VI
JJe la Communion des malades.
Il y a des malades qui sont eu danger de mort , et d'autres qui, sans être en danger, sont retenus chez eux par quehjue infirmité, sans ([u'ils puissent aller à l'hglise. Les malades qui sont en danger de mort , sont obligés de communier par le précepte divin. On ne doit cependant pas les communier ([uand ils ont des vomissemens.Ouand ils ont communié avant la quinzaine de Pâques, on doit encore les faire communier pendant la quinzaine , selon le Rituel de Paris ^ pag. ^3. Les malades qui ont reçu la communion en viatique .1 jeun , peuvent communier dès lo lendemain, soit qu'ils soient à jvHin ou non ; mais quand une lois ils ont communié sans être .1 jeun , ils ne peuvent plus communier que di.K jours après, à moins qu'ils ne soient à jeun.
< i'est la disposition du Rituel de Paris. {Voyez Tolet , Sylvius.
l'on tas , au mot Commumon ,
Les malades qui sont retenus
à la maison sans danger de mort sont obligés de communier à jeun au moins une fois l'année.
On doit les exhorter à le faire plus souvent; et s'ils sont suffisamment disposés pour la communion fréquente , saint Charles exhorte les curés à les faire communier souvent. {Concil. mediolan., 4 part., 2.)
Plusieurs docteurs prétendent que si une personne tombait en péril de mort le jour même qu'elle aurait communié , on ne devrait pas lui administrer le saint Viatique, parce que , disent-ils, il n'est pas permis de communier plusieurs fois en un jour. D'autres soutiennent qu'on doit donner le Viatique en ce cas , parce que la défense de comnmnier plusieurs fois dans un même jour regarde l'usage ordinaire, et non pas le cas de mort. Chacun doit suivre la coutume de son Église.