PREFACE IX
Bibliographie historique presque complète de la Compagnie de Saint-Sulpice.
Les matériaux inédits de cette première partie de nos articles nous ont été fournis : ln pour le xixe siècle, par les circulaires nécrologiques que les supérieurs généraux envoient dans chaque maison après la mort des confrères; 2° pour les xvne et xvme siècles, par les notices si abondantes et si exactes composées par MM. Gosselin et Gamon : sans eux, nous le disons hautement, cet ouvrage ne serait, pas ce qu'il est, ou plutôt il ne serait pas du tout (1).
Au reste, nos biographies ne sont généralement que l'exposé pur et simple de la vie, ou, comme on dit aujourd'hui, du curriculwn vitœ de l'auteur. La date et le lieu de sa naissance, celui où il fit ses études littéraires et théologiques, l'époque de son entrée dans la Compagnie ou à la Solitude, les maisons où il fut envoyé et les diverses fonctions qu'il y exerça, enfin, le lieu et le jour de sa mort, telles sont les indications peu variées auxquelles nous avons dû nous borner. Si, en dehors de là, une action mérite plus particulièrement d'être signalée, elle l'est généralement par quelques mots. Quant aux vertus, nous les passons à peu près toujours entièrement sous silence. Faire le contraire eût été nous engager dans une longue série de fastidieuses répétitions, le même genre de vie et de fonctions supposant chez ceux qui les remplissent bien la pratique des mêmes vertus. La pieuse
(1) C'est ici le lieu de remercier tous ceux qui ont bien voulu me fournir quelque renseignement ou quelque indication. Mais je dois de particulières actions de grâces aux deux confrères qui se sont gracieusement fait mes collaborateurs : l'un, pour Montréal et le Canada : c'est M. Pierre Rousseau, professeur d'histoire à l'Université de Laval; l'autre, pour Baltimore et l'Amérique : c'est M. Viger, professeur au séminaire de saint-Cliarles, à Ellicott rity. Parmi les articles canadiens ou américains de cet ouvrage, il n'en est peut-être pas un auquel ils n'aient apporté quelque contribution; plusieurs même, ainsi qu'on le verra, sont exclusivement leur œuvre propre, .le voudrais pouvoir citer tous leurs écrits; mais ceux du premier surtout sont tellement nombreux, que leur énumératijn dépasserait les limites d'une simple note.