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port areo tiiomme qu'H hii fiUait , et qui lui a élé en gramW bénédiction ^
«Comme nous sommes bien placées^ ensuite, pour dëcouTvii^ les artifices^ les pièges qu'on veut nous tendre! Il pourrait être boite à un homme rusé de tromper une seule peraonne; mais comme la même bmille est^ chez nous, visitée tour à tour par trois ou quatre membres, ce qui éehappe è Tune, Fautre a grande chance de l*aperceToir , et dam des coinmunicattoM mutuelles, la fourbe est bientôt mise au jour. Ces relations très* nombreuses, dont nous venons de parler, nous ont mainte tgk apporté des renseignements inattendu». D'ailleurs, on Je ooa^ çoit» les éclaircissements que peuTcnt fournir les autorités, la pofice, les pasteurs, nous sont bien plus facilement donnée qu'ils ne pourraient Pétre h des personnes isolées. Un bit en^ fin' qui prouve plus que tout le reste, c'est que les mauvais |^«* Très ont noire association dans une sainte horreur. L'hilérét seul, avons^nous dit', et l'espoir de tromper peuvent faire èe^ venir un homme hypocrite; nous en avons ainsi arrêté plus d'un sur cette pente dangereuse.
€ Bien des gens ont reconnu franchement avec nous qu'ib donnaient sans discernement, qu'ils causaient peut-être
* Tantôt enfio ce sont deux malheoreux, isolés, aUeints d*infirmitéa direrseSy et dont, en les rëiinissaoly nous rendons l'existence supportable. C'est ainsi que nous ayons pu réaliser en quelque sorte fapolo- ^e de TAveiigle et du Paralytique. Le rieux Georges n'avait pas quitté depuis des aiiaées sa maïivaîse okambrey parce qu'il ae pouvait faire dl|t pas tans appui, et que sa femme était beaucoup trop petite et trop faible pour remplir cet office. Et pourtant il avait un si grand désir de respirer le bon air, de revoir encore une fois les champs èl la verdiM'e ! Lorsqu^M nous le recomoMUida» nOus avions un tapissier, jeune eneare, et devenu^ par une cataracte presque complète, incapable de continuer sa profession. Le tapissier fut chargé d'accompagner Georges, une fois la semaine, hors de la ville. Péul-élre un lecteur trouvera-t-il ici que l'argent qui nous est confié devrait être employé uniquement pour le néce&saire et non pour de simples jouissances. Mais s'il fait cette réflexion, nous sommes sûres que rependant son coeur nous a déjà excusées, et que même à notre place il aurait agi comme nous.
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«DM du mat» OMii qu'il leur était impoMible de faire ewiHûémet les redierobet. nécetsairet. Notre conir nous poua$ait h leur dht de nous eoToyer tous leurs pauyres, mais pos moyens •e nous le permettaient pas. Après y avoir mûrement réfiéohi, Toioi la proposition que nous avons taite i nos eompatrioies, el qui^ aeoepfëe par un grand nombre» a eu les plus heureui résultats.— - « Vous» homme riohe» vous reeevei une demande pressante et qui vous paraît mériter intérêt» ou vous seeoinvi depuis longtemps une famille sans être très-sûr qu'elle en soit digne. Eh bien» envoyez«nous le nom et l'adresse de œs per«sonnes » en y joignant la somme de dix thalers ^ Si nous trouvons oes gens indignes de vos bienfaits» soit par leur immora^ lité» soit par d'autres oauses» nous vous en adresserons le rapport en vous renvoyant la somme» dont nous retiendrons cependant cinq marcs pour la caisse de la société '• Si» au contraire» nos informations sont favorables» nous recevrons ces malheureux au nombre de nos pauvres» nous les traiterons comme tels » et nous ne vous ferons aucune autre demande pour eux durant une année. Ce temps écoulé» nous vous adres* serons une note de Tamploi de vos dix thalers» ainsi qu'une relation circonstanciée des visites qui auront été faites. Vous fcrex ensuite de bons juges » si vous voulex continuer sur ce pied pendant une autre année, a
« A peu près h la même époque où nous introdubions ces changements dans nos statuts» nous reçûmes de la part d'une dame riche et bienfaisante une proposition semblable» et qui nous réjouit fort en nous confirmant dans notre idée. Cette dame nous offirait une souscription annuelle très-forte» sous la condition que toutes les lettres dont elle était assaillie pour de*
* n est clair que la quotité de la somme peut ici dépendre de circonstance8> d'usages particuliers à une ville, et que ce n*e8t pas à cela qu'il faut s'arrêter, mais bien à l'idée.
■ Il estimporUnt de garder copie de ces rapports, vu que l'on a eou* Tcnt affaire aux mêmes paurres.
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mande de tecoars , nous seraient enroyëet ; que nous lui roa« drioos compte de nos recherches au sujet de chacune d'ellesi et qu'ensuite nous admellrionsi parmi nos. pauvres, quatre de ces familles i notre choix. Ces lettres sont un Traiâëau, beau* coup plus coûteux que la mendicité des rues, et> pour io plu* part, aussi peu dignes d*un yéritable intérêt. Il serait A dési* rer que l'exemple de cette dame f6t suiyi , ei bien souTCnt les mêmes lettres nous reyiendraieni . Ceux, en effet, qui emploient ce moyen lucratif, ne se contentent guère, quoi qu^ils en puissent protester, d'écrire à une seule personne : leurs lettres sont ime sorte de circulaire adressée à tous ceux qu'ils croient dia« ritables et sans relations entre eux * .
« Puisque nous en sommes è nos rapports avec le public bienfaisant, nous ajouterons ici un mot sur notre manière de collecter. On nous a beaucoup blâmées, nous femmes, de nous mettre ainsi en avant, de faire un appel public qui naturelle* ment entraîne un compte rendu, public aussi. Mais nousTOyona de grands inconvénients à s'adresser uniquement Îé ses amis et connaissances. Plusieurs, en effet, n'osent refuser, et domient sans joie, plus en considération de la personne que de l'œuvre qui n'a peut*étre point leur cœur. Une adresse au public, en revanche, amène des dons libres, volontaires de la part de ceux quij'approuvent.
a Prenons garde seulement ici de ne pas donner k notre so« eiélé une importance trop exclusive. C'est notre aflhire; ce mot seul indique recueil. Il est bien vaste le ebamp de la charité , et nous n'en cultivons qu'un tout petit coin. Si d'autres emploient leurs forces dans une autre partie, et à cause de cela
* Qaelqn'nn pensera peut-être» en lisant ceci» que chez nous les pastenrs sont toujours prêts à fournir les renseignements qu*on leur demande sur les pauvres» et que cef ui qui n*ose se réclamer d*aucun d'eux se rend par la bien suspect. C'est vrai, mais serions-nous les seuls à regretter le temps considérable que leur prend toute cette petite correspondance d*aumdnes I
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nous rerusent leurs secours , n'allons pas nous plaindre avec étroitesse de cœur; rëjouissons-nous plutôt de ce qu'ils ont entrepris ce que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes. Ah ! si nous étions vraiment animées d'humilité et de charité^ nous ne nous enflerions pas du peu que nous faisons; nous loue*' rions le Seigneur de la belle vocation à laquelle il nous a appe* lées , nous demanderions sans honte pour nos frères indigents, et nous recevrions sans amertume les refus*
« Les sommes obtenues par les collectes, oueelies plus considérables provenant de legs, nous les employons immédiate^ ment, ne songeant point à nous créer un capital^ et désirant, au contraire, vivre au jour le jour. Bien des gens trouveroni ce principe étrange, inexcusable peut-être, mais il nous semble être la conséquence naturelle d'une institution fondée sur la foi et la charité en Jésus-Christ. Nous éprouvons ainsi d'une manière plus visible, plus palpable, combien tout dans notre œuvre dépend delà bénédiction annuelle, quotidienne du Seigneur, et nous sommes ramenées davantage à la prière. Nous sentons aussi plus vivement peut-être combien il importe de conserver la confiance de nos concitoyens ; nous redoublons d'efforts pour en être dignes, et celte dépendance nous maintient dans une salutaire humilité. »
Une somme de 13 500 marcs banco, ayant été donnée aux amies des pauvres de Hambourg, M^^® Sieweking fut heu-* renée de pouvoir l'appliquer à l'accomplissement de son plan favori, à Pune de ces maisons à loyer bas dont elle nous a déjà lait plus haut ressortir les avantages. Le terrain ayant été cédé gratuitement par la ville, cette somme put suffire à la construction d'un bâtiment avec logements pour douze familles. Ce n'est point ici le lieu de décrire le plan de cette maison , ni de raconter tous les détails d'organisation intérieure, que nous sommes prêts, du reste, à communiquer à ceux de nos lecteurs qui
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y prendraient un intérêt particulier. Au 18 novembre 1840^ elle fut solennellement cansacrëe ; tous ceux qui devaient l'habiter étaient réunis dans la salle destinée au culte, et, après une prière et le chant d'un cantique, M'^^ Sieweking leur adressa un discours simple et touchant, dont nous tninscrirons ici quetqoes traits :
« Voyons un peu, mes amis, quel a été notre but en élevant celte maison oà nous venons d*avoir la douceur d'invoquer ensemble notre Dieu. D'abord, vous le pensea bien, nous désirons TOUS alléger cette pauvreté dont nous comprenons mieux le poids depuis que nous vous voyons de si près* Ah ! il est quelquefois bien lourd, n'est-ce pas? surtout quand la maladie vient s'y joindre ; mais , n'est-*ce pas aussi ? plusieurs ont éprouvé déj!^ qu'il a quelque chose de salutaire. Seyez*en tous certains, il est salutaire; car notre Père Céleste a sur jou$ des pensées de paix et non d* adversité.
tCet adoucissement, vous le trouverez d'abord dans le loyer qui n'est pas la moitié de ce que vous payiez jusqu'ici, et pour lequel néanmoins vous jouirez d'un logement plus commode que TOUS n'en pourriez avoir dans toute la ville à un prix dix fois supérieur. Mais n'oubliez pas que nous en exigerons le paiement avec une rigoureuse exactitude ; il vous sera demandé par petites portions, chaque lundi, et les locataire» en retard seront immédiatement renvoyés. Ensuite nous ferons des provi^ Isions de bois et de pommes de terre, que nous pourrons vous livrer en détail à beaucoup meilleur compte qu'au, marchés Puis , nous n'en doutons pas , vous découvrirez vous-mêmes chaque jour de nouveaux avantages qui vous feront aimer la maison ; pensez seulement quelle joie ce sera que de voir au printemps vos enfants s'ébattre dans le jardin, et quel bien leur fera ce bon air.
c Mais, mes amis, à qupi servirait que nous vous adoucissiens la misère temporelle, que nous parvinssions même h vous y soustraire tout à fait, si vous n'êtes pas riches en Dieu? Nous
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