‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 91 sur 171 · CLI · texte numérisé non relu

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trages à leurs patrons quand ils briguaient quelque magistrature, les aidaient dans leurs affaires temporelles, et en recevaient réciproquement du secours dans leurs propres besoins.

Le patron ne pouvait rendre témoignage contre son client.

Client , s'est dit autrefois des vassaux à l'égard de leurs seigneurs , et Budée rapporte l'origine des fiefs aux patrons et cliens des Romains. Aujourd'hui client ne se dit proprement que des parties à l'égard de leurs avocats , et quelquefois à l'égard de leurs juges.

CLIENTELLE, clientela.Cétait, chez les Romains, la protection c[ue les grands donnaient aux citovens inférieurs.

CLDIATÉRIQUE , année climatérique , annus climactericus , scansilis. Ce mot vient de KXi/^u'è^ échelle ou degré. L'année climatérique est une année qui se compte de sept en sept ou de neuf en neuf; c'est chaque septième ou chaque neuvième année. Les années 49, 5li, 63 sont des années climatériques. On dit que les années climatériques sont fatales aux hommes et aux Etats. C'est une erreur toute pure par rapport aux États , parce qu'il n'y a aucune connexion entre les années climatériques et certains malheurs qui arrivent à ces États , et qui dépendent de la disposition des causes secondes , et surtout de la volonté libre des hommes, comme les guerres , par exemple , et d'autres calamités j'aieilles. Les

malheurs qu'on peut citer et c[ui sont arrivés à certains royaumes dans les années climatériques ne prouvent rien. On pourrait sans doute en citer autant qui sont arrivés hors ces années; et quand on n'en citerait point tant , il serait aisé et bien naturel de dire que ces malheurs sont arrivés dans ces années plutôt que dans d'autres , non point à cause de ces années mêmes, qui n'ont ni vertu ni influence auxquelles on puisse les attribuer , mais suivant le cours ordinaire de la nature , la disposition des causes secondes , l'ordre ou la permission de la Providence. Pour ce qui est des maladies et de la mort , que l'on prétend arriver plus souvent dans les années climatériques , il faut distinguer. On attribue ces mauvais effets , ou à l'influence de certaines planètes que l'on suppose dominer sur le corps de l'homme cJiacune à son tour , ou à un nombre précis d'années répétées comme par degrés. Si l'on attribiie ces effets, comme a fait Marsilc Ficin, à la maléfique planète de Saturne , qui domine sur le corps de l'homme dans l'année climntérique , c'est une chimère. Comment prouver que la planète de Saturne domine sur le corps de l'homme à chaque année climatérique? En le supposant, quelle est l'étendue de son pouvoir, et jusqu'à quel point l'exerce-t-elle ? A-t-elle des règles constantes, invariables, indépendantes des autres causes , dans ses malignes in-

fluenccs? Si l'on attribue les mauvais effets prétendus des années climatériques au nombre même et à la combinaison de ces années, la chose est encore plus fausse et plus superstitieuse. Entre-t-il dans le bon sens que je serai plus dangereusement malade ou que je mourrai plus tôt, ])arce c[ue la maladie me prend à c{uarante-neuf , et non pas à cinquante ans, à soixante-trois, et non pas à soixante-deux? Quelle illusion! quelle folie! Pline s'en moquait, tout j)aïen qu'il était (lib. 7, c. 49)- Lt-'î» anciens qui ont écrit des années climatériques, sont Platon, Cicéron, Macrobe, AuUigelle. Les modernes sontMafjin, Arj^olus , Claude Saumaise , de Annis climnctcri^ cis. {F'ojez aussi Act. Sanct., jan., tom. 0. , pag, ?.74.)

CLING ou CLÏNGIUS (Conrad), Allemand de nation, de l'Ordre desFrèrr5-^Iin<*urs, prédicateurs Erford , vivait en 1 545 et i55o. On a de lui , 1° Locorum coinwuniimi sacrœ Theologiœ Syh'n, à Cologne, en i552 ; et à Paris, i563. 1" Le Catécliisme romain , divisé en quatre livres, à Cologne , 1570, 3° Deux livres pour Vinicrirn , à Cologne , 1 563.

4° De la sûreté de la conscience des Catholiques en matière de foi, ibid. (Dupin , Table des Auteurs ecclesiast. du seizième siècle, p. 1 164. Le père Jean de Saint-Antoine , Diblioth. unii'.

/rancis., tom. i, p. 275.)

CLINIQUE, clinicus , du grec xXt'vt, lit. Ce mot a trois significations dans l'antiquité. Il si-

gnifie, i*» les médecins, parce qu'ils étaient toujours auprès du lit des malades ; 2° les malades simplement ; 3" les malades qui recevaient le baptême dans leur lit par aspersion.

CLIPSTON (Jean), carme anglais, mort vers l'an 1378, a écrit : Expositorium sncroluni biblioruni. Exempla sacrœ Scriplurœ. Ouestiones in Magistrum sententiaruni. Sermo— nés, etc. (Lucius, in Diblioth.

carm. Pitseus, de Scrii)t. Angl.)

CLÏMO (Martin) , bénédictin anglais, a écrit des homélies et quelques autres ouvrages. On ignore le siècle où il a vécu.

( Pitseus. )

CLOCHE, cnwpana, instrument de métal suspendu dans un lieu élevé , qui sert jirincipalement pour appeler les chrétiens à l église.

De l'origine et de Vum^c. 4 les Cloches.

Les grands-prêtres des juifs portaient des sonnettesallachées au bas de leurs rol>es. {Exod., 28, 33.) Les Romains se servaient aussi de sonnettes pour avertir le peuple de l'heure des bains , du marché , t't des autres choses publiques. Ils les appelaient tintinnabula , à cause du bruit éclatant r^u'elles faisaient.

Ces sonnettes étaient bien différentes sans doute de nos cloches d'aujourd'hui ; mais comme les arts se perfectionnent peu à ])eu, on conjecture avec fondement que c'est de ces sortes de sonnettes que nous est venue l'inven-

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