VI
Des dangers des parloirs et des entretiens ai^ec les séculiers.
Dans les premiers siècles il«l'établissement des conimunau-
tés de religieuses, on ne connaissait point l'usage des parloirs. Quand il fallait, pour des choses nécessaires, parler à des externes , c'était , dans la plupart des monastères, la supérieure qui le faisait à la porte, accom- ])agnée de quelques unes de ses sœurs ; les autres n'y paraissaient jamais, comme nous l'apprenons de saint Basile , Inslit. fies Monast., chap. 5. Saint Césaire et saint Aurélien ont fait les premiers , mention d'un/;^/7o/r où on lisait la règle du monastère à celles qui désiraient d'y demeurer, et où l'on j>arlait aux externes qui venaient pour alfaires, ou j)Our saluer la supérieure ou d'autres. {lic^- , c. 35, et recnp.,art. S.Re^'..,c. i et 14.) L'amourdu silence et la crainte des dangers inséparables des entretiens des gens «lu monde doivent porter les reli';ieuses à les éviter scrupuleusejnent. « Que » dire, eu clTet, avec des {jens .) de cette sorte , dit l'auteur » des Principes fie lu Perjec- » lion rhrciienne et relîî^ieuse , .) pjg. 9. , chap. 3 ? L'entretien .. roule uui«|uement sur ries .. choses profanes «t inutiles ; .. ce ne sont, pour r«)rdinaire , » «jue paroles oiseuses, fables )' amusantes, contes diA'ertis- » sans. C'est déjà un mal, selon » saint Anibroise , Exhort. aux » l'ierifes , n. 72 el 73, c[ue des » vierges passent le tei;ips à dii- .. courir et à soutenir une conversation , parce ([ue c'est une . chose qui n'est pas selon la . «lécence de leur état, et qui