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S'eptembre
Compte-rendu de l’Ode de V. Hugo. La Vendée, par le journalla Ruche d'Aquitaine, article signé Edmond Gé... (Edmond Géraud).
& IL y a là tout à la fois poésie de pensée, de « sentiment et d'expression ». C’est la phrase citée par le Courrier du 1° octobre. Ed. Géraud est heureux aussi de citer une phrase de
serv. Litl., À. 1, livrais. v, pp. 161-164. V.-M. Hugo : (cf. 5 février 4820) : cf. Odes et Ballades. La Vendée. Ave Cœæsar. morituri te salutant. livrais. 1, Odeur, pp. 45-51. Date 4819 : Odes et Ballades, édition de l'Imprimerie Nationale, pp. 41-45, même texte que l'édition ne varielur.
Chateaubriand, le premier écrivain de l'époque. « C’est la beauté du sentiment qui fait « la beauté du style... il y a des délicatesses «et des mystères de langage qui ne peuvent « être révélés au poète que par la probité de « son cœur et que n’enseignent point les pré- 3 « ceptes de l'Etat. »
V. Hugo termine Le Télégraple : cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, p. 479. Il a commencé le 27 septembre probablement : cf. ibidem, p. 537.
Octobre
Article du Courrier contre l’ode : Les Deslins de la Vendée: cf. le Courrier, 1 octobre 1819, pp. 3-4.
Annonce du Drapeau blanc. Les Destins de la Vendée, ode à M. le Vicomte de Chateaubriand. Prix : 75 cent. et 80 cent., franco de port, à Paris, chez Antoine Boucher, imprimeur, rue des Bons-Enfants, n° 34, et chez J,. G. Dentu, imprimeur-libraire, rue des Petits-Augustins, n°5, et Palais-Royal, galeries de bois, n°‘ 265 et 266.
Le Drapeau blanc, 2 octobre 1819.
Article de la #enommée sur le même sujet :
cf. la Renommée, 3 octobre, p. 439, article signé O (1).
Cette dernière correction est de 1822, les autres sont postérieures.
Les Odes et Ballades ont en Appendice quatre notes sur la Vendée.
La 4re est exactement reproduite sauf la référence : au lieu de : CHArEAUBRIAND, les Martyrs : on lisait Martyrs, liv. xxIv.
La 2e et la 4e ont été ajoutées postérieurement. La 4e est curieuse et fait sourire. Elle suppose que les allusions aux actes du ministère de 1819 auraient pu causer à V. Hugo quelque ennui, elles « n'étaient peut-être que trop claires pour le repos de l’auteur ». On sait quelle importance, V. Hugo a attribuée postérieurement à son ode.
La 3e a subi une transformation pour le moins inutile : « On l’enterra (M. de Lescure) dans un coin de terre ignoré pour le soustraire aux outrages de l’exhumation ». V. Hugo avait écrit jadis avec plus de raison « pour le soustraire aux outrages et à l’exhumation. »
(1) Le Courrier consacre une dizaine de lignes à M. Hugo, poète lauréat de Toulouse dont l’Ode sur la guerre de Vendée a été inspirée par la notice de Chateaubriand. Le plus beau titre des Vendéens à la reconnaissance nationale, dit le Courrier, c'est d’avoir combattu et même vaincu des Français. Il cite une phrase de M. Edmond Géraud, dans la Ruche d'Aquitaine : « il y a là tout à la fois poésie de sentiments, de pensées et d'expressions... l’on y remarque des traits d’un lyrisme parfait. » SE ARE
La Renommée, après avoir cité l’article du Courrier se lance elle aussi à l'attaque. « M. Hugo, « dit-elle, au risque de se faire huer, entonne la trompette lyrique en faveur des héros de la Vendée. « Tant que M. Hugo chantera sur ce ton. il ne fera la réputation de personne, pas même la sienne. « La trompette de M. Hugo n’est pas celle du jugement dernier, nous la croyons propre à endormir « les vivants mais non pas à réveiller les morts... Nous prions le ministre de l’intérieur de faire
Octobre
Article de la Quotidienne (2 colonnes) sur la Vendée et le Télégraphe de V. Hugo.
M. Hugo ne se laisse pas effrayer par le discrédit où est tombée la poésie. Il entre dans la carrière en brave chevalier armé de toutes pièces. Il a recueilli plusieurs palmes à Toulouse. Sa Vendée renferme de beaux vers, de nobles pensées, un mouvement vraiment lyrique. Elle est dédiée à M. de Chateaubriand. M. Hugo manie non moins habilement le fouet de la satire. Son Télégraphe, dans un cadre ingénieux, annonce de grandes dispositions et un véritable talent. Nous l'engageons à poursuivre : les bons vers et les nobles sentiments, quoiqu’en pensent MM. les libéraux, seront toujours bien reçus en France. Le journal cite ensuite seize vers du 7'élégraphe.
La Quotidienne, 30 octobre 1819.
le prouve Particle de la Quotidienne :
Le Télégraphe, satire, in-8, 12 p. Imp.
Gillé, Paris. — Paris. Delaunay, Dentu, Petit, (Signé V.-M. Hugo) (1). B. F. : 16 octobre 1820, n° 3662. On le trouve à la table au mot T'élégraphe et non pas au nom V. Hugo. Le T'élégraphe fut imprimé avant le 3 octobre comme cf:
V. Hugo raconté, édition 1863. t. 1, pp. 305- 306 (22 vers cités): cf. V. Hugo raconté, édition 1885, t. 1, pp. 287-295: cf. Satires Jacobites de Victor-Marie Hugo. Le Télégraphe…, Bibliopolis, chez ies marchands de vieux neuf, 1819-1874, in-12 (Poulet-Malassis) : cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 474-479.
Novembre
Article du Journal des Débals annonçant le Conservateur Littéraire. « Les poètes vont à « la gloire comme ils peuvent. Les uns l'atta- « quent pour ainsi dire de front; pleins d’une « ambitieuse confiance, ils inondent le Par- « nasse du torrent irrésistible de leurs vers. « Les autres dislillent pour ainsi dire leurs « poésies goutte à goutte ; ils versent les ins- « pirations périodiques de leurs muses dans « desrecueils verts, blancs et Jaunes qui rem- « plissent les cabinets de lecture. Cette manière « de publier ses ouvrages offre plusieurs avan- « tages : d’abord on trouve ainsi le moyen de « faire connaître aux lecteurs une foule de « petits vers qui seraient restés inconnus dans « le portefeuille : on ne perd pas un madrigal et les plus courts délassements deviennent « de la gloire ; ensuite on accoutume le public à son nom, on le harcèle par ses attaques
"AJ
« lyrique de Toulouse : cela est dans l'ordre. »