‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 26 sur 207 · M. de BRETONVILLIERS · texte numérisé non relu

M. de BRETONVILLIERS

Uexandre !<• Ragois de Bretonvilliers, second tils de M de Bretonvilliers, l on ciller d'Élat et Secrétaire du Conseil du roi, naquit à Paris en lozf. il lit ses études d'abord au collège de Navarre, p elui de Clermont, connu plus

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lard sous le nom de collège Louis-le-G 'ranci '. Incertain sur sa vocation, il suivit les cours de Droit, par déférence pour son père : il était même sur le point d'entrer dans la diplomatie, lorsqu'il fut mis en rapport avec M. Olicr. Celui-ci l'admit au séminaire en 1643, lui résigna la cure de S^Sulpice en 1652, et l'eut pour successeur dans la charge de supérieur en 1657. M. de Bretonvilliers obtint en 1664 du cardinal Chigi, neveu d'Alexandre Vil et son légat à laiere en France, ' '-'Jdes lettres patentes approuvant et confirmant l'établissement du séminaire: il transféra la Solitude, de Vaugirard où elle avait été d'abord établie, dans sa propriété d'Avron, qu'il donna à la Compagnie pour cet usage; il unit définitivement au séminaire de Saint-Sulpice ceux du Puy et de Clcrmont- Ferrand, dont M. Oiier avait précédemment pris la conduite; il accepta celle des séminaires de Limoges et de Lyon; fit en 1671 le pèlerinage de Lorette et de Rome, et mourut à Paris le 13 juin 1676, léguant une grande partie de ses immenses biens à la Compagnie, qui, par l'organe de son supérieur, M. Tronson, n'en retint à peu près que la maison d'Issy.

Le portrait de M. de Bretonvilliers, peint par Montagne, a été gravé par L. Barbery : la légende placée au bas de la gravure est conçue en ces termes : — Alexander le Ragois de Bretonvilliers, presbyte)', Joannis Jacob i Olier fundatoris et primi super ioris Seminarii Stl Sulpitii Successor, Hœres operis, /Emulus pietatis : Stupendum in ditissimo patritnonio paupertatis Exemplar; semper sibi parcus, pauperibus nunquam, verè pauperum Pater; Spirituprecuni, Sacerdotii zelo, ac Deiparœ Virginie amore conspicuus, obiit 13 luit. Ann. Dom. 1676. /Etat, suce .Mi.

Cfr. Bourbon, Mémoires sur la vie de M. de Bretonvilliers, dans les Remarques historiques sur l'église et la paroisse de St-Sulpice, par Simon de Doncourt, t. III, pièces justificatives, o° partie, p. 721-728. — Extrait de quelques détails sur la vie de M. de Bretonvilliers, écrits par M. Baudrand, curé de S^Sulpice. Ibid. p. 858-890. — Grandet, Les saints préires français du XVIIe siècle ; deuxième série, p. 296*304.

— Picot, Essai sur l'influence de la Religion en France pendant le dix-septième siècle, t. II. p. 80, 91, 93, 151. — L'Ami de la Religion, t. XXXIV, p. 232. — Faillon, Vie de M. Olier (voir la table, art. Bretonvilliers). — Vie de M. Émery; Paris, 1861, t. 1, p. 2-23. — Gosselin, Mémoires (manuscrits) sur M. de Bretonvilliers.

1. — Officia propria Seminarii Sancti Sulpitii. — « Grandet, qui avait été élevé au séminaire de S'-Sulpicc, attribue ces Offices à M. do Bretonvilliers. 11 composa, dit-il, les offices et les hymnes en l'honneur de l'Intérieur de Noire- Seigneur, de l'Intérieur de la Très Sainte- Vierge, et du Sacerdoce de Jésus-Christ, dont on fait les fêtes particulières au séminaire de Sr-Sulpice, avec permission, et ces offices, tirés de l'Écriture et des Saints Pères, sont des effusions de la plénitude de son cœur. » — L'office du Sacerdoce fut imprimé en 1663, in-2i. — « La plus ancienne édition que nous connaissions de l'Office de l'Intérieur de la Très Sainte- Vierge a été imprimée à Paris en 1665, sous ce titre : « Officium in honorent Vitœ Interioris B. Marin' Virginia »; Parisiis, apud viduam Dionysii Thierry, viaJacobaea, ad insigne sancti Dionysii. 1665, in-12. L'office supplémentaire pour l'octave fut imprimé ensuite par L. Langlois. imprimeur du roi à Paris. Toutefois, comme on jugeait avec raison que quelques parties de cet office, surtout les Répons, malgré la piété qu'ils respirent, étaient beaucoup trop longs, on les a abrégés, avec l'approbation du Souverain Pontife, el on a introduit de nouvelles leçons en remplacement des anciennes, de celles surtout dont les auteurs étaient inconnus » (Faillon, Vie intérieure de la Très Sainte- Vierge, ouvrage recueilli des écrits de M. Olier; Rome, 1866, t. II. p. 'i23. 125 . Le chant de ces Offices a été composé par Nivers, organiste <lc la paroisse de S^Sulpice. J'ai vu, eu effet, de-, exemplaires datés de 1668, à la tin desquels sont imprimés les nuits suivants : Parisiis, ex Typographia Roberti Ballard ci modulatione ( ! . G. Nivers, ecclesiœ s. Sulpicii Parisir/, sis ecclesiœ', 1668, cum approbatione ci privilégie : in-12. pp. 17-24. — Guillaume-Gabriel Nivei . prôtre

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du diocèse de Paris, était né en 1017 près de Melun. 11 iil sa théologie au séminaire de Saint-Sulpice. et en KiiO il devint organiste de la paroisse : il le fut jusqu'en 1683. V. Fétis, Biographie universelle des musiciens et Bibliogi*aphie générale de la musique, t. VII, p. 54, 55. Le savant auteur n'indique pas le chant des offices propres de Saint-Sulpice parmi les compositions du célèbre artiste. Celui-ci vivait encore en 1701, mais on ignore l'époque précise de sa mort. — L'office de l'Intérieur de N.-S. per annum se trouve dans le recueil de nos offices propres imprimés en. 1709, in-18. Nous ignorons si l'usage de cet oftice remonte a une époque plus ancienne. — Voir dans la Vie de M. Olier (4e édition, t. III, p. 104-10(5) une note concernant les approbations données à ces offices.

Officium in honorent Domini Nostri J. C. Summi Sacerdotis et omnium sanctorumsacerdotum ac levitarum; Monti- Ilegali, Apud Flurium Mesplet, Typographum et Bibliopolam, 1777, in-12, pp. 12. — Officium in festo Sanctae familiae Jesu, Maria3, Joseph, quod celebratur in diœcesi Quebecensi Dominicà tertià post Pascha; cui additum est Officium in festo Sacerdotii D. N. J . C ibidem celehrari solito Feria V quœ prima occurrit post diem 29 Augusti ; Quebeci, Ex Officinâ Novae Typographiae, 1810, in-8", pp. 67. — Cette fêle fut abolie pour le diocèse de Québec par M- Plessis en 1822.

Lorsque, en 1708, le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, eut prescrit au séminaire de Saint-Sulpice de se conformer aux règles du diocèse qui obligeaient à réciter le nouveau bréviaire, il fallut adapter nos offices propres au rite parisien. La première édition parut en 1701). — Officium in honorera Vitœ Interioris D. X. J. C. ordinatum juxtà rilum Parisiensein; Ad usum Seminarii S. Sulpitii Parisiensis; Parisiis, 1709, in-10, pp. 197. L'approbation du cardinal de .Noailles est du 28 février 1709. — Officium in honorent Yitœ Interioris B. M. Virginis; ad usum Seminarii S. Sulpitii Parisiensis; Parisiis, 1709, in-16, pp. 15. — Officium Prœsentationis B. M. Virginis, unà cum hymnis

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quœ recitantur in festis sancti Joannis Evangelistœ, et sancti Joannis antè Portam Latinam; ad usum Seminarii sancti, Sulpitii PaHsiensis; Parisiis, 1709, in-lO, pp. 21. — Officium in honorera omnium SS. Sacerdotum ac Ministrorum Sacerdotis D. N. Jesu Christ i ordination juxtà ritum Parisiensem; ad usum Seminarii Sancti Sulpitii Parisiensis; Parisiis.. 1709, in-10, pp. 26. Ce dernier office fut composé « presque en entier » par l'abbé de Chéray, ainsi qu'il le témoigne dans une lettre autobiographique qu'il écrivait en 1720 à M. Laurenl-Josse Le Clerc. Né à Paris le 5 novembre 1684, Louis-Nicolas de Chéray (et non Chérct, comme on écrit communément) entra au séminaire de Saint-Sulpice le 12 juillet 1701, devint chanoine de Chartres au mois d'octobre 1710. fut reçu docteur en Sorbonne le 13 novembre de la même année, nommé curé de S'-Roch à Paris le 28 mars 1739, et mourut le o juillet 17i3. Cfr. Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent- Josse Le Clerc; Paris, 1878, in-8", p. 1\.

2. — Mémoires sur la vie de M. J.-J. Olier, Curé. Fondateur, et premier supérieur de la communauté et du séminaire de S. Sulpice de Paris: Réforme de la paroisse de S. Sulpice et Établissement de la communauté et du séminaire; Extrait de la vie de M. (Hier, curé, fondateur et premier supérieur; copié sur l'original manuscrit par M. de Bretonvilliers, son successeur: in-12, pp. 192. Cet imprimé est extrait des Remarques historiques sur l'église et la paroisse de Saint-Sulpice, par Simon de Doncourt, t. 111. p. :>7 1-721.

li. — L'Esprit d'un Directeur des âmes, ou Maximes et pratiques de M. olier louchant la direction : ouvrage récueilli d'après les entretiens et la conduite de M. olier. par M. de Bretonvilliers, et revu par M. Tronson, Supérieur du séminaire de Saint-Sulpice; Paris, Gaume, 1831, in-12. Voir l'article Tronson, n. 14.

A. — Journal spirituel; manuscrit original, •"» vol. in-'r: copie, ~ vol. in-V' : conservé' au séminaire de S*-Sulpice, ainsi que les suivants. Ce journal, rédigé par M. de Bretonvilliers

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lui-même d'après les conseils, el même par Tordre exprès de M. Olier, embrasse la plus grande partie de la vie de Tauleur. Son but principal est de rendre compte à son directeur de ses dispositions intérieures, ce qui lui donne lieu de raconter les principaux événements de sa vie.

B. — Mémoires pour servir à la rie de M. Olier, 5 vol. in-4°, autographes.

C. — Vie de M. Olier, ï vol. in-i'. V. Vie de M. Olier, 4e édit., t. I, p. xxxvnr.

D. — Instructions pour les Filles de l'Intérieur de la Très Sainte-Vierge; copie. in-ï°, pp. 476. Cette communauté fut fondée en 1659 aux frais de M. de Bretonvilliers, d'après les intentions de M. olier, pour procurer aux dames le bienfait des retraites spirituelles. M. Olier en dicta les règles à Madame de Saujeon, cl M. de Bretonvilliers y ajouta quelques articles moins importants qu'il lui avait fait connaître à luimême. Y. Vie de M. Olier, 4e édit., t. II, p. 567-570.

E. — « M. Olier n'avait fait que poser les bases des Constitutions de la Compagnie. Assisté de MM. de Poussé, Picolé et Tronson, M. de Bretonvilliers termina cet important ouvrage. Ces quatre vertueux prêtres arrêtèrent et signèrenl, le 17 mai 1659, les Constitutions dressées pour le fond par M. Olier. Ils élurent ensuite neuf autres associés, pour compléter le nombre de douze Assistants qui, d'après les Constitutions, devaient former l'assemblée générale de la Compagnie. Les nouveaux élus » (MM. d'Hurfevent, Chénart, Maillard, Gaultier-Dubois, de Baussel, M..., Le Blanc, Le Breton et Guisain) « approuvèrent à leur tour les Constitutions, et y apposèrent leur signature le 2 juillet de la même année » (Vie de M. Émery; Paris, 1851, t. I, p. 4). — Plus tard, M. Tronson travailla aussi, avec ses consul teurs, à perfectionner l'œuvre, et au mois de novembre 1680, il exécuta une résolution prise dans l'assemblée de 1676, en faisant approuver les statuts et règlements de Saint-Sulpice par l'archevêque de Paris. M. de Ilarlay, qui occupait alors ce siège, donna effectivement son approbation le 20 novembre de la même année.

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