerts à TOpéra, et quitta Paris, le 22 septembre.

— 19 octobre. Salon des Redoutes et Concerts. (1) Ouverture de la redoute. A 10 heures, concert d'harmonie, dans lequel on entendra, ouverture de Tamerlan, et plusieurs airs du Prisonnier.

Prix d'entrée : 2 fr. 25 c.

Un air chanté par M™® Branchu fut publié par Aug. Leduc.

(1) On Ht dans une ancienne chronique de 1806:

•* Les Concerts Spirituels donnés à Paris pendant la quinzaine de PAques, avaient acquis ur^e grande réputation. Les plus fameux artistes de l'Europe y étaient chaque année appelés, ou par des conditions avantageuses, ou par le désir de faire connaître en France le talent admiré dans leur patrie; là furent entendus David, Mengozzi, Mi"<^' Todi et Mara, dans les jours brillants de leur réputation ; là, Viotti donnait sur le plus difficile et le plus beau des instruments ridée d'une perfection enchanteresse ; Punto éonnait par son exécution hardie et originale ; Levasseur et Ouport partageaient les suffrages dûs aux plus habiles des violoncellistes ; trois Français, offrant la réunion bien rare des voix les plus belles qu'on pût entendre, Chéron, Lalfs et Rousseau, donnaient à la musique sacrée de Técole française toute l'expression qu'elle exige, et Ton ne peut oublier quand on les a entendus, VO Salutaris de Gossec, les motets de Philidor, de l'abbé Rose et de plusieurs autres compositeurs de renom. Depuis quelques années l'on a substitué à ces concerts l'exécution de quelques unes des grandes compositions musicales connues en Allemagne et en Italie, sous le nom d'oratorio ; celui d'Haydn^ la Création du monde, a fixé principalement l'admiration, t*

— 1807. 27 mars. Hôtel Montmorency. Maelzel, le célèbre mécanicien, donne des concerts tous les jours à 2 et à 8 heures» avec son instrument : Panharmonicon,

Il commença ces concerts le mercredi 4 mars, et vu le grand succès, ces soirées continuèrent toute Tannée.

— 28 mai. Concert par souscription. Salle Desmarets, rue du Bouloy. Ouverture de la comp. de Berg. Air ch. par Potier, de la musique de TEmpereur. Concerto pour deux cors, composé et exécuté par Schuncke et Leye, de la musique de S. A. R. le duc de Saxe. Concerto de piano, comp. et ex. par Kieulen, directeur de musique du roi de Bavière. 2® partie: Symphonie concertante de Kreutzer, exéc. par lauteur et Libon. Air ch. par Potier. Variations pour 2 cors, comp. et exéc. par Schuncke et Leye.

On trouve des billets chez Imbault, et chez Cherubini,Méhul et C*®.

— 29 juillet. Théâtre de l'Opéra-Comique. Exécution à gr. orchestre de la cantate: Le Chant du Retour, paroles de Beaunoir, musique de Berton.

L'œuvre a été très applaudie.

La musique a bien le caractère indiqué par le poète , le style a de la franchise et de la fermeté ; peu de phrases sont plus heureuses que celles de ce refrain :

Il nous gouverne en père, il nous défend en roi ; Heureux le peuple appelé sous sa loi.

Ce chant dit par Chenard, a élé publié à Paris , chez Duhan , au mois de juillet 1807, en partition d'orchestre et pour le piano.

— 15 août. Fête de Napoléon. Eglise métropolitaine. Tè Deum, de Lesueur, directeur de la musique de la Cour.

L'exécution faite par les musiciens de la cbaj^elle, a été magnifique. Toute la Cour y assistait.

Le soir, concert devant les Tuileries , oîi S. M. a paru au balcon, et le peuple a crié avec grand enthousiasme : Vive V Empereur,

— 24 décembre. Concert de M"® Isabelle Colbran, (plus tard la femme de Rossini), 1" cantatrice de la reine d'Espagne. Symphonie d'Haydn. Concerto de flûte, composé et exécuté par Tulou. Scène des Mysterii Eleusini, avec accompagnement de chœurs, de Mayer, ch.

par M"® Colbran. Ouverture de Faniska. Air de Nazolinî, ch. par M"« Colbran. Concerto, comp. et exéc. par Lafond. Gr. scène à'Ariodant^ avec chœurs, de Mayer, ch. par M"® Colbran.

Chef d'orchestre : Grasset.

Première loge : 24 fr. Seconde : 20 fr. Troisième : 16 fr. Galerie : 15 fr. Quatrième : 10 fr. Parterre et cinquième : 6 fr. Paradis : 4 fr.

Le concert eut lieu à la salle Favart

Ce concert avait attiré une réunion brillante. La voix de M"® Colbran était d une grande étendue, un peu voilée, forte, pleine et juste, même dans le registre élevé.

Cette artiste donna trois concerts.

— 26 décembre. Opéra. Exécution solennelle de Saûl^ oratorio en 3 actes.

Des auteurs ont adapté de la musique de Mozart, Gossec, Philidor et autres, à une imitation habile et poétique des morceaux de trois écoles de musique, qui offre le plus magnifique spectacle.

On y a introduit VO Salut arts, de Gossec, qui a été chanté dans la perfection.

— 1808. (1) 24 janvier. Concert parMaelzel,au Panharmonicon, rue du Lycée. Exécution de : Pièce formant les quatre points du jour, par Steibelt. Le calme de la nuit; le lever du soleil ; le chant du coq ; le berger et le laboureur allant au champ; le chasseur avec sa meute, etc.

— 31 janvier. Concert de Matrot. (2) Nouvelle ouverture de Paër. Scène de Piccini, ch. par M"® .... Echo d'Haydn, à double orchestre. Trio italien. 2® partie : La peinture musicale d'une bataille : . dans ce morceau d'imitation, arrangé par Matrot, cet artiste joua de vingt-cinq instruments. Concerto de harpe. Chœur pastoral du Carmen séculaire, de Philidor.

Le concert eut lieu aux lumières à i heure et demie, dans la salle de la rue de Grenelle Saint-Honoré.

Prix : Galerie, 5 fr. Parquet, 3 fr.

— 16 mars. Concert de Pradher fils et M^^® Doyen. Salle Olympique. Symphonie. Air de Sacchini, par Lambert, de la musique par-

(1) Cette année on publia à Paris, à la typographie de la Syrène, chez Carli et G>«, la partition de : Belle Noxxe di Figaro^ jouée cette année, au prix de 15 fr.

(2) Musicien inconnu.

ticulière de S. M. Air varié sur le violon, par Mazas. Duo delà Vestale, par M"® Doyen et Lambert. Air de la Prise de Jéricho, de Mozart, ch. par M"® Doyen. Ouverture de Pradher fils.

-— i6 avril. Concert du violoniste Libon. Théâtre Olympique. Symph. d'Haydn. Duo français, ch. par M"® Pelet et Bouffet, de la chapelle de l'Empereur. Concerto de harpe, composé et exécuté par Bochsa. Air de Zingarelli, par M"** Colbran. Concerto de violon, comp. et ex. par Libon. Air redemandé de Crescentini, par M"® Colbran. Ouverture et polonaise de Paër.

L orchestre est conduit par Grasset

— 7 septembre, (i) Concert dans la salle neuve du Quai Voltaire. Ma7*che triomphale, exécutée à Milan, au couronnement de S. M. TEmpereur et Roi, par Michel Gebauer.

Ce concert a été donné avec le concours de M"®^ Go via, Dubourniel, Warnier, cantatrices, et Tulou.

François Gebauer, de l'Académie et de la chapelle de S. M., exécuta un concerto de basson de sa composition.

Le concert commençait par une symphonie d'Haydn.

— 22 décembre. Théâtre de l'Impératrice. Grand concert, donné par le célèbre Rode, de retour d'une longue absence faite à St Pétersbourg, oîi il était attaché à la Cour. Nouvelle symph. d'Haydn. Air de Cimarosa, par Garcia. Nouveau concerto, par Rode. Quatuor de Cherubini, ch. par M"® Berecter, MM. Tarulli, Garmanini et Garcia.

(i) On avait à Paris à cette époque un théâtre : Tivoli, Chaussée d'Antin, où M. et M"*« Forioso excitaient la curiosité publique par leur ascension au milieu de cascades, éclairées par le départ des chauve-souris etc. M Eliodore Bianchi, artiste retiré du théâtre de Tlmpératrice et chanteur distingué, s*y faisait entendre à chaque représentation. Sur le programme il est indiqué : Scènes italiennes et françaises, chantées par M. Bianchi.

L'Académie de musique a eu une interruption de quelques semaines, et le 16 septembre. 1808, il fut ouvert après de grandes réparations par Topera de Mozart, les Mystères d'Isis. On fait Téloge de Téclat et de la magnificence de la salle, restaurée sous la direction de M. Delannoy, architecte .

Les Mystères d^Isis est la déoaturation de la FiîUe enchantée, arrangée par Louis Lachnith.

On avait encore : Automate- trompette, et Panharmonicon, avec concert d'harmonie, avec marches militaires par V Automate- trompette. Un artiste Constant, se fit entendre sur la flûle vocaie à illOtel des fermes.

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2® partie : Ouverture du Jeune Henri. Scène de Cimarosa, par M"** Barilli. Concerto de sa composition, par Dussek. Variations à gr. orch. par Rode.

Foule et succès d'enthousiasme.

— 1809. 17 janvier. Id. Concert par Baillot, avec le concours de M*^® Himm et le pianiste Dussek.

— 21 janvier. (1) Tivoli d'hiver. Concert de Fr. Gebauer , avec le concours de M"® Vuamier, {%) MM. Bochsa, Boulanger, Desalle, Duvernoy et Vcgt.

L'orchestre exécute une symphonie d'Haydn, dirigée par Habeneck. Prix du billet : 6 fr.

— 6 mars. Théâtre Olympique. Concert de J. Rieger, professeur de piano au Théâtre Olympique, avec le concours de M"® Goria, et de Gille (violoncelliste).

L'orchestre, dirigé par Habeneck aîné, exécuta un symphonie en sol-mineur de Mozart et l'ouverture de la flûte enchantée,

— 13 mars, à l'Odéon. Théâtre de l'Impératrice. Concert donné i>ar J.-F. Baerman, basson, très-célèbre en Allemagne, avec le concours de M*"® Barilli, de M. Duret, violoniste du Conservatoire impérial, et de Woetz.

Baerman exécuta un concerto de sa composition. L'orchestre joua une symphonie d'Haydn.

— 4 mai. Concert donné par R. Kreutzer, au bénéfice de Lahoussaye, avec le concours de M"® Himm, Nourrit, Derivis, Eloy, Baptiste, Tulou. L'orchestre exécuta une symph. d'Haydn. (Salle Olympique.)

— 8 mai. Concert donné par J.-D. Bontempo, avec le concours de M**® Himm et Libon, On y exécuta sous la direction de Lefevre , une symphonie de Bontempo, et un concerto de piano de sa composition.

M"® Himm et Duret ont l'honneur de soutenir dans les concerts , la concurrence si redoutable des can!:atrices italiennes.

(1) Le l*' février, ou douna au théâtre de impératrice et au bénéfice de la célèbre Barilla, Popéra : Cose fan Tutte, en 2 actes, de Mozart.

(s) Lucile Vuanier, de Paris, obtint en 1810 un prix de chant au Ck)nservatoire. Elle avait une voix d'une fraîcheur remarquable, et une bonne méthode, mais il manquait preaqu'également à cette cantatrice, jeune encore, cette plénitude de moyens et cette facilité d'exécutiou sans lesquelles leur art est privé de la plus grande partie de ses charmes.

~ 15 août. Sur la terrasse du palais, à Toccasion de la fête anniversaire de Napoléon. Ouverture d'Iphigénie. Air des Sauvages, de Rameau. Le pas des Scythes de Sémiramis, de Catel. Vivat.

A huit heures, un orchestre immense exécute ce programme vivement applaudi. Le Vivat a excité des acclamations réitérées.

— 4 décembre. (1) A l'occasion du retour de Napoléon à Paris. Exécution à la cour de : Chant triomphal pour la paix et l'anniversaire du Sacre, cantate, paroles d'Arnault, musique de Catel, exécutée par les élèves du Conservatoire. Chœur de Topera SUthal, de Méhul. Chœur des Danaïdes, de Salieri. Trio des Bayadéres, de Catel. (Non encore représenté.) Chœur à! Echo et,Narcisse^.de Gluck.

— 1810. 14 janvier. Concert de Baillot et Delamare. Salle Olympique, avec le concours de M"® Porte, élève du Conservatoire.

— 15 janvier. Salle Olympique. Concert donné par Bontempo, avec le concours de M"® Boulanger, Eloy, Albert et Bonnet.

Bontempo exécute un concerto de sa composition sur un piano à nouvelle mécanique de l'invention d'Erard frères.

— 2 avril. Cantate exécutée aux Tuileries , jour de la célébration du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, paroles d'Arnault, musique de Méhul.

Douze orchestres étaient placés le long de l'avenue des Champs- Elysées, et exécutaient des fanfares et des airs de musique, pendant que le cortège passait

A l'occasion du mariage de Napoléon avec Marie-Louise exécution d'une cantate à 4 voix et orchestre, de Jean-Paul Schwartzendorf dit Martini. ^

— 9 avril. Théâtre Buffa, Concert donné par les artistes composant l'orchestre avec le concours du pianiste Dussek , de Garcia , Duvernoy. M™** Barilla et Festa. Concert magnifique avec deux symphonies d'Haydn.

— - 16 avril Salle Olympique. Concert de Libon, avec le concours

(1) Un grand événement musical eut lieu le 29 novembre 1809 : la l*^ représeniadon de FernandCort^^, de Spontini, spectacle auquel assistèrent Napoléon, les rois de Saxe et de Westphalie.

La musique a de grandes beautés ; les décorations sont magnifiques, et la richesse du spectacle digne du théîltre, écrit un chroniqueur.

Le public a demandé les auteurs.

de M"** Boulanger, Dussek et Libon. L'orchestre, dirigé par Lefevre, exéf ute une symphonie d'Haydn et une ouverture de Mozart

— i8 avril, (i) Théâtre de l'Impératrice. Grand concert vocal et instrumental, avec le concours de M™® Barilli, MM. Tarulli, Dussek, Vidal (violoniste), Guglielmi et Garcia. 8 heures précises,

— 12 juin. (2) Fête en l'honneur de Napoléon. Hôtel de ville. Exécution d'une cantate, d'Arnault, de Tlnstitut, musique de Méhul.

Arnault a été admis à présenter à LL. MM. la cantate, exécutée par M"*® Duret, M"® Himm, Dérivis, les chanteurs et l'orchestre du Conservatoire.

— 2 juillet. (3) Salle Olympique. Concert donné par M. et M™** Ferlendis , qui arrivent d'Amsterdam. M"* Ferlendis chante le rôle principal d'une cantate, Ulysse^ musique de Pavesi. Ferlendis joue du hautbois et du cor.

— Novembre. Id. Concert donné par Jean Schneitzhoeffer, le futur auteur de la musique de la Sylphide^ ballet.

— I décembre. Académie de musique. Par ordre. Alceste de Gluck.

Au second acte on chante une canlate, qui renfermait d'heureuses allusions, à l'état intéressant de S. M. l'Impératrice, et des acclamations réitérées éclatèrent à ces vers :

Toi, qui veilles sur cet Empire, Bienfaiteur des humains éclairés par tes feux ; Toi, qui ne vis jamais dans tout ce qui respire. Ni monarque aussi grand, ni sujets plus heureux;

(1) M. et M"** Mayer chantèrent pendant ce mois au Tivoli, Chaussée crAntin, (U« sc/ioeii italiennes et françaises.

{%) Un rapport fut fait cette année au mois de juillet 1810, sur le concours d'un opéra, ouvert par la classe des Beaux-Arts.

I> prix fut adjugé k Joseph en Egypte^ de Méhul.

Le jury demanda une mention honorable à l'auteur des Deux Journées, M. Cheruhini, pour l'Auberge de Bagnères^ de Catel, ouvrage remarquable par l'élégance du style et une originalité piquante.

{%} CHte année Imbautt publia à Paris, un ouvrage extrêmement utile, qui contenait : Jiulletin musical, 1° Tout ce qui parait en musique, tant en France qu'à l'étranger. lif> Les instruments de musique nouveaux, et les perfectionnements ajoutée à ceux déjà connus. Il paraît le U et le 15 de chaque mois. Prix d ahonnemcnt . Fr. 7.

Apollon! ta faveur céleste

De l'obscur avenir m'a dévoilé le sein,

Et la fécondité d'Alceste,

D'un siècle de bonheur est le gage certain.

Le public reçut avec enthousiasme cette belle composition, paroles d'Esménard, musique de Méhul.

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