‹ Bien-être et concorde des classes du peuple françaisChapitre 16 sur 21 · BIEN-ÉTBB ST CONCORDE · texte numérisé non relu

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de leur énergie et de leur activité, fécondées par un premier enseignement (l).

c Je n*ai pas encore parlé de la plus récente et de la plus admirable des institutions établies en faveur des classes laborieuses.

« Dans les professions où les ouvriers sont obligés de travailler hors de leur logis, lorsque les mères ont des enfants en bas âge, il faut qu'elles les laissent seuls à la maison durant le jour, et qu'ils y restent en quelque sorte abandonnés; ou bien il faut qu'elles les confient, moyennant une rétribution coûteuse , à d'autres femmes qui se font gardes d'enfants. Trop souvent , hélas ! ces dernières femmes, dépourvues de sentiments élevés , et n'éprouvant nulle tendresse pour les pauvres petits êtres qui leur sont livrés^ les gardent sans attentions, sans soins, sans pitié.

« Quelques personnes généreuses ont conçu la pensée de créer des établissements, soutenus

(1) Aujourd'hui le Gouvernement veut aller plus loin

encore ; il veut qu'aux frais du trésor public rinstruction

primaire soit gratuite pour tous les enfants du peuple.

C'est réaliser la belle pensée d'un grand esprit et d'un

^ge. J'illustre AoyerCoilard.

par Iqs contributions volontaires des amis de Thumanité , pour recevoir les jeunes enfants des ouvriers. On les réunit en des locaux bien chauffés et bien aérés. On leur procure des surveillantes douces, patientes, affectionnées, instruites, qui puissent leur prodiguer des soins délicats, et veiller à ce que les premières impressions sur leur intelligence et sur leur moral réunissent à la fois les exemples de la raison , du bon ordre et de la vertu.

« Tel est l'esprit, tel est le caractère des établissements formés depuis peu d'années dans les principaux quartiers'de la capitale, sous le nom de Salles d^asile. il n'y avait que quatre salles en 1830 ; et, dès 1840, on en comptait vingtcinq , dans lesquelles on élevait cinq mille enfants, choisis parmi les familles les plus nécessiteuses.

« Ces salles d'asile, ce ne sont pas les ouvriers auxquels elles sont si précieuses, qui les ont établies ; ce ne sont pas eux qui les surveillent, qui les dirigent et les défrayent. Nous sommes heureux de le dire, ce sont des femmes opulentes, au cœur généreux, à l'esprit élevé,' à l'éducation supérieure, qui trouvent dans leur situa-

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tion fortunée , ce loisir et ces facultés que les modernes novateurs de Tordre social voudraient flétrir comme un outrage à leurs rêves de nivellement communiste.

< Il ne suffit pas de soulager ainsi les familles indigentes, à l'égard de leurs enfants en bas âge. Cest au moment où ces enfants viennent au monde, où la mère est incapable de travail , où tant de besoins nouveaux assaillent Thumble ménage, c'est alors qu'il est nécessaire de venir au secours de Fhumanité souffrante. Tel est Fobjet vraiment sublime des sociétés mater-^ n«//65 , établies dans les principales villes de France.

« Tel est aussi Tobjet d^une institution plus récente, dont la pensée et la réalisation appartiennent à l'un des bourgeois de Paris , officier municipal 9 à M. Marbeau jeune. Je veux parler de ces Crèches établies pour recevoir les nourrissons des ouvrières que leur profession oblige à travailler hors de chez ^es. Auparavant, elles étaient obligée^ ou de laisser à l'abandon ces frêles et pauvres créatures, ou de les livrer^ moyennant un salaire trop onéreux, à des fenn mes mercenaires^ qui ne leur domiaient que des

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soins sans intelligence , et trop souvent sans pitié. »

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