‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 89 sur 171 · Raphaël, jacobitc. (O/vVw · texte numérisé non relu

Raphaël, jacobitc. (O/vVw

christ., tom. s>. , pag. 5?.-.)

CLÉOPIIAS , oncle et disciple de notre Seigneur Jésus-Christ , était frère de saint Joseph , l'éj)OUX de la sainte Vierge , dont il épousa la sœur, nommée Marie, aussi bien qu'elle. Il en eut des enfans , que l'Écriture appelle frères du Seigneur, selon l'usage des juifs, chez qui lis cousinsgermains se traitaient de frères.

Ainsi Cléophas étiit doublement oncle de Jésus-Christ, et doublement beau-frènr de la s^iintc Vierge. Saint Éjjiphane dit qu'il était fils de Jacob , comme saint Joseph (Épiph. hœr. 78, c. 8, ; ; et plusieurs croient qu'il fut père de saint Siméon , le second évèque de Jérusalem ; de saint Jacques-le-Mincur, apôtre ; de saint Jude , de José ou Joseph , suivant l'opinion de ceux qui pensent qu'Alphée, dont saint Jacques est appelé fils dans l'Evangile, n'était autre que Cléophas même, qui aurait ou deux noms, comme plusieuis juifs de ce temps-là ; outre qu'il parait i3.

1 c)6 CLE

qu'AlpLée et Cléophas ne sont que le même nom prononcé différemment. Quoi qu'il en soit, Cléopliaseutle bonheur d'entendre les paroles de Jésus-Christ, de voir ses miracles et sa personne, de croire en lui et d'être son disciple. Il fut encore assez heureux pour jouir de sa présence après sa résurrection , dans l'apparition dont il voulut bien l'honorer avec un autre disciple dans le bourg d'Emmaiis. On ne sait plus rien de Cléophas depuis cet événement. Les Grecs l'honorent comme apôtre le 3o d'octobre , et les Latins le 25 de septembre. ( Saint Luc, ch. 2.\.

Eusèbe , Hi'st., 1. 3. Tillemout , Mémoires ecclésiast., t. i , art. 2, iiot. 2. Baillet, 25 septembre. ) C L E R A G , Clariacum , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît, située dans la petite ville du même nom, sur le Lot, au diocèse d'Agen. On ignore absolument en quel temps elle a commencé. Quelques uns lui donnent pour auteur Pépin, père de Charlemagne. Cette abbaye fut désolée par les Albigeois au treizième siècle. Les calvinistes la renversèrent de fond en comble au seizième siècle , brûlèrent tous ses titres , et démolirent tous ses plus anciens monumens. Depuis ce désastre, elle demeura , ou plutôt elle languit quelque temps dans l'obscurité , jusqu'au moment où le roi Henri iv , ayant uni ses revenus au Chapitre de Saint-Jean-de- Latran de Rome , elle tomba entièrement, et il n'y resta plus

CLE aucun religieux. On y mit seulement quelques clercs gagés, qui y faisaient l'office. ( Diction, universel de la France. Gallia christ., tom. 2 , col. 94i- ).

CLEPiC , Clericus. Le mot de clerc se prenait autrefois pour savant, docteur. Il se prend au jourd'hiii pour tous les ecclésiastiques en général , depuis les tonsurés jusqu'aux prélats; en ce sens , il est opposé à laïque ou lai. Il se prend aussi plus particulièrement pour celui qui n'a que la sim})le tonsure ou les Ordres mineurs ; et en ce sens il est opposé à celui qui a les Ordres sacrés.

De V origine et de la dignité des Clercs.

La première origine des clercs remonte jusqu'à l'ancien Testament.(A^z/m., i8, 20. Dtuteron., i8.) Lorsqu'on fit le partage de la terre promise aux Israélites , Dieu dit à Aaron , aux prêtres et aux lévites qu'ils ne partageraient point avec les autres, parce qu'il serait lui-même leur portion , leur héritage , comme ils seraient réciproquement le sort , le partage , l'héritage du Seigneur, KXr.poç en grec , gens consacrés à son service et vivans de ses offrandes. C'est de là que les clercs de la nouvelle loi ont pris leur nom , parce que le Seigneur est leur sort ou héritage, et qu'ils sont l'héritage du Seigneur, au service duquel ils se consacrent totalement , comme ils le marquent expressément lorsqu'ils prennent la tonsure.

CLE qui est l'entrée de la cléiicature , en récitant ces paroles du psaume 1 5. Demi nus pars hœreditatis meœ et calicis mei , tu es qui reslituis hœrcdiiatem nieam milii. Telle est l'origine et la dignité des clercs ; dignité supérieure à celle des puissances de la terre les plus ém inentes et les plus redoutables. (Saint Chrysostôme , de Sacerdotio.

Des de^'oirs des Clercs.

Les devoirs des clercs sont répandus dans tout cet ouvrage sous un grand nombre de titres particuliers qui les regardent.

Nous ne laisserons pas de rapporter ici les choses principales que les conciles leur ordonnent ou leur détendent.

Les premier devoir du clerc , qui lui est marqué par son nom, et l'abrégé de tous les autres, c'est de ne s'attacher qu'à Dieu seul, et de n'avoir d'autre soin que celui de son service. Cui jjortio Deus est , nihil débet curare nïsi DeuTU quod enini ad

alla officia confertur, hoc religionis cultui, atr/ue huic tiostro officio decerpitur.{ A.n\hTOS. , lib.

de fugii seculi , caj). 2.)

II. Les clercs doivent porter l'habit ccclésiasti([ue et la tonsure conformes aux Ordres qu'ils ont reçus et aux statuts de leurs diocèses.{Concil.7yid . , sess. 14, deReform.Concil. Mediolan , 1 , cap. 23.) L'habit ecclésiastique ])ar rapport aux bénéficiers et à ceux qui sont dans les Ordres sacrés, était l'habit long. ( T^oy.

Habit clérh:al. )

III. Ils doivent aussi garder une grande frugalité et une exacte modestie dans leurs tables , leurs meubles, et tout ce qui sert à leur usage. ( Concil. Carthag., 4, can. i5, et Concil. Trid.y sess. 2.5 , cap. t , de Reforni. )

lY. Les conciles leur défendent les jeux de hasard ,1a chasse, les danses, les spectacles , les festins, la crapule , l'ivrognerie , la fréquentation des femmes et des cabarets , le port des armes, le négoce , la gestion des alTaires temporelles en qualité d'intendans , de fermiers, etc. , les arts mécaniques , et un grand nombre d'ollices séculiers, tels ([ue ceux déjuge, d'avocat, de notaire ,de procureur, de tuteur, de curateur, de médecin, de chirurgien, etc. {Concil. Trid.y sess.

Page 1