‹ Bibliothèque sacréeChapitre 99 sur 174 · GRAPHE · texte numérisé non relu

GRAPHE

AGIONITES, Aginenses , sorte d'abstinens qui se disaient plus parfaits que les autres. Ils vivaient dans le septième siècle.

Ils ont eu peu de sectateurs , et sont à peine connus. Ils furent condamnés dans le concile de Gangres avec les autres encratites , les manichéens et les montanistes. ( Prateolus. )

AGIUS , prêtre et moine de la nouvelle Corbie en Saxe, dans le neuvième siècle. Il avait beaucoup de part dans la confidence de sainte Hathumude , première abesse de Gandersheim, et se trouva à sa mort, arrivée le 29 décembre 874- Il a composé une vie de cette sainte abbesse , et de plus un dialogue en vers élégia-

AGN ques sur sa mort. Ces deux pièces ont été données au public parD. Bernard Pez, au tora. 2 de ses anecdotes. D. Rivet, Hist.

liltér. de la France, tom. 5, pag. 448.

AGLAÉ. 7^07-. sain'tBomf ACE, martvr.

AGLIBERT ( S. ). V. Agoard, AGNAN (saint), évèque d'Orléans , Anianus. Il naquit au quatrième siècle , dans la ville de Vienne sur le Rhône , de parens nobles , et se retira dès sa première jeunesse en un lieu ap pelé le vieux Château, où il se pratiqua une cellule pour ne s'y occuper que de la pénitence , de la lecture des livres saints , de la prière et du commerce avec Dieu. Touché de ce que la renommée lui apprenait des vertus de saint Euverte , évèque d'Orléans, il quitta sa solitude pour s'aller mettre au nombre des disciples , ou naème des seiviteui'S de ce saint prélat qui le fit prêtre et abbé de St-Laurentdes-Orgerils, dans les faubourgs de la ville , et enfin son succès-^ seur dans la chaire épiscopale. Il délivra par ses mérites la ville d'Orléans de l'armée d'Attila qui l'assiégeait, et mourut peu de temps après cet événement , à ce qu'on prétend, le 17 de nov. de l'an 453, après soixante-deux ans d'épiscopat. On fait sa fête principale le 17 novembre. Son corps reposa dans l'église de Saint- Pierre qui prit le nom de Saint- Agnan , jusqu'en i562 que les Huguenots le brûlèrent. L'histoire de la vie de saint Agnaa

AGN que l'on avait d\i temps de saint Grégoire de Tours, a été perdue. On en a conservé vraisemblablement quelques extraits dans les actes que l'on garde parmi les chartes de son église il Orléans. C'est principalement de CCS actes , que Charles de La Saussaye en a composé la vie qui se trouve au deuxième livre de " ses Annales, et que l'on a insérée dans le Recueil de Surius.(Baillet, i'] novembre. )

AGNAN , ou par corruption CHIGNAN (saint) , S. Aniamis, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît dans le Bas - Languedoc , au diocèse de Saint-Pons. Elle est située près d'une petite ville à qui elle a donné l'origine et le nom , sur la rivière ou ruisseau de Vernozoubre , entre les villes de Saint-Pons et de Narbonne , à cinq lieues de celle-ci et à deux lieues de l'autre. L'abbé Durand fonda vers l'an 826 cette abbaye dans un lieu appelé Holotian , qu'il avait obtenu de la libéralité de Louis-le-Débonnaire. Il fit dédier l'église sous l'invocation de saint Agnan , é— vêque d'Orléans , le pourvut de toutes les choses nécessaires , et le donna ensuite à l'Empereur qui accepta cette donation , et confirma la fondation par un diplôme daté du i^"". août 826.

Par cette charte qui fut expédiée au nom des empereurs Louis et Lothaire , son fils , ces deux princes déclarent le monastèi'e de Saint -Agnan exempt de toutes charges , et assurent aux reli-

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gieux \\ liberté de l'élection des abbés. Il y avait anciennement , aux environs de cette abbaye, un autre monastère sous l'invocation de saint Laurent , bâti vers la fin du huitième siècle par l'abbé Anian , le même c|ui fonda celui de Camie. Quelques ims prétendent que ce monastère de Saint-Laurent e?X le même que celui de Saint-Chignan ; d'autres disent qu'ils étaient différens , qu'ils furent seulement unis et gouvernés par un même abbé vers l'an 899 , et qu'enfin ils ne formèrent qu'un seul monastère sous le titre de Saint-Laurent et de Saint-Agnan , ou par corruption Chignan , évêque d'Orléans. Le nom de ce saint et celui d'Aniazi , fondateur du monastère de Saint - Laurent , sont cause peut - être qu'on a confondu ces deux abbayes. Le monastère de Saint-Chignan a été uni à la congrégation de Saint- Maur en 1629. G allia christ. , tome 6. Histoire générale du Languedoc, tom. i ,. pag. 4^1 et suiv. ; page 494-

AGNAN ( saint ) , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située autrefois dans un faubourg de la ville d'Orléans , et renfermée depuis dans son enceinte. Elle était devenue une église collégiale.

AGN AT, Agnatus , terme Ae droit pour signifier les mâles descendans de même père , mais dans une autre ligne. Ainsi Agnation est le lien de consanguinité entre les mâles descendans de »9

gtgo AGN

même jcre ; couiine cognalioii est le lien de parenté entre les mâles et les femelles ensemble , rlescendans aussi de même père.

Il y avait donc cette différence entre la cognation et l'agnation , que la cognation était le nom universel sous lequel toute la famille et les agnats eux-mêmes étaient renfermés, et que l'agnation était une espèce particulière de cognation qui ne comprenait que les descendans par le sexe masculin.

AGNAZZO , ancienne ville de la Fouille nommée Peucetia, sur le bord de la mer , entre Bari et Brender , dont tous les géographes font mention. Elle est appelée aujourd'hui la torred'Jgjiazzo , d'une tour qui est restée.

C'est mal à propos que quelques auteurs l'ont confondue avec Juvenazzo qui en est éloignée de dix milles. Elle fut ruinée en 1069 , du temps de Guiscard , et son évcché transféré à Monopoli.

Nous ne trouvons cependant qu'un de ses évêques nommé fxiiffenze , aux conciles de Rome 5oi , 5o2 et 5o4, sous le pape Symmaque.

'agneau pascal, victime delaPàque. Voj. Pâques.

agneau de dieu. C'est le nom que saint Jean - Baptiste donna à Jésus -Christ en le voyant venir à lui , pour mareiuer son innocence et sa qualité de victime qui devait être immolée pour les pécliés du monde.

( 1 . Joan. . cap. i , v. 29. )

agneau de dieu. Ordre militaire institué l'an i564 par

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le roi de Suède Jean , surnommé le. Grand , pour récompenser ])lusicMrs seigneurs de sa cour.

( Schoonebek , Hist. des Ordres militaires ). Les chevaliers de cet Ordre portaient un collier composé de couronnes de laurier , surmontées de couronnes royales soutenues par des lions et des lézards. Au bas du collier, il y avait une médaille du Sauveur au bas de laquelle pendait un Agneau Pascal.

AGNELLE, abbé de Sainte- Marie des Blakernes et de Saint- Barthélemi de Ravenne, au neuvième siècle, a écrit la vie des évêques de Ravenne sous le titre :

Liber pontijîcalis seii ponlif.cimi ravennatum , que l'abbé Eacchini publia en 1708.

AGNELLI (Joseph ) , jésuite , né à Naples en 1621 , entra dans la société en lôS^ , et s'y engagea depuis par la profession solennelle des quatre Vœux. Comme il avait fait une étude particulière de la religion , il fut chargé d'enseigner pendant cinq ans la tliéologie morale; ensuite il exerça le ministère de la prédication .

Depuis il gouverna les collèges de Monte-Poliliano , de Ma ce rata et d'Ancône. Dans cette dernière ville , il fut mis au nombre des consvilteurs de l'inquisition. Il mourut à Rome le 8 oct. 1706 ; il est auteur des ouvrages suivans ri". Setliwana consacrata à San Giuseppe, à Macerata , 1 67 1 , in-16. L'auteur ne mit point son nom à cet ouvrage, a" Catechisivo annuale , à Macerata, 1 67 1 , ia-4° ; 3" Il Parrochiano

AGN inst rut tore , à Rome , 1677 , in-4'', deux tom. ; 4" Larte di goder lottimo conteiiula jwgli esercizii spirituali eiS. Jgnazio, à Rome , i685 111-4" ; 5° Larte di elegger lottimo osservata nelle miditazioni proposte nella seconda settiwana degli esercizii spirituali, à Rome , 1689, ^'^"4° î 6" Arte di stabilire Iclezzione dell-ottimo osservata nelle ineditazioni proposta nella terza settimana degli esercizii spirituali, à Rome, 1690, in-4° ; 7° Arte facile di pratticare Iclezzione stabilita dell-ottimo osservata nelle meditazioni proposti nella quarta set timon a degli esercizii spirituali, à Rome, 1693, in-4'' ; 8" ilKersimileJinto neh'eropsn- Jien suggeriti dal direttore ad una Religiosa novizia scontenta per disporta alla solemne pro— Jessione , à Rome, 1703, 111-4°.

g". Une nouvelle édition augmentée et mise en meilleur ordre , de son livre intitulé : // Parrochiano instruttore , à Rome , 1704, i'»-4''> six tomes.

Moréri, édition de 1759.

AGNELLUS , évèque de Raveime dans le sixième siècle , depuis l'an 558 jusqu'à l'an 566, est auteur d'une lettre à Arménus touchant Li fol , qili se trouve dans la bibliothèque des Pères. Trltiième est le seul qui parle de cet auteur et de cet ouvrage. Dupin , sixième siècle.

AGNES (sainte), vierge et martyre , n'avait que douze à treize ans lorsqu'elh; souffrit à Rome pour le nom de Jésus-Christ. Le magistiat la voyaut ioseasible

AGN agi

aux tourmens, la fit conduire dans un lieu infâme , croyant qu'elle serait j)lus touchée de la jierte de sa virginité ; mais un l'eu céleste, semblable à un éclair, aveugla un jeune homme qui voulait la regarder et le renversa par terre. Le juge , confus, la condamna à avoir la tète coupée ; ce qui fut exécuté l'an 3o4 , selon le P. Rulnart. La vénération desGrecsetdesLatinspoursainte Agnès a été si grande, que les Grecs en ont fait trois fois la fête dans un an; savoir , au i4 de janvier, au 21 du même mois , au 5 de juillet ; et les Latins , au 21 et au 28 de janvier. On tient que son coi'ps a été enterré sur le chemin de Nomento , hors des murs de la ville de Rome, et qu'il y est encore dans son église principale, si l'on en excepte le chef, qu'Honorius i*"" transporta dans l'église de Saint-Jean-de-Latran.

Les actes de sainte Agnès , publiés par Surius et Bollandus , sous le nom de saint Ambroise , sont supposés. ( ^oy. Prudence, dans l'hymne i4 des Couronnes.

J. Maxime de Turin. Rulnart.

Baillet, 21 janvier. )

AGNÈS (sainte), de Mont-Pulcien en Toscane , religieuse de l'Ordre de Saint-Dominique, naquit vers l'an 1274 dans la ville de Monte-Pulciano en Toscane.

Elle fit paraître, dès l'âge de neuf ans, une si grande ardeur pour se consacrer à Dieu, qu'on la mena dans le couventdessœursappelées Sachines , à cause qu'elles portaient un scapulaire de grosse toile doBt ou fait les sacs. A

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l'âge tle quatorze ans , elle fut célérière de cette maison , et ensuite abbesse d'une autre maison du même Ordre , à Poceno , ville du comté dIOrviette. Enfin, elle établit un monastère à Monte- Pulciano , suivant la règle de saint Augustin et l'institut de saint Dominique. Dans tous ces difFérens états, Agnès fut toujours la même , humble , prudente , appliquée continuellement à la mortification et à la prière, jeûnant au pain et à l'eau, couchant sur la dure , patiente dans les maladies , favolisée d'ailleurs de la vertu des miracles , du don de prophétie et de plusieurs autres grâces extraordinaires. Elle mourut le 20 d'avril de l'an 1 3j[ 'j , et son tombeau fut honoré d'un grand nombre de miracles. Le monastère de Monte-Pulciano où elle fut enterrée , étant déchu par la misère des temps , on en transporta ce qui restait de religieuses dans le couvent de saint Paul de la ville d'Orviette, eton le donna l'an i435à des religieux de Saint-Dominique , qui mirent le corps de la Sainte dans une châsse neuve de bois de noyer doré, et le transportèrent solennellement du coin de l'église au grand autel. Benoît xiii a canonisé sainte Agnès , dont on fait la fête le 20 d'avril. Raymond de Capoue, Vie de sainte Agnes, dans BoUandus. — Baillet , 20 avril.

AGNESIO, AGNÈS ou ANYÈS, (Jean-Baptiste), prêtre, Espagnol de nation , natif de Valence où il eut un bénéfice dans

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l'église métropolitaine. Il mourut en i553. On a de lui beaucoup de livres de piété et de littérature. André Scot et Nicolas Axiloiào, Bibl. hispan. Le Mire , de Script. 26sœc. Voy. Escrittores del rejjio de Valcncia por T^incente Ximeno , tom. i.

AGNI (Thomas), de Léontino en Sicile, entra dans l'Ordre de Saint-Dominique vers l'an 1220. Vers l'an 1281, il jeta les fondemens de la maison de son Ordre à Naples. Il gouvernait la province de Toscane en i255 , lorsque Alexandre \\i le fit évèque de Bethléem. Agni eut avec cet évêclié l£ titre de légat du Saint-Siège dans la Terre-Sainte, et se fit tellement estimer que Clément iv lui donna en 1267 l'archevêché de Cosenza*; qu'il quitta en 1272 pour le patriaichat de Jérusalem etl'évêcliéde Saint-Jean-d'Acre, qu'il eut ensemble comme étant unis. Il mourut dans cette dernière ville en 1277, *^^ laissa quelques ouvrages dont il n'y a que la Vie de saint Pierre , martyr, qui soit imprimée. Elle est dans les Actes des Saints au troisième tome du mois d'avril , et on a eu soin de distinguer ce que Agni a écrit d'avec ce qu'un auteurpostéricur y a ajouté. Echard , script, ord.

Prcsd.

AGNOETES ou AGNOITES , Agnoëtœ ou Agnoïtœ. Il y a eu plusieurs hérétiques qui ont porté ce nom. Les premiers sont ceux qui suivaient Théopliroue de Cappadoce qui osait soutenir que Dieu n'avait rien de fixe et

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