‹ Bibliothèque sacréeChapitre 93 sur 174 · DAVID · texte numérisé non relu

DAVID

Esta , femme des deux.

Nathan et ses dcscendans, rapportés par saint Luc.

Jlelchi ou plutôt Matbat, second mari.

Leur femme conimune , dont on ne sait point le nom, mariée premièrement à Héli, dont elle n'a point eu d'enfans , et ensuite à Jacob son frère.

Joseph.

Héli, premier mari.

La secoaide lettre de Julius Africanus, touchant l'histoire de Suzaune, est écrite à Origène qui avait cité dans une conférence la prophétie de Daniel sur l'innocence de Suzanne. Africanus lui écrit qu'il s'étonne qu'il n'ait pas reconnu que cette partie de Daniel est supposée , et que toute cette histoire n'est qu'une fable. Les raisons qu'il apporte sont très-savantes et trèssubtiles, et il ne fallait pas un homme moins habile qu'Origène pour y répondre ; il paraît pourtant qu'Africanus lui écrivait plutôt pour s'instruire de la vérité que pour disputer contre lui. On aurait tort de le confondre avec un auteur du même nom dont l'ouvrage intitulé les Cestes , lui est attribué par Suidas, Sincelle , Photius , Eusèbe même ; ces livres ne contiennent rien que de profane ; ils ne sont ainsi nommés qu'à Cesto Veneris ; ils traitent des herbes et particulièrement de celles qui peu-

Fils d'Héli , selon la loi .

vent inspirer de l'amour. L'auteur de ces livres était de Lybie et s'appelait Sextus Africanus, ou plutôt Africanus Cestus ; il était apparemment païen , comme le titre et la matière de son ouvrage le font voir. Dupiu , Bïùl. eccl., troisième siècle.

AFRICAIN (saint), et vulgairement saint Afrigne ou Efrique, et par corruption saint Frique et San-Frie, était évèque de la ville de Cominges en Gascogne , et non de celle de Lyon , au sixième siècle. On ne sait rien de ses actions. Son corps fut enterré en un lieu du Rouergue près de Vabres , qui fut longtemps après érigé en évêché; lieu où à l'occasion du culte du Saint et de l'affluence des peuples , il s'est formé une ville de son nom.

On y fonda un chapitre collégial de chanoines l'an i444- 0" f-^it sa fête principale le premier jour de mai , celle de l'invention de son corps le i5 de janvier, celle de la translation de ses ielic[ues.

AFR le 8 Je février. Ces reliques furent dissipées au seizième siècle parles huguenots , excepté quelques portions considérables qui avaient été distribuées auparavant aux éolises d'Alby et de Toulouse. Les chanoines de saint Afrique avaient obtenu de ces deux endroits quelc[ues ossemens de leur saint patron , qu'ils conservaient précieusement dans un reliquaire. Bail., ^ie des Saints, \" mai.

AFRIQUE , la troisième partie de notre continent, est une espèce de péninsule en forme de cœur et d'une figure inégale , qui s'étend sous la ligne à plus de 3o degrés de latitude de part et d'autre , et à plus de quinze cents lieues eu long et en large , ayant pour bornes à l'oiient , la Judée , l'Arabie, la Mer-Rouge et la nier des Indes, et pour limites au midi, le cap de Bonne-Espérance et la mer d'Ethiopie qui la borne aussi en partie du côté du levant ; à l'occident la mer Atlantique qui la sépare de l'Amérique ; enfin , au uoid la mer Méditerranée. On prétend qu'elle a commencé à être habitée par les descendans deMesraïn, fils de Cham.

Les Turcs l'appellent Ejyhn'kia , les Arabes Alkebulan , et les Indiens Bese-caih.

Toute la côte qui règne le long de la Méditerranée et qui est l'endroit le plus voisin de l'Europe , était remplie de chrétiens durant les six premiers siècles et avait même un très-grand nombre d'évèchés du rit latin. Ce pays qui était venu au pouvoir

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