‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 2 sur 207 · PRÉFACE V · texte numérisé non relu

PRÉFACE V

de la rareté, mais du nombre relativement considérable de nos écrivains.

Leurs écrits, d'ailleurs, sont aussi humbles que leurs personnes : généralement, ils sont de fort petite dimension. Le collectionneur qui voudrait en composer une bibliothèque pourrait supprimer à peu près en entier le rayon des infolios (1); un rayon assez court suffirait aux in-quartos; le

des trois « annexes » du Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il est à propos de dire ici quelques mots de ces Communautés « qui en dépendaient et communiquaient avec lui par le jardin. La première, qui fut appelée Petite Communauté, était pour ceux qui, manquant de santé, ne pouvaient suivre le règlement du Séminaire dans tous ses points. Établie vers 1672 dans une maison située rue Pot-de-Fer, elle subsista jusqu'en 1690. La seconde Communauté était destinée à ceux qui ne pouvaient pas payer la pension accoutumée. De là son nom de Petit Séminaire. M. Brenier, qui en fit l'établissement par ordre de M. Tronson, la dirigea longtemps et y fit régner un excellent esprit. Ce fut encore M. Brenier qui forma, en 1687, la Communauté desphilosophes destinée à alimenter le grand et le petit Séminaire. Il la plaça en 1690 dans la maison de la rue Pot-de-Fer occupée jusque-là par la Petite Communauté. Enfin, en 1708, M. Bouclier, docteur de Sorbonne, étant mort, la Communauté de clercs qu'il avait fondée au collège Montaigu fut unie au Séminaire de Saint-Sulpice, et transférée dans son voisinage. Elle était appelée d'abord la Communauté des pauvres écoliers, ou la Petite Communauté; plus tard, on la nomma des Robertins, du nom de M. Bobert, l'un de ses supérieurs, qui lui fit des libéralités considérables » (Vie de M. Olier, par M. Faillon; quatrième édition: Paris, 1873, t. III, p. 100). — L'Ami de la Religion, t. XXXIV, p. 241. Mémoires de l'abbé Baston, Cbanoine de Bouen, d'après le manuscrit original; publiés pour la Société d'bistoire contemporaine, par M. l'abbé Julien Lotb et M. Ch. Verger: Paris, Picard, 1897, t. I, p. 38-42, 48-59.

En 1738, la Compagnie accepta la direction de la Communauté ou Collège de Lisieux, ainsi appelé parce qu'il avait été originairement fondé par un évèque de Lisieux : on l'appela plus tard Commuiunnr de Laon, lorsque, en 1764, « les bâtiments ayant été démolis pour former la place sainte-Geneviève, la Communauté fut transférée dans ceux de l'ancien Collège de Laon, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Cette Communauté fut des lors sur le même pied que les trois annexes du grand séminaire. Les études y étaient aussi fortes qu'aux Bobertins » ! Vie de M. Èmery : Paris, 1861, 1. 1, p. 85).

(1) Nous ne connaissons que trois ouvrages, émanés d'auteurs sut-

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