Spyridion , au septième concile général
, ^ Germain , au huitième.
(' Oriens christ. , t. 2 , p. 1067.)
CIABRA ( Timothée ) , de Pinientel en Portugal, fut chanoine de Lisbonne, et ensuite de l'Ordre des Carmes. 11 mourut vers l'an i633 , et laissa des commentaires étendus sur l'Épître de saint Paul à Timothée , et d'autres œuvres morales.
( Dupin , Table des Au t. e celé s.
du dix-septibnie siècle, p. 1765.)
CIACOMUS ou CHACON( Alphonse ) , né à Baëza dans l'Andalousie , prit l'habit et fit profession de l'Ordre de Saint-Dominique dans le couvent de Saint-Thomas à Séville , sous le règne de Philippe u. Il s'appliqua à l'étude des antiquités ecclésiastiques et profanes, et y réussit si parf^iitement , que le savant Ambroise Morales , dont il avait été autrefois disciple, a cru devoir faire son éloge dans l'ouvrage célèbre qu'il nous a donné des Antiquités d'Espagne, en l'appelant l'honneur de son siècle et la lumière de sa nation. Grégoire xiu, curieux de le voir, le fit venir à Rome où il lui donna toutes les marques d'une véritable estime, et le nomma pénitencier de Sainte- Marie-Majeurc. Quelques uns disent que Clément viii le fit sa-
crcr patriarclie titulaiie d'Alexanctrie. S'il ne fut lionoié de celte dignité que vers l'an i59g, comme l'a cru le père Bremond, il n'en jouit pas long-temps, puisqu'il mourut à Rome, non en iSgo , comme le raconte André Scot dans sa Bibliothèque d'Espagne, ni en 1599, comme le marque M. de Thou à la fin de son livre cent vingt-deuxième de l'histoire ; mais quelques années après , puisqu'il vivait et écrivait encore en 1601 , au rapport de Nicolas-Antoine , dans sa Bibliothèque (V Espagne , et qu'on le prouve par la dédicace qu'il fit cette même année d'un de ses ouvrages à dom Gonzalez de Cardona. On prétend qu'il fut inlmmé à Rome dans l'église de Sainte-Sabine ; mais les dominicains qui y sont établis , avouent eux-mêmes qu'ils n'en ont aucune connaissance. Tous les antiquaires lui donnent degrandes louanges; M. de Tliou , dit qu'il était le plus habile homme de son siècle dans cette sorte de science. Andréas Rocius l'appelle un théologien d'une grande réputation et un savant en toutes sortes de genre. Mous parlerons de ses ouvrages , selon l'ordre des temps qu'ils ont été écrits. Le premier est l'histoire delà double guerre de Tljrace, entreprise et finie par Trajan , tirée des figures et des inscriptions (ju'on voit sur la colonne de cet Empereur , à Rome, l 'i-C».
in'fol. , avec fig. La seconde édition , aussi à Rome, i585- La troisième, encore à Rome, 1616.
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La quatrième, 1G80. La cinquième , i683. L'histoire de l'àme de Trajan , délivrée des enfers par les prières de saint Grégoire. Du cardinalat de saint Jérôme , à Rome, i58i , in-4".
Des signes de la sainte Croix qui ont paru dans différentes parties du monde, et particulièrement en 1691 en France et en Angleterre, à Rome, iSgi , in-B''. Du jeune et de la différente manière de l'observer, à Rome, 1599, in-i". Troislivres de Georges Fabrick des élégances des l!pîtres de Cicéron, avec une version ifalif^ue à la place de l.t version allemande , dédiés à Gonzalve de (.ardone 1 1 de Cordoue , ambassadeur du roi d'Mspagne à la cour de Clément \m, Rome , 1601 . Traité sur les deux cents martyrs du monastère de Saint-Pierre de Cardone dans hdiocèse de Bruges, Rome , ifx)^, in-H". ^ i<s et actions des souverains Pontifes et des cardinaux , depuis le commencement l'I'glise jusqu'à Clément viii. Il avait travaillé à ce dernier ouvrage j)endant dix ans, et la mort l'empêcha de l'achever.
François Morales de Cabrera y travailla après lui, et le publia à Rome en deux volumes in-fol. , en 1601 et 1602; mais comme il s'était glissé des fautes dans cette édition , .lérôme Alexandn* et André A ittoreUi enlreprireu?
de la corriger. Le premier étant mort, le père Wadmgue, fr auciscain , lui fut substitué. Vittorelli cependant fut celui qui eut la plus grande part à la nouvelle
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édition qui parut à Rome l'an i63o. César Becillus d'Urbin , prêtre de l'Oratoire de Rome , î'abbé Ughel, Fioravante Martinelli et le père Augustin Olduini, jésuite, ont continué cet ouvrage ; et c'est par les soins de ce dernier qu'il a été publié à Rome l'an 1676 en quatre volumes in-fol. On y voit la suite de la vie des Papes jusqu'à Clément X. Le père Mabilïon nous assure, dans son Voyage d'Italie, qu'il a trouvé, dans la bibliothèque de la maison de Chigi , des lettres d'Alphonse Ciaconius où il est fait mention de deux de ses ouvrages ; savoir , d'un traité des Antiquités romaines avec des figures , et d'une Bibliothèque universelle d'auteurs. Le manuscrit de ce dernier ouvrage étant tombé entre les mains de M. Cainusat , il l'a fait imprimer avec des notes de sa façon. C'est un excellent répertoire en ce genre, quiaparuàParisen 1732, in-fol.
( De Thou, Histor. , liv. 122.
Dupin, Bihlioth. des Aut. ecclés.
du seizième siècle, part. 5. Le pèreEchard , Script. Ord. Prœdic. , tom. 2 , pag. 346. Le père Nicéron , dans ses Mém. , t. 36.
Le père Touron , dans ses Hom.
illustr. de l'Ordre de Saint-Dominique, tom. 4? pag- 745 ^t suiv. )
CIACONIUS (Pierre ) , naquit à Tolède en i525. Il étudia à Salamanque , et il s'y distingua par les progrès qu'il fit dans la philosophie , dans la théologie , dans les mathémaliques et la langue grecque. 11 fut chargé
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par le pape Grégoire xin de revoir et de corriger la Bible , le décret de Gratien et les ouvrages des Pères que l'on réimprimait au Vatican. Il composa des notes sur Arnobe , sur TertuUien , sur Minucius Félix , sur Cassien , etc.
On l'employa encore à réformer le calendrier. Aucun de ses ouvrages n'a paru de son vivant.
Ce n'est qu'après sa mort , qui arriva en i58i , qu'on imprima l'explication de l'ancien calendrier romain de Jules César , les opuscules sur l'inscription de la colonne ancienne de Duilius , où il traite des poids , des mesures et des monnaies anciennes, et d'autres écrits de ce genre qui ne sont point de notre ressort.
Il était prêtre , et le pape lui avait donné un canonicat de Séville. Il mourut à Rome le 24 octobre i58i. [Bibl. hisp.Casaubon. Vossius. Dupin, Biblioth^ ecclës. , seizième siècle, p. 5. )
CIAMPINI ( Jean-Justin ) , docteur en Droit , maître des brefs de grâce , et préfet des brefs de justice, etc. , né à Rome le i3 avril i633, et mort le 12 juillet 1698, a composé beaucoup d'ouvrages en italien et en latin , dont l'ordre n'est pas toujours juste , ni la diction pure , mais qui renferment beaucoup (^érudition. Nous ne parlerons ici que de ceux qui regardent les matières ecclésiastiques, et qui sont, \° une dissertation historique sur l'antiquité, les fonctions et les prérogatives de la charge d'Abréviateur des brefs apostoliques ;
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2° une disquisition sacrée et historique sur deux emblèmes que Ton conserve dans le cabinet du cardinal Carpegna , où il traite la question, si les deux Philippes ont été chrétiens.
3° Un volume des édifices sacrés bâtis par Constantin dans l'ancienne et la nouvelle Rome.
4° Deux volumes in- fol. de ce qui reste de plus curieux dans les bâtimensde l'ancienne Rome.
5" Une dissertation sur l'usage du pain azyme dans l'Église latine , où il prétend ijue cet usage a toujours subsisté. 6° L'examen des vies des papes qui portent le nom d'Anastase le Ribliolhécaire. Ciampini prétend ([iw. ces viessontde plusieursauteurs, et qu'il n'y a d'Alhauase (jue celles de Grégoire iv, de Serge ii, de Léon IV , de Benoît m et de Nicolas l*=^ 7« Une lettre latine pour réformer un passage d'une lettre de Pie ii qu'il dit avoir été altérée par M. de Launoy. 8'' Une dissertation où l'on examine si les papes ont porté autrefois la crosse : Ciampini est pour l'afUrmative. 9* Un traité latin sur les croix que l'on porte à la tète des processions. 1 o" De vocis cor-
rectione in semtone
sancti
Leonis , de Nath'itate Domini.
1 1 <* Explicatio duorurn sarcophagorum ritiini Baptisnii indicantium. 12° De sanc. roni.
Ecclesiœ vice-canceîlario , e jusque mimere , etc. ( Voyez le recueil des éloges qu'on a fait de Ciampini , donné par Ferdinand Fabiani , et sa vie par Vincent Leonio. Voj. aussi le quatrième
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