PREFACE XIX
d'en attribuer au moins 115 à la Compagnie, rien qu'en Sorbonne : 115 en 145 ans d'existence, sinon ^histoire! (1641-1789)! Eh bien! non : M. Fèvre vous le dit : « Dans les 250 ans de son histoire, Saint-Sulpice n'a pas produit un seul docteur » ! !
Veut-on un autre échantillon de la bonne foi de l'historien qui se porte comme accusateur de la Compagnie? L'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-Dame et secrétaire de M. de Harlay, archevêque de Paris, a composé des Mémoires « publiés » en 1863 « d'après un manuscrit authentique par M. Roux » (Paris, Charpentier, in-8' de 420 pages). Leur autorité, au moins dans le passage que nous allons citer, ne saurait être suspecte à M. Fèvre, puisqu'il allègue ce passage contre nous et qu'il va jusqu'à l'appeler « L'Histoire ». Or, parlant d'une Assemblée composée de deux cardinaux (Noailles et Rohan), de huit archevêques et de trente-n^uf évêques réunis à Paris, en 1711, pour l'acceptation de la Bulle Unigenitus, l'abbé Le Gendre écrit ceci : « Les prélats sulpiciens, j'entends ceux qui avoient été élevés au Séminaire de Saint-Sulpice, maison célèbre à Paris, ex laquelle