‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 32 sur 207 · M. GUISAIN · texte numérisé non relu

M. GUISAIN

Jacques Guisain, né en 1627, au diocèse d'Amiens, était âgé de 25 ans et n'avait encore que la tonsure cléricale,

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lorsqu'il entra au séminaire de S'-Sulpice le 8 octobre 1652. Tel était cependant son mérite et tels turent ses progrès dans la vertu sous la conduite de M. (Hier, que, sept ans plus tard, il était appelé à compléter le nombre des Assistants, et prenait part, en cette qualité, à la première assemblée générale de S'-Sulpice. qui se tint à Paris du 3 au 15 juillet 1659. Peu de temps après. M. de breton villiers l'adjoignit ù M. d'Hurtevenl et autres membres de la Compagnie qui allaient à Lyon fonder le séminaire de S'-l renée. Ils y arrivèrent dans les premiers jours de décembre de la même année 1659. M. Guisain fut chargé de la gestion du temporel, et il garda cette -fonction jusqu'à la mort de M. d'Hurtevent. M. Maillard l'ayant alors remplacé dans la charge de supérieur. M. Guisain devint premier directeur, et déploya un grand zèle pour le maintien de la discipline et la sanctification du clergé. Ses entretiens spirituels, ses conférences sur l'oraison étaient fort goûtés, soit des séminaristes, soit des curés pendant les retraites. M. Tronson, qui l'estimait beaucoup, eut en 1682 le dessein de l'appeler à Paris pour succéder à M. Leschassier. qui quittait les fonctions de directeur au séminaire de S'-Sulpice pour devenir supérieur de la Communauté de la paroisse. 11 écrivit dune à M. Maillard, le l't septembre Hi82. pour le prier d'entrer dans ses vues et de lui « renvoyer M. Guisain, quelque peine » qu'il put n éprouver à celte séparation ». Mais quand sa lettre parvint au supérieur de Lyon. M. Guisain était malade et peut-être mourant. Il rendit, en effet, son âme a Dieu le 23 du même mois. « C'était un fruit mûr pour le ciel, écrivait M. T l'on son à M. M ail laid, le 2 octobre suivant : nous perdons assurément beaucoup en cette mort . mais j'espère que Notre- Seigneur ne permettra pas qu'elle fasse tort a son œuvre ». M. Guisain fut inhumé dans la chapelle où reposait déjà M. d'Hurtevent. On grava sur son tombeau celle modeste inscription qui avait été approuvée par M. Tron <>n — l>. 0. M. J/ic jacet Jacobus Guisain, sacerdos Seminarit

. ■ Parteienêis, Direetor Seminarii Lugdune cui ce clerc XXII! annia fideliter aevvivit, in quo et ubiii

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XXV septembris, anno Domini M. D. CLXXXII. sEtatis suœ

1. — Les sages Entretiens d'une ame dévote et désireuse de son salut; Caen, 1668, in-16. Ce litre, selon Barbier, « parail èlre celui qui a été donné à l'ouvrage par l'auteur lui-même »; voilà pourquoi nous donnerons d'abord la bibliographie des éditions qui ont ce frontispice. Celle-ci, que nous indiquons sur la foi du même biographe, est aussi, suivant lui, la première. — Il en parut vraisemblablement une seconde en 1669 ou 1675, comme nous le verrons en décrivant l'édition de 1712. — La troisième nous est révélée par une lettre de M. Tronson, qui écrivait, le 25 juin 1685, à M. Maillard : « On m'a fait voir, ces jours passés, un petit livre intitulé : Les sages Entretiens d'une ame dévote et désireuse de son salut, par feu M. Guisain, prêtre de Sl-Sidpice et sous-directeur du séminaire de Lyon ; chez Jean-Baptiste Barbier, rue Mercière, à l'enseigne de l'Ange Gardien; 1681 (est-ce bien 1681 ? M. Guisain — feu M. Guisain — ne mourut qu'en 1682); troisième édition. Comme ce titre m'a surpris par sa nouveauté, continue M. Tronson, et que personne n'en avait ouï parler ici, j'ai cru que vous pourriez nous en dire des nouvelles. Si la première édition a été faite de son vivant, et par quel ordre elle a été faite. Ces sortes de démarches faites sans ordre de Paris font paraître si peu d'union entre les maisons de Sc-Sulpice, que je ne puis croire que cela ait été fait de votre consentement, ni du consentement du défunt ». Que répondit M. Maillard ? Peut-être, que l'auteur avait eu l'autorisation de M. de Bretonvilliers : peut-être, que l'ouvrage, communiqué en manuscrit par l'auteur, avait été imprimé à son insu, loin de Paris et encore plus loin de Lyon? Tout ce que nous savons, c'est que les explications de M. Maillard satisfirent M. Tronson. « Nous n'avons pas besoin, écrivait ce dernier le 30 juillet 1685, nous n'avons pas besoin d'autre éclaircissement touchant le livre des Sages Entretiens que celui que vous m'avez donné, et je ne puis qu'en être fort content ».

Les sages Entretiens d'une ame dévote et désireuse de son

r»i; BiBuoTfféOtrs svlpicibnnb

salut: augmentez do la conduite pour l'oraison mentale; par feu Mr Guisain, prêtre de S'-Sulpice el Directeur du séminaire de S'-Irenée de Lyon; septième édition; A Nancy, chez Dominique Gaydon, imprimeur et Marchand libraire, sur la place de la Vil-Neuv. (.sic); sans date, in-24, pp. -'i\ sans la Table. Approbation du docteur Grandin, datée du 24 avril 1680. \'<»iri Y Avertissement : « L'auteur de ce livre, qui jusques à présent, mon cher lecteur, vous a été inconnu, est Monsieur Guisain, prêtre de S'-Sulpice, directeur du séminaire de S. [renée. La mort nous l'a ravi depuis quelques jours; c'étoit une personne d'une vertu consommée, d'un mérite rare, el dune érudition profonde. Il pratiquoit ce qu'il a enseigné par son livre, et l'on peut dire «pie sa vie n'a été qu'un tissu perpétuel de bonnes el de saintes actions. Vous en jugerez aisément par la lecture que VOUS en pourrez taire : tout y est familier; c est le style de l'Evangile de

Jesus-Christ. Aussi est-ce à l'imitation de son lion maître,

qu'il a plutôt cherché «le toucher le cœur, et «le l'exciter a la componction, que non pas «le charnier l'oreille, et d'être

dans le hazard de ne produire aucun fruit, .l'estime (pie vous lue serez, obligé «lu pelil avis «pie je VOUS «lolllie. et que VOUS

me croirez ». L'ouvrage commence par ces mois ■ mi

étois-je il y a cent ans.' A qui suis-je obligé de ma vie et de

tous mes biens? » Cette édition, comme toutes celles qui

portent le même litre, a les |e\les latins ,.| n'est pas divisée

en chapitres: au contraire, <'ell« s qui sont intitulées sages Entretiens d'une ame qui désire sincèrement son salut (avec l'épigraphe, La sagesse me >l<iumT<t l'immortalité), n'ont pas les textes latins, contiennent '»<> chapitt semblent être une paraphrase de l autre édition.

Les - tges Entretiens d'une ame dévote «'t désireuse «h' son salut . Rouen, Behourt, 1697, in-32. — Les sages Entretii Revus, augmentés «i corrigés par l'Auteur; avec un recueil

«I \\is et de .Maximes livs utiles .» mi chrétien; dernière

édition \ Caen, chez Guillaume Richard Poisson, rue Notre*

Dame, 1712 avec approbation el permission, in-16, pp. 243

la Table «m h s approbations La première «le celle;

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est du P. Hyacinthe Chalvet, de l'Ordre des FF. Prêcheurs, professeur royal dans l'Université de Caen, et datée de Caen le 23 décembre 1669 : la seconde, signée E. Verel, est aussi datée de Caen, le 8 mai 1669. La date et le lieu de ces approbations nous portent à croire que cette édition en reproduit une autre antérieure, imprimée à Caen : le permis d'imprimer qu'on trouve à latin est du deuxième janvier 1675.

Les sages Entretiens... augmentez de la conduite pour l'Oraison mentale; dernière édition ; A Paris, chez Marc Bordelet, 172o, in-16, pp. 241. Privilège du 18 septembre 1722. Barbier (n" 1 07 il) cite « une sixième édition de Paris 1722, chez la veuve Maugé », que nous n'avons pu voir. Il en est de même d'une autre « de 1779, à Toulouse, semblable à l'édition de 1722 », que le même bibliographe dit avoir « vue ».

Les sages Entreliens... avec un recueil d'Avis et de Maximes très utiles à un chrétien, la Méthode pour la Confession générale, et la Méthode de l'Oraison mentale; troisième édition; A Nantes, chez N. Verger, 1733, in-12, pp. 427 plus 2 feuillets 1/2 pour la Table. En tête, le mandement de I'évêque de Nantes, Christophe-Louis Turpin Crissé de Sausay, défendant sous peine d'interdiction, aux maîtres et maîtresses d'école de son diocèse, « de se servir désormais d'autre livre pour faire lire ceux et celles qu'ils instruisent, que d'Heures à l'usage des écoles de ce diocèse pour ceux et celles qui apprennent à lire le latin, et des Sages E)ttretiens, tant pour les garçons que pour les filles qui liront le français ».

Les sages' Entretiens... — comme dans l'édition de Caen, 1712. — A Limoges, chez J.-B. Dalesme, 1761, in-16, pp. 3oi sans la Table.

Les sages Entretiens... avec un recueil d'avis et maximes très utiles à un chrétien: une méthode pour la Confession générale et pour l'Oraison mentale; nouvelle édition; Nantes, veuve Vatar, 1779, in-12. pp. 371, plus 3 feuillets pour le privilège et le Mandement de Pierre Mauclerc de la Muzanchère (concernant les maitres et maîtresses d'école; voir l'édition de 1733) et 2 feuillets 1 2 pour la Table. — Nouvelle édition;

A Nantes, chez Juguet-Busseuil, libraire, place Bourbon; sans date, in-12. pp. 364, plus 5 pages de tables non paginées. — Rennes. Audran, sans date, in-lli. — Nouvelle édition; Toulouse, Douladoure, 1788, in-12. pp. 280.

Les sages Entretiens d'une ame qui désire faire son salut, avec les conseils pour vivre chrétiennement dans le monde; nouvelle édition; à Bourges, chez François Thoubeau, imprimeur-libraire ; sans date, in-24, pp. 256 et 6 pour la Table.

Les sages Entretiens d'une ame qui veut faire son salut. Contenant des pensées propres à exciter la crainte des jugemens de Dieu: des Pratiques et des Moyens pour assurer son salut, des Formules de dévotion, et un Recueil des Avis et des Maximes les plus utiles à un chrétien. Revus de nouveau, corrigez, et mis en meilleur langage; A Paris, chez Jean-Baptiste Gusson, imprimeur-libraire, rue Saint-Jacques, vis à vis S. Yves, au nom de Jésus: 1705, in-16, pp. 2(>9 sans Y Avis au lecteur, la Table, et le privilège daté du 28 novembre 170'i. — Dernière édition: A Paris, chez J.-B. Cusson... 1711, in-24, pp. 238 sans l'Avis au lecteur et la Table. — « L'approbation que le public vient de donner au Nouveau Pensez-y bien, retouché et imprimé depuis peu de jours, t'ait espérer que ces Sages Entretiens ne seront pas reçus moins favorablement. Ces deux ouvrages oni un si grand rapport l'un à l'autre, par le prodigieux nombre d'éditions qui en ont été faites, par le fruil qu'ils ont fait dans le monde chrétien, et par le soin que leurs auteurs "lit pria de se celer au public, qu'on a cru ne pouvoir se dispenser de retoucher tous les deux pour leur donner un nouveau jour, et un air de nouveauté qui rende à leur lecture

l'agrément du langage qui commençai! à leur manquer ■ {Avis 'm lecteur). — « En retouchant ces deux livres, on ne leur a rien lait perdre de l'onction qui \ étail répandue, el qui en fait le caractère et le pris J 'es S tants,

septembre 1705, in-4 , p. 5!

Les sages Entretiens d'une ame qui désire sincèrement son salut, i.a v me donnera l'immortalité... Son entrelien

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n"a rien de désagréable : mais on y trouve de la satisfaction et de la joye. Sapient. VIII, 13, 16. Nouvelle édition, corrigée et augmentée; A Paris, chez la veuve de Nie. Belley. rue S. Jacques, attenant le collège du Plessis, à Saint Athanase; 1719, in-16, pp. 333 sans la préface et la table. La. préface commence ainsi : « La terre est pleine de désolation, parce qu'il n'y a personne qui réfléchisse dans son cœur sur les vérités du salut ». L'approbation, signée Chenu, est datée de Paris le 26 juillet 1718; le privilège, accordé au sieur D** G**, prêtre, est du 1er septembre 1718. — Onzième (sic) édition, revue et corrigée; A Paris, chez Marc Bordelet, rue S. Jacques, vis à vis le collège de Louis le Grand, à S. Ignace, 1732, in-16, pp. lvi-335 et 2 feuillets pour la Table. Approbations des 26 juillet 1718 et 9 août 1724; privilège du 11 août 1724. — Septième édition, revue, corrigée et augmentée; A Paris, chez Gabriel Berton, 1752, in-16, pp. lvi-372 sans le privilège daté du 27 février 1751. — Huitième édition, revue, corrigée et augmentée; A Paris, chez la veuve de Gabriel-Charles Berton, 1765, in-16, pp. lvi-372. Approbation signée J. Tamponet, du 6 février 1758. — Huitième édition, revue, corrigée et augmentée; A Lyon, chez J.-M. Bessiot, libraire, Grande rue Mercière, sans date, in-16, pp. 431. Elle reproduit l'approbation du docteur Tamponet- du 6 février 1758. — Neuvième édition... A Paris, chez Charles-Pierre Berton, 1769, in-16, pp. lvi-373. Approbation donnée le 1er juin 1768 par Billard Deloriere. — Douzième (sic) édition, revue et corrigée; Paris, Marc Bordelet, 1770, in-12, pp. lxxi-396. — Dixième édition; A Paris, chez Charles-Pierre Berton, 1777, in-16, pp. 373 : la môme que celle de 1769, sauf le frontispice. — Dixième édition... A Lyon, chez Etienne Busand, libraire, Grande rue Mercière, vis à vis rue Tupin, au Soleil, in-16, pp. 431 : peut-être la même que celle de Lyon, Bessial. — Onzième édition... A Allby, chez A.-D. Baurens; 1788, in-24, pp. lvi-373. — S'-Brieuc, 1792, in-12. — Douzième édition... A Lyon, chez Busand, 1805, in-16, pp. xlviii-353 sans la Table. — Douzième édition... A Toulon, chez Alex. Curet, imprimeur-libraire, Place S'-Pierre, 1806. in-18, pp. liii-340.

— Nouvelle édition... Lyon. Périsse. 1823, in-25 de 6 feuilles 3 ',. — Onzième édition... Paris, Thomines, 1825, in-24 de 8 feuilles 1 3. — Saint-Malo, chez Hovius, 1825, in-2't de 8 feuilles. — Douzième édition, revue, corrigée et augmentée; Besançon, Petit, 1825, in-24, pp. 454, — Douzième édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, Méquignon Junior,

1825, in-l('), pp. ii8 sans la Table. — Nancy, chez Bachot,

1826, in-2'i de 6 feuilles 11 12. — Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée; Au Mans, chez Gallienne, 18^)(>, in-52 de 5 feuilles.

Les sages Entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut, augmentés des Prières du matin et du soir, de la sainte Messe, des Vêpres du Dimanche, de Prières pour la confession et la communion, etc., etc.; Tournai, J. Gasterman et fils, sans date, in-32, pp. 38't.

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