Charles d'Anglure de Bourle
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mont, d'une maison très-illustre de à instruire les jeunes filles fut étabhV; Champagne, avnit été évêque de Cas- à Toulouse en 1673. très et d'Aire, lorsqu'il fut nommé ar- 28. Joseph de fliontpézat de CarrhevêquedeToulouseaumoisd'octo- bon, évèque île Saint - Papoul , lut bre 1664. Il mourut en 1669. Avant sa transféré au siej;e de Toulouse en nomination et pendant la vatantedu 1675. Il publia deux ans après le siège, on consominn l'érabiiss. ment pieuiier Catéthisiiie qui ait été tait de la coi'gréjdîitiun de l'Entance tie à l'usaj^e dece diotèse.S'étant brouil- Notre Siigneiir Jésus-Clirist , dont lé ensuite avec la cour tle Rome au le projet avait été tornié sous les sujet de la réji.de , le pape Innoveux de M. de Maro ; mais cet éta- cent AI rex< oniuiunia le i»' janblissement n'a pns duré long-temps. vieri68i, apiès avoir cassé quelques Le roi le supprima par arrêt tle son procétluies que l'évêque iie P.imiers, conseil du 12 mai 1686. son suflr.ij:ant, avait laites contre tles 27. Pierre de Bonzi , carilinal, aL- ecclésiastiques pourvus en regale; bédé Saint-Sauveur, de Lo(lè\e, eiff, mais cette excommunication lui leétait ré à Florence le i5 avril i63i. vée lon^tempsavantsa mort, arrivée Il fut évêqne de Bcziers depuis l'an en 1687. Cette année les dames des i65yjusqu'en 1672. Ses travaux et ses écoles chrétiennes, appelées dames succès dans différentes ambassades, noires, s'élaldiient à Toulouse, multiplièrent en sa faveur les bien- 29. Jean Baptiste-AJichel tle Colfaits de la cour. Dans moins de trois bert siéiiea en 169^. Il lit reconsmois il fut jirand - aumônier de la truire le château de Balma et le palais reine, cardinal-archevêque de Tou- archié|)iscopal,qui avait étéembelli et iouse, et ensuite de Narbonne. A la agrandi succcssisement par Bertrand fin de l'année i68fi, il fut associé à de Lisie, par Bernant du Rosier et l'Ordre royal du Saint-Esjirit. Le car- par Jean d'Orléans. On piéteud que dinal Mazarin distingua dans Pierre tlans la démolition des anciens édilide Bonzi tous les talens nécessaires ces, Colbert trouva un trésor composé
à un bon néfiociateur, lors(|u'il traita du mariage de mademoiselle d'Orléans avec le |)rince de Tosone, et le fit nommer ambassaileur extraor-
d'environ trente mille écus d'or, et que le roi le lui céda pour fournira la dépense des nouvelles construt tioiis.
Il ^Mfait formé le. dessein d'embellir dinaire du roi auprès du grand-duc, l'égiisede Saint-Etienne, mais la mort pour conduire cette princesse a Flo- lesurpriten 1713, et l'empèclia d'exérence. Il fut ensuite successivement cuier ce dessein projeté par Beramhassadeur k Venise et en Polo- nard de LisIe , et continué par Jean gne, oii le roi l'envoya deux fois, et d'Orléans et François de Joyeuse, oùil contribua à l'élection de Michel ses nréuécesseurs. C'est à son zèle
Koribut Wisnovieki , qui et, lit également agréable à la nation et à la France. Enlin il fut nommé ambassadeur extraordinaire en Espagne:
dans toutes ces commissions il se couvrit de gloire par son habileté. Il con-
qn'on est redevable de l'établissement des sœurs île Saint - Vincent de Paul, et du séminaire de la mission de Saint -Lazare, |)our lequel il appela en 1707 des prêtres île la congrégation de la Mission institués par
courut à l'élection de trois papes, In- saint V incent de Paul.
norentXI, Alexandre Vlll,et Inno- 3o. René Franfois de Beauvau de
cent XII. Il lit construire à Nai bonne Rivau , illustre par son alliance à la
un très-beau séminaire, et contribua couronne de France, posséda toutes
k la décoration de cette métropole en les qualités qui forment le -irand pré-
y élevant un autel d'une magnificence lat et le bon citoyen. Il lut nommé
extraordinaire. Il mourut le M juillet k l'évêclié de Bayonne en 1700, et
1703. De son teints, la congrégation transiéré à lelui deTournay en 1707.
des filles de la Providence destinées Les habitans de Bayonne firent tous
DES ÉVÊCIIÉS DE FRANCE
leurs efforts auprès de lui et auprès tlu roi pour le conserver; mais Louis XIV sembla prévoir les services que ce |)rélat devait renilre k la France dans sa nouvelle place. Eu effet, i>endaru le siège de la ville de Toumay en 1709, il entretint à ses dépens toutewla -garnison han^aise, et donna <les preuves é( latanies de son zè:e pniir la jirnspéiité de nos armes et «le son atta( liement au bien de l'état. En i7i3ii liit nommé à l'archet êclié (le Toulouse, et en 1719 à celui lie Karbonne. L'amour qu'il avait pour les sciences lui lit donner toute son attention à l'exécution du projet qu'avait formé M. de la Berchère , d'une Histoire générale du Languedoc- Ce projet a été heureusement exécuté par cloni Claude de Vie et clom Joseph V'aissette , religieux bénédiciins de la coii};régatiun de Saint Manr. M. cleBeanvau mourntle 4 août 1739. Il avait été nommé commandeur cie rOidre du Saint-Esprit le S juin 1724 H contribua, étant archevêque de Toulouse, à l'établissement (le la maison du Bon-Pasteur élevée dans cette ville en 1715.
3i. Henri de Nesniond, d'une ancienne famille de l'Angoumois, également illustre par l'éclat des armes et parles plus éminentes di<j,nitcisde la magistrature, fut successivement évêque d^WMontauban , archevêque d'Aiby en 170^, et archevêque de Toulouse en 1721. Il mourut dans cette ville en 1727. Il occupa dans l'académie fianfaise la place de Fiéchier, dont il imita l'éloquence.
Louis XIV disait de lui que c était le plus beau parleur de son royaume.
On vient de publier un volume de ses œuvres, qui renferme principalement des discours ou sermons prononcés à l'ouverture des Etats de la province de Languedoc, des harangues au roi, des lettres pastorales et des mandemens. Il a réuni clans tous ses ouvrages l'élégance du style, la beauté des expressions, la justesse des pensées, la variété des tours et la noblesse des images. A tous ces talens, il joignait la principale vertu
de son état, qui est un ardent amojir pour les pauvres ; il leur donnait pendant sa vie avec autant de discernement (jue d'abondance, et il leur laissa des marques de cette tendresse |)aternelle, même après sa mort, en faisant les hôpitaux de Toulouse héritiers de tous ses biens.
32. Jean -Louis de Balbis de Bertons de Crillon, évêijue de Saint- Fons, lut nommé a l'archevêché de Toulouse en 1727. Il passaà l'archevêché de Naibonne en 1739, et bientôt après tut fait c omniandeur de l'Ordre du Saint-Esprit. Il tint en 1728 un synode dans Toulouse pour ranimer le zèle de son peuple dans l'observance de la discipline ecclésiastique. Il mourut le i5mars 1761, genéralenint regretté des Toulousains, dont il avait su se concilier l'amour par la bonté de son cœur, par son aflabilité et par la tendresse paternelle qu'il conserva pour eux, même après sa translation au siège ne Narbonne.
33. Charles-Antoine de la Roche- Aymon , d'une maison des plus anciennes et des plus distinguées d'Auvergne, sacré évêque titulaire de Sarepta en 1725, nommé évêque de Taibes en 1729, fut transtéré a Toulouse en 1740. Il tut nommé archevêque de Narbonne en 1752, commandeur de 1 Ordre du Saint-Esprit en 1753, et giand-aumôiiier de France en 1760. Il fut élevé à cette dignité apiès la tenue de l'assemblée du clergé , à laquelle il a présidé. C'est aux soins de cet illustre prélat qu'on fut redevable de l'établissement du séminaire de Saint - Charles à Toulouse, qui avait été projeté sous la protection de M. de Crillon son prédécesseur, et qui fut porté à sa perfection sous son épiscopat par son zèle et les libéralités de M. de Calvet, fondateur de cette maison.^
34. François de Crussol - d'Uzèsd'Amboise, d'une maison illustre, connue anciennement sous le nom de Bastet, et qui a pris depuis six cent cinquante ans celui de la terre de Crussol, située dans le Vivarais, était fils a'Alexaudre Galliot de Crus-
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sol, comte d'Amboise, seigneur de Montmaur, Valens, Valmaison, etc., et sénéchal de Toulouse. Il tut élevé dans cette ville au collège de l'Esquille, et se destina dès sa plus tendre jeunesse à l'état ecclésiastique dont il posséda toutes les vertus. Il fut nommé à l'évèché do Blois en 1734, et à l'aixhevéclié de Toulouse en 1753. Il avait été pourvu aussi de l'abbaye de Cliairoux eu 1727, et de celle de Saint-Germain d'Auxerre en 1740. Il mourut la nuit du 29 au 3o avril J758 à Paris, où il était venu pour rétablir sa santé. Les Toulousains, dont il s'était concilié l'amour, l'estime et le respect par ses heureuses qualités, le regrettèrent généralement-
35. Arthur-Richard Dillou, d'une maison ancienne etiilustre d'Irlande, fut transféré de l'évèché d'Evreux à cette métropole en i75î^.
36. Etienne Charles de Loménie île Brienne, né à Paris en 1727, sacré évêque de Condom en 1761, transféré a Toulouse en 1763 et a Sens en
37. François de Fontanges, né dans le tliocèse de Clerm^nt le 8 mars 174'^, sacré évêque de Nancy en 1783, nommé a l'archevèclié de Bourges en 1787, à celui de Toulouse en 1788, donna sa démission à l'époque du.
concordat de 1802, et fut tianstéré à Autun, où il est mort en 1806, martyr de s.i charité.
38. Charles Prémat, né à Lyon, sacré évêque constitutionnel de cette ville en 1792, nommé en 1802 à l'archevêché de Toulouse, est moit en
39. Anne-Antoinc-Jules de Clermoiit- Tonnerre, comte et pair de France, né à Paris le i*' janvier 1749» sacré évêque de Chàlons-siir-Marne en 1782, donna sa démission en 1802.
Nommé à l'archevêché <le Toulouse eu 1820, il a été fait cardinal en 1822, et a assisté au conclave de Léon XII.
Conciles de Toulouse.
Le premier se tint l'an 507. Il est
indiqué par le P. Hardouin, tom. 3.
Nous n'en avons point les actes.
Le second, l'an 828. {G ail. Christ., tom. 2, pag. 21.)
Le troisième, l'an 829. {Ibid., t. 4, pag.. 16.)
Le quatrième, l'an 87^ ou 883; au sujet des p aintes des^ats contre les chiétiens. (L. 9. H^ÊK
Le ci-nquième, rarjfl^.(GaZZ. Clir,, tom. 45 p- 20.)
Le sixième, l'an ] oo5. (Ibid., p. 3 1 .)
Le septième, l'an io56. Rambaut, an hevêque d'Arles, et Pons, arche- TÔ(]ue d'Aix , vicaires du pape Victor II, dans les Gaules, y présidèrent, et l'on y fit treize canons.
Le premier porte que ceux qui recevront l'ordination pour de l'argent, et qui ordonneront, seront privés de leur dignité.
Le second défend d'ordonner quelqu'un évêque, abbé ou piètre avant l'âge de trente ans, et diacre avant l'âge àe vingt-cinq ans.
Le troisième défend de rien prendre pour la dédicace des églises.
Le qLiatrième fait aussi défense de rien donner pour avoir des bénéfices.
Le cinquième ordonne qu'on n'élèvera jamais à la dignité d'abbé ceux qui se font moines ilans cette vue.
Le sixième enjoint aux abbés de gouverner leurs nudnes suivant la règle de saint Benoit, et d^ les empêcher d'avoir rien en propre, ni de tenir une prévôté ou su[)ériorité dans un monastère sans leur consentement.
Le septième prive de leurs dignités et de leurs olfices les clercs incontinens, et ordonne à leurs évêques de les excommunier.
Le huitième défend aux laïques de posséder des bénéfices ecclésiastiques, sous peine d'excommunication.
Le neuvième fait défense de piller le bien des défunts, et ordonne qu'ils seront partagés suivant leurs dernières volontés, devant des témoins dignes de foi.
Le dixième veut que les églises payent les droits accoutumes au sié-
DES ÉYÊCIIÉS
ge épiscopal, et que celles qui n'en payeront point, donnent le tiers de leur tUme et les oblatioris pour l'évèque et pour les cleics.
Le onzième déclare que le tiers des dîmes et les olfrantlcs sont pour le prêtre et les clercs desservans les éf; lises qui sont dans l'aleu des seigneurs.
Le douzième excommunie les adultères, les incestueux et les parjures.
Le treizième et dernier tiéclare excomuiuniés ceux qui ont commerce avec (les excouimuniés, si ce n'est pour les re|)rendre ou pour les avertir de se coriij^er.
Le P. Mansi met un concile entre les années io.58et 1061, dans lequel l'éf^lise de Sainte-Sei^olène tut donnée au monastère de Saint- Victor.
(Mansi, Suppléai, tom. 1, col. 1319.) Le huitième concile fut tenu l'an 1068, pour rétablir l'évêthé de Lectouie, qui avait été changé en nionostère. On y condamna la simonie.
(Lab. 9. Haid. 6.)
Le neuvième, l'an 1090, par les légats d'Urbain II. On y corri':;ea divers abus, et l'on y envoya une légation à Tolède, pour y rétablir la religion.
Le dixième, l'an 1 1 10. Les actes en sont perdus.
Le onzième, l'an 1118, pour une croisade en Espagne contre les Sarrasins et contre Pierre de Bruys.
(Lab. 10. Hanl. 7.)
Le douzième, l'an 1119. Le pape Callixte II y présida , et y publia tlix canons.
Le premier, contre ceux qui vendent ou achètent des bénélices.
Le second porte qu'où ne fora point de prévôt, il'arcbipiêtie ou de doyen qui ne soit piètre, ni d'archidiacre qui ne soit diacre.
Le troisième ordonne que l'on cbassera de l'Église les héiéiiques qu) méprisent la commnniondu corps et du sang de Jésus -Christ, le baptême des enfans, les ordres sacrés et les mariages légitimes. La même peine est portée contre leurs fauteurs.
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Le quatrième défend aux princes et aux laïques de posséder des dîmes, des oblations , <leN maisons ou d'autres biens appartenans aux églises.
Le cinquième défend de mettre en servitude des hommes libres.
Le sixième ordonne que les clercs ne seront tenirs d'aucun service envers le laïques pour des biens d'églis.'.
Le septième veut que personne ne s'empare de la quatrième pajtie des oblations qui appartient à l'évêque.
Le huitième veut que ni les évêques, ni les prêtres, ni aucun ecclésiasti(|ue, ne laissent leurs bénélices à leurs héritiers comme par droit de succession.
Le neuvième défend d'exiger rien pour les saintes huiles, pour le saint chrême, ni pour la sépulture.
Le dixième ordonne que les moines, chanoines ou autres clercs qui quitteront leur profession, seront privés de la communion de l'Eglise.
Le treizième concile fut tenu l'an 1124, indiqué par le P. Hard. t. 1 1.
Le quatorzième, l'an 1160. (^Gall, Christ. , tom.6, pag. 752.)
Le quinzième, l'an 1161. (Lab. 10.
Hard. G.)
Le seizième, l'an 1162, contre l'antipape Victor. (Lab. 10.)
Le dix-septième, l'an 1178, contre les Albigeois.
Le ilix-huitième, l'an 1219. (Martenne, Collecta, tom. 7.)
Le dix- neuvième, l'an 1229. Romain, cardinal-diacre du titre de saint Ange, et légat du s.iint-siêge, y présida, et l'on y ])ublia quarante -cinq canons.
Les sept premiers regardent les hérétiques , contre lesquels or. fait de secrètes ordonnances, aussi-bien que contre ceiix qui les favorisent ou leur donnent retraite. <
Le huitième défend de condamner personne comme hérétique , qu'il n'ait été jugé tel par l'évêque du lieu. Le neuvième permet aux seigneurs et aux officiers de prendre les hérétiques sur les terres des autres.
Le dixième ordonne qu'on ne ppr-
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niPtfra point aux hérétiques qui se convertissent de demeurer dans les villages ou ils étaient, mais qu'on les transportera dans îles villa|jes hors de soupron d'iiérésie. Pour marque qu'ils abhorrent leurs erreurs, il veut qu'ils portent deux croix sur leurs baiiils, et déclare qu'on ne les recevra plus dans les charges [lubiiques, ni à taire des actes, qu'ils n'aient été réhabilités par le pape ou par son légat.
Le onzième porte que ceux qui se convertissentpar lacr.iinte de la mort ou pour quelque autre sujet, seront renfermés dans un lieu muré, alin qu'ils ne puissent plus corrompre les autres.
Le douzième ordonne que tous les hommes , depuis l'à^e de quatorze ans, feront abjuration de l'hérésie, et profession de la lui de l'Égiise romaine, qu'ils s'engageront île poursuivre les hérétiques, et de les déclarer de bonne loi, et que de deux ans en deux ans on leur iera renou vêler ce serment.
Le treizième enjoint à toutes sortes de personnes qui ont l'usage de raison, de se confesser trois lois l'an à leur propre prêtre ou il celui qu'il leur marquera, et de recevoir le sacrement de l'Euthaiistio, à Noël, à Pâques et à la Pentecôte. Il déclare que ceux qui feront autrement, seront suspects il'hérésie.
Le quatorzième «léfend aux laïques d'avoir des livres tle l'ancien et du nouveau-Testament, si ce n'est un psautier ou un bréviaire ou les heures de la Vierge, et ne leur permet pas de les avoir traduits en langue vulgaire.
Le quinzième défend aux hérétiques il'exercer lamédecine, et de laisser approcher les hérétiques lies malades, après qu'ils ont re^u le \iati(jue. Le seizième déclare nuls les testamens qui ne sont pas laits devant les curés ou leurs vicaires.
Le dix-septième défend aux prélats et aux seigneurs de donner îles charges aux hérétiques, ni de s'en servir.
Ledix-buitième maintientles égli-
ses et les maisons religieuses dans leurs privilèges, t-t ordonne le paiement entier des dîmes.
Le cix-neuvième déclare les clercs exempts îles tailles et des autres taxes.
Le vingtième étend cette faveur aux religieux et anxpèlerins, pourvu qu'ils ne se mêlent point de marchandise.
Le vingt-unièrne oblige ceux qui rei,oivent les péa^s, île garder les chemins.
Le viniit-^iixième défend aux laïques de mettre à la taille les serviteurs des églises ou des ecclésiastiques, s'ils ne tiennent des biens d'eux.
Le vingt-troisième ordonne, sous peine d'excommunication, aux juges, de remettre entre les mains de I évèque ou de l'arc hiiiiacre un clerc qu'on aura piis en prison pour crime.
Le vingt-quatrième porte que les maîtres et njaîtresses de chaque maison assisteront tous les dimanches etles fêtes à i'église,()Oiiry entendre la prédication et i'olficeiiivin, et n'en sortiront que quand la messe sera achevée. 11 conilamne k une amende pécuniaire celui qui ne s'y trouvera pas, soit le maître, soit la maîtresse.
Les vingt -cinquième et vingt sixième contiennent le dénombrement des fêtes.
Le vingt-septième ordonne que, pendant les fêtes, on s'ahstiendra de toute œuvre, selon la coutume et selon l'ordre qui sera prescrit par l'évêque, et que les curés les annonceront tous les dimanches à la messe.
Les suivans , jusiju'au quarantetroisième, regardent l'observation de la paix.
Le quarante- troisième ordonne aux juges lie rendre la justice gratuitement, et lie ne consulter dans leurs jugemens, ni la faveur, ni la passion^ ni la crainte.
Le quarante -quatrième ordonne que les juges donneront des avocat»
aux pauvres.
Le quarante -cinquième porte que les curés liront cesrèglemens quatre
DES ÉVÊCHÊS
fois l'année à leurs paroissiens. (Lab.