‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 103 sur 171 · LO · texte numérisé non relu

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» ne convient point au sérieux » de leur vocation. (Juàrn inJe- » corum est virgules loquiet se- » rere semwnes ! INIais il y a » d'autres dangers à courir. On » rencontrera de ces hommes » qui font le métier de plai- » sans, qui s'épuisent en poli- M tesses , qui s'étudient à se ren- M dre agréables, qui laissent sou- » vent échapper des paroles peu » mesurées. ... A quoi bon s'ex- » poser à des visites de cette » nature, pour n'en remporter » avec soi que les folies que les » enfans du siècle auront dé- » bitées à un parloir ? »

Mais ce n'est pas seulement la fréquentation des gens du monde qui a ses dangers pour les vierges chrétiennes ; celle des clercs , soit séculiers , soit réguliers, n'en est point exempte.

De là , tant de canons et derégleinens qui la défendent.

Le concile d'Epaone tenu en 5i7 , can. 38 , veut que « hors »> les cas des saintes fonctions de » religion , les jeunes ecclésias- ). tiques , ni les jeunes religieux » n'aient aucun accès auprès des » religieuses , s'ils ne sont leurs >• proches parens. » On peut voir de semblables réglemens dans un grand nombre de conciles.

Tels sont ceux de Mâcon en 58 r , de Séville en 619, de Nicée en ';8i ; d'Arles , de Tours , de Chalons-sur-Saône en 81 3 ; de Paris en 829 ; de Mayence en 847 et 1549; de Milan en i565, 1679 et i582; d'Aix en i585; les statuts d'Évreux de 1664 ? et de Carcassoue de 1 7 1 3 ; les décla-

CLO rations de la congrégation des cardinaux interprètes du concile de Trente, en 1687, 1690.

i6o5, 1617 , 1624 et 1628.

Pluiiieurs saints instituteurs d'Ordres ont aussi absolument interdit le parloir à leurs religieuses , excepté pour leurs plus proches parens , une ou deux lois l'année , voilées, et autant de fois à voile levé. D'autres ont voulu qu'elles ne parlassent jamais aux externes que derrière une toile bien épaisse, quelques unes même, que par une personne tierce : la plupart , qu'elles eussent toujours un grand voile épais, baissé jusqu'à la ceinture , et les manches de leurs robes rabattues sur leurs mains. ( V'ojez le livre intitulé , du T^oile des Religieuses , et de V usage quoii en doit faire, dédié à madame l'abbesse de Chaseaux, et imprimé à Lyon en 1678.

t( Mais, se demande un au- » teur, que dire des religieuses » qui prétendent avoir droit de » fréquenter les parloirs et les » grilles, pour y apprendre les » sciences humaines , la musi- » que, la peinture, les instru- » mens ?

» Il est visible, répond-il, » qu'elles sont dans l'aveugle- » ment , et qu'il vaudrait mieux » ])Our elles qu'elles n'eussent » jamais mis le pied dans les » cloîtres que d'y introduire » ces abus , et que les supé- » rieurs de telles personnes doi- » vent attendre les dernières >» marques de la colère de Dieu X s'ils n'y apportent des re—

» inèdes prompts et eflicaces. »

(H^rmant, Tradit. de V Église sur le silence. )

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