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> de ma téte , laisse ton père s'éloigner. Te contemjiicr » ddchirc mon cœur, comme s'il était percé d'un poi- » gnard ! Ah I mon eniant, tendre petit cprps, ton pèr«
> t'aime et ton père t'aliandonne; — sois heureuse, ne
• connois pas les maladies et vis ! •
La princesse fut endormie par son père; l'enfant royale sommeillait; le roi la descendit de ses genoUs et la déposa sur une fine toile de l'Inde ; il étendit sur elle un vêtement de satin qu'il recouvrit d'un sindous d'nr. La mère toute troublée vit cela avec douleur. Lorsque le matin appi oclm , elle fut encore plus cmiic dans son Ame. Elle vêtit l'enfant d'un tissu de batiste, orné de joyaux pareils à des fleurs sculptées.
Elle saisit l'enfant et l'embrussa en versant des flots de larmes :
« Ahl mon enfant, belle jeune fille, je te confie au
• Seigneur du monde I •
La mère se lamenta en prononçant ces paroles, et baigna de ses pleurs le corps de son enfant. • Ahl
• mon eniant, siège de mon sein, vis heureuse, puisque ta
> mère t'abandonnel Ta mère est bien b plaindre; — « à peine son cœur s'cst-il un instant réjoui, pendant
■ qu'elle avaitson enfant prèsd'elle; — etmaintenantton » père veut t'abnndonner I — Ta mère pense autrement ; « elle préfère rester avec son enfant et vivre tous en- » semble. Autrement parle ton père , il veut t'abandon-
■ ncr I C'est pourquoi le ceur de ta mère faiblit du
• moment qu'elle doit te délaisser. Neuf mois et neuf
• jours je t'ai portée au milieu (Tes broussailles, et main-
source gallica.tjnf.fr / BibliothÈquc nationale tJe France