CHANT TROISIÈME. 1S
lu lune litait brillante, plus le cœur des coinpognoiii brtiuit de plaisir.
Maintenant il est de nouveau question de Bidasari, Klle l'iiveilla quand le matin parut; elle se leva 6t s'assit dans sa solitude. Ses traits charmants s'illuminaient de plus en plus; elle s'étonna de snn élut et pensa en elle-même : > Serait-ce l'œuvre du roi? Connue • jo suis heureuse de ne pas être morte ! » Klle so iuva la figure et so sentit encore attristée; mtiis h son clingrin se mêlait déjà ime certaine joie, parce que sn douleur était passée. Elle prit du siri de lu boite de bétel et s'en farda soigneusement ; mais elle craignait pour le roi , et sa douleur était amore. — Cette douleur de la jeune fille iiit distraite par les chants sonores de la nouric, qui babillait et répétait sans cesse, pour égayer la pauvre jeune fille :
• Du sîri lreiii|)é i]an, un vaje,
■ Dang Melini plante du toumou.
K La jeune fille soupire et le loi aime,
• Cejourà'hui ils se mront l'un l'autre,
t Un Indigèlle lie Sainirang |)lante du toumoii ; a Va cueillir des fleurs dans le jardin.
• S'ils ne se rencontrent pas l'un l'autre,
■ Je ne suis pas un oiseau savant.
• De Kamal à Blambangan,
• Va chercher le, fruits du kleiitang.
■ Dans le cours des astres, je puiii voir
■ Que le roi vient à l'instant, •
Et au même instant, on entend des cris perçants, La
IH RIDA8AIII.
jeune 6lle fiit eRrayëe et >on cœur trembla. Elle se cacha derrière ion lit. Le roi puissant approchait. Un parfum délicieux remplissait l'air et ses vitements brilhiient. AiissitAt il entra dans la chambre h coucher. Lorsqu'il eut reinorqud que la jeune fille ne s'y trouvait pas, il se dëmona, se battit la poitrine et s'ëcria : • Où es-tu, mon ' or, mon joyau virginal ? » Kt en même temps il cherchait derrière le lit. Il vit là la jeune fille tout en pleurs. Le roi l'approcha tout joyeux, l'embrassa, et lui dit ufliectueusement : « Pourquoi, mon am'ie, gloire de ma ■> couronne, pourquoi es-tu si désolée? • Et en même temps, il la porta au milieu de la chambre en la caressant et la couvrant de baisers : • Mon or, mon rubis, • mon joyau, voilà ton semangat. Je te le rapporte. Ne X sois plus affligée. »
Et il lui sécha ses larmes; mais la jeune fille baissa la tétc et se tut. Le roi l'embrassa et sortit donner des ordres. Il oi'donnu aux bedouandas d'envoyer les éléphants et les chevaux : • Allez avec deux mantris chérit cher le marchand et sn femme. Allez dire h quarante » dayangs de venir Ici. »
Aussitôt les deux mantris allèrent trouver le marchand et sa femm'b. Ils exécutèrent les ordres du roi , s'inclinèrent et dirent : • Le roi vous invite à venir. •
Lila Djouhara et sa femme entendant que le roi les luisait appeler, allèrent tous les deux au bois dans le désert. Le voyage ne fut pas long. Ils se rendirent tout droit à la demeure de Bidasari pour rencontrer le roi.
Arrivés devant le roi, ils s'inclinèrent.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
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Le princa «ourit et dit : • No craignei pai, mon oncle
> et uiu mère, entrons pour voir votre enfant, a
Lei deux époux s'inclinèrent et dirent : • Mille (ois
> pardon I Nous, pauvres gens, gens do rien, nous vous
> redoutons beaucoup, 6 prince illustre ! Je suis un de
• vos sujets, laissez-moi seulement rester ici. Tout ce
• que vous désirez, nous le soiiflirirons en votre présence
• et sous la plante de vos pieds. Pardon de nous trouver « ainsi devant vous, nous humbles et pauvres, •
Le prince répondit : » Ke craignez pas, je vous ni
• faits mes |iarents. He craignez plus dans votre cnur ;
• autrefois, vous étiez déjh mes amis; autrefois nous ■ nous aimions déjb et nous nous aimerons désorniuis
> davantage. »
Et le marchand et sa femme entrèrent, s'inclinèrent et se baisèrent les mains. Ils virent leur cnfunt Bidasui i assise il côté du roi. Le marchand se réjouit en la voyant, conmie s'il avait découvert un clinmp couvert de fleurs. Ktle était extrêmement belle, comme une princesse du mont Lidang.
Le marchand et sa femme pensèrent en cux-minies :
• Notre enfant Bidasari, tout près du roi, comme un
• ange h c6té de In Divinité. •
Ils dirent avec une douce voix :
« Chère enfant, or virginal, mets-toi derrière le roi ! « Quel bonheur pour toi I »
La jeune fille recula aussitôt, mais le roi lu retint :
• Non, ma chérie. Dieu a voulu que nous dussions nous
• rencontrer. •
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