‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 25 sur 93 · III. RÉSULTATS · texte numérisé non relu

III. RÉSULTATS

Après avoir rassemblé, par le concours de plus de 100000 collaborateurs, environ 18 millions et demi de termes nu* mériques, exprimant des faits agricoles et sociaux^ il restait à remplir une tâche beaucoup moins vaste, sans doute, mais, s'il

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•e peut^ phis difficile encore : celle de clâtser les résultats de tous ces ëlémenls dans l'ordre de la plus grande liaison des choses et des idées^ et de les exposer d'après une méthode sioH pie et naturelle^ qui permlc d'en saisir Tensemble et lès différentes parties^ de les étudier^ sans être obligé de les soumettre i des transformations , et d*y puiser rapidement et sans peine des objets de recherches nombreux et Taries. Si Ion ne peut se fliUer d'aToir satisfait l toutes les conditions de ce problème^ on peut assurer du moins qu'on n'a rien négligé pour introduire dans ce prodigieux amas de chiffres l'ordre et la clané.

Pour décnreagronomiquement la France, il s'offrait d'abord une dit ision de matières Irès-facile, qui consistait h enregistrer^ sous le titre de chacun des départements, tous les chiffres qui lui appartiennent, et à mettre toutes ces statistiques départementales à la suite les unes de» autres, dans l'ordre alphabéti* que; mais, parcelle distribution, on n'eût obtenu que des notions locales; la connaissance des faits généraux aurait échappé; et il aurait été d'autant plus difficile d'en trouver la trace, que l'ordre alphabétique aurait rompu toutes les affinités naturelles, en rapprochant les déparlements les plus éloignés, et en éloignant les phu rapprochés. L'ancienne division par provinces n'aurait pas été plus favorable ; et quand bien même elle n'eût pas été totalement hors de quiesiion, on l'aurait repoussée, car elle paHageait le territoire en parties trop nombreuses et trop inégales, qui ne permettaient d'établir entre elles aucune comparaison.

Dans la nécessité d'agrouper lés départements par régions pour conserver leurs rapports de climat, de sol, deposiiionsgéographiques et toutes les autres analogies existant entre des populations limitrophes, on a cherché une division large et trèssimple, d'une conception et d'un souvenir faciles, et tirant sa base de l'ordre naturel. Le méridien de Paris, qui sépare la France en deux parties presque égales, et le 47^ parallèle, qui le coupe précisément au centre du royaume, ont fourni le tracé

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