‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 39 sur 171 · CHR ICI · texte numérisé non relu

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mencement du douzième siècle , fut envoyé par le pape Paschal 11 vers Alexis Comnène , empereur de Constantinople. Il y disputa fortement de vive voix et par écrit , contre les Grecs , touchant la procession du Saint- Esprit. Étant revenu de sa légation , l'archevèclié de Milan lui fut disputé par Jordanes, et le concile de Latran , tenu en n 16 , le condamna à retourner à son premier évèché. On a le discours qu'il adressa à Alexis Comnène , touchant la procession du Saint- ?^S])rit ; il est en latin dans haronius , à l'année 11 19, et en grec et en latin dans le premier tome de Li Grèce, d'Allalius. Il avait encore conqiosé d'autres ouvrages pour la défense de l'Église romaine , dont Trithème a donné le catalogue , et (jui sont , un traité contre les Grecs, un de la Trinité, des Épîtres , des Sermons , etc. (Trithème , de Script, ceci. Raronius, tom. 12, A. C. , 1 1 16. Dupin , liihlioih.

des Auteurs ccciésiastifjues du douzième siècle, part, i, i). g^ et io4 ; et part. 2 , pag. 663.)

CiniYSOLOGLE (Pierre).

l'oy. PitKUE CnKvsoLOGLT. (saint).

CHKYSOLORAS (Manuel ou Emmanuel), savant grec , fut envoyé au quinzième siècle en Eiiroj)e par l'enqjercur d'Orient, Jean Paléologue l'Ancien , pour implorer le secours des princes chrétiens contre le Turc. 11 s'en retourna à Constantinople après trois ans au moins de négocialions , et revint ensuite en Italie, on il enseigna à Elorente , à Ve-

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nise, à Pavie et à Rome la langue jjrecque. Il mourut à Constance le i5 avril i4i5, après avoir mérité le titre glorieux de Restaurateur des Lettres, et composé divers ouvrages ; savoir, 1° un traité des Règles de la Grammaire grecque. 2^* Un parallèle de l'ancienne et de la nouvelle Rome , adressé à l'empereur Jean , et que Lambécius a traduit du grec en latin , et publié avec le Codin. 3" Plusieurs Lettres en grec et en latin.

4** Quelques discours. 5" Une version latine de la liturgie qui qui porte le nom de St. Grégoirele-Grand , et que l'on conserve dans la bibliothèque barberine à Rome. 6° Un petit traité pour prouver que le Saint - Esprit procède du Fils. (Humpraid , de Grœcis illustribus linguœ grœcœ litterarumque humaiiarum instauratoribus, liv. i, c. 2, à Londres, 1742, in-S".)

CHRYSOLITE , pierre précieuse , qui était la dixième dans le rational du grand-prêtre , et sur laquelle on avait gravé le nom de Zabulon. {Exod. , 28, 20.) Cette pierre est transparente, de couleur d'or , et mêlée de vert qui jette un beau feu.

CHRYSOPOLIS, ville épiscopole de la province d'Arabie , au diocèse d'Ântioche , sous la métropole de Rostres. Ne serait-ce pas la même que celle dont parle l'Écriture au commencement du Deutéronome , et qu elle nomme Dizahab , à cause de l'or qu'on y trouvait ? Il est certain que l'auteur sacré parle en cet en-

droit d'une ville d'Arabie , vers le pays des Moabites. Jean, un de ses évêcjues , était au concile » de Chalcédoine.

CHYSOPOLIS ou CHRISTO- POLIS , ville épiscopale de la Célésyrie, sous l'archevêché de Bostres, dans la province d'Arabie , qui a eu les évêques suivans :

1 . Corrade ou Conrad de Yecfloria , de l'Ordre de Saint-Dominique , nommé le 29 novembre

2. Matthieu , dont parle Léon Allatius de Cous. ulr. eccles. , clî. 10 , n. 3 , col. 1059.

CHRYSOPRASE , pierre précieuse de couleur verte, semblable à celle du porreau , mais tirant sur l'or. {Apoc. , 21, 20.)

CHRYSOSTOME. {Voj. Jean . Chrysostôme (saint).

CHUB , peuples que l'on croit être les Cubiens , placés par Ptolémée dans la Maréote. {Ézéch. , 3o, 5.)

CHUMNE (Georges) , historien grec , écrivit en vers une histoire sainte , qui comprenait ce qui s'était passé depuis le commencement du monde jusqu'aurègne deSalomon. (Léox4.11atius, Diotr.

de Georg. Vossius , de Historia grœc.)

CHUN ou CUN (hébr. , preparation; autrement, des gâteaux) , ville de Syrie, dont David fit la conquête, (i. Par. .

CIÏUNON ou CONRAD , abbé de Moury en Suisse , mort le 2 novembre 1188, a écrit les actes de l'origine de celte ah-

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baye , située au diocèse de Constance , sur les bords de la rivière de Bintz , à six lieues de la ville de Eède. ( Gallia christ. , t. 5 , pag. io38. Doni Ceillier, Hist.

des Aut. sacr. et ecclés. , t. 22 , pag. 539 et suiv.)

CHUP-MESSAHITES. Ce sont des Mahoinétans qui croient que Jésus-Christ est Dieu , et le vrai Messie , le vrai rédempteur du monde,sans cependant lui rendre aucun culte public , ni se déclarer. Quelques auteurs disent (jue ce nom est composé de choiij>, qui signifie appui ou protecteur, et de messchi ou messahi , qui signifie un chrétien , comme qui dirait protecteur du chrétien.

(Ricaut , de V Empire ottomtui.)

CHUS , premier fils de Cham et père de Nemrod. {Gènes. ,10, 6 , 8.) Chus est aussi un nom de pays , et l'Écriture marque trois pays de Chus ; savoir, l'Kthiojjic, l'ancienne demeun? des Scliytes sur l'Araxe , et une contrée de l'Arabie Pétrée, frontière d'Kgypte et de Palestine. (Gen., 2.

Bochart, Geogr.phalcg., liv. 4 ?

cap. 2.)

CHL SA , intcnilant de la maison d'Hérode Agrippa , et mari de Jeanne , dont il est parlé dans saint Luc , 8 , 3.)

CHUSAI,dela villed'Arach, et ami de David , fit semblant de s'attacher à Absalon dans le temps qu'il se révolta contre David, son père, et dissipa le consed d'Acliitopel; ce qui causa la perte d'Asalon. On ne sait quelle lut la fin de Chussi.

(2. Reg. , i5. 3?.

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CHUSAN-RASATHALM , roi de Mésopotamie , opprima les Israélites pendant huit ans , et tomba au bout de ce terme entre les mains d'Othoniel , que Dieu suscita pour délivrer son peuple de l'oppression. {Judic., 3,8, 9, 10.)

CHUSl, apporta à David la nouvelle de la mort d'Absalon.

(2. Keé'. , 18,21.)

CHUSI , père de Sélémias.

( Jérém. , 36, i4-)

CHUSI , père du prophète Sophonie. [Sophon.^ 1, «•)

CHUSIUM , ville épiscopale de la ^loldoblachie , sous la métropole de Sot/abe , appelée communément Cholza. Klle est située sur le Dnieper ou sur le boristhène , aux extrémités de la Pologne. Elle a eu deux évèques :

1. Georges, qui se trouva en 1642 au concile cjue Parthénius i«' , patriarche de Constantinople, assembla à (iiasi.

2. Métrophanes, en iiJ83, eut soin de Tinqiression des ouvrages de Siméon de Thessalonique, et de plusieurs autres écrivains modernes grecs , et en 1690 , de V Jùichyridion de Dorothée, patriarche de Jérusalem , contre les lutliériens et les calviniîites.

On dit par abrégé Moldavie pour Moldoblache.

CïlUTÉENS, i>euple> de delà l'Euphrate , que Salmanasar transporta dans la Samarie , à la place des Israélites qui y demeuraient auparavant. Ces peuples continuant à adorer, dans ce nouveau pays , les dieux qu'ils

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adoraient au-delà de l'Euplirate, le Seigneur envoya contre eux des lions qui les tuaient. Assaradon , roi d'Assyrie , en étant averti , les fit instruire du culte du vrai Dieu par un prêtre hébreu , qui fixa sa demeure à Eéthel. Ils allièrent long- temps la religion véritable avec les superstitions païennes , et s'attacbèrent ensuite uniquement à l'observance de la loi de Moïse , comme l'observent encore aujourd'hui les Samaritains descendus des Chutéens. ( Voyez

Sa3IAR1TA1XS.)

CHYPRE ou CYPRE , île de la mer méditerranée , et douzième province du diocèse d'Antioche.

Elle a été différemment appelée, selon Pline , Acamantis , Amathusa , Aspelia, Cer astis ^ Coîinia , Cryptus et Macaria. Elle s'étend du levant au couchant , entre la mer de Cilicie au septentrion , de Syrie à l'orient , d'Egypte au midi , et de Pamphylie à l'occident ; sa longueur est de deux cent vingt mille pas entre Acamantes , promontoire occidental , et Clydes , autre promontoire oriental; sa largeur est de soixante mille, et son contour de cinq cent quarante mille pas.

Elle obéit aux Grecs après que l'Empire romain fut divisé. Les Arabes s'en emparèrent ; elle fut reprise sur eux jusqu'à ce que Saladin s'étant rendu maître de Jérusalem , Richard , roi d'Angleterre , poussé dans cette île par la tempête avec son armée , et les insulaires lui en refusant l'entrée , ils'enempava par force,

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