‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 155 sur 298 · M. PINAULT · texte numérisé non relu

M. PINAULT

rabole de Tenfant prodigue! je la lisais ce matin...» Cette originalité d*expressions, cette pointe de paradoxe, ce sansfaçon, ce franc parler qui n'était pas rare chez les sulpiciens d'autrefois, jusqu'à certaines excentricités, attiraient et retenaient les séminaristes autour de M. Pinaull; c'était à qui soutiendrait de son bras les pas chancelants du vieillard, ou pousserait à travers les allées du parc la petite voiture où ses infirmités l'avaient relégué. Il supportait avec un admirable courage les pires souffrances et n'y trouvait pas un motif pour se dispenser des exercices de règle. Mais depuis longtemps il se plaignait, avec une aimable impatience, que « la mort l'eût oublié dans sa tournée ». En juin 1866, M^^ Darboy, visitant le séminaire, félicitait M. Pinault de la conservation de ses forces : « Ah î Monseigneur, lui répondit celui-ci, il y a soixante-treize ans que je fais antichambre, je trouve le temps bien long; aussi, quand le Père éternel voudra de moi, il peut me prendre; je suis prêt. — Tout le monde n'est pas de votre avis, répliqua l'Archevêque, et il y en a, je vous assure, qui consentiraient à faire antichambre plus longtemps encore. » Le 12 mars 1870, « le Père éternel » rappelait à Lui son serviteur M. Pinault; quatorze mois après, l'Archevêque, tombé sous les balles des insurgés parisiens, cessait à son tour « de faire antichambre ».

Cfr. Bulletin trimestriel des anciens élèves de Saint-Sulpice; 15 janvier 1897, p. 368-372.

i . — Traité élémentaire de Physique, par M. l'abbé Pinault, Professeur de physique au séminaire d'Issy, ancien maître de conférences à l'École Normale; Paris, Gaume frères, 1835, 2 in-8'', pp. viii-359, 380. L'Ami de la Religion 15 octobre 1835, t. LXXXVII, p. 112. — Deuxième édition revue, corrigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1836 2 in-8*, pp. vin-359, 379. — Troisième édition, revue, cor rigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1839, 2 in-8* pp. vin-38i, 412. — Éléments de Physique, par M. l'abbé Pi nault. Prêtre de Saint-Sulpice, Professeur de physique au séminaire d'Issy; quatrième édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1852, in-8% pp. xix-521. —

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Compléments des Éléments de Physique, où sont traitées par des calculs ou des raisonnements mathématiques les questions qui n*ont pu être qu*indiquées dans les Éléments; par M. Tabbé Pinault, Prêtre de Saint-Sulpice, Professeur de Physique au séminaire d'Issy; Paris, Gaume frères, 1853, in-8% pp. viii-188.

8. — Traité élémentaire de Mathématiques, contenant TÂrithmétique, rÂlgëbrc, la Géométrie synthétique, la Trigonométrie, la Géométrie analytique, des notions de Calcul différentiel et Intégral, et un Précis du calcul des Probabilités; par M. Tabbé Pinault, Professeur de Physique au séminaire d*lssy, ancien Maitre de Conférences à TÉcole Normale; Paris, Gaume frères, 1836, in-8", pp. 466. — Traité élémentaire de Mathématiques, contenant... les Irigonométries rectiligne et sphérique, la Géométrie analytique... Deuxième édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1841, in-8*, pp. xvi-486.

Éléments de Mathématiques, contenant T Arithmétique, TAlgèbre, la Géométrie synthétique, et un abrégé de Trigonométrie; par M. Tabbé Pinault, Prêtre de Saint-Sulpice, Professeur de Physique au séminaire d'Issy; Troisième édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1846, in-8% pp. xv-416. — Compléments de Mathématiques, contenant la Trigonométrie, la Géométrie analytique à deux et trois dimensions, les Calculs différentiel, ibtégral, etc., et le calcul des Probabilités; par M. Tabbé Pinault, Prêtre de Saint-Sulpice, Professeur de Physique au séminaire d*I$sy; troisième édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, Gaume frères, 1847, in-8% pp. viii-399. « Je crois, dit Bouchot, que c*est par erreur que les mots III' édition ont été placés sur le titre de ce volume, destiné, dit Fauteur, à compléter la troisième édition de ses Éléments de mathématiques >. Mais Beuchot n*avait pas remarqué, ou avait oublié que les parties traitées dans les Compléments Tavaient été déjà dans les deux premières éditions du Traité élémentaire de Mathématiques.

Étienne-Michel Paillon naquit le 3 janvier 1800 à Tarascon, ville du diocèse d*Aix-en-Provence. Il fit ses études littéraires au collège de Tarascon et au lycée d'Avignon. Après avoir pendant quelque temps cherché sa voie^ il fut tonsuré le 19 mai 1818, entra en philosophie au grand séminaire d'Aix le 16 octobre suivant, reçut les quatre Ordres mineurs le 27 mai 1820 et le sous-diaconat le 4 juin 1821, entra au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, le 16 octobre de la même année; fut ordonné diacre à la fin de 1822, et prêtre le 18 septembre 1824. Le 16 février 1825, il fut admis à la Solitude, et au mois de septembre suivant, envoyé à Lyon pour y professer le dogme aux nouveaux. Rappelé au séminaire de Paris en 1829, il fut pareillement chargé de l'enseignement du dogme, et en plus de la direction des catéchismes de la paroisse. En 1837, il devint Directeur de la Solitude, et c'est là qu'il acheva de préparer et de rédiger la Vie de M, Olier, Au mois d'avril 1848, il lui fallut échanger la vie tranquille de bénédictin en cellule contre celle de visiteur. Il partit en effet, à cette époque, pour l'Amérique, et il visita nos établissements de Baltimore -et de Montréal. En même tenips, il recueillait les matériaux des cinq volumes qu'il publia plus tard, sous le titre de Mémoires particuliers pour servir à l'histoire religieuse de l'Amérique du Nord. La mort de M. de Courson, Supérieur de la Compagnie, l'ayant obligé de rentrer en France au mois de juillet 1850, M. Paillon reprit ses fonctions de Directeur de la Solitude, et se remit au travail comme avant son premier voyage en Amérique. Il en fit un second en 1854 pour terminer les affaires qu'il avait heureusement commencées dans le précédent, et revint en Europe vers la fin de 1855. Mais sa santé, fortement éprouvée en Prance, se trouvant beaucoup mieux du climat de Montréal, il y retourna pour la troisième fois au mois de no-

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vembre 1857. II dut cependant en partir pour venir prendre part à l'Assemblée des Assistants qui se tint aux vacances de 1862. Alors, les médecins jugeant le climat de Paris contraire à Taffection darlrcuse dont souffrait M. Paillon, il se retira au séminaire d*Aix-en-Provence. II y passa quatre^ans, sans fonction, mais travaillant toujours à la composition de ses ouvrages.

Au mois de mars 1864, il arrivait à Rome pour y résider en qualité de procureur-général de la Compagnie auprès du Saint-Siège. Après un séjour de cinq ans, interrompu, pour divers motifs, par quelques voyages en France, il se flxa au séminaire de Paris, et c*est là qu*il finit ses jours, le 25 octobre 1870, pendant le blocus de Paris par les Prussiens. Son corps, déposé d*abord dans un des caveaux situés sous le chœur de Téglise Saint-Sulpice, fut transporté à Issy le 10 mars 1871, et inhumé dans le cimetière attenant à la chapelle Notre-Dame de Lorette.

V. L'Univers du 29 octobre 1870, article signé, H. Fisquet. — Le Conciliateur, Journal de Tarascon, du 24-31 décembre 1870 : Notice biographique sur M, l'abbé Paillon. — Notice sur M. Paillon, prêtre de Saint-Sulpice, et auteur de laVt> de M, Olier, en tôle de la i* édition de la Vie de M. Olier; Paris, 1873, 1. 1, p. 1-17.— Vt> de M, Paillon, Prêtre de Saint Sulpice, par TAutour de la Vte de M. Mollevault (M,, Gkuojx) Paris, 1877, in-12, pp. xii-480. — AT. Paillon, Prêtre de Saint Sulpice; Sa Vie et ses Œuvres (par M. Dbsmazurbs); Mont réal, Bibliothèque paroissiale, 1879, in-4% pp. v-34d.

i . — Vie de M, Démia, Instituteur des Sœurs de Saint- Charles; suivie de TEsprit de cet institut, et d'une Histoire abrégée de son premier patron, Saint Charles Borromée; avec approbation de M»»* l'Archevêque d'Amasie, Administrateur apostolique du diocèse de Lyon et Vienne, Pair de France; Lyon, chez M. P. Rusand, 1829, in-8' et in-12, pp. xxviii-511. Au verso du titre, on lit cette déclaration du libraire : « Pour me conformer aux intentions de TAuteur, je déclare que le manuscrit de la Vie de M, Démia, etc., ne m'a été cédé qu'à la condition, par moi expressément ac-

ceptée, de n'en imprimer ni vendre aucun exemplaire qui ne porte Tinscriplion dédicatoire : Mariœ in iemplo prœsentatœ, infantium exemplari et magiatrœ, oblatum aique consecratum, et de ne jamais aliéner cette propriété qu'avec la même charge pour Facquéreur. Rusand ». — Vie de M. Paillon; Paris, 1877, in-12, p. 64-66. — L'Ami de la Religion, 3 octobre 1829, t. LXI, p. 241-243. — Archives du Rhône, t. X, p. 378.

8. — Vie de M, de Laniagea, Prêtre de Saint-Sulpice, premier Supérieur du séminaire de Notre-Dame du Puy; Paris, Imprimerie d'Adrien Le Clere et C*S 1830, in-8*, pp. xx- 508. — Â la page 397 commence un Appendice contenant des Notices historiques sur quelques supérieurs et directeurs du séminaire de Notre-Dame du Puy, Ce sont MM. : Le Breton, second supérieur, et ensuite curé de Saint-Georges; Guyton, troisième supérieur; Bayle, Directeur et professeur de morale; Bardon, directeur du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris; De La Chetardye, directeur et professeur de morale, ensuite Curé de Saint-Sulpice, à Paris; Le Feugueulx, Directeur au séminaire du Puy, et ensuite curé de Saint- Georges; Rouît, Directeur au séminaire et curé de Saint- Georges ; Le Fèvre, quatrième supérieur; Mathias, Directeur au séminaire; Chaumeys, cinquième supérieur; Picart, sixième supérieur; Thomas-de-Chauvac, septième supérieur; Le Flo, huitième supérieur. — Vie de M, Faillon, p. 66-68. L'Ami de la Religion, 16 octobre 1830, t. LXV, p. 509-512. — Vie de M, de Lantages,,, Lyon, Sauvignet, 1830, in-12. — Lyon, Périsse, 1833, in-12, pp. xxiv-453. Cette édition ne contient pas VAppendice détaillé plus haut, quoique la préface (p. xr), conservée telle qu'elle a paru dans la première édition, annonce le contraire. — Paris, Poussielgue- Rusand, 1837, in-12. Bibliographie catholique, septembre 1841, t. I, p. 93. Archives du Rhône, t. XII, p. 70.

Vie de M. de Lantages, Catéchiste de Saint-Sulpice, puis Supérieur du séminaire du Puy; Paris, à la Bibliothèque des Catéchismes de Saint-Sulpice, 1830, in-18, pp. xxvi-250. — C'est un abrégé fait pour les Catéchismes de Saint-Sulpice :

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riritroduction a pour objet une Notice historique sur ces Catéchismes. — Vie de M. Faillon, p. 79.

3. — Directoii^e des Associées du Catéchisme de Penévérance de Saint-Sulpice ; Paris, imprimerie d'Adrien Le Clere, 1830, in-i8, pp. 160. — Tours, Marne, 1854, in-3J, pp. iltt. — Quatrième édition; Paris, Adrien Le Clere, 1886, in-32, pp. xvi-^lO. — Cinquième édition ; Paris, Adrien Le Clerc, iWi;). in.3î2, pp. xvi-261.

4. — Histoire des Catéchismes de Saint-Sulpice; Paris, (îaunie frères, 1831, in-12, pp. xxxvi-333. L'Averlisscmenl rontient le plan du grand ouvrage que M. Faillon se proposait do publi(M' pour les Catéchismes de Saint-Sulpice. Vie, p. 79, 80. — L'Introduction, sur VInstruction chrétienne de$ enfants, est reproduite presque en entier dans la Méthode i/thith^ale du Catéchisme, recueillie des ouvrages des eaté' vhistes les ]>lus célèbres, par M»' Dupanloup, in-S".

5. — Méthode de Saint-Sulpice dans la direction dei Catéchisâmes; Paris, Meyer, et Lyon, Périsse, 1832, in-lî, pp. xviii-WO. Selon yi^liuptin\ou\i {L'Œuvre par excellence, ou entretiens aur le Catéchisme: Paris, 1869, în-S"), « excel* loni livre »» vp. W\ « grande prudence et expérience ■ vp. liH)\ .» judicieux auteur ^ vp. 210^. L'ouvrage de M. Faillon esl oilô presque à chaque page du livre de TÉvèque d'0^ lèans.

Molhodo do Sainl-Sulpioo dans la direction des Catéchismes. a\oc des Plans d'instructions pour les divers Catéchismes . ïunivclle édition donnée par M. Icard); Paris, LecvMVîv. lS'i<î. in-ii. pp. Mi.il7. — Troisième édition; Paris et l >oiî. l.ocotïro. ISTi, in.l2. pp. iOi, — L'Ami de la Rdi- : :. :^ï mars IsV». t. CLVXL p. 793-7iW. article signé. .* : . / ;::..."•;;. :v ,: .'./.. r.:r ".:> c.z:hclique. octobre 1836,

î \^ I. p :uo. ;vii ^■ :* :V .v.' /-'-v.Voiï. p. so. Si.

^^' — .^/."*: ;,:.-:.:•:::• .:V Lzi. $'.::$ Gr<:^\dremy, décèdes . A^.;' .:o i;'.:'.:-..o .iv.s. vî.ir.s ;.i îv.iisoa do santé établie au sémi* r.....^ .-0 >,■.::.■>.:. :j; à r.ir:s. Paris, imprimerie de Pous- >:.- ^;:o. K^i. ::>IS. : y. ;;':^ — VU, p. SI. S5,

7 — .V.-;. .-• :< :V ;,^.;>:' .:> Sz %:t-Mar:he à Ta-

rascon, département des Bouches-du-Rhône, avec un Essai sur l*Apostolat de sainte Marthe et des autres Saints tutélaires de la Provence; Tarascon, Elisée Aubanel, 1835, in-8% pp. 196 avec figures. — Imprimé aux frais de la Fabrique de Tarascon. — Vie, p. 87.

8. — Vie de M. Olier, Fondateur du séminaire de Saint- Sulpice; accompagnée de Notices sur un grand nombre de personnages contemporains; Paris, Poussielgue-Rusand, 1841, 2 in-8% pp. Lxvi-6i3, xiv-603. — Vie de M. Paillon, p. 89-92, 100-108. — UAmi de la Religion, 13 mai 1841, t, CIX, p. 322- 326, et 20 juillet 1841, t. CX, p. 133-138. — Journal desVilles et des Campagnes, mercredi 22 septembre 1841, article de Tabbé Dassance. — La Quotidienne, jeudi 2 septembre 1841.

— Bibliographie catholique, 3 septembre 1841, 1. 1, p. 83-85.

— L'Université catholique; Recueil religieux, scientifique et littéraire; août 1841, t. XU, p. 154-161, 304-310, article signé, Daniélo. — L'Univers, août 1841, n»' 660 et 666, articles signés. L'abbé G**. — L'Union catholique, article signé, L. Delacouture.

Vie de M. Olier, Fondateur du séminaire de Saint-Sulpice; Extraite de sa nouvelle Vie; Paris, Poussielgue-Rusand, 1843, in-12, pp. xxiv-476. — L'Ami de la Religion, 27 juillet 1843, t. CXVIII, p. 177-181. — Bibliographie catholique, juillet 1843, t. III, p. 48. — Abrégé de la vie de M. Olier, Fondateur du séminaire de Saint-Sulpice et de la colonie de Montréal, en Canada; Villemarie^ 1866, in-12.

Vie de M. Olier... seconde édition; Paris, V« Poussielgue- Rusand, 1853, 2 in-8% pp. lxiv-586, xiv-668. — Vie de M. Olier, Fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice, par M. Faillon, prêtre de Saint-Sulpice; quatrième édition, revue et considérablement augmentée par TAuteur; Paris, Poussielgue frères, F. Wattelier et C«% 1873, 3 vol. in-8% pp. xlviii-487, xi-616, viu-658. — Vie de AT. Faillon, p. 328-335, 459, 460. « L4mpression, commencée au mois de juin 1870, fut interrompue dès que les malheureux événements de la guerre eurent livré TAlsace aux Allemands (Fouvrage s*imprimait à Golmar); et on ne put la reprendre qu*au mois d^aoùt 1871, près d'un

ir. — 21

32â BinLIOTHÊQUE SULPICIENNE

an après la mort de M. Paillon. Heureusement, Fauteur avait terminé son travail, et, sauf deux ou trois questions accessoires qu il se proposait de traiter plus à fond dans des appendices, il n*avait pas dessein d'y rien ajouter » (Vie, p. 460). M. Gamon no nous dit pas que c'est lui qui surveilla rimpression, corrigea les épreuves, ajouta quelques notes, rédigea la table, et fil la Notice sur M, Faillon placée au commencement du premier volume, p. 1-17. — L'Univers du lundi 29 décembre 1873, article signé, L.-C. de Lucheux.

— L'Union du 3 janvier 1874, article signé. L'abbé 0, Juresby. — Le Monde du 26 février 1874, article de L. Hello.

— Journal officiel du 26 avril 1874, article de AT. Edouard de Barthélémy, — Revue des Questions historiques, juillet 1874, t. XVI, p. 334, 335, article de Dom Fr. Plaine. — Bibliographie catholique, août 1874, t. L, p. 157-160, article signé, y. Postel. — Polybiblion, septembre 1874, t. XII, p. 161-164, article signé, Ernest Allain.

LaV/e de M. Olier a été traduite en anglais : — The Life of M, Olier, founder of the Seminary of S. Sulpice, by Edward Ilealy Thompson, M. A.; London, Burns and Lambert, 1861, in-12, pp. xvi-440. Reproduction en vingt-quatre chapitres de la seconde édition parue en 1853.

Kilo a été aussi traduite en italien : — Vita di Giovanni Oiior, fondatoro (loi Sominario di San Sulpizio di Parigi, con noli/io in gran numéro di ailri celebri uomini dé suoi tempi; Iradolta dal Francoso da Paolo Capello, Prête Torinese; Torino, Biblioleca Ecclesiaslica Editrice, 1858, Tip. Luigi Ferrando, 2 vol. in-8'', pp. 284, 350. — Le traducteur a omis tous les renvois cl toutes les notes qui sont à la fin de chaque livre, sauf colle qui concerne la translation de la Sainte Maison de Lorolte, à la fin du livre l*^

Le Pasteur modèle, ou le salut des peuples; Aix, Noyer, 1849, iu-12, pp. XX.135. Extrait do laVte de M. Olier.

Handbucher fur das priesterlicho Leben, herausgegeben von mohroron goislichen, rodigirt von J. Holzwarth, pfarrcurat; Funftor Theil : Olier, der Stifter von S* Sulpiz; Sein Lobou und Wirkon, Nach dom Franzosischen bearbeitet von

M. Clericus; Schaffhausen, Berlag der Fr. Hurter'schen Buchhandlung, 1861, în-12, pp. xi-354. — A la fin de sa préface (p. VIII), Tauteur confesse avoir pris pour « base » de sa rédaction « le grand travail français » de M. Paillon (seconde édition, 18S3, 2 vol. in-8»); ouvrage dont il fait Téloge, comme aussi du fondateur de Saint-Sulpice et de la Société par lui établie, laquelle, dit-il, « exerce de nos jours une action si comblée des bénédictions divines ». L*ouvrage se (fompose de 28 chapitres comprenant toute la vie de M. Olier, et d'un Appendice sur les PP. de Bérulle, de Condren, Jean Eudes, Adrien Bourdoise et Bernard, dit le pauvre prêtre. Souvent, Tauteur emprunte à M. Paillon des phrases entières qu'il se borne à traduire en allemand.

O. — Monuments inédits sur V Apostolat de Sainte Marie- Madeleine en Provence, et sur les autres Apôtres de cette contrée, saint Lazare, saint Maximin, sainte Marthe, et les saintes Maries Jacobé et Salomé; par Tauteur de la dernière Vie de M, Olier; publié par M. Tabbé Migne; Paris, 1848, 2 in-8% col. XLviii-1560, 1668. — Tome I : Pre?nière partie : Unité de personne de sainte Madeleine, Marie de Béthanie et la Pécheresse dont parle saint Luc. Deuxième partie : Preuves de TApostoIat de sainte Madeleine et des autres fondateurs de la foi en Provence. — Tome II : Première partie : Examen critique des Vies des saints Apôtres de la Provence que nous possédons aujourd'hui. Deuxième partie : Texte des Vies des saints Apôtres de la Provence. Troisième partie : Monuments relatifs à l'histoire du Culte des saints Apôtres de la Provence. — Vie de M. Paillon, p. 132-142. — LAmi de la Religion, 17 avril 1849, t. CLXI, p. 150-154, article de M. Paulin Du Ghesne. — Correspondance de Rome, n" 13, p. 111. — Le Correspondant, 10 octobre 1849, t. XXV, p. 60- 64, article de D. Pitra. — Bibliographie catholique, janvier et mars 1849, t. VIII, 326-329, 417-420. Il fut répondu au premier article par un anonyme (qui pourrait bien être M. Paillon) dans L'Ami de la Religion du 28 mars 1850, t. CXLVI, p. 614-620.

Pour indiquer les livres qui ont emprunté à M. Paillon ou

321 BIDLIOTIIÉQUB SULPICIENNB

qui Tont attaqué, il faudrait faire la bibliographie à peu près de tout ce qui a été publié depuis 1848 sur la question toujours débattue de rÂpostolicité des églises de France. Nous nous bornerons à citer deux ouvrages, assez éloignés Tun de Tautre par la date, où M. Faillon est plus particulièrement pris à partie, et deux réponses faites au second de ces ouvrages. — 1. Origines chrétiennes de la Gaule; Lettres au R, P. Dom Paul Piolin, religieux bénédictin de la Congrégation de France, à Solesmes, en réponse aux objections contre Tintroduction du Christianisme dans les Gaules aux deuxième et troisième siècles; précédées de Lettres sur la nécessité d'un examen de l'ouvrage intitulé : « Monuments inédits sur TApostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence » ; Paris, Julien, Lanier et C*% 1855, in-8*, pp. 328. Voici ce que D. Guéranger, abbé de Solesmes, écrivait à M. Faillon au sujet de cet ouvrage : « Les Lettres dont vous me parlez ont pour auteur M. le Comte d'Ozonville, gentilhomme Luvallois, gendre de M*^ de Hercé, évéque de Nantes. CY'tait un homme sincèrement pieux, mais Fun des esprits les plus faux qu'il fût possible de rencontrer. II conçut l'idée de ces Lettres à Foccasion du 1" volume de Y Histoire de l'église du Mans par D. Piolin, qui avait adopté votre thèse sur la mission des premiers apôtres des Gaules, et qui s'étayait de votre autorité. M. d'Ozonville est mort peu après avoir publié son pamphlet, auquel D. Piolin ne répondit pas ». — 2. Fastes éjiiscopaux de l'ancienne Gaule, par l'abbé L. Duchesne, membre de l'Institut; Paris, Thorin, 189i, in-8% pp. 35(). Le chapitre X, La légende de sainte Marie-Madeleine (p. 310-344), avait paru dans le tome V des Annales du Midi et en brochure à part (Toulouse, Éd. Privât, 1893, in-8% pp. 35). L'abbé Bellet — en collaboration avec les abbés U. Chevalier et F. Vcrnet — y a répondu dans Les Origines de l'église de France et les « Fastes épiscopaux » (Paris, Picard, 1891), in-8", pp. xv-275). C'est le tirage à part d'articles publiés d'abord dans L'Université catholique (voir surtout, juillet 1895, p. 430-454; août 1895, p. 506-532). M. Duchesne y répliqua en rendant compte de la brochure

M. PAILLON 3â5

dans le Bulletin critique du 5 mars 1896. Une seconde édition de celle-ci, considérablement augmentée, a paru en 1898; Paris, Picard, in-8% pp. xxvn-422. — Réponse à V écrit de M, Ducheane intitulé : « La légende de sainte Marie-Madeleine »; par Tabbé Béguin, aumônier de THospice de Brignoles; dans L'Univers des 28 octobre, 4 et 11 novembre 1895, 12 et 20 janvier, 10 et 21 février 1896.

lO. — Mémoires particuliers pour servir à V histoire de l'église de l'Amérique du Nord; tomes I et II; Paris, V' Poussielgue-Rusand, sans date (1833), pp. lxxvi-406, xi-519. Outre V Avertissement et Y Introduction générale à tout Touvrage, ces deux volumes contiennent la Vie de la sœur Dourgeoys. — Bibliographie catholique, octobre 1834, t. XIV, p. 183-188^ article de M. J. Chantrel. "^

Mémoires particuliers... tome III (formant deux volumes) : Vie de Mademoiselle Mance, et Histoire de V Hôtel-Dieu de Villemarie en Canada; Paris, ¥• Poussielgue-Rusand, et Périsse frères, 1834, 2 in-8% pp. lxxxiv-271, vi-333. — Bibliographie catholique, décembre 1833, t. XV, p. 286-288, article de M. J. Chantrel.

Mémoires particuliers... tome IV : Vie de il/"« d'Youville, fondatrice des Sœurs de la Charité de Villemarie dans Tlle de Montréal en Canada; Villemarie, chez les Sœurs de la Charité, Hôpital général, 1832, in-8% pp. xxix-491. Quoique le quatrième — en réalité le cinquième et dernier de Touvrage, ce volume est pourtant celui qui a paru le premier. — Le Correspondant du 23 avril 1834, t. XXXIV, p. 63-83, article de M. C. de Laroche-Héron, intitulé : La Ville de Marie (Villemarie) en Canada : Histoire des Institutions religieuses et des Œuvres de charité de celte ville, d'après Tabbo Faillon.

La Vie de Mademoiselle Mance a servi de guide et de matériaux à Touvrage suivant : « Vie de Mademoiselle Mance, et commencements de la colonie de Montréal, par Adrien Leblond »; Montréal, Cadieux et Derome, 1883, in-8°, pp. 240. Bibliographie catholique, août 1884, t. LXX, p. 171, article signé, Ch, Denieul.

326 BIBLIOTHÈQUE SULPIGIENME

Vie de M. Faillon, p. 190-194.

1 i . — L'Héroïne chrétienne du Canada, ou Vie de Mademoiselle Le Ber; Viliemarie, chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, 1860, in-8% pp. 404. — Vie de M. Faillon, p. 236-240.

iS. — Histoire de la Colonie française en Canada ;\il' lemarie. Bibliothèque paroissiale, 1865, 1866, 3 vol. in4*, pp. xvi-xxiii-551, xxiv-568, xxiii-548. Cet ouvrage parut d'abord dans L'Écho du Cabinet de lecture paroissial, revue mensuelle publiée à Montréal, à partir de 1859; mais les volumes in-4'' ont été imprimés à Paris par les presses de Poupart-Davyl. La Carte et les plans manquent à beaucoup d'exemplaires. Cette histoire ne s'étend pas au delà de Tannée 1675 : mais M. Faillon avait réuni des matériaux pour pousser son récit jusqu'au moment de la conquôte de l'Ile par les Anglais, en 1760. — Vie de M. Faillon, p. 224-226, 293- 296. — La Revue Canadienne, t. II, p. 627-631. — Bibliographie catholique, novembre 1865, t. XXXIV, p. 404411; septembre 1866, t. XXXVI, p. 214-218, articles de M. Georges Gandy.

V Histoire de la Colonie française au Canada a été récemment très critiquée dans Les Jésuites de la Nouvelle- France au -X" V//' siècle, d'après des documents inédits, par le P. de Rochemonleix, de la Compagnie de Jésus; Paris, Letouzey et Ané, 1895, 3 vol. in-8*. Selon l'auteur de cet ouvrage, M. Faillon est un « historien habitué aux assertions gratuites » (t. II, p. 194), et chez qui « les inexactitudes de détail ne sont pas rares » (t. II, p. 196); c'est un historien se permettant des « insinuations injustes » (t. II, p. 195), et d'ailleurs « empêché d'ôtre véridique » par « des motifs que le respect oblige de taire, mais que le lecteur devinera facilement » (t. Il, p. 191). Nous ne discuterons pas ces accusations, pas plus que nous n'avons discuté celles dont M. de Qucylus est l'objet de la part du même écrivain, bien que nous ayons un mémoire amplement justificatif de sa conduite. Nous n'examinerons pas non plus si les sulpicicns du Canada ont témoigné leur reconnaissance pour une hospitalité reçue

des PP. Jésuites en se livrant, dans le récit d*un de leurs voyages, au « plaisir de se louer eux-mêmes en prêtant aux auti'es des actes d'un ridicule achevé et de pure invention » (t. I, p. 440, et pour la seconde fois, t. II, p. 362). Encore moins rechercherons-nous quelle est la valeur historique d'un « Mémoire sulpicien inédit » sur lequel, ou plutôt contre lequel le P. de Rochemonteix revient à deux reprises différentes (t. II, p. 402, et t. 111, p. 389, 390); ni si dans les « Remarques » également « manuscrites » de M. Faillon « sur la bulle de M^^ de Laval », il y a des choses « du plus haut comique et qui dispensent de toute réflexion » (t. Il, p. 193) : Remarques et Mémoire que le critique avoue avoir découverts parmi les papiers de M. Faillon, lesquels lui ont été communiqués « avec toute la charité possible », s'il nous est permis de nous servir des expressions que le Révérend Père emploie et souligne en parlant (t. II, p. 362) de Thospitalité exercée envers les nôtres par ses confrères du Canada; manuscrits, par conséquent, dont il doit la connaissance uniquement à la libéralité peu commune avec laquelle Saint- Sulpice ouvre aux étrangers ses archives et sa bibliothèque. C'est là, il est vrai, une manière spéciale de se montrer délicat et reconnaissant envers ceux qui vous obligent; mais c'est un acte qui, évidemment, était nécessaire. Quoi de plus pernicieux, en effet, qu'une erreur — nous passons le mot, afin d'être libéral — qu'une erreur manuscrite et inédite, enfouie dans un tas de notes où personne ne fût allé la chercher; et ne fallait-il pas détromper le public sur certaines assertions que le public eût à jamais ignorées, si on ne l'avait pas détrompé ? Non, nous ne ferons rien de tout cela : nous dirons un mot seulement.

Que M. Faillon se soit quelquefois trompé, il n'y aurait là rien de bien étonnant : quel est Thistorien, quel est l'auteur de plusieurs volumes considérables qui n'a jamais failli? Qu'il ait même eu ses préjugés, c'est encore possible : quel est l'homme — à l'exception du P. de Rochemonteix — qui en est totalement exempt; et qui, surtout s'il appartient à un corps, ne soit naturellement porté à croire les dires de ses

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confrères plutôt que les témoignages des étrangers? Ce que, néanmoins, nous pouvons affirmer avec certitude, c*est que, par un sentiment de délicatesse dont il y aurait peut-être quelque justice à lui tenir quelque compte, M. Paillon s*esl plusieurs fois abstenu de révéler certains faits, de produire certains documents dont la publication eût été désagréable à une illustre Société. Ces documents, il les avait découverts dans des dépôts publics que nous pourrions nommer, et où le P. de Rochemonteix a dû certainement les rencontrer à son tour, M. Paillon laissant ou restituant fidèlement aux archives ce quHl y trouvait ou ce qu'il leur empruntait, même quand les pièces étaient de nature à lui déplaire; et n'étant pas de ceux qui, par exemple, useraient de la confiance qu ils ont sollicitée pour faire disparaître le «/bt^ma/ tnéc^tï du cardinal de Demis, ainsi qu'une copie de ses Mémoires, dans un lieu et dans un temps où Ton pouvait croire que par là, on rendait la publication de ceux-ci à jamais impossible. Publier aujou^ d'hui ces documents serait chose facile et faire, nous dit-on, acte de légitime défense : ce serait du moins faire des torts, s'il y en a eu de part et d'autre, une répartition plus exacte. Mais que le P. do Rochemonteix se rassure : quelque légitimes qu'elles puissent être, les représailles ne sont pas dans nos usages. A quoi, d'ailleurs, cela servirait-il? Ne savonsnous pas que, pour certains critiques, c'est un axiome, que toute assertion qui contredit certaines traditions reçues, doit être, avant tout examen et quelles que soient les autorités sur lesquelles elle s'appuie, rejetée comme contraire à la vérité historique, et comme inspirée par la plus haineuse passion ?

On ne saurait toutefois — nous l'espérons du moins — nous blâmer de faire connaître les dispositions et les actes du Supérieur de Saint-Sulpice, et les sentiments qu'il inspirait aux membres de la Compagnie dans ces circonstances délicates.

En 1693, M. Tronson écrivait à M. de Belmont, supérieur du séminaire de Montréal : — « Il faut faire ce que vous pourrez pour empocher que la concurrence des missions ne cause de la jalousie. Travaillez au moins de votre part à n'en

point donner de sujet, vous mêlant seulement de la vôtre sans trouver à redire à ce que font les autres, et sans jamais blâmer leur conduite, leurs règles, leurs maximes, ni les choses quils font. Chacun a ses vues; tous croient bien faire; si quelqu'un se trompe, ce n*est pas à nous à en juger : Unusquiaque onua auum portabit. — Vous avez raison de dire qu'il faut une vertu héroïque pour bien vivre avec des gens à qui on fait toujours des grâces et qui n'en font jamais; qui prennent pour devoir la déférence et le service qu'on leur rend; qui humilient dans les occasions leurs rivaux et prennent toujours le dessus; qui sont hardis, entreprenants, et tirent avantage de la patience et de la discrétion dont on use à leur égard; qui, par les louanges qu'ils se donnent mutuellement les uns aux autres, par leurs visites et par d'autres voies, se rendent maîtres, etc. Mais de qui peut-on attendre cette vertu héroïque, sinon de ceux qui, ayant quitté leur pays, abandonné leurs proches, passé les mers pour se consacrer eux-mêmes avec tous leurs biens au service de Notre- Seigneur, font profession particulière de suivre ses maximes et d'être ses disciples? Ce serait y renoncer, que de s'en dispenser sous prétexte que cela est difficile à la nature; que l'amour-propre en souffre, et qu'il se faut faire trop de violence. Consultez, non pas vos préventions ou ce que les autres disent, mais les règles de l'Évangile et ce que Notre-Seigneur enseigna à ses disciples; et vous verrez mieux dans cela, que dans tous les conseils que je pourrais vous donner, ce que vous avez à faire dans l'état pénible et humiliant où vous vous trouvez. Les démarches généreuses et édifiantes que vous avez faites jusqu'à présent vous doivent encourager pour ne pas demeurer au milieu de la course : adhûc grandis iibi restât via; et vous avez besoin, dans la voie difficile où Dieu vous conduit, de courage et de force, ut possis pervenire ad montem Dei Horeb » {Correspondance de M, Tronson, t. XIV, f. 116).

De son côté, M. Tronson donnait l'exemple de la magnanimité. Quelques mois après la lettre que nous venons de citer, le 15 mars 1696, il écrivait au P. Vaillant, supérieur

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des jésuiles de Villemarie : — « Mon Révérend Père; J*ai reçu la lettre que vous m'avez fait la grâce de m'écrire, du 30 octobre dernier. Elle est si obligeante et si honnête, que je ne puis différer à vous en témoigner ma reconnaissance. Ce que j*ai fait, et de vive voix et par écrit, auprès de M^ révoque de Québec, est un effet de mon attachement à votre Compagnie, et de Testime particulière que j*ai toujours eue do ce qui s*y fait. La Congrégation que vous avez établie à Villemarie, et dont il avait suspendu Texercice, m'a donné une belle occasion de faire paraître sur cela les sentiments de mon cœur, et je Tai embrassée avec d*autant plus de joie que j*ai cru contribuer par là à faire honorer la Très Sainte- Vierge, qui acquerra tous les jours sous votre direction de nouveaux serviteurs. J'espère que vous trouverez M. Dollier et nos Messieurs dans les mêmes sentiments à votre égard, et qu'ils vous donneront lieu par leur conduite d'avoir pour eux . les mêmes bontés que les HR. PP. Dablon et Rruyas leur ont toujours témoignées; et qui, par le passé, ont entretenu entre eux une si grande union. C'est la grâce que je vous demande instamment, avec celle de me croire, mon Très Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur. L. Tronson».

Au reste, même en Canada, l'ouvrage du P. de Rochemonteix est jugé avec sévérité par les érudits, et en des termes que nous osons à peine rapporter : nous en citons seulement une partie. « Le P. de Rochemonteix, jésuite, réclame pour les Jésuites l'honneur d'avoir été les premiers évangélizatcurs do cette partie de l'Amérique (l'Acadie); cela se conçoit, mais il le fait avec une âpreté si choquante — et c'est le ton général de son ouvrage — qu'il donne à ses lecteurs l'envie de contester ce mérite. Quand on lit ses prédécesseurs on histoire, le P. de Gharlevoix, le P. Martin, on se sent en si aimable compagnie, avec des esprits si bienveillants, qu'on est tout disposé à adopter leurs opinions. C'est tout le contraire avec le P. de Rochemonteix. Il faut prendre sur soi pour ne pas devenir jésuitophobe. C'est le cas de répéter le proverbe : Gardez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis. Les Jésuites ne pouvaient redouter

un plus malhabile avocat, plus funeste qu*un ennemi. — II est étonnant que le P. de Rochemonteix, dans ses trois volumes : Les Jésuites et la Nouvelle-France au X VII* siècle, n*ait pas réfuté les accusations de M. Parkman. Il ne semble avoir vu que les éloges que cet écrivain a faits des Jésuites, et se contente de les citer. M. Parkman était cependant le plus redoutable adversaire qu'il eût à combattre. Ses savants ouvrages font autorité et sont populaires dans toute TAmérique-Nord et en Angleterre... Au lieu de rétablir la vérité historique sur les points où elle est le plus contestée, et là où elle est discutée chaque jour, comme parmi les milliers de lecteurs de M. Parkman, le P. de Rochemonteix a perdu son temps à relever une multitude d'imperfections ou d'erreurs de détail dans des ouvrages français ou canadiens, dont la plupart sont à peine lus, et dont les lecteurs anglais ne connaissent pas même les titres, ni les noms d'auteurs. Je ne veux rien dire des violences de langage qui déparent l'ouvrage du P. de Rochemonteix, d'ailleurs riche de renseignements nouveaux. On a dit, non sans, raison, qu'il est écrit en style de pédagogue, et qui plus est, de pédagogue malingre qui a toujours la férule à la main, frappant à droite et à gauche pour les moindres vétilles... » (^Les Sulpiciens et les Prêtres des Missions-Étrangères en Acadie, par l'abbé H.-R. Casgrain, Docteur es lettres. Professeur d'histoire à l'Université Laval de Québec, lauréat de l'Académie française ; Québec, 1897, in-8% p. 40, 144, 145). — Plus loin, le même auteur écrit encore : « Après tout ce que nous avons dit sur la mission de Pentagoët ou Panaouské, où l'on a vu M«''de Laval envoyer l'abbé Thury pour en faire la fondation dès l'année 1687, on est étonné de lire dans le P. de Rochemonteix, vol. III, p. 437, que ce fut « le P. Vincent Bigot qui fonda en 1694 la mission de Pentagoët ». Pour me servir d'une expression du P. de Rochemonteix lui-même, c'est là de la pure fantaisie. Quand on le prend de si haut que le fait ce bon père, il n'est pas permis de donner de si hautes marques d'ignorance, pour ne pas dire plus » (Les mots soulignés le sont par l'auteur cité, p. 243).

Le troisième volume de YHistoire de la Colonie française, qui traite en grande partie de l*ancien régime de la colonie, a vraisemblablement donné Tidée de l'ouvrage paru à Boston en 1874, et intitulé. L'ancien régime au Canada. L*auteur, M. Francis Parkman, reproduit la plus grande partie des documents mis au jour par M. Faillon.

13. — Vie intérieure de la Très Sainte- Vierge, ouvrage recueilli des écrits de M. Olier, fondateur de la Congrégation des Prêtres de Saint-Sulpice; Rome, de rimprimeric de Salviucci, 1866, 2 vol. gr. in-8% pp. xxvi-436, xxii-S31. L*ouvrage est revêtu de Vimprimatur du Maître du Sacré Palais, et en outre des approbations du R. P. Pierre Semenenko, de Monseigneur Baillés, ancien évoque de Luçon, et de Son Éminence le cardinal Villccourt, ancien évoque de La Rochelle, tous trois membres de la S. Congrégation de Tlndex. — Pour répondre à quelques objections faites contre cet ouvrage par les censeurs romains, M. Faillon fit imprimer — à Rome, où il était alors — mais ne publia pas un Appendix, De quibusdam difficultatibus minoris momenti à RR. censoribus Olerio objectis; in-4" do 58 pages, signé : Stephanua Mich, Faillon, presbyter Congreg, S, Sulpitii, Operis editor. — Franzelin, Tractatus deVerbo incamato; Romas, 1869, in-8*, pp. 381, 382; 423, 424. — Vie de M, Faillon, p. 303-314. Peut-être, quelque jour, pourra-t-on faire des épreuves qu'a traversées ce livre une histoire plus complète. — La deuxième édition, considérablement diminuée, a été donnée par M. IcARD. — L'évêque d*Aquapendente, M»** Pellei, a puise dans Tœuvre de M. Faillon le fond d'un ouvrage qui a été traduit en français sous ce titre : La Très Sainte- Vierge, fondatrice en Jésus-Christ de la sainte Eglise,

14. — Vie de M^^^Momper, Directrice de la Petite-Œuvre de Saint-Sulpice; pour servir d'Appendice et de justification k la partie pratique de la Vie intérieure de la Très Sainte- Vierge, par M, Olier; Colmar, imprimerie de Ch. M. Hoffmann, 1870, 3 vol. in.32, pp. viii.403, 426, 286. N'a pas été mis dans le commerce.

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