‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 62 sur 93 · LM · texte numérisé non relu

LM

8. -p- Nouveau PRocÉpii pour la recherche et la DÉtERHiNATiON m

POIDS DE l'arsenic DANS LES ANALYSES MÉDICO-LÉGALES, pdr Mf. R.

Fresenius, D.-M. ; lu k la Société chimique de Londres. (PAt7os. M<igaz,, octobre 1844.)

' L'auteur, frappé des graves inconvénients qui ont résulté, pour Tadministratiou de la justice criminelle dans les cas d^cnipoisoniicment, des diiïérences d'opinions des experts sur l^s meilleurs procédés à sui-

BULLETIN eClKNTIFIftUK. 177

vrtf el des «itsruâsions publiques auxquelles ees tlwenlimenl» donn»îent li«u « voudrait que la loî elle-même prescrivit aui chimistes une marche uttîforme et obligatoire dans la recherche des poisons. Comme application de cette idée, il s'attache à de'montrer l'incertitude de toutes les méthodes jusqu'ici préconisées pour la découverte de rar^nîc. Ainsi, la méthode de-Reinsch a le défaut, selon lui, de ne pas saisir Tarsenic sous toutes ses formes, de mêler le cuivre aux objets examinés, de ne pas permettre un dosage exact de Tarsenic découvert, et de manquer souvent, lorsqu'il se trouve dans le mélange plusieurs substances, telles que les nitrates, le mercure el autres compo- «és métalliques.

Ainsi, la méthode de Marsh si \antée, n'atteint pas non plus Tarsenic sous toutes ses (ormes, elle ajoute aux substances suspectes dozino ou d'autres métaux, elle laisse la possibilité de confondre arec les miroirs d'arsenic ceux qui seraient formés d'antimoine ; enfin, les miroirs arsenicaux ne se forment pas, ou sont sans éclat, lorsqu'ils sont mêlés avec de Teau, des substances organiques on de l'air.

La méthode que l'auteur, conjointement avec le docteur Von Babo, propose de substituer à celles-là , et qu'il voudrait rendre impérative comme étant la seule qui ne présente pas d'objection , est la suivante :

Il réduit en fragments les substances suspectes, dont il conserve un tiers dans un vase fermé pour les cas d'accidents. Le reste est traité dans une grande capsule de porcelaine avec un poids égal ou supérieur d'acide chlorhydrîque pur et concentré ; on y ajoute assez d'eau pour faire du tout une pulpe déliée. On cbaoffe la capsule au bain de sable, et l'on Y projette de temps en tempr du chlorate de potasse k la dose d'un demi-gros environ , jusqu'à ce que la masse ait pris une apparence homogène, soit bien dissoute et d'un jaune brillant. On y ajoute alors deux gros de chlorate de potasse , et l'on enlève la capsule du feu. On filtre lorsque tout est refroidi, on lave le résidu à l'eau chaude jusqu'à ce qu'elle cesse de présenter aucune acidité, et cette eau est ajoutée à U liqueur filtrée. Tout le liquide est ensuite concentré au bain de sable jusqu'à réduction à une livre environ en poids. Pendant cette opération, il passe ordinairement du jaune vif au brun. On ajoute alors, en remuant toujours, au résidu encore fluide et fort acide, une dissolution d'acide sulfureux dans l'eau , jusqu'à ce que l'odeur de

Page 1