‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 49 sur 93 · TOTAGE UU DUC DS BOHAS^ EN HOLLANDE · texte numérisé non relu

TOTAGE UU DUC DS BOHAS^ EN HOLLANDE

et abaltirent en plusieurs endroits cette muraille , sacca(]^ant et ruinant plus que jamais cette proTince, laquelle Toyant que ce serait peine perdue que de requérir secours des Romains, s'adressèrent aux Saxons et aux Anglais (Angles) qui, l'an 449, du temps de Vorligern leur roi, passèrent en Bretagne et eurent plusieurs heureux succès contre les Ptctes et Ecossais. Ici, la maxime de Machiavel ne se trouve mauvaise, qui tient qu'il n'y a rien si dangereux que le secours étranger; car, s'ils veulent, ils font le contraire de ce pourquoi vous les requérez, comme firent après les Saxons et Anglais, lesquels, après avoir trouvé et goûté ce pays meilleur que le leur, s'accordèrent avec les Picles et Ecossais , et firent venir de nouvelles troupes de leur pays, sous la conduite de Héngiste et Horse, et chassèrent Tan 464 les Bretons-, mettant tout à feu etâ'sang, ce qui épouvanta tellement ce pauvre peuple breton, qu'ils résolurent d'aller plutôt à la conquête d'un autre pays que de garder le leur contre ces inhumaineè créatures, et ils passèrent au pays d'Arroorique, auquel ils donnèrent le nom de Bretagne. » Rohan suit ainsi le cours des vieilles annales de l'Angleterre, jusqu'à la conquête de Guillaume dé N^orfnandie. c Depuis, quoique l'Angleterre ait eu de très-grandes et de trè^ cruelles guerres civiles, elle n'a point changé de successeur, et la reine qui, pour le jourd'hui, tient le royaume, est la vingtdeuxième qui ait régné depuis Guillaume dit le Conquérant. » Ces quelques pages d'histoire n'apprendront assurément rien à personne, mais on y sera frappé du talent de narration que déploie le jeune écrivain ; sa phrase est, pour l'époque, singulièrement nette et facile.

Le duc s'étant embarqué à Flessingue , comptait aborder à Margalc, à l'embouchure de la Tamise. « Mais, dit-il, n'ayant déclaré mon intention aux vents , Us ne me furent favorables pour ce dessein ; car, après qu'ils nouseurcnt tenus vagabonds sur la mer pendant quatre jours et cinq nuits par une tempête, nous fûnacs contraints de rompre notre dessein et d'aborder

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