Antoine Séguin ou Sanguin
DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE. 2^9
dit le cardinal de JHeudon , k cause
qu'il était seigneur de ce lieu, fut abbé de Fieury-sur-Loire, maître de la Cha|)elle du roi, puis évèque d'Orléans, d'où il passa à l'archevêché de Toulouse en i55o. Il fut fait cardinal le 19 décembre i538, et j^randaumônicr de France le 7 août i543.
On lui conlia le gouvernement de Paiis pour défendre cette ville contre les menaces de l'empereur Charles- Quint; il fut un des négociateurs de la paix avec ce prince, et l'un des otages donnés pour l'exécution de ce traité. Après la mort du roi, il se démit de la change de grand -aumônier en 1647, |)assa en Italie, et se trouva à l'elec tion du pajie Jules III. Etant de retour en France, il mourut à Paris le 22 décembre 1,559. -^^ ^'^^ temps les (ordeliers de l'Observance s'établirent à Toulouse en j552.
Après la mort d'Antoine Seguin, le cardinal de Chàtillon reprit et réunit à ses autres bénélices, avec le consentement du roi, l'archevèdié de Toulouse et l'abbaye de Vauluisant. Il permuta de nouveau en i562 cet archevêché avec le cardinal d'Armagnac, contre les abbayes de Conques et de Belleperche. Le pape Pie IV pourvut ce dernier de cet archevêché par une bulle du 3i aoilt 1662, et dépouilla l'année suivante le cardinal de Cbàlillon de la pourpre et de tous ses bénélices, parce qu'il avait embrassé les erreurs de Calvin.
Cela ne l'empêcha pas de garder l'habit de cardinal, même en Angleterre, où il se réfugia. Il le portait encore lors<iu'il épousa Élis^ibeth de Hauteville, dame de Loré.Eu i564le parlement de Paris lui lit son procès par contumat e pour crime «le lèse - majesté. Il mourut le 14 février iSyi à Southampton en Angleterre, où il était allé, pendant la guerre civile, soutenir les intérêts ues calvinistes auprès de la reine Elisabeth.
Quelques auteurs ont placé au rang des archevêques de Toulouse, et après Antoine Séguin, Robert de Lénoncourt, nommé cardinal le i3 janvier 1539, 1"^i avait été successive-
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ment évéque de Chàlons et du Metz, archevêque d'Arles, et qui mourut le 4 féerier 1662; mais il n'y a aucune preuve de ce fait, dit l'auteur île l'Histoire de la ville de Toulouse, p. 4>6.
20. Georges d'Armagnac, né en i5oi, lut nommé en 1529 à l'évêché de Roilèz. Il y joij^nit en i536 l'administration dfi celui (le Vabres, et ensuite (elle de l'évêdié de Lescar.
Il avait été nommé eu 1663 à l'archevêclié de Toulouse, dont il se démit en iSyy en faveur de Paul de Foix , pour se retirer à Avignon, dont il lut archevêque et collégat, et où il mourut le 5 juin i58i . Il mérite une place parmi les plus grands hommes de son siècle. Le roi l'avait nommé sou ambassadeur à Venise et à Rome, où le pape Paul IV le créa cardinal le 19 décembre i5 j4' ^^ retour en France, il fut fait conseiller d'état, et assista au fameux colloque de Poissy, où il fit éclater son zèle pour la religion catholique. En i552, il avait été nommé lieutenant- général |)Our le roi dans la province de Languedoc et dans la ville de Toulouse. Dans tous ces différens postes, il protégea particulièrement les gens de lettres.
Sous son épiscopat, les jésuites qui .avaient plusieurs maisons à Toulouse, commencèrent à s'y établir après le massacre de Pamiers, arrivé en i566; et le carnage (jue les huguenots Hrent la nuit du 4 octobre 1567, à la Chartreuse de Saix , tlont il n'échappa que quatre religieux qui se cachèrent dans le clocher, donna lieu à l'établissement de ces saints solitaires dans la même ville de Toulouse.