‹ Bibliothèque sacrée (volume 4)Chapitre 2 sur 77 · DÉVOTION · texte numérisé non relu

DÉVOTION

SECOND SERMON ABRÉGÉ

Populus hic labiis me honorât, cor autem eorum longe est à me.

Ce peuple m'honore des lèi'res ; et son cœur est loin de moi.

(Matth. i5, 8.)

Voici, N..., la nouvelle alliance, c'est-à-dire la religion du cœur établie ; le culte spirituel élevé sur les ruines de la superstition et de l'hypocrisie ; l'obéissance et la miséricorde préférées aux offrandes et aux victimes ; l'esprit qui vivifie, opposé à la lettre qui tue ; la chair qui ne sert de rien , rejetée ; la piété qui est utile à tout, annoncée..., la religion des sens, ou condamnée dans ses abus, ou réglée dans ses usages... Voici les règles de la religion solide , de la piété chrétienne , et l'esprit du véritable culte que combattent deux erreurs opposées. Il est des fidèles qui se font honneur de mépriser toutes les pratiques extérieures de piété , qui les traitent de dévotions populaires, et nous disent sans cesse que Dieu ne regarde que le cœur, et que tout le reste est inutile ; première erreur. Il en est d'autres qui négligent l'essentiel de la loi , mettent en ces vains dehors toute leur religion et toute

leur confiance ; seconde erreur.

Ne rejetez pas les pratiques extérieures du culte et de la piété; ce serait un orgueil et une singularité blâmable, et vous n'adoreriez pas le Seigneur en vérité. Ne comptez pas sur cet extérieur, jusqu'à croire que sans vous appliquer à purifier votre cœur et à régler vos mœurs, cet extérieur tout seul suffira pour vous rendre agréables à Dieu ; ce serait l'erreur des pharisiens, et vous n'adoreriez pas le Seigneur en esprit. Ne méprisez pas l'extérieur du culte et de la piété ; n'en abusez pas : voilà tout le dessein de ce discours.

PREMIER POINT

Je suppose d'abord que le véritable culte , si nous le considérons en lui-même , et sans aucun rapport à l'état présent de l'homme , est purement intérieur , et se consomme tout entier dans le cœur. Adorer l'Etre souverain, contempler ses divines perfections , s'unir à lui par les saints mouvemens d'un amour pur et parfait ; la louange , la bénédiction , l'action de grâces, c'est toute la religion des esprits bienheureux ; c'est celle des justes qui nous ont précédés avec le signe de la foi ; c'eût été la religion de l'homme innocent, dit saint Augustin, si, déchu de cet état de justice où il avait d'abord été créé , on ne l'eût pas condamné à ramper sur la terre , et à ne pouvoir plus s'élever à son Créateur, que par le ministère des mêmes créa-

SER tures c[Ui l'en avaient éloigné.

Successeurs de son infidélité , nous le sommes de sa peine ', enfans d'un père charnel , nous naissons charnels comme lui :

notre âme enveloppée dans les sens, ne peut presque plus se passer de leur ministère; il faut à notre culte des objets sensibles qui aident notre foi , qui réveillent notre amour , qui nourrissent notre espérance , qui facilitent notre attention , qui sanctifient l'usage de nos sens , qui nous unissent même à nos frères. Telle est la religion de la terre , ce sont des symboles qui nous fixent , qui nous purifient , qui nous réunissent...

Les hommes ne peuvent donc se passer d'un culte extérieur , qui les réunisse, qui les discerne des infidèles et des errans , qui édifie môme leurs frères , qui soit une confession publicpe de leur foi... Cependant ce n'est pas l'hérésie seule qui a prétendu borner tout le culte à l'intérieur , et regarder toutes les pratiques sensibles comme des superstitions populaires ou des dévotions inutiles... Nous entendons dire tous les jours que la véritable piété est dans le cœur..., et que les devoirs du christianisme sont plus spirituels , plus sublimes , plus dignes de la raison , que tout ce détail de dévotion auquel on assujettit les simples : c'est-àdire , que la sagesse du monde oppose trois prétextes pouv autoriser une si dangereuse illu-

sion ; riiiutilité de l'extérieur, Faible simplicité de l'extérieur, l'abus de l'extérieur. Combattons ces prétextes , et établissons l'utilité , la sagesse et le véritable usage du culte extérieur.

1°. Vous nous opposez en premier lieu, que l'essentiel de la dévotion est dans le cœur, et que tous ces dehors sont inutiles. Mais je pourrais vous demander d'abord : en bannissant cet extérieur que vous croyez si inutile, êtes-vous du moins fidèle à cet essentiel auquel vous vous retranchez? En méprisant tout ce que vous cioyez de surcroît dans la religion , accomplissez-vous du moins tout ce dont la loi de Dieu vous fait un devoir indispensable 7 En croyant qu'il suffit de donner le cœur à Dieu , le lui donnez-vous du moins, tandis que tous les dehors sont encore au monde ?

J'en appelle ici à votre conscience. Glorifiez-vous Dieu dans votre corps , et ne le faitesvous pas servir à des passions injustes? P>.emplissez-vous tous vos devoirs de père , d'époux , de maître , d'homme public, de chrétien? N'avez-vous rien à vous reprocher sur l'usage de vos biens , sur les fonctions de vos charges, sur la nature de vos affaires , sur le bon ordre de vos familles? Porfez-vous un cœur libre de toute haine, de toute jalousie, de toute animosité envers vos frères? Leur innocence, leur réputation , leur fortune ne perd-elle jamais rien

par vos intrigues ou par vos discours? Préférez- vous Dieu à îout ; à vos intérêts, à votre fortune, à vos plaisirs, à vos penchans ; et la perte de tout ne vous paraît-elle rien à l'égal de lui déplaire ? Vous renoncezvous sans cosse vous - même ?

Vivez-vous de la foi ? Ne comptez-vous pour rien tout ce qui passe? Regardez- vous le inonde comme l'ennemi de Dieu? Gémissez-vous sur les égaremens de vos mœurs passées? Portezvous un cœur pénitent, humilié , brisé sous un extérieur encore mondain? Avez- vous horreur de la seule apparence du mal? en fuyez-vous les occasions ? en cherchez-vous les remèdes? Voilà cet essentiel que vous nous vantez tant; y êtesvous fidèle ? Non , mes frères , il n'est que les âmes livrées au monde et à sesamusemens, qui nous redisent sans cesse qu'il suffit de donner le cœur à Dieu, et que c'est là l'essentiel : c'est que comme il est visible qu'elles ne lui donnent pas les dehors , il faut , pour se calmer, qu'elles tâchent de se persuader que les dehors ne sont pas nécessaires , et qu'elles se retranchent sur le cœur, qui ne nous est jamais connu à nous - mêmes, et sur lequel il est bien plus aisé à chacun de se méprendre.

Mais quand le cœur est enfin réglé , et qu'on a donné à Dieu sincèrement son amour et ses affections : ah ! on ne s'avise guère de lui disputer les dehors et la profession extérieure des

sentimens de salut qu'il nous inspire. C'est le sacrifice du cœur et des passions qui coûte , et qui fait la grande difficulté de la vertu : ainsi quand une fois on en est venu là , tout le reste ne coûte plus rien , tout s'applanit , tout devient facile ; tous les attachemens extérieurs n'ayant plus de racine dans le cœur, tombent d'eux-mêmes , et ne tiennent plus rien. Aussi on voit bien tous les jours des personnes dans le monde, lesquelles avec un cœur encore mondain et déréglé, font des œuvres extérieures de piété , remplissent des devoirs publics de miséricorde, soutiennent des œuvres saintes ; les âmes même les plus mondaines et les plus engagées dans les passions , mêlent d'ordinaire à leurs plaisirs et à leurs faiblesses bonteuses quelques œuvres extérieures de religion et de miséricorde, pour se calmer dans une vie toute criminelle , ou pour s'en diminuer à elles-mêmes l'horreur et l'infamie; mais ou n'en voit ijoint qui, après avoir donné sincèrement leur cœur à Dieu , rompu tous les attacbemens des passions et éloigné toutes les occasions du crime , ne donnent aucune marque extérieure de leur cbangemeut , persévèrent dans les mêmes liaisons , les mêmes plaisirs , les mêmes inutilités, le même éloignement des cboses saintes et des devoirs extérieurs de la piété, ne cbangent rien au dehors , et bornent toute leur conversion à un chan-

SER geuient chimérique qui ne pa-raît point , tandis que tout ce qui paraît est encore le même.

Ah ! il en coûterait trop pour ne pas donner des témoignages extérieurs de respect au Dieu qu'on aime et qu'on adore; on se reprocherait de n'avoir pas assez d'empressement pour tout ce qui tend à l'honorer; à peine la religion fournit- elle assez de moyens et de pratiques , pour satisfaire à l'amour d'un cœur fidèle. En un mot, on peut bien avec un cœur encore mondain , remplir quelques devoirs extérieurs de piété; mais quand le cœur est une fois chrétien , on ne saurait plus se les interdire.

D'ailleurs, la même loi qui nous oblige de croire de cœur, nous ordonne de confesser de bouche , et de donner des marques publiques et éclatantes de notre foi et de notre piété. Premièrement , pour rendre gloire au Seigneur, à qui nous appartenons, et reconnaître devant tous les hommes, que lui seul mérite nos adorations et nos hommages. Secondement, pour ne pas cacher par une ingratitude criminelle les faveurs secrètes dont il nous a comblés , et porter tous les témoins de ses miséricordes sur nous à joindre leurs actions de grâces aux nôtres. Troisièmement, pour ne pas retenir la vérité dans l'injustice par une timidité indigne de la grandeur du maître que nous servons, et injurieuse à la bonté de Dieu qui nous a éclai-

rés. Quatrièmement , pour édifier nos frères, et les animer à la vertu par nos exemples. Cinquièmement , pour encourager les faibles , et les soutenir par notre fermeté contre lesdiscours insensés du monde, et les dérisions publiques qu'on y fait de la vertu. Sixièmement , pour répaver nos scandales, et devenir une odeur de vie, comme nous avions été une odeur de mort.

Septièmement , pour consoler les justes, et les porter par le spectacle de notre changement à bénir les richesses de la miséricorde divine. Que dirai-je enfin , pour confondre les impies elles ennemis de la religion, et les forcer de convenir en secret qu'il y a encore de la vertu sur la terre.

Voilà cet extérieur que vous croyez si utile : cependant, c'est ainsi que les justes de tous les temps ont opéré leur salut , en se discernant du monde par leurs mœurs , par leurs maximes, par la décence et la modestie des parures , par la fuite des plaisirs publics, par un saint empressement pour tous les devoirs extérieurs du culte et de la piété. Vous-même qr,i paraissez faire si peu de cas des dehors de la vertu, vous les exigez pourtant des serviteurs de Dieu; et dès qu'ils imitent les mœurs et les manières du monde, et qu'ils n'ont rien au-dehors qui les dislingue, des autres hommes , vous devenez le premier censeur de leur piété : vous dites qu'on les canonise à bon

marché , qu'il est aisé de servir Dieu- et de gagner le ciel à ce prix là , et que vous seriez bientôt un grand saint s'il n'en fallait pas davantage ; et dès là vous tombez en contradiction avec vous-même , et vous vous confondez par votre propre bouche.

2". Mais voici un nouveau prétexte que la fausse sagesse du monde oppose à l'extérieur du culte et de la piété ; on y trouve de la simplicité et de la faiblesse. La fréquentation régulière des sacremens , les devoirs de la paroisse, les prières communes et domestiques , la visite des lieux de miséricorde , le zèle pour les entreprises de piété, certaine régularité dans la parure, l'assistance journalière aux mystères saints , la sanctification des jours solennels , le respect pour les lois de l'Église , l'exactitude à observer certaines pratiques saintes : tout cela , on veut que ce soit la religion du peuple : on n'y trouve pas assez d'élévation et de force :

on voudrait une religion qui fit des philosophes et non pas des fidèles : on dit qu'il faut laisser ces petites dévotions à un tel et à une telle , dont l'esprit n'est pas capable d'aller plus haut , et on croit faire honneur à sa raison en déshonorant la religion même.

Mais , vous qui nous tenez ce langage, le dérèglement de vos mœurs, et la bassesse de vos passions ne dément-elle pas un peu cette prétendue élévation,

et cette force qui vous fait tant regarder les pratiques extérieures de piété comme le partage des âmes faibles et vulgaires ?

C'est ici qu'il faudrait se piquer de raison, d'élévation, de grandeur et de force : je vous trouve tous les défauts des âmes les plus basses et les plus viles; emporté jusqu'à la puérilité, envieux jusqu'à la faiblesse , voluptueux jusqu'à la dissolution : je vous trouve une âme toute de boue qu'un plaisir entraîne , qu'une affection abat , qu'un vil intérêt corrompt , qu'une lueur de prospéri té transporte, que le seul instinct des sens guide comme les animaux sans raison : je ne vois en vous rien de grand , rien d'élevé , rien de digne de la force et de la sublimité de la raison ; et il vous sied bien après cela de nous venir dire , qu'il faut laisser aux esprits faibles et aux âmes vulgaires tout ce détail de dévotion extérieure.

La véritable force et la seule élévation de l'esprit et du cœur, consiste à maîtriser ses passions, à n'être pas esclave de ses sens et de ses désirs , à ne pas se laisser conduire par les caprices de l'humeur et les inégalités de l'imagination, à étoud'er un ressentiment et une secrète jalousie , à se mettre au-dessus des événemens et des disgrâces :

voilà ce qui fait les grandes âmes , les esprits forts et élevés; et voilà où en sont les justes que vous méprisez tant , que vous regardez comme des esprits fai-

SER i

blés et vulgaires. Ce sont de»

âmes fortes qui pardonnent les; injures les plus sensibles ; qut prient pour ceux qui les calom-j nient et qui les persécutent;; qui ne sentent les mouvemen»

des passions que pour avoir plus de mérite en les réprimant ; qu^ ne se laissent pas corrompre pati un vil intérêt ; qui ne savent paS sacrifier le devoir, la vérité , \d conscience à la fortune ; quii rompent généreusement les liens les plus tendres et les pluschers,) dès que la foi leur en a découvert le danger; qui se disputent les plaisirs les plus innocens ; qui sont des héros contre tout ce qui a l'apparence du mal ; mais qui dans la religion sont simples, humbles, dociles, et font gloire de leur docilité et de leur simplicité prétendue. Pru-< dens pour le mal , et simples pour le bien ; vous au contraire, vous êtes plus faible que les âmes les plus viles et les plus vulgaires , quand il s'agit dé modérer vos passions : votre?

raison , votre élévation, la force' de votre esprit , votre prétenrj due philosophie , tout celavous^ abandonne ; vous n'êtes plus qu'un enfant , que le jouet de^ passions les plus basses et leS!

plus puériles, qu'un faible ro-; seau que les vents agitent à leufi gré ; mais sur les devoirs de lai{ religion, vous vous piquez dei singularité , d'élévation et dei force : c'est-à-dire , vous voulez être fort contre Dieu,etvousi êtes faible contre vous-même..

D'ailleurs, vous regardez lesl

SER usages de la religion comme des pratiques populaires...

Ce qui vous abuse , c'est que vous avez une grande idée du monde , de ses vanités , de ses pompes , de ses honneurs , de ses occupations ; et que vous ne voyez pas des mêmes yeux les devoirs de la religion. Mais une âme fidèle que la foi place dans un point d'élévation , d'oii le monde entier et toutes ses grandeurs ne lui paraissent plus qu'un atome ; elle regarde tout ce qui se passe ici-bas, ces grands événemens qui semblent ébranler l'univers, ces révolutions qui remuent tant de passions différentes parmi les hommes, ces victoires célébrées par tant de bouches, et qui changent la destinée de tant de peuples, elle les regarde comme des changemens de scène , qui ne surprennent et n'amusent des spectateurs oiseux et trompés , que parce qu'ils ne voient pas le faible artifice , et le ressort puéril et secret qui les fait mouvoir, et qui en cache le méprisable mystère. Voilà comme l'esprit de Dieu et l'esprit du monde jugent différemment ; comme les justes trouvent vain et puéril ce qui vous paraît si grand et si merveilleux ; et comme vous traitez de médiocrité et de petitesse , ce qui leur paraît uniquement digne de la grandeur et de l'excellence de l'homme.

Et quand je dis lesjustes, ne croyez pas que je me borne à ceux qui vivent parmi nous , et

dont vous méprisez si fort la fidélité extérieure , comme la suite d'un caractère faible et borné : je parle des justes de tous les siècles, des plus grands hommes que la religion ait eus, des premiers disciples de la foi , de ces héros de la grâce , que les païens eux-mêmes étaient forcés de respecter, et qui ont poussé plus loin la grandeur d'âme , l'élévation, la véritable sagesse, que toute la philosophie de Rome ou d'Athènes.

Oui , ces hommes si généreux au milieu des tourmens , si intrépides devant les tyrans , si insensibles à la perte des biens , des honneurs, de la vie , étaient des hommes simples , religieux, fervens ; un docteur et un prophète répondaient parmi eux comme l'idiot aux bénédictions communes ; un Paul et un Barnabe, ces hommes qu'on prenait pour des dieux, allaient rendre leurs vœux dans le temple , comme le simple peuple ; les grands apôtres eux-mêmes , pleins de cet esprit qui est le Seigneur des sciences et la source des lumières , venaient à l'heure ordinaire adorer avec le reste des Juifs ; et pour être spirituel, il ne fallait pas alors avoir une autre foi que le peuple.

Non , plus je remonte vers la source , plus je trouve de simplicité dans le culte ; vous y voyez une piété tendre , brûlante, unanime, qui chercliait à se répandre sur des pratiques sensibles, et à se consoler par cos marques mutuelles de foi et

de religion : les fidèles assemblés offraient tous ensemble au Seigneur un sacrifice de louange dans des hymnes et des cantiques spirituels: ils célébraient avec une sainte ferveur ces repas communs de charité, qui précédaient les saints mystères , et où dans la simplicité de la foi, chacun mangeait avec action de grâce ; ils se donnaient le baiser de paix , en soupirant après cette paix inaltérable qu'ils n'attendaient pas dansle monde, et cette union éternelle que la charité devait consomhier dans le ciel ; ils lavaient les pieds de ceux qui évangélisaient les biens véritables , et les arrosaient de leurs larmes; ils traversaient les royaumes et les provinces, pour avoir la consolation de s'entretenir avec un disciple qui eût vu Jésus-Christ ; ils recevaient dans leurs maisons les hommes apostoliques , comme des anges de Dieu, et leur offraient les effusions sincères de leur charité : leurs familles étaient des églises domestiques, où les fonctions les plus communes devenaient des actes de religion; des prières pures et simples , mais pleines de foi; des mœurs innocentes; des enfans instruits à connaître , à adorer le Dieu du ciel et de la terre , à espérer en Jésus-Christ, et à le confesser généreusement devant les tyrans; un détail de candeur , de fidélité , de crainte du Seigneur; voilà les voies les plus sulDlimes et tous les rafiinemeus de leur piété : cependant ces hommes

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