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el mis tout le pay« dessous la servitude, fui le premier des Romains qui connut que c'était une tie, en ayant fait le tour. » La partie la plus fertile ( l'Angleterre) fut réduite en province; l'autre, la plus stérile (rEcosse), fut laissée aux Barbares, « étant feile pour séparation d'icelle une forte muraille qui seryaît de perpétuelle défense contre les Barbares ; ce que la longueur du temps n'a su si bien cacber, qu'il ne se voie encore des ruines de cette muraille, ouvrage, à la vérité,, digne dea Romains seuls et non d'autres. »
Ici le duc rappelle la naissance de Constantin, et trouve ainsi l'occasion de dhe un mot de Torigine de la puissance papale. «La plupart des bisloriens s'accordent que Constantin-lc-Grand est né dans cette !le, lequel, de fort petit lieu qu'il était, parvint au souverain degré de l'empire; homme autant remarquable qu'il est possible ; premièrement pour ses vertiis, puis pour avoir été comme la crise en mal de Tempire romain, et en bien de cehii des papes, ce qui ne pouvait être l'un sans l'autre ; car étant sa personne de Rome et garnissant
les frontières occidentales de cbAteaux , i défaut d'hommes qu'il en était, pour se transporter à Constantinople avec ses forces, et étabinsant révoque de Rome en beaucoup de terres qu'il lui donna *, par ce moyen il Ata la crainte aux Barbares occidentaux qui, depuis sa mort, mirent l'empire ce que dessus dessous.
a En ce temps donc qu'il semblait que le ciel et la terre eussent conspiré la ruine de ce grand empire romain, les Pietés et Ecossais (car ainsi étaient appelés ceux qui demeuraient en la partie septentrionale de Tlle), encore qu'ils fussent séparés par cette forte muraille des Bretons, ne laissé- ' rem de les affliger par diverses courses qu'ils faisaient vcra eux ; surtout quand ib virent que sous Tbéodose les Gaules commençaient déjà, par la venue des Français (les Francs), à se ressentir de ces changements. Ils franchirent les bornes
^ On remarquera que Rolian admet la donation de Constantin.