‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-SulpiceChapitre 11 sur 134 · Î8 BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE · texte numérisé non relu

Î8 BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE

dence divine a permis qu'on m'ait employé » {Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la Bibliothèque de Carpe ntras, par C.-G.-A. Lambert, bibliothécaire; Carpentras, 1862, t. I, p. 273, 274, n. 449). D'après M. Faillon, on croit que le prélat auquel M. Du Ferrier fait allusion était l'évêque d'Agde. Voir sur ces Mémoires le même M. Faillon, qui les a largement et habilement exploités pour sa Vie de M. Olier.

B. — Observatio?is sur le livre qui a pour titre : Institution du droit ecclésiastique de France, composé par M. Bonet {sic), docteur en Droit canon à Langres, et reveu... par Mr de Massac, ancien avocat au Parlement de Paris, 1677 {sic); fol. 1-224. Manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève; voir le Catalogue cité, t. II, p. 127, n. 1665 (E. f. in-4° 8). Il est étonnant que l'auteur de ce catalogue ainsi que M. Faillon dans toutes ses éditions de la Vie de M. Olier aient imprimé Bonet, et ne se soient pas douté que c'était une faute du copiste, qui aurait dû écrire Bonel. L'ouvrage dont il est ici parlé, et qui fut, en effet, « achevé d'imprimer pour la première fois le 22 janvier 1677 », avait pour titre : « Institution au Droit ecclésiastique de France, divisée en trois parties : la première, de l'état des personnes ecclésiastiques; la seconde, des choses ecclésiastiques, spirituelles et temporelles; la troisième, de la Juridiction ecclésiastique; composée par feu M" Charles Bonel, Docteur en Droit canon à Langres, et reveue avec soin par M. de Massac, ancien Avocat au Parlement; Paris, Gervais Clouzier, 1677, in-12, pp. 462. Or, ce prétendu « docteur en Droit canon de Langres », dont on n'a jamais entendu parler dans celte ville, n'est autre que le célèbre abbé Claude Fleury, prieur d'Argenteuil et auteur de l'Histoire ecclésiastique. V. V Avertisst-mcut de lioueher d'Argis en tète de Y Institution au droit ecclésiastique, édition <le I7(>2: Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes; 2' édition, n. 8657. — Les Observations Bur cet ouvrage, attribuées par M. Faillon a M, Jean Du Ferrier, compagnon de M. olier, sont du célèbre jurisconsulte Arnaud Du terrier, suivant l'auteur du

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Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (loc. cit.). 11 y a là évidemment une distraction. Les observations sur un ouvrage paru en 1677 sont, évidemment, de cette année-là ou d'une année postérieure. Or, Arnaud Du Ferrier était mort en 1585, près d'un siècle auparavant. D'ailleurs, le manuscrit n° 1665 de la Bibliothèque Sainte- Geneviève porte, « par M. Du Ferrier », et non par M. Arnaud Du Ferrier.

C. — Questions sur la Juridiction de l'Eglise; fol. 225- 404 du manuscrit précédent. Comme celui-ci et le suivant, avec lesquels il fait corps, ce manuscrit est aussi attribué à Arnaud Du Ferrier par l'auteur du Catalogue. M. Faillon raconte en ces termes l'histoire de cet ouvrage, d'après la Préface ou Avertissement qui le précède, et la lettre sur M. Du Ferrier, datée du 14 mars 1687, placée à la suite de ses Mémoires : « M. Du Ferrier, indigné de' la publication du livre de Févret sur l'Appel comme d'abus, détermina M. de Hauleserre, Professeur de droit à Toulouse, à écrire sur ce sujet, conformément à l'invitation qu'en avait faite le clergé de France en 1660. L'ouvrage de ce dernier fut néanmoins supprimé, parce qu'il parut donner trop à Rome, comme Févret avait donné trop à l'État. M. du Bosquet, évêque de Montpellier, entreprit de son côté de réfuter les Libertés de l'Eglise Gallicane des frères Dupuy, mais son travail ne fut pas publié. Alors, M. Du Ferrier prit lui-même la plume et composa ses Questions sur la juridiction ecclésiastique. Elles furent examinées au château de Mercuès par M. de Sevin, évêque de Cahors, conjointement avec trois autres évêques qui résolurent de les faire imprimer, et en remirent le manuscrit à une personne de confiance. Mais celle-ci ne jugeant pas les moments favorables, en différa plusieurs années l'impression. Sur ces entrefaites, l'évêque de Pamiers vint à mourir : M. Du Ferrier avait été son conseiller dans l'affaire de la Bégaie; on trouva des lettres de lui à cet évêque, où il l'exhortait à ne point se soumettre aux déclarations du Roi, et ce fut le motif de son exil à Tonnerre, où il demeura quatre ans. Comme on n'ignorait pas les tentatives qu'il avait

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faites pour empêcher que les nouvelles maximes de Dupuy et de Févret ne prévalussent en France, el qu'on craignait qu'il n'écrivit sur ces matières dans les loisirs de son exil, on le transféra à la Bastille et l'on mit le scellé sur tous ses papiers, qui furent envoyés à Paris. La personne chargée de l'impression de l'ouvrage de M. Du Ferrier en avait alors fait imprimer les premières feuilles. Mais, craignant pour sa propre liberté, elle les supprima et rendit le manuscrit à un proche parent de l'auteur. Tant que M. Du Ferrier vécut, on s'abstint de le publier, de peur d'aggraver ses liens. Cette considération fut cause qu'après sa mort, on en usa de même en faveur de M. de Cambiac, son frère, enfermé aussi dans ce lieu de détention; et enfin, avec le temps, on ne parla plus de cet ouvrage, qui est demeuré manuscrit. On en conserve une copie à la Bibliothèque de Sainte-Geneviève, à Paris; et on y lit que l'ouvrage a subi tant de corrections et de ratures, qu'il est assez difficile d'y reconnaître les véritables sentiments de l'auteur » (Vie de M. Olier, 4e édition, t. III, p. 23o, 236).

D. — De la Juridiction de l'Eglise; fol. 405-013 du manuscrit, ou recueil précédent. L'ouvrage est divisé en quatre parties.

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