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17S BULLETIN SGlENTIFIf^DI.
Vâride fulfureui annonce qu'il est en excès • On cbnuffê alors de
nouveau pendant une heure pour chaaser tout l'eicët d'acide sut-
fureus.
La liqueur refroidie est alors à peu près d'un volume double de celui de racide chlorhydrique employé ; on la met dans une éprouyette et Ton y fait passer lentement, pendant l'espace de douce heures , tin courant de gazsulfhydrique bien lavé. On rince avec de l'ammoniaque liquide le tube conducteur du gai sulfbydrique, et l'on verse cette li- 4)ueur dans l'ëprouvette. On la recouvre de papier et on la chauffe lrës*lëgèrement de 25° à 28® R., jusqu'à ce que tout l'excès diacide sulfbydrique ait disparu. La liqueur est alors filtiëe, et le précipite recueilli est bien lavé.
Ce précipité renferme, à l'état de sulfure, tout l'arsenic qui avait' pu être contenu dans les matières examinées, des matières organiques et quelquefois d'autres sulfures métalliques. On le sèche avec le filtre dans une petite capsule de porcelaine, chauffée au bain-marie. On l'humecte ensuite goutte à goutte avec de l'acide nitrique concentré, et on évapore de nouveau à sicciléau bain-marie. La masse est ensuite humectée uniformément avec de l'acide su If urique étendu, puis on la chauffe d'abord au bain-marie, puis au bain de sable à la température de 130^ R. environ, jusqu'à ce qu'elle se charbonne et se délite. On lave le résidu avec dix ou vingt fois son poids d'eau distillée , jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune réaction acide, on filtre et conserve les lî- «queurs de lavage.
Cette liqueur aiguisée d'acide chlorhydrique est de nouveau soumise à un courant d'acide sulfbydrique gâteux. Le précipité est recueilli sur un filtre lavé et imbibé d'ammoniaque, dont on lave toutes les perlions du filtre, jusqu'à ce qu'il ne dissolve plus rien. Le fluide ammoniacal est alors évaporé dans une petite capsule dont on connaît le poids, et le résidu sec est chauffé à la température de Teau bouillante et pesé. Si la réduction montre que le résidu ne renfermait que de l'arsenic, pour 1000 parties en poids du sulfuré d'arsenic obtenu, il faut compter 0,803 d'acide arsénieui. S'il reste sur le filtre une portion insoluble dans l'ammoniaque, il faut y rechercher le mëtal qui a formé ce aulfure, et qui peut être le plomb , le bismuth ^ le eutvre, etc.
La lédvctten de l'arsenic du sulfure est l'opération la plus impor»
BuiiLsnv aciKSTiriQiJB. 17t
Unie. de l'andyte médico-légale. L'aoteur lopèce dans un lube de verre peu fusible terminé en pointe. Il y 'introduit le sulfure d'arsenic obtenu après Ta voir séché et mélangé avec trois parties de carbonate de soude sec* et une partie de cyanure de potassium. Il prend soin que ce mélange, placé au tiers du tube environ , ne se dérange pas de sa position. Il fait ensuite passer dans le tube un courant de gai acide carbonique produit par un flacon, contenant du marbre en morceaux sur lequel on verse de l'acide chlorhydrique au moyen d'on tube à siphon. Le gaz est desséché en passant dans un second flacon contenant de l'acide sulfurique du commerce. Lorsque tout l'air est chassé et qu'on s'est assuré, en chauffant légèrement tout le tube avec une lampe à alcool, qu'il ne contient pas d'eau, on chauffe au rouge, le tube au moyen d'une forte lampe dans sa portion la plus éloignée « du mélange arsenical, puis avec une autre lampe on applique la chaleur sous toutes les portions du lube qui renferment ce mélange. L'arsenic se réduit et vient se condenser au delà d^ point primitivement chauffé et dans la portion effilée du tube. La seconde lampe est alors promenée lentement sons tout le lube jusqu'à ce qu'elle atteigne la première, afin de bien chasser tout l'arsenic qui aurait pu s'attacher aux parois. Le tube est alors scellé à la lampe à son extrémité , et le miroir arsenical est chauffé en allant de la pointe en haut pour le concentrer et lui donner un vif éclat métallique. Le tube est coupé au milieu, fermé et scellé, et peut être conservé pour être produit aux débals. Le reste du précipité arsenical est aussi conservé dans un tube fermé et scellé, afin de pouvoir être examiné si besoin est.
S*il y avait des sulfures d'antimoine ou de zinc mélangés avec l'arsenic, ils se trouveront en dissolvant dans l'eau le résidu que renfermerait le tube de réduction. On en calcule le poids par les méthodes ordinaires, et on le déduit de celui qu'on a trouvé pour les sulfures.
La différence est le dosage du sulfure d'arsenic obtenu.
9. -^ Sur la glaub^ritb qui se rencoivtrb a Tarapaca au PMrou, par Mr. Teschemacher. {Philos. Magai., septembre 1844.)
On a appelé glaubérite une substance saline qui s'est rencontnSe dans les mines de sel gemme de Villa Rubia, près d'Ocana en Espagne, et qui est un sulfate double de soude et de chaux. Ce minéral diffère