‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 49 sur 207 · M. DOLLIER de CASSON · texte numérisé non relu

M. DOLLIER de CASSON

François Dollier de Casson naquit en 1636, dans le diocèse de Nantes, d'une famille distinguée par la noblesse et les belles actions de ses ancêtres. Il suivit d'abord le métier des armes et servit sous le maréchal de Turenne, dont il s'acquii

l'estime par sa bravoure dans les combats. Mais il renonça à une carrière où il eût pu acquérir de la gloire, et le 13 juillet 1657, il demanda qu'on le reçût au séminaire de Sfc-Sulpice. 11 y conçut bientôt un zèle ardent pour la sanctilication des peuplades sauvages des environs de Villemarie, et dès qu'il eut reçu le sous-diaconat, il obtint d'être associé à la Compagnie, en vue de passer au Canada. II partit effectivement deux ans après, et arriva à Québec le 7 septembre 166G. Dès lors, il n'est sorte de fatigues qu'il n'affrontât, de dangers qu'il ne courût, de travaux qu'il n'entreprit et n'exécutât pour le bien de la colonie et la conversion des sauvages. Quand M. de Queylus fut obligé de revenir en France, en 1671, M. Dollier lui succéda dans le gouvernement du séminaire. Ayant ensuite contracté une maladie grave, causée par un accident qui faillit lui coûter la vie, lui-même se vit contraint, en l'année 1674, d'aller refaire sa santé dans son pays natal. Avant même qu'elle fût complètement rétablie, en 1678, il reprit la route du Canada, où son retour était vivement désiré. « Il travailla encore pendant près de 24 ans au séminaire de Montréal. Le zèle qu'il y avait déployé, dès l'origine, pour la prospérité de la colonie ne se ralentit jamais. 11 était toujours prêt à tout sacrifier, soit pour améliorer ce qui existait déjà, soit pour entreprendre de nouveaux établissements de missionnaires, ou de nouvelles maisons d'école. Sous son influence, la ville de Montréal s'accrut et s'embellit, les pays environnants furent défrichés et se couvrirent de paroisses. Il entreprit mémo un immense canal destiné à faciliter la navigation du fleuve Saint-Laurent, et qui est encore connu aujourd'hui sous le nom de (anal de la ( hine. » M. Dollier mourut à Montréal, consumé <le travaux el de fatigues, le il septembre 1701, Irente-cinq ans après

sa première arrivée au Canada, et dans la soixante-cinquiè

année de son âge. Sun corps fut inhumé dans l'église de Montréal, el M. de Belmont, ><»n successeur dans le gouvernement du séminaire, prononça son éloge funèbre. Grandet dit en avoir tiré une partie dv> faits qu il rapporte dans la notice citée plus bai

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