‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 96 sur 298 · M. DE COURSON · texte numérisé non relu

M. DE COURSON

Louis de Courson vint au monde à Nantes, le 28 octobr^^ 1799. Ses parents le placèrenl au petit séminaire de sa vill^^ natale en 1810. Après avoir achevé sa rhétorique, il entra ait^ séminaire d'issv le 29 décembre 1817, et il v fit ses cours dfr philosophie et de théologie. Entré à la Solitude au mois d'octobre 1821, il reçut la prêtrise le 21 décembre suivant. Sa vocation à Saint-Sulpice ayant rencontré de la part de son père une opposition très vive, M. de Courson dut se résigner k exercer les fonctions de vicaire général dans son propre diocèse. 11 obtint entîn de quitter cette place pour devenir, en 1821, simple directeur au grand séminaire de Nantes. .Au bout de deux ans, en raniiée 1826, il fut nommé supérieur de la maison de Philosophie qu'on venait d'établir non loin du grand séminaire. En même temps, il conservait la direction des établissements ecclésiastiques du diocèse, dont il prenait un très grand soin. 11 succomba enfin à tant de fatigues, et au carême de {8ii, une maladie très grave le conduisit au:^

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portes du tombeau. Contraint de renoncer pour un temps considérable à ses chères occupations, il profita de ce loisir forcé pour faire le pèlerinage de Rome. A son retour en France, il fut mis à la tête du séminaire d*Issy, et après le décès de M. Garnier, TAssemblée des Assistants l*élut pour lui succéder, le 9 juin 1845. Malheureusement, la Compagnie ne jouit pas longtemps d*un si excellent supérieur. 11 mourut d'une maladie de cœur, le 10 avril 1850, vers neuf heures et demie du matin. L'inscription suivante, gravée sur sa tombe, à Issy, et reproduite au bas de son portrait, est un* éloge très juste, et presque faible, de ce bien-aimé supérieur :

« LuDovicus DE CouRsoN, SeminaHi S^^ Sulpitii superior duodecimus; Vir in aestimandis ingeniis sagax, in flectendis animis suavis ac fortis, in tractandis negotiis solers, quorum regimen flens et invitus susceperat sollicita caritate pater, per omnia omnibus placere studens, pro Clero informando impensâ cura, impensâ substantiâ, superimpensus ipse, omnium votis et amori ereptus, obiit die 10^ Aprilis, anno R. S. MDCCCL. iEtatis suas LI ».

Cfr. Vie de M, de Courson, XII» supérieur du séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice, par un prêtre de Saint- Sulpice (M. Gamon); Paris, Poussielgue, 1879, in-12, pp. xvi- 630, — Notice 8ur la vie et la mort de M. Louis de Courson, Supérieur général de Saint-Sulpice (signée, Aurélien de Courson); Paris, imprimerie de Bailly, Divry et C'% 1850, in-8*. Elle avait paru d*abord en articles dans L'Ami de la Religion, numéros des 6, 7, 10 mai 1850, t. CXLVII, p. 514- 625, 584-589. — Notice biographique sur la vie et la mort de M. l'abbé de Courson, par un de ses anciens élèves (l'abbé Cahour, aumônier du Lycée de Nantes) ; Nantes, imprimerie de Guéraud, 1850, i^-8^ Tirage à part d'articles donnés auparavant à L'Alliance, journal de Nantes.

1. — M»' de Guérines, évêque de Nantes, ayant résolu de publier une nouvelle édition des Statuts de son diocèse, dans laquelle seraient faites les modifications et additions exigées par le nouvel état de l'Église en France, il « se fit aider, dans un travail si long et qui demandait tant de recherches, par

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tous les membres de son Conseil ; mais, ainsi qu*il arrive en pareille circonstance, le poids de la rédaction tomba sur un seul. M. de Gourson, quoique chargé de tant d*autres affaires, accepta encore celle-là et s*en acquitta à la satisfaction de tout le monde. Son projet, comme le prouve son manuscrit autographe retrouvé dans ses papiers, n*eut besoin que de très légères modifications pour obtenir la complète approbation de M^ de Guérines, de son Goadjuteur et des notables du clergé auxquels il fut communiqué avant d*étre livré à rimpression » ( Vie de M, de Courson, p. 251, 252). — Le volume parut sous ce titre : Statuts et Règlements du diocèse de Nantes, publiés par M«' de Guérines, Êvéque de Nantes, le 29 août 1837; Nantes, Gamille Meliinet, 1837, in-12. — Nouvelle édition, publiée par M»' Jean-François de Hercé, évéque de Nantes; Nantes, M"- V G. Meliinet, 1845, in-12.

8. — Ghargé par son évéque de préparer sur la liberté d'enseignement un mémoire que le prélat voulait adresser au Ministre de Tinstruction publique, M. Vrignaud, vicaire général de Nantes^ « pria M. de Gourson de Taider dans ce travail, et il en reçut une réponse où la question est traitée avec une solidité et une lucidité remarquables » ( Vie, p. 284-286). L'auteur de la Vie en cite la meilleure partie (loc. cit,). — M. de Gourson « ne fut pas » non plus « étranger » à une lettre que M. de Hercé adressa, sur le même sujet, au Ministre, le 28 mars 1841 ( Vie, p. 287).

A. — Quand il était vicaire général de Nantes, M. de Gourson rédigea un règlement pour la Communauté des Missionnaires de rimmaculée-Gonception établie dans cette ville en 1820. 11 remit son travail à Tévéque de Nantes, le 6 juillet 1827(yt(?, p. 272, 273).

B. — M. de Gourson, devenu supérieur de Saint-Sulpice, eut à faire les circulaires nécrologiques de quelques confrères, savoir, MM. : Bony, — Garoff, — Ghaillou, — Glouet, — Des Carets, — Fay, — Flaget, — Gaillard, — Gardetle, — Gothofrey, — Gougis, — Hugon, — Martin (J. A. F.), — Merle, — Morel, — Morgan, — Jean Richard, — Pierre Richard, — Rocher, — Rony.

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