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Décembre
M. Ancelot. (Premier article) (1). Conserv.
Litt., tr, ivrais. 11, pp. 64-69 (signé V.): ef. V. Hugo raconté, t. 1, pp. 437-443.
N.-B. — Les Vépres Siciliennes, tragédie en ) actes et en vers. précédée du discours d’ouverture du 2 théâtre français, par M. Casimir Delavigne. représentée par les comédiens du roi, sur le 2e théâtre français, le samedi 23 octobre 1819. In-8, Imp. Foin, Paris. Barba et Ladvocat. B. F., 6 novembre 1819, n° 3838, 2 édil., 11 décembre. n° 4291.
Louis IX, tragédie en 5 actes. par M. Ancelot, représentée par les comédiens ordinaires du roi sur le Aer théâtre francais, le vendredi 5 novembre 1819. In-8, Imp. Didot, Paris, Mme Huet. B. F., 4 décembre, n° 4160.
Spectacles. Second théâtre français. Un moment d'imprudence. Comédie en trois actes et en prose par MM. Wafflard et Ful-
gence. :
Théâtre du Vaudeville. La Somnambule, vaudeville en deux actes et en prose par MM. Scribe et Alexandre Delavigne.
Théâtre de la Porte Saint-Martin, Cadet Roussel Procida, parodie en un acte et en vers des Vépres Siciliennes. par MM. Dupin et Carmouche (2). Conserv. Lilt., t. 7
vrages précédents de W. Scott : « Cet écrivain a dû nécessairement épuiser le champ dont il ne veut « pas sortir. Il a peint le caractère écossais sous toutes ses faces ; aussi va-t-il s’arrêter, dans l’impos- « sibilité d'aller plus loin. » Il indiquait quelques-uns des défauts de Z'Officier de fortune : pas de personnage principal, pas de figures se détachant assez des autres. La fiancée de Lammermoor a des détails charmants et des peintures admirables. « En somme, Sir Walter Scott a cessé d'être fécond, il « n’a point cessé d’être original. »
(1) V. Hugo a émis dans cette critique une pensée qu'il a reproduite quelques mois plus tard. On la trouve à la page 67 du Conserv. Litt. « L'amour, au théâtre comme ailleurs, veut toujours la pre- « mière place. » On la retrouve dans le Conserv. Litt., t. 1, livrais. 1x, p. 352, mars 1820 et dans ZLitt. et Philos. mélées, p. 97, S IV. C’est tout ce qu'il y a dans Litt. et Philos. mélées, à propos de cet article.
Mais dans V. Hugo raconté, t. 1, pp. 437-443, on a reproduit l’article sans trop de changements. A la page 439, 18e ligne, on a supprimé la phrase suivante: « Dans ZLouis IX, elle est suscitée par « Nouradin, prince assyrien, en faveur de saint Louis contre Almodan, Soudan d'Egypte: dans les « Vépres elle est tramée depuis longtemps. » Page 440, après la 20e ligne, on a supprimé l'indication des scènes « la VIe du IVe acte et la IVe du Ve ». Page 441, 13e ligne « conception haute et sévère » remplace « conception grande et imposante. » Page 41, au bas, après ce vers « il le traite en « esclave » on a supprimé deux lignes : « Enfin il est vainqueur et voilà son cri de triomphe
Nos tyrans ne sont plus et la Sicile est libre. »
Puis on a transformé les lignes suivantes qu'on lisait ainsi dans le Conserv. Litt. « Procida est « trop farouche pour mériter l'admiration ; il excite l’étonnement, il attache sans intéresser, il frappe « sans émouvoir. » A la page 443, après le premier . on a supprimé une phrase annonçant le 2e article : « C’est cette assertion qui nous reste à examiner dans un prochain article, en appuyant « toujours notre avis par de fréquentes citations. »
(2) Le commencement de l’article de V. Hugo a été reproduit dans Lift. et Philos. mélées, p. 138,
avec quelques changements ou suppressions. A la 4e ligne, on a supprimé la phrase suivante : « On ‘« sent aisément les suites de ces alliances forcées. » A la 8e ligne, on à supprimé encore une phrase :
« Nous ne tirerons pas les conséquences du propos un peu breton de Cowley. » A la 1% ligne, « unité » remplace « uniformité » ; à la 18e ligne, « excellents » remplace « célèbres. » Tout le reste du compte-rendu des trois pièces est inédit. k V. Hugo assistait, affirme-t-il, le 1er décembre 1819, à la 1re représentation d'Un moment d'im-
livrais. 11, pp. 70-76 (Signé IL): cf. Zatt. et Philos. mélées, p.138.
N.-B. — Un moment d'imprudence, comédie.
représentée par les comédiens du Roi, sur le 2e théâtre français, le 1 décembre 1819. In-8, Imp. Foin, Paris, Barba. B. F., 25 décembre, no 4435.
Cadet Roussel Procida, parodie .. représentée le 23 novembre 1819, 2 édit. (pas trouvé Are édit.). In-8, Imp. Hocquet, Paris, Barba. B. F., 25 décembre, n° 4436.
La Somnambule, comédie vaudeville... représentée... le 6 décembre 1819. In-8, Imp. Porthmann, Paris, Mme Huet, B. K., 1e janvier 1820, n° 40.
V. Hugo assiste avec Adèle Foucher à la Revue Littéraire. Les trois nuits d’un représentation d’Aamlet. cf. Lettres à la goutteux. Poème en trois chants par A1. le fiancée, 28 décembre 1821, p. 115. comle François de Neufchâteau, de l'Aca-
démie française.
Aux Missionnaires de l’Irréligion, Poème par M. P. A. Vieillard (4). Conserv. Litt.,
prudence. La pièce n’est pas mauvaise mais elle serait meilleure si elle appartenait à celui des deux auteurs qui est supérieur à l’autre. L'opinion de V. Hugo est en effet qu'un ouvrage composé par deux auteurs ne vaut rien : « le mélange de la médiocrité et du talent déplait toujours. »
V. Hugo donne ensuite, en quelques lignes, un résumé de la pièce. Puis il fait sa critique : le dialogue est plein d'esprit, le style, sauf quelques incorrections, a les qualités nécessaires du genre, les couleurs sont brillantes et même nouvelles, le succès fut mérité quoique légèrement contesté. Dans le plan et le dialogue, il y a en effet plusieurs défauts de vraisemblance et de bienséance théâtrale que le public a lui-même signalés.
V. Hugo est heureux de l’éclatant succès de La Somnambule : « Ge joli vaudeville ressemble à ces « décorations fraîches et brillantes que le machiniste monte sur de vieux ressorts, ou plutôt à ces « physionomies originales qui n’ont pourtant d’autres éléments que ceux de toutes les figures « humaines. Que nos vaudevilistes par métier n’aillent pas demander à MM. Scribe et Alexandre « Delavigne leur secret : ce secret là ne peut se communiquer, c’est le talent. »
V. Hugo ne veut pas analyser ce vaudeville. C’est un petit chef-d'œuvre où il y a bien quelques invraisemblances et peut-être quelques incorrections, défauts légers qu'il ne faut pas enlever car « souvent, quand le tissu est délicat, en voulant enlever une tache, on le déchire. »
Il fait ensuite un grand éloge de la pièce tout en montrant que ses connaissances en littérature dramatique sont assez étendues. Peut-être même y met-il un peu de vanité. Le paragraphe est à citer en entier. « Parmi ia foule de scènes vives et animées que présente cet ouvrage, il serait aussi difficile « de trouver une situation froide qu'il est malaisé de trouver une idée dramatique dans la plupart « des pièces qui se succèdent journellement sur nos théâtres. Le style rappelle quelquefois la manière « de Beaumarchais; et pour la liaison des scènes et le naturel du dialogue, les auteurs ne nous « semblent pas inférieurs à Sedaine. L'intérêt ne languit jamais, et l'attention est constamment « éveillée, sans être fatiguée. Les plaintes de Cécile vous attendrissent, et le moment d’après vous « riez aux éclats des plaisanteries de Frédéric. Voilà l’art tant vanté par Boileau. »
Il adresse ensuite ses compliments aux acteurs et surtout à une actrice fort aimable dont le jeu est plein de grâce et de vérité. Il termine son article du Vaudeville par quelques mots sur la Féerie des Arts.
Il passe enfin au théâtre de la Porte Saint-Martin et à Cadet Roussel Procida. Il croit que les théâtres secondaires ne servent qu'à corrompre le goût et à avilir la littérature. Il parlera pourtant de Cadet Roussel Procida pour en extraire quelques jolis vers et montrer que dans cette pièce il y a de l'esprit et de la verve, « qualités que l’on doit priser partout où elles se rencontrent. » V. Hugo cite ensuite une vingtaine de vers spirituels et bien tournés, mais il critique des jeux de mots et des expressions triviales qui sentent trop la farce.
N.-B. — V. Hugo est évidemment l’auteur d’une demie page (p. 76) qui fait suite à cet article. Il y parle non sans malice de certaines pièces qui ont paru ou vont paraître aux Français, aux Variétés, au Cirque Olympique.
.. (1) L'article n’a pas été reproduit dans Litt. et Philos. mêlées, mais il doit être de V. Hugo. La signature à la fin de l’article est F, mais à la couverture on trouve E, une des initiales qu'il
de
t.1, livrais. 11, pp. 77-80. A la p. 80 la signature estF., mais à la couverture la signature estE.
N.-B. — Les trois nuits d'un goutteux, poème en 3 chants, dédié à M. Circaud, médecin à la Clayette (Saône-et-Loire) par M. le comte François de Neufchâteau. In-8, imp. Crapelet, Paris. Paris, Lefèvre et Delaunay. B. F., 25 septembre 1819, n° 3360. A la suite se trouve une annonce des Poésies diverses et des Mémoires sur la vie.
Aux Missionnaires de lIrréligion, par M. P. A. Vieillard, membre de la société philothecnique (sic). In-8, Imp. Ballard, Paris.
Paris, Ponthieu (en vers). B. F., 4 déc. 1819, no 4210.
employait. Ne lui appartenait-il pas d’ailleurs de faire l’article consacré aux œuvres de François de Neufchâteau. Il a prétendu plus tard avoir fait un article sur les Fables de Neufchâteau (cf. Ep. BIRé, V. Hugo avant 1830, pp. 110 et 112). Cet article, comme l’affirme d’ailleurs M. Biré, n'est pas dans le Conserv. Litt., mais V. Hugo ne voulait-il pas faire allusion au présent article dans lequel il parle des Fables de Neufchâteau.
Voici un résumé du petit article de V. Hugo. Neufchâteau est très occupé. La Goutte vient le distraire. Les trois nuits d'un goutteux ont la grâce et la facilité qui caractérisent l’auteur des Fables. V. Hugo cite quelques vers qu'il trouve fort jolis : d’autres sont pleins d'abandon et de poésie, on y reconnait celui que Voltaire nomma son héritier. Il compare Neufchâteau à Ducis, à Benserade. I] termine par l'annonce des Poésies diverses de Neufchâteau que le monde littéraire attend avec impatience et des Mémoires de sa vie qui éveilleront la curiosité du monde politique.
V. Hugo consacre quelques lignes bien ternes, bien vagues à l'ouvrage de Vieillard. « L'auteur « aux principes destructifs des soi-disants philosophes oppose des doctrines fondées sur la raison et « la vérité. La pureté des opinions religieuses et politiques de M. Vieillard nous paraît aussi digne « d’éloges que la décence et la modération avec lesquelles il les expose. » L’opuscule est faiblement écrit. On n’y reconnaît pas la touche du poète mais les sentiments de l’homme de bien, jaloux de se rendre utile.