DIMANCHE
SECOND SERMON ABRÉGÉ
En forme de prône , sur la sanctification du Dimanche.
Mémento ut diem sabbali sanctifiées.
Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat. (Ex. 20.)
Oui , N..., il est un jour que Dieu s'est choisi , qu'il a sanctifié et consacré d'une manière particulière. C'est ce jour où il cessa de créer et d'orner ce vaste univers : ce jour où il est dit qu'il se reposa , non pas qu'il fût fatigué ; il n'est sujet ni à nos besoins, ni à nos infirmités; mais pour nous apprendre à mettre un ordre dans nos occupations, et à donnera la contemplation de ses divines perfections, et aux grands objets de l'éternité des jours , où comme hors de ce monde terrestre , nous ne soyons occupés que de sa grandeur, du culte qui lui est dû, et de notre destinée à la gloire qu'il prépare à ceux qui le servent et qui l'aiment. Or, chrétiens, pourquoi devez-vous sanctifier le dimanche? Comment devez-vous sanctifier le dimanche? Deux réflexions bien simples, mais solides et instructives qui vont faire tout le partage de ce discours.
PREMIER POINT
Rien de plus clairement marqué dans l'Écriture que l'obligation de sanctifier le dimanche:
rien qui ait été transmis avec plus de soin que ce devoir essentiel de la relijjion : rien qui ait été observé plus religieusement parles Juifs, les premiers fidèles, que ce jour du Seigneur. C'est la sagesse de Dieu qui l'a choisi ; c'est sa bonté c[ui nous l'accorde; c'est sa volonté toute-puissante qui veut que nous le sanctifions. Ainsi dans la sanctification du dimanche nous honorons le choix de Dieu qui s'est réservé ce jour ; la bonté de Dieu qui nous dispense de notre pénitence dans ce jour ; la volonté de Dieu qui se fait entendre et qui nous ordonne de sanctifier ce jour.
1°. C'est la sagesse de Dieuqui a choisi le jour du dimanche et qui se l'est réservé. Ecoutez, chrétiens, ces paroles de la Genèse : Dieu bénit le septième jour et le sanctifia : Benedixit diei seplinio et sanclificavit illum. (c. 2. V. 2.) Que veulent dire ces paroles? Est-ce que les autres jours n'étaient pas saints?
Ces jours que l'être suprême a bien voulu employer pour former ce vaste univers; ces jours (jui ont produit , selon sa parole efficace et toute-puissante , ces différentes merveilles qui étalent à nos yeux de si grands spectacles de grandeur et de puissance; ces jours, où ce monde visible tiré du néant, parut avec tant d'ordre et de magnificence...,
est-ce que ces jours n'étaient pas saints et bénis par le créateur? Oui, sans doute. Mais Dieu, disent les saints docteurs , a voulu séparer un" jour des autres jours, pour être employé uniquement à son culte : voilà ce qu'ils entendent par ces paroles: Dieu bénit et sanctifia le septième jour, c'est-à-dire, il le sépara des autres jours , il se le réserva singulièrement...
Aussi ce jour est-il appelé le jour du Seigneur par excellence, dit saint Augustin , vocatur dominicus. (Serm. i5 de verb.
Apost.) De là.le laom de dimanche qu'on lui a donné dès la naissance de l'Eglise : c'est le jov^^-^e le Seigneur s'est choisi et consacré [ît)ur recevoir notre culte.
Or , chrétiens , si ce jour appartient singulièrement au Seigneur , s'il se l'est réservé tout entier, vous n'en avez donc aucune portion pour vos affaires temporelles; sa sagesse l'a choisi : les autres jours vous suffisent donc pour les besoins de la vie. Que cette vérité constante confonde ici ces chrétiens qui s'imaginent pouvoir sans crime dérober une partie considérable de ce saint jour , pour l'employer à des pccupations terrestres, ou de coupajjles amusemens : il ne leur appartient pas : Dieu l'a choisi uniquement pour les choses du ciel. Ahl c'est ici que nous pouvons dire avec David :
voilà le jour que le Seigneur a fait pour sa gloire et "pour notre salut : le jour qu'il 'a choisi ,
sanctifié d'une manière particulière : hiec est dies quant fecit Dominus. Ah! pour honorer ce choix du Seigneur, que dans ce jour une joie pure et toute céleste , nous fasse comme sortir de ce monde terrestre , bannir de notre cœur tous les soins et toutes les sollicitudes du siècle.
Employons ce jour uniquement à la contemplation des choses célestes : ne goûtons que les douceurs d'un saint repos : ne méditons que les biens ineffables que Dieu nous prépare : ne parlons que des grandes choses qu'il a opérées eu noire faveur :
que notre bouche ne s'ouvre que pour chanter ses louanges et célébrer ses grandeurs : que notre cœur ne soit embrasé que dubeau feu de la divine charité.
Voilà la douce joie d'un chrétien qui adore le choix que Dieu a fait de ce jour, choix infiniment sage , et qui nous impose l'obligation de ne nous occuper que de lui et des biens qu'il nous destine.
Ahl Seigneur, il suffit que vous ayez choisi ce jour , que votre sagesse l'ait séparé des jours que vous accordez aux besoins de cette misérable vie , pour que je l'observe avec un saint respect. Il sera toujours pour moi un jour saint et sacré ; je n'en violerai aucune portion.
Affaires du monde, intérêts, soins tumultueux du commerce, visites , assemblées d'amis, repas mêmes de bienséance, je vous remettrai aux autres jours : celui-ci ne m'appartient pas , il est
SER au Seigneur qui se l'est consacré par sagesse , et qui m'y dispense parbontédu travail auquel je suis condamné pour ma pénitence.
2°. Vous le savez , nous sommes tous obligés à cette pénitence imposée à notre premier père aprèsson péché, lorsqu'il lui fut dit; « vous mangerez votre pain à la sueur de votre front: »
pénitence qui doit imiter la longueur de nos jours, puisqu'elle n'est pas limitée à un temps, mais cjui ne doit finir qu'au moment qui nous verra descendre dans le tombeau. Or , Dieu en nous dispensant du travail le saint jour du dimanche, nous dispense donc en ccjour de notre pénitence II nous permet un saint repos; mais un repos qui doit être tout céleste , tout divin; mais un repos qui nous donne le loisir de contempler les biens précieux qui nous sont préparés ; mais un repos de l'âme dans son Dieu ; mais un repos c[ui imite celui des bienheureux , qui , sans fatigue , sans ennui , sans dégoût , louent le Dieu trois fois saint, l'aiment, l'adorent; mais un repos enfin , où l'homme, libre des soins de la vie , séparé du commerce du monde, oubliant tout ce qui peut le distraire , voit ce qui lui manque pour son salut , le demande et se trace un plan pour se conserver pur dans les occupations tumultueuses de son état , et les dangers du siècle.
Qu'il doit nous être précieux ce divin repos que la miséricorde <de Dieu nous accorde ! Qu'il est
bon de nous dispenser du travail pour nous donner le temps de nous approcher de luil Hélas!
dit saint Augustin , les hommes dans le précepte de la sanctification du dimanche, ne font attention qu'à la défense du travail, et ils ne pensent point à la tendre miséricorde du Seigneur qui les dispense en ce jour d'une pénitence imposée à toute la race coupable, pour leur faire goûter les douceurs d'un saint repos. ( Aug. quœst. sup.
Exod. lib. 2. ) Cependant apprenez-le, Chrétiens, continue ce père , je découvre dans cette défense du travail ce qu'il y a de plus grand et de plus consolant dans les trésors ineffables de la grâce de votre Dieu :
mogna est altitudo gralice Dei. . .
La bonté de Dieu dispense l'homme le jour du dimanche, des occupations pénibles auxquelles il a été condamné, afin que, dégagé de toutes les sollicitudes du siècle, et exempt d'un travail corporel , il puisse dans un pur et saint repos penser au salut de son âme , rendre les hommages suprêmes qui sont dus à son Créateur, chanter ses miséricordes, solliciter ses grâces, et ne s'occuper que de lui.
Etes-vous persuadés de cette vérité, Chré tiens ?Faites-vous attention à ces deux choses ; c'est la bonté de Dieu qui nous dispense du travail le dimanche; il ne nous en dispense que pour nous livrer entièrement aux choses du ciel.
Le travail est non-seulement
5o SER
liounête, utile, mais inème nécessaire : il serait donc lioQteux de ne cesser de travailler que pour pécher; car c'est ce f[ue fout tant de mondains qui regardent les saints jours de dimanche, comme des jours destinés aux plaisirs , au jeu , aux promenades, et souvent aux excès de la table et à de coupables divertissemens : ce qui a fait dire à saint Augustin , qu'il vaudrait mieux labourer la terre dans ces saints jours, que d'aller aux spectacles et aux danses :
mslius est arare quàm saltare. . .
( Enarr. in ps. go. ) Ces aveugles chrétiens, continue ce père, cesseat un travail honnête et utile à la société , et ils ne veulent point se priver dans ce saint jour des assemblées , des plaisirs , des spectacles et de tous les frivoles amusemens du monde.
Or , mes frères, ne pourrionsnous pas faire les mènies plaintes aujourd'hui? N'est-ce pas à ce saint jour que les artisans, les marchands remettent les promenades, les parties de jeu , les plaisirs? Ne sont-ce pas ces jours que l'on choisit pour donner des repas que l'on puisse prolonger à sou aise : on ne cesse de s'occuper de ses affaires, que pour s'occuper du plaisir.
On cesse , il est vrai , les œuvres serviles défendues en ces jours :
on néglige les œuvres saintes qui sont commandées. Est-ce là répondre à la bonté de Dieii, qui ne nous dispense du travail danscesaint jour, que pour nous procurer un saint repos, dans
SER lequel nous puissions contempler tranquillement les biens qui nous sont préparés? Est-ce leconnaître sa .volonté suprême qui nousordoune de le sanctifier?
3°. La sanctification du dimanche , est un précepte du Seigneur, c'est le troisième dans la loi qu'il a donnée à Moïse :
or, peut-on sans crime le violer?
Est-on innocent de ne pas obéir à Dieu qui commande ? Et n'est -on pas coupable, selon saint Jacques, de l'infraction de toute la loi , quand on la viole dans une partie? Mais hélas! je suis surpris, je gémis, l'amertume se répand dans mon cœur, quand je pense que des chrétiens n'ont pas l'idée qu'ils devraient avoir d'un Dieu qui parle, qui déclare sa volonté, qui ordonne.
Ils distinguent entre précepte et précepte ; et, comme s'ils n'obligeaient pas tous égaleinent, ils négligent l'entière observance de certains commandemens : ils les violent avec moins de scrupule , avec moins de honte , plus d'audace, comme si Dieu ne devait pas être obéi toutes les fois qu'il parle : comme si toutes ses ordonnances n'étaient pas également justes et saintes. Or, vous le savez , s'il y a un précepte divin négligé, violé pu'iliqueinent sans remords, sans honte, c'est celui de la sanctification du dimanche : on dirait en voyant les chrétiens occupés des affaires temporelles, livrés aux plaisirs, que Dieu n'a jamais déclaré sa volonté, ou que sa volonté doit s'accommoder à la nôtre.
SER Il n'est pas nécessaire de vous rappeler tous les oracles de l'Écriture qui annoncentla sanctification du sabbat: les menaces foudroyantes faites à ceux qui le violeraient : les supplices décernés dans l'ancienne loi contre les infracteurs de ce précepte :
il n'est pas nécessaire de vous montrer un malheureux expirant sous une grêle de pierres, pour avoir ramassé quelques morceaux de bois dans ce saint jour; il suffit de vous dire que c'est uo- précepte du Seigneur intimé solennellement, et annoncé avec des expressions qui condamnent le moindre relâchement dans cette matière.
Que veulent dire en effet ces paroles de notre Dieu à son peuple : Souvenez-vous de sanctifier le jour que je me suis réservé spécialement : Blcwento ut diem sabùatisancii/îces. Ressouvenezvous toujours de cette obligation : Mémento; gravez-la dans votre mémoire, apprenez-la à vos enfans, à vos domestiques, à tous ceux qui vous «ont soumis : Mémento ; annoncez ce jour , préparez-vous-y : que toutes les occupations terrestres cessent, que tous les soins de la vie n'occupent ni votre esprit ni votre cœur ; cpi'un profond silence , un saint repos régnent dans cette solennité ; ne soyez occupés qu'à me louer, m'adorer et méditer les biens ineffables que je vous prépare : J/emenLo ut diem sabbati sanclifices. Mais comment devezvous sanctifier Je jour du diman-
SER 5î
clie? c'est la seconde réflexion.
SECOND POINT
Dès le temps même des apôtres , la solennité du samedi a été transférée au dimanche , jour consaci'é, dit saint Augustin {serm. i5, de verb. y4j)0St.) , par les plus grands mystères de notre salut; et c'est d'après ce changement que les conciles et les saints docteurs exhortent les chrétiens à la sanctification du dimanche, et leur expliquent ce qu'ils doivent faire dans ce saint jour : suivons leur esprit et nous verrons que la cessation des œuvres serviles, l'assistance aux offices divins , la méditation des choses saintes sont essentielles à la sanctification du dimanche.
Vous ne pouvez donc le sanctifier cjiie par un saint repos, une sainte assiduité aux ofKces divins , et de saintes réflexions sur les biens que vous attendez de Dieu , et sur les vertus qui doivent les mériter : trois devoirs qu'il faut développer.
1 °. Nous ne pouvons nous distinguer des Juifs esclaves de la lettre , que par un repos saint, tout céleste : c'est pour nous faire goûter les douceurs de ce divin repos que les œuvres serviles nous sont défendues dans ce jour... De là , il est aisé de tirer deux conséquences avec les conciles et les saints docteurs :
la première , contre ceux qui violent ce précepte en travaillant dans ce saiut jour : la seconde , contre ceux qui ne cessent de travailler que pour se
livrer à la dissipation , au plaisir et au péclié. Les conciles , les saints docteurs, les ordonnances de nos rois se soulèvent avec zèle contre tous ceux qui violent ce saint jour par des occupations terrestres. L'Eglise a toujours gémi, aussi-bien que Nébémias, à la vue des scandaleuses infractions de ce divin précepte.
Ce Juif fidèle pleure , jeûne , sèche de douleur; il est triste, abattu dans la langueur : Artaxercès s'en aperçoit, il veut savoir le sujet de sa douleur : hélas! dit-il, les ruines du saint temple, les solennités du sabbat négligés et profanés, répandent l'amertume dans mon cœur. Et, après avoir obtenu du souverain la permission d'aller relever les ruines de la maison de Dieu , il déplore ainsi la profanation du sabbat.
Les hommes oubliant ou bravant la défense du Seigneur, travaillent le jour du sabbat comme les autres jours : on voit les mêmes mouvemens et les mêmes agitations : on apporte les raisins dans les pressoirs : les marchandsarriventde touslescôtés, ils étalent dans Jérusalem leurs marchandises, et vendent publiquenlent le jour que le Seigneur .'''est réservé... Ce grand homme ne se contente pas de gémir : son zèle s'allume , il éclate : il fait tout ce qui est en lai pour empêcher ces profanations. Il parle avec fermeté... Il parle avec liberté... Il fait sentir toute l'énormité de ce crime...
Il prouve que ce crime a allu-
SER mé la colère du Seigneur... Il emploie tout son crédit pour faire fermer les portes de Jérusalem le jour du sabbat...
L'Église assemblée a fait souvent les mêmes plaintes, les mêmes exhortations, les mêmes menaces, en considérant l'audace de ces chrétiens, qui ne distinguent pas le jour cjue le Seigneur s'est réservé des autres jours : que l'on voit appliqués aux travaux, et dans tous les embarras du commerce et des affaires temporelles. Le sixième concile de Paris nous retrace toute la touchante description que fait Néhémias : on ne cesse point , dit-il , les travaux dans les campagnes en ce jour : on voit dans les villes un étalage scandaleux de marchandises ; les artisans travaillent..., aussi la main du Seigneur s'appesantit sur nous:
ces fléaux qui nous affligent, ces maladies, ces morts, ces stérilités, ces guerres, nous annoncent un Dieu qui punit les infracteurs audacieux de sa loi, et venge les opprobres que l'on répand sur la solennité du saint jour qu'il s'est réservé.
Et certes , dit saint Augustin {Epist. 36), nous ne pouvons douter que Dieu ne soit irrité contre ceux qui travaillent le saint jour du dimanche, puisque la cessation des œuvres servilesest un précepte divin, dont l'Église n'a pu ni voulu dispenser ses enfans, en substituant le dimanche au samedi... L'Écriture, les conciles, les pères s'accordent donc, lorsqu'il s'agit de
SER condamner ceux qui ne cessent pas les œuvres serviles le jour que le Seigneur s'est réservé — Mais il vaut mieux travailler, dira-t-on , que de se livrer aux plaisirs. . . Assistez aux offices divins, trouvez-vous assidûment dans le saint temple, vous éviterez les dangers du monde ; et prenez-y garde ; c'est ici un second devoir essentiel.
2°. L'exemple des premiers chrétiens; l'esprit de l'Église qui s'annonce clairement dans toutes les assemblées œcuméniques où elle a parlé ; les lois des premiers empereurs chrétiens ; les ordonnances de nos rois suffisent pour nous faire connaître le crime de ces personnes qui abandonnent nos temples , méprisent nos solennités, et dédaignent de se trouver dans l'assemblée des fidèles les jours spécialement consacrés au Seigneur.
Hélas I vous le savez , ce crime est commun ; ce mépris scandaleux des divins offices semble aujourd'hui faire la gloire des riches indévots. La nécessité d'entendre une basse messe pour conserver les dehors de la religion, les gêne, les met à la torture : point d'heure assez commode : point de ministres assez prompts pour ces mondains , sans piété : les solennités les troublent, les inquiètent , et ils gémissent de ne pouvoir pas se dispenser de paraître une demiheure dans le saint temple le jour consacré au Seigneur. Apparition forcée , apparition rapide qui ne semble être donnée
que pour faire éclater leur indévotion jusqu'au pied des autels :
après cette apparition , les assemblées chrétiennes ont beau s'annoncer avec éclat, ils les méprisent. Les saints mystères se célébreront avec pompe , les psaumes et les divins cantiques seront chantés, la parole de Dieu annoncée..., pendant que ces chrétiens scandaleux prolongeront des repas sensui;ls et délicats ; soutiendront de longues séances de jeu ou languiront dans un lâche etcoupable repos.
Ah I décidons hardiment que ces personnes sont des infracteurs scandaleux du troisième précepte du décalogue.
En effet..., l'Église a toujours recommandé les saintes assemblées le jour du Seigneur, et depuis qu'elle a eu des temples , elle a fait à ses enfans un devoir d'y assister... Tous les conciles décident que les fidèles sont tenus d'assister à la messe paroissiale, et que la méthode introduite de s'en dispenser sans un empêchement réel , est une corruption de mœurs contre laquelle les pasteurs doivent se soulever avec zèle. Ils veulent que les chrétiens passent ce saint jour à louer le Seigneur et à le remercier de ses bienfaits...
Et c'est , mes frères , pour vous mettre plus en état de remplir ce devoir essentiel , que ces mêmes conciles ont défendu dans ces saints jours les jeux publics , les danses : c'est pour cela c{ue les premiers empereurs chrétiens , et nos pieux monarques