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Billet de décès du xvne siècle, d’après M H. Bouchot.
Lundy 10e jour de nouembre 1659 à 7 h. du matin en l’église des RR. PP. Augustins du grand couuent : où Messieurs et Dames se trouueront, s'il leur plaist (1).
En voici un autre également anonyme, mais du xvme siècle, relatif à un médecin :
Vous estes priez d’assister au convoy, service et enterrement de François Bailly, écuyer , Docteur-régent de la Faculté de Médecine en V Université de Paris, chevalier de l’Ordre de Saint-Michel, décédé en sa maison, rue de la Verrerie, qui se fera jeudy, 2e juin 17W, à 11 heures du matin, en l’église de Saint- Jean-en-Grève, sa paroisse (2), où il sera inhumé.
Requiescat in pace.
A défaut d’autre intérêt, les billets de décès de médecins du xvme siècle, que nous reproduisons d’après le vicomte de Poli (3), nous permettront d’ajouter quelques noms à la rubrique des (( médecins inhumés dans les églises », créée par la Chronique médicale en 1897.
L’usage était déjà répandu à cette époque de faire imprimer les noms des plus proches parents qui faisaient distribuer le billet — d’abord « couru » et manuscrit. L’édit de 1671 fixe le port des billets à 30 sols par journée d’homme, à Paris.
On y retrouve le curriculum vitæ du défunt, ses titres les plus variés, comme de nos jours. La Correspondance littéraire de Grimm a consacré, comme un chef-d’œuvre de vanité posthume, le billet de décès du Duc de Lavauguyon.
P. Clauer, dans une plaquette rarissime, que ne possède pas la Bibliothèque nationale ( Des billets d’enterrement au X VHP siècle, Lyon, 1877, A. Brun, in-8°), mais qui existe à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, a décrit les vignettes de 80 billets, de 1705 à 1768. Au xvme siècle et jusqu’au milieu du xixe, la première lettre du billet, le V du mot Vous, se trouve toujours dans une vignette à sujet funèbre, gravée sur bois et généralement assez mal exécutée. Les billets
(1) Le Dr A. Chéreau, dans le Nécrologe médical des anciennes paroisses de Paris, — d’après 361 actes de décès de médecins de l'ancienne Faculté de Médecine de Paris, — manuscrit acquis après sa mort par la Bibliothèque de la ville de Paris, cite ce docteur -régent parmi ceux inhumés dans l’ancien cimetière de Saint-André-des-Arts et dont les noms suivent : Pierre La Mer, 29 décembre 1590 — Arnoult de Lisle, 25 novembre 1613. — Denis Allain, 3 juin 1658. — Hélie Bédé, 22 août 1667 — Philippe Chartier, 25 août 1669. — Nicolas Mathieu, 4 octobre 1670. — Florimond Langlois, 28 décembre 1671. — Paul Courtois,
5 avril 1688. — Jean- Baptiste de Revellois,27 aoûtl689. — Nicolas Pelletier, 13 avril 1693.
— Paul de Toullieu, 24 mai 1693 — Nicolas de Jouvancy, 13 mars 1699. — Nicolas Morin, 19 j uiillet 1699. — Hélie Col de Vilars, 27 juin 1747. — Antoine Ferrein, 3 mars 1769.
— Denis Doulcet, 14 juin 1782. — Louis des Bois de Rochefort, 26 janvier 1786. On peut ajouter à cette liste Jacques Coictier (1505), le célèbre médecin de Louis XI.
(2) Voici, d’après Chéreau, les médecins inhumés dans 1 église ou le cimetière de Saint- Jean-en-Grève : Anselme Bicquet, 1er août 1632. — Crespon, 29 mai 1649. — Nicolas Hénaut, 23 janvier 1653. — René Moreau, 19 octobre 1656. — Charles Guillemeau, 22 octobre 1656. — Lancelot de Frades, 18 mai 1659. — François Boujonnier, 12 mars 1668.
— Claude du Fresne, 14 novembre 1697. — Antoine de Caen, 27 mars 1699. — Charles Marteau, 27 mars 1704. — Antoine de Sainctian, 26 janvier 1715. — Jean Daval, 25 juin 1719. — François Picotte de Bellestre, 2 janvier 1733. — François Bailly, 2 juin 1740. - Thomas-Bernard Bertrand, 20 avril 1751. — Louis-Florent Bellot,
6 juillet 1749. — Claude Perron, 5 millet 1758. — Bernard-Nicolas Bertrand, 30 septembre 1780.
(3) Poli (vicomte O. de). Vieux us et coutumes. Billets d’obsèques et de faire part in Annuaire du Conseil héraldique de France, 1897. [Billets tirés des collections du marquis de Granges de Surgères et du Cabinet des Titres de la Bibliothèque nationale.
Placard rennais du xvm* siècle. (Collection L. Esquieu.)
sont des feuilles oblongues, dont les dimensions varient entre 16 et 26 cent, de hauteur et 28 et 40 de longueur. Suit le libellé de quelques-uns :
Vous estes priez d'assister au convoy et enterrement de M. Jacques- Laurent de Mauroy, Docteur-régent de la Faculté de Médecine en V Université de Paris , décédé en sa maison rue des Vieux- Augustins, qui se fera cejourdhuy dimanche 17e novembre 173b, à 6 heures du soir, en l'église Saint-Eustache, sa paroisse (1), où il sera inhumé.
Requiescat in pace.
De la part de M. de Mauroy, son frère , chef de bureau de l'Hôtel des Postes.
Vous estes priez d'assister au convoy et enterrement de M. Fourneau, Docteur -Régent de la Faculté de Médecine de V Université de Paris et ancien Professeur des Ecoles , décédé en sa maison rue de Seine , qui se fera cejourdhuy, vendredi 17e juin 17 bO, à 7 heures du soir, en l'église de Sainl-Sulpice, sa paroisse, où il sera inhumé. — Requiescat in pace. — De la part de Mme s Régnault et La Croix, ses sœurs, et de MM. Charas et Juvet, neveu et petit-neveu.
Chéreau ( loc . cit.) ne cite pas ce médecin parmi ceux inhumés à St-Sulpice, dont les plus connus sontBouRDELOT, Reneaulme, de Bordeu, Morand, etc. ; mais il n’a eu garde d’omettre le suivant :
Vous estes priez d'assister au convoy , service et enterrement de Messire Pierre-Jean Burette, Docteur régent de la Faculté de Médecine en l'Univ. de Paris et l'Ancien des docteurs de ladite Faculté , Doyen des Conseillers , lecteurs et professeurs du Roy au Collège royal de France, Pensionnaire de l’Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, Préposé à la recherche des livres de médecine pour la Bibliothèque du Roy et Censeur royal , décédé en sa maison rue Sainte-Anne ; qui se fera cejourd huy samedi 20e may 17b7 à 7 h. du soir en l'église Saint-Roch, sa paroisse (2), où il sera inhumé. — Requiescat in pace. — De la part de Mlles Burette , ses nièces.
(1) Médecins enterrés à Saint-Eustache : Jean Renard, 5 octobre 1620. — Ant. Robin,
15 mars 1631. — François Quiquebœuf, 13 septembre 1631. — Denis Eazin, 4 septembre 1632. — Gaspard Rrayer, 25 janvier 1639. — Simon Bazin, 13 mai 1641. — Georges Cornuty, 5 avril 1644. — Jacques de Bonnaires, 16 mai 1645. — Maurice de Montreuil, 24 juillet 1648. — Michel Poinsard, 27 novembre 1672. — Gilbert Puyulon, 5 mai 1673. — Martin Akakia, 23 novembre 1677. — Nicolas Brayer, 8 octobre 1678. — F. Cureau de la Chambre, 28 mai 1680. — F. Gouel, 29 mars 1680. — F. Blondel, 7 septembre 1682. — Germain Préaux, 4 novembre 1686. — Gilles Fe Bel, 5 septembre 1691. — Pierre Legier,
16 octobre 1691. — Denis Puylon, 18 décembre 1696. — Claude Puylon, 27 février 1697. — Pierre Pouret, l*r janvier 1706. ■ — Fouis Poirier, 31 mars 1708. — J. H. Imbert de Chastre, 5 juin 1721. — Pierre Azevedo, 11 février 1739. — Pierre Marais, 10 octobre 1741. — Pierre Afforty, 19 décembre 1741. — JF. Vandermonde, 26 mars 1746. — Philippe Davier de Bréville, 5 juin 1750. — Jacques-Laurent Mauroy, 17 novembre 1754. — Jacques-François Le Chat de la Sourdière, 28 janv. 1760. — François Pousse, 19 février 1762. — Louis- Alexandre Vieillard, 30 septembre 1763. — David Vasse, 19 avril 1764. — Jean Le Thieullier, 16 octobre 1767. — Ant. -Nicolas Guénault, 10 février 1773. — Ambroise-Aug. Bellanger 4 mai 1776. — Ant. Cazamaior, 5 mars 1781. — Martin Nouguez, 27 décembre 1781. — Guill. -Joseph de l'Epine, 12 avril 1783. — Paschal Borie, 21 mai 1784. — Charles-Nicolas Deslon, 20 août 1786. (Chéreau, loc. cit.)
(2) Médecins enterrésà Saint-Roch : André de Gué, 15 novembre 1667. — Claude Hugot, 27 juin 1680. — Ambroise-Nicolas Chemineau, 22 février 1707. — Michel de Hodencq, 1er novembre 1709. — Mathieu Thuillier, 7 décembre 1725. — Philippe Douté, 4 décembre 1727. — Didier-Claude Fremon, 27 avril 1737. — Nicolas Andry, 14 mai 1742. — Jean- Baptiste Mongin, 28 février 1743. — Pierre- Jean Burette, 20 mai 1747. — Henry Besnier, 3 décembre 1753. — Gabriel-Antoine Jacques, 22 iuillet 1755. — Jean-François Isez,
O U S êtes pries d'afjifter aux Convoi Service de Mon fleur Hyacinthe ■ Théodo
Ballet d’enterrement cle médecin du xvm' siècle, de la collection I.. Picard.
Burette, né en 1665, était un médecin bibliophile. Le catalogue de sa bibliothèque, imprimé en 1748, forme trois volumes.
Vous estes priez d’assister au convoy et enterrement de M. Jean Marsolan, maître en Chirurgie, premier chirurgien de feu son A. R. Mgr le Duc d'Orléans, Régent du royaume, décédé en sa maison rue Saint-Honoré ; qui se fera cejourd’ huy vendredi 30e mars 116b à 6 h. du soir en l’église Saint-Eustache, sa paroisse, où il sera inhumé. — Requiescat in pace. — De la part de MM. Marsolan, ses neveux.
L Index funereus chirurgicorum Parisiensium s’arrêtant à l’année 1729, nous ne connaissons ce chirurgien que par ce billet.
Vous estes priez d’assister au convoy, service et enterrement de M. Pierre Foubert, Maître en Chirurgie, Chirurgien ordinaire du Roy en sa Cour de Parlement, Lieutenant de M. le premier Chirurgien du Roy, anc. Chirurgien en Chef de l' Hôpital de la Charité, anc. Directeur de l’Académie Roïale de Chirurgie, et trésorier de ladite Académie ; décédé en sa maison rue de la Monoye ; qui se fera cejourd’huy dimanche 17e août 1766, à 7 heures du soir, en l’église Roïale de Saint- Germain-V Auxerrois, sa paroisse (1), où il sera inhumé. — Requiescat in pace. — De la part de Mme sa Veuve ; de M. son fils ; de MUe sa fille; et de MM. Ruffcl de Balz et Brador, ses gendres.
« Il est singulier, dit Chéreau dans le Dictionnaire Dechambre, que ce chirurgien, qui a joui d’une grande réputation et qui a rempli de hauts emplois dans son temps, n’ait pas trouvé sa place dans les meilleures biographies, dans celles de Michaut, de Didot entre autres. Nous avons même fait de vaines tentatives pour obtenir quelques renseignements sur son origine, sa famille et sur les circonstances principales de sa vie ; il n’a même pas été facile de s’assurer qu’il est mort le 16 août 1766. La Faculté de médecine de Paris possède dans ses galeries le portrait de ce chirurgien et il est désigné comme « lieutenant de M. le Premier chirurgien. »
Comme on peut s’en rendre compte, le billet ci-dessus confirme les renseignements de Chéreau.
Vous estes priez d’assister au convoy, service et enterrement de feu M. Jacques- Béni g ne Winslow, l’un des membres de V Académie royale des Sciences et de la Société royale de Berlin, anc. Docteur- Régent de la Faculté de Médecine en l’ Université de Paris , anc. professeur en Anatomie et en chirurgie de la même Faculté, Interprète du Roi en Langue Teutonne, et Pensionnaire de Sa Majesté ; décédé en sa
4 août 1755. — Jean-Honoré Petiot, 28 avril 1757. — Louis-Anne Lavirotte, 4 mars 1759. — Claude Bourdier de la Moullière, l“r mai 1759. — Camille Falconnet, 10 février 1762. — François de Paule Combalusier, 25 août 1762. — Jean de Diest, 16 ianvier 1764. — Toussaint-Gilbert Boulland, 7 octobre 1765. — Daniel-Louis Vernage, 12 avril 1773. — Charles-François Théroulde de Yallan, 28 décembre 1775. — Charles Dionis, 19 août 1776. — Michel-Philippe Bouvart, 21 janvier 1787. (Chéreau, (oc. cit .)
(1) Médecins enterrés à Saint-Germain T Auxerrois : Pierre Seguin, 30 janvier 1648. — René Chartier, 31 octobre 1654. — Jean Riolan (fils), 21 février 1657. — Nicolas Cappon, 20 décembre 1670. — Guy Patin, 1er avril 1672. — Robert Raoult, 26 mai 1688. — François Pijart, 4 février 1692. — Ponse Maurin, 26 mai 1707. — Denis Dodart, 6 novembre 1707. — Reymond Finot (fils), 29 septembre 1709. — Jean-B. Despinay-Peschard, 21 mars 1725. — J. -B. Ff.rmeluys, 21 février 1731. — Adrien Malaval, 17 août 1741. — François de Saies-Daniel Poulin, 24 mai 1745. — J.-Ant. Millet, 8 juillet 1746. — Jean Astruc, 6 mai 1766. — Pierre Arcelin, 26 octobre 1771. — François Portier de la Houssinière, 4 octobre 1771. (Chéreau, loc. cit.)
maison , cloître Saint Benoît ; qui se fera samedi 5-avril 1160 à 5 h. du soir en L’Eglise Collégiale et paroisse de Saint-Benoît, sa paroisse (1). Un De profundis. — De la part de Mme saVeuve ; de Mme sa Fille, Veuve de M. le Chat de la Sourdière, aussi Docteur de la meme Faculté ; et de Mme Winslow, sa belle-fille.
Winslow fut inhumé dans l’église Saint-Benoist le Bétourné, fermée en 1813 et démolie quelques années plus tard. En 1793, lorsqu’on ouvrit les sépultures de Saint-Benoist, pour en reléguer les ossements dans les combles et les caveaux, la tombe de Winslow fut la seule respectée par la Commune ( Chronique médicale, 1898, p. 152).
La Bibliothèque de l’Institut possède (fonds Huzard) un certain nombre de billets de faire-part, que M. Huzard (mort en 1838) avait fait relier à mesure qu’il les recevait dans les 400 volumes de Pièces détachées publiées séparément par l’Institut ou par ses membres. Nous avons pu en avoir communication, grâce à la bienveillante autorisation de M. le Bibliothécaire de l’Institut. Ce sont des billets du même format que de nos jours, sans bordure de deuil et sans vignettes funéraires. Dans notre collection personnelle, la bordure de deuil qui encadre largement les lettres de faire-part actuelles, n’apparaît qu après 1844, sous forme d’un filet modeste (2).
Voici quelques billets de médecins célèbres du commencement du siècle dernier, choisis dans le fonds Huzard. Leurs dimensions ne sont pas proportionnées, comme en province, à l’importance de la position sociale du décédé.
Citoyen,
Vous êtes invité de la part de la veuve Dcuibenton, de sa famille et de l administration du muséum d’ Histoire naturelle, d'asister aux funérailles du Citoyen Daubenton, membre du Sénat conservateur, de l'Institut national , et professeur de Minéralogie au Muséum d’ Histoire naturelle et au Collège de France, etc., qui se feront le II nivôse an 8, à 11 heures très précises du matin, Jardin national des Plantes.
On s assemblera à dix heures 1/2 précises dans la Bibliothèque et les galeries d'histoire naturelle.
Le billet sera nécessaire pour y entrer.
L’heure est de rigueur.
Daubenton (1716 31 décembre 1799), le médecin collaborateur de Buffon, fut inhumé, comme on le sait, au Jardin des Plantes.
(1) Médecins inhumés en 1 église ou le cimetière St-Benoît : Germain Clerselier, 3 mars 1606. — Henry de Monanteuil, 21 novembre 1606. — Jérôme Goulu, 30 octobre 1630. — François Guénault, 17 mai 1667. — François Landrieu, 4 septembre 1679. — Claude Perrault, 11 octobre 1688. — Jean- François Foy Vaillant, 19 octobre 1708. — Louis Labbé, 29 juillet 1710. — Louis-François Dutal, 17 novembre 1713. — Jean-Baptiste Le Breton, 7 août 1715. — Jean- Baptiste Doye, 17 octobre 1721. — Jean-Baptiste Chomel, 5 juillet 1740. — Jacques-Bénigne Winslow, 5 avril 1760. — J. -J. Belleteste, 16 février 1780. — François Bidault, 17 juin 1782. (Chéreau, toc. cit .)
(2) Un des membres de la Société du Vieux Papier demandait, en 1900, à quelle époque remontait l’usage de mettre des bordures noires au papier à lettres en signe de deuil. D'après les réponses à cette question ( Bail . du Vieux Papier , octobre 1900), l’usage en serait relativement récent, puisqu’on n’a pu citer de lettres à bordure antérieures à 1844.
M. A. Delpy cite cependant, dans le Bulletin du Vieux Papier du 1er septembre 1905, un lettre de deuil de Vienne (Autriche) avec bordure, datée du 4 juin 1763.
DA
Vous êtes priés d’assister aux Convoi, service et enterrement de Monsieur Barthès, médecin de Sa Majesté l'Empereur et Roi et du Gouvernement, membre de la Légion d’honneur, ancien Conseiller d’Etat, ancien chancelier de l’ Université de Montpellier, Professeur honoraire de l’Ecole de Médecine de la même ville, décédé Hôtel de Vauban , rue Saint-Honoré n° 366 ; qui se feront vendredi 17 octobre 1806, à 10 heures du matin, en l’Eglise de la Madeleine, sa paroisse.
De Profundis.
De la part de M. Barthès de Marmorières, ancien Colonel-Suisse et Gouverneur des Pages, de M. Barthès, ancien juge-mage à Montpellier, et de M. Barthès, colonel au service de France, ses frères.
Le célèbre médecin de Montpellier, que d’Alembert appelait son puits de science, était né en 1734. Il fut inhumé au cimetière de la Madeleine. — A remarquer l’orthographe inusitée du nom.
Vous êtes priés d’assister aux Convoi, service et enterrement de Monsieur Pierre Lassus) Professeur à l’Ecole de Médecine de Paris, Chirurgien consultant ch? Sa Majesté l’ Empereur et Rog, membre de V Institut national et de diverses sociétés savantes, décédé en samaison, rue de Seine, fauxbourg Saint-Germain n° 6 ; qui se feront mercredi 18 mars 1801 , à onze heures du matin, en l'Eglise de l'abbage Saint- Germain des Prés, sa paroisse, De Profundis.
De la part de Mesdemoiselles Lassus, ses sœurs.
Adminon géide des inhumations et pompes funèbres de la Ville de Paris, rue Culture-Sainte-Catherine n° 13.
Le P1’ Lassus était né en 1741. Il avait été chirurgien des filles de Louis XV (1770), lieutenant du premier chirurgien du roi (1779), Inspecteur des Ecoles de Chirurgie, etc., etc.
Vous êtes prié d’assister aux Convoi et Service de Monsieur Pierre- Jean-Georges Cabanis, sénateur, l’un des Commandants de la Légion cl’ honneur , Membre de l’Institut, Professeur de l’Ecole et Membre de la Société de Médecine de Paris, décédé le 6 mai 1808, en sa maison, à Rueil, et transporté en son ancienne résidence à Auteuil ; qui se feront Samedi 54 du même mois, ci dix heures du matin, en l’église paroissiale dudit lieu.
Et au Transport qui aura lieu cle suite, en l’église de Sainte-Geneviève, où il sera inhumé. De Profundis.
De la part de Mme Cabanis, sa veuve ; de M^es Aminte et Annette Cabanis, ses filles ; de M. et Mme Montagu, et de Mme Saint-Vincent- Cabanis, ses beau-frère et sœurs; de M. le Général de Grouchg et de Mme son épouse ; de M. Henry de Grouchy et de Mme Condorcet, ses beaux-frères et belles sœurs ; de M. et Mme Vidal et de M. Georges Montagu, ses neveux et nièce.
Cabanis était né en 1757. Il fut, comme on le voit, inhumé au Panthéon , Nous avons lu quelque part que son cœur était à Auteuil.
DA
Vous êtes prié d’assister aux Convoi, service et enterrement de Monsieur le Comte Fourcroy, Conseiller d’Etat à vie, l’un clés Com-
mandants de la Légion d’honneur, membre de V Institut et de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, professeur à l’Ecole Polytechnique , au Muséum d'Histoire naturelle et à l’Ecole de Médecine , décédé en son domicile, au Jardin des Plantes ; qui se feront Mercredi 20 décembre 1809, ci onze heures du matin , en 1 Eglise de Saint-Médard, sa paroisse. De Profundis.
De la part de Mmela Comtesse Fourcroy, sa veuve, de M. Fourcroy „ son fils, de M. et M,ne Floucaud, ses gendre et fille, de ses petits-fils et de Mmes ses sœurs.
Fourcroy, qui fut ministre de l’Instruction publique, était né à Parisen 1755. Il est inhumé au Père-Lachaise (11e division).
Vous êtes prié d'assister aux Convoi, service et enterrement de Monsieur Jean-Louis Baudelgcque, Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Membre des Sociétés de Médecine et Médicale d’ Emulation de la même ville, et de plusieurs autres Sociétés Sçavantes, nationales et étrangères. Professeur aux ci-devant Collège et Académie de Chirurgie, Chirurgien-Accoucheur, et Professeur de l'Hospice de la Maternité, décédé en sa maison, rue Jacob, faubourg Saint-Germain, n° 16 ; qui se feront Jeudi 3 mai 1810, ci dix heures du matin, en l’Eglise de Saint-Germain-des-Prés, sa paroisse. De Profundis .
De la part de Mme sa Veuve, de M^es ses filles, de M. son fils et de M. son Frère (1).
Baudelocque fut inhumé au cimetière Yaugirard. J. Delort (Mes Voyages aux environs de Paris, 1821, t. II, p. 120) a reproduit son épitaphe.
En entrant, à droite, est un mausolée, entouré de cyprès, sur lequel on lit :
la mémoire de
Jean-Louis Baudelocque,
Conseiller de l’Ancienne Académie de Chirurgie Et Professeur de la Faculté de Médecine de Paris ;
Célèbre par ses écrits et sa pratique Dans l’art des accouchements.
Monument de la foi conjugale Et de la piété filiale.
Cette inscription a été placée par la veuve et ses enfants le 2 juin 1810.
Baudelocque a précédé dans le même cimetière un autre professeur d’accouchements de Paris, Alphonse Leroy, qui mourut assassiné par un domestique, le 15 janvier 1816. (Richard, Le véritable Conducteur aux cimetières : Père-Lachaise , Montparnasse, Vauqirard. Paris,
(1) Ce billet ne se trouve pas dans la collection Huzard. Il nous a été communiqué par M. le D1 2 Cabanès, à qui il appartient.
(2) Voir sur ce sujet L. Picard, Les Sépultures des médecins à Paris. ( Gazette méd. de Paris, 1900, n08 45 et 46.)
MM. et Dames.
Vous êtes priés d'assister au convoi et enterrement de M. Jacques Bonaventure Blin, ancien maître et professeur en chirurgie , décédé hier , 8 avril 1811, en sa demeure, rue du Bel- Air, qui se fera aujourd'hui 9, à 4 heures de l'après-midi, dans l'église paroissiale de Saint- Pierre. Requiescat in Pace.
De la part de M^e Blin, sa sœur, de MM. Blin, ses fils et leurs épouses ; de M. Sauveur, son gendre et son égmuse, de ses petits enfants et de toute sa famille.
Ce placard mortuaire de médecin rennais est reproduit dans J. Esquieu ( Vieux papiers rennais : Les Placards mortuaires. Bull. Soc. archéol. llle-et-Vil., 1904, p. 530, pl. XII). Voici comment cet auteur le décrit: Encadrement d’un double filet. Au-dessus du texte, un crâne posé sur 2 fémurs croisés ; derrière lui, deux torches fumantes. Au-dessous, sur une banderole : Hodie mihi, Cras tibi. L. 0. 41. H. 0. 32 1/2.
Le placard suivant, tiré du même auteur, est très bref:
Convoi et messe d' enterrement le 8 février [ 1821 1 de M. Jean François Dubois du Hautbreil, écuyer, Docteur en médecine et doyen des médecins de Rennes.
Celui que nous publions ci-après est un peu plus prolixe :
Monsieur Louis-François Petit-Radel, architecte des travaux publics du ministère de V Intérieur , Monsieur Jean- Pierre Petit-Radel, Pensionnaire du gouvernement, M. Louis-Charles-François Petit-Radel, membre del Institut, Classe d’Histoire, Mme Vve Palissot ( née Petit-Radel), M. Auguste Petit-Radel , Docteur en médecine, AI. et Mme Goujon ( née Palissot), et M^e Petit-Radel , ont l'honneur de vous faire part de la perle qu’ils viennent de faire de Monsieur Philippe Petit-Radel, ancien chirurgien maj or breveté du Roi pour les Indes Orientales elles Colonies , Docteur régent, Professeur de Chirurgie de l1 ancienne Faculté de Médecine de Paris et de Clinique de Perfectionnement en la Faculté actuelle, Membre de l'Athénée des Arts, de la Société Philotechnique , auteur de divers ouvrages de Médecine et de poésie latine, leur frère et oncle, décédé en sa maison, rue des Fossés- Monsieur-le- P rince, n°10, le 30 novembre 1815.
Se joint ci la part, Monsieur Chevassut, son exécuteur testamentaire.
Paris, le 1er décembre 1815.
Ce chirurgien laborieux, ami des Lettres et versé dans la poésie latine, était né à Paris en 1749. Il eut une existence assez aventureuse.
A remarquer l’adjonction de l’exécuteur testamentaire, pour faire part du décès.
Mnie Vve Fieffé, M^e Laurandeau, Mme Vve Prévost de Saint-Lucien, et ses enfants, ont l’honneur de vous faire part de la perte qu’ils viennent défaire de Monsieur Jacques Tenon, ancien professeur de Chirurgie, membre de l'Institut, de la Légion d’ honneur, des Sociétés de Médecine et d' Agriculture, leur frère et cousin, décédé ci Paris, en sa maison, rue du Jardinet n° 3, le 15 janvier 1816,
Et vous prient d'assister aux Convoi, service et enterrement qui se feront mercredi 17 du même mois, à 1 heure de relevée, en VEglise de Saini-Sulpice, sa paroisse. De Profundis.
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