V. Hugo raconté. Conserv. Litt
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Vers 6. : , Se ; Dans la sombre forêt nous attendons l'aurore ; Tremblants dans les forêts nous attendons l'aurore ; Mers 9; Des nuages épais nous cachent les étoiles, Des nuages obscurs nous cachent les étoiles, Et la lune en fuyant se couvre de leurs voiles. Et la lune palit en roulant sous leurs voiles, Vers 15. rl k 214 Ses cheveux hérissés, son visage maigri, Ses cheveux hérissés, son front sombre et maigri, Vers 16.
Nous montrent un mortel que ses maux ont flétri. Tout annonce un mortel par le malheur flétri. Vers "17.
Son corps faible et couvert de jonc tressé d'épine. Son corps faible est couvert de joncs tressés d’épine. Mersmios Lui-même il reconnatt nos armes, nos soldats, Lui-même il voit de loin nos armes, nos soldats, Vers 21.
Mais bientôt jusqu'à nous acourant tout en larmes: Bientôt, vers le rivage accourant tout en larmes : Vers 22.
« Par cet astre brillant témoin de tant d'alarmes, Par ces astres brillants témoins de mes alarmes, Vers 23. :
Par ce ciel, par ces dieux dont tout subit la loi, Par les dieux, par ce jour qui luit encor pour moi, Page 225.
Vers 16. Re:
Après qu'il s'est repu de carnage et de sang. S’enivre de carnage et regorge de sang.
vor
Février
Odes choisies, etc. par le comte de Valori : Conserv. Litt., t. 1, livrais. vi, pp. 213- 217 (S.). Nous faisons ici la même observation qu'à la livrais. vr du 5 février.
Ce monstre jusqu'aux cieux lève sa tête énorme, Vers 24.
Et sa faim, saisissant leurs entrailles mourantes,
Page 226.
Vers 8.
Le sort désigne ceux qui vont punir ses crimes ; Vers 17.
« Fuyez ces bords, fuyez trop imprudents nochers. Vers 19.
Tous, tels que Polyphème, en des antres sauvages Vers 20.
Parquent les noirs troupeaux qui paissent ces rivages. Vers 21.
Phêbé m'a vu trois fois en commencant son cours Vers 22.
Traîner de bois en bois mes misérables jours ; Vers 23.
J'entendais des géants tonner la voix bruyante ; Vers 24.
Je frissonnais au pas de leur masse effrayante ; Vers 26.
Mes yeux, même la nuit, interrogeaient les mers ;
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Vers 3.
À peine il a parlé, nous voyons sur la plage,
Se courbe, et dans leur eau lave son œil sanglant.
Marche, et son buste entier s'élève sur les ondes. Vers 14.
Reçoivent notre grec et volent sur les eaux.
Vers 18.
Et poursuit, mais en vain, les pâles matelots Vers 19.
Il pousse un cri; soudain l'Italie agitée Vers 20.
Voit frissonner longtemps sa rive épouvantée, Vers 21.
La mer est en fureur, de sourds ébranlements Vers 23.
Les cyclopes, au cri, sortent, prêts aux ravages; Vers 25.
Mais ces enfants d'Etna, dont le front touche aux cieux,
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Vers 5.
Mais les rocs de Scylla montrent déja leurs cimes Nersy1- La mort est là, fuyons ! ef redoublant d'efforts.
Armoricain, t. 1, livrais. 1v, pp. 258-261, Avril 1823, signé : V. Hugo: reproduction exacte du Conserv. Litt.; cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 413-416. Achéménide a été composé du 17 au 20 octobre 1817.
CLovis, tragédie en cinq actes, précédée de 12 Considérations historiques, par M. NépomucÈène LeMERGIER, de l’Académie française (1):
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Ce géant jusqu'aux cieux lève sa tête énorme,
Et le monstre broyant leurs entrailles fumantes,
Le sort marque tous ceux qui vont punir ses crimes ; Fuyez ces bords, fuyez, trop malheureux nochers. Tous, tels que Polyphème habitant ces rivages Renferment leurs troupeaux dans leursantressauvages. Phêbé m'a vu trois fois en finissant son cours Traîner dans ces forêts mes misérables jours :
La j'entends des géants tonner la voix bruyante :
Là je tremble au fracas de leur marche effrayante :
Le jour fuit, et ma vue erre encor sur les mers;
À peine il a parlé, nous voyons vers la plage,
Se courbe, et dans leur sein lave son œil sanglant. Marche, et ses flancs encor s'élèvent sur les ondes. S’ouvrent au suppliant et volent sur les eaux.
Et poursuit, mais en vain, x0$ pâles matelots
Il élève un grand cri. l'Italie agitée
Voit trembler à ce bruit sa rive épouvantée,
La mer au loin bondit : de longs ébranlements Soudain sortent des bois les cyclopes sauvages ;
Mais ces enfants d’Etna, portant leurs frontsaux cieux,
Mais les rocs de Scylla, montrent de loin leurs cimes
La mort est là fuyons ou redoublant d'efforts.
(1) Du long article du Conserv. Litt., V. Hugo n’a reproduit dans Lift. et Philos. mélées qu'une page qui n’a point trait à la tragédie de Népomucène Lemercier. Nous en parlerons plus loin.
V. Hugo commence par une attaque contre les comédiens de la rue Richelieu : ils ont refusé de jouer Clovis et l’auteur a été obligé de recourir à l'impression pour faire connaître une tragédie faite
depuis vingt ans. (Conserv. Litt., p. 217).
La pièce dans les circonstances présentes eut été, il est vrai, intempestive. Certains vers exprimant une vérité locale « auraient pu être considérés comme des vérités absolues et applaudis comme tels
Mi Ti
Février
Conserv. Lailt., t.1, livrais. vr, pp. 247-298, signé E. ; cf. Lütt. et Philos. mélées, p. 98.
N.-B. — Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques, par M. Népomucène Leniercier. In-8, Imprimerie-librairie Baudoin.
Paris. B. F., 29 janvier 182 399.
Correspondance. A. MM. les liédacteurs ria DA HEAARINESS
du Conservateur Littéraire (Massevaux, 14 janvier 1820). Signé : Publicola Petissot (4): Conserv. Lili. t.1, livrais. vi, pp. 228-
« par une certaine classe de chrétiens de nos jours. Est-il si moral de présenter sans cesse les abus « que les hommes ont faits de la religion à un peuple qui n’est déjà que trop disposé à n’y voir que « des abus? » Cette critique ne s'adresse pas à M. Lemercier : « Sa pièce n’est pas plus impie que bien « des pièces de Saint-Genest qui ne causaient pas le moindre scandale chez nos aïeux. »
M. Lemercier a voulu peindre un tyran, mais « pour entreprendre un pareil ouvrage sous Buona- « parte, il fallait avoir un courage peu commun: c'était vouloir peindre la tête de Méduse en face. « M. Lemercier y est parvenu ; il nous a tracé un tableau hideux de bassesse et de vérité. II lui a plu « de le nommer Clovis, mais on pourra toujours dire de lui ce qu'il avait dit du Tibère de Chénier : « il l'avait vu. » (Conserv. Litt., p. 218).
V. Hugo a une toute petite critique contre le poète qui a mis une apostrophe à la liberté dans la bouche de Moïse. Il résume ensuite la pièce, et il cite Molière et Tartuffe à l'occasion (Conserv. Litt., p. 219), mais il ne faut pas oublier que Népomucène Lemercier y à fait deux ou trois fois allusion dans la préface de son ouvrage.
V. Hugo ne ménage pas ses éloges: « l’action marche, dit-il, elle est grande et simple: le style « prête davantage à la critique, cependant il y a de beaux vers. » Il note en passant un morceau où Lemercier a voulu lutter avec le Hahomet de Voltaire (Conserv. Litt., p. 220). Il revient à la page suivante (p. 221) sur la même comparaison avec Mahomet dont Clovis reproduit l'intrigue. lei encore il est à remarquer que Népomucène Lemercier avait avoué les ressemblances de sa pièce avec Mahomet.
V. Hugo, suivant son habitude, cite de nombreux passages de Clovis (pp. 222-233) et l’un d’eux lui arrache cette phrase : « Nous ne connaissons rien chez les anciens et les modernes qui soit supérieur à ce morceau par la grandeur et la terrible majesté. » A propos du 4e acte (p. 224) il ne manque pas de comparer encore la pièce de Lemercier avec Mahomet. « Cet acte, dit-il, est admirable ; il « soutient la comparaison avec celui de Voltaire; s’il n’est pas aussi bien écrit, et s’il est moins « déchirant, il est aussi original; d’ailleurs il a le mérite de laisser le spectateur dans une attente « terrible, tandis que le 4e acte de Mahomet épuise l’âme et termine la pièce. »
Le compte-rendu continue par de nombreuses citations (pp. 225-226) et V. Hugo termine ses éloges par cette phrase: « Malheur à ceux qui ne sentiront point de pareils vers! »
Au moment où V. Hugo va entreprendre l'étude des dernières scènes, il affirme que sa tâche devient pénible, car il lui reste à faire autant de critiques qu'il a donné d’éloges. Il faut louer cette franchise qui ne manque pas de courage, car Népomucène Lemercier est académicien et au commencement de 1820 V. Hugo n'aurait pas voulu trop déplaire à l’Académie. Il est vrai qu'après cette phrase générale, V. Hugo sait se montrer habile : à huit pages d'éloges succède une seule page de critique. Il passe rapidement sur un moyen mélodramatique peu heureux, sans appuyer il indique que le reste de l’ouvrage ne paraît guère meilleur. Il sait ainsi concilier son intérêt et les droits de la vérité.
V. Hugo sort à ce moment de son sujet et il nous donne un long paragraphe sur le dénouement de Mahomet qui est manqué comme celui de Clovis. Nous retrouvons ce passage dans Lütt.et Philos. mélées (p. 98). Nous ferons remarquer après Ed. Biré (V. Hugo avant 1830, p. 179), que les cinq dernières lignes (pp. 98-99), ont été ajoutées. Biré, par respect pour le lecteur, n'a pas voulu les citer entièrement, nous ne pouvons mieux faire que de l'imiter. Ro T
V. Hugo termine par un conseil à Lemercier et lui indique un moyen de rendre la péripétie digne de la tragédie.
N.-B. — I] faut remarquer, à propos de cet article, que N. Lemercier, a fourni lui-même à V. Hugo une partie de sa documentation : les attaques contre MM. de la rue Richelieu, les comparaisons avec le #ahomet de Voltaire, les allusions à Tartufe se retrouvent dans les Considérations historiques et littéraires qui précèdent la pièce : Remarquons encore que V. Hugo pour s’autoriser à attaquer Napoléon a donné une petite entorse à la vérité. M. Lemercier composa sa pièce, il l’affirme lui-même (Considérations, p. xxxvij), sous le Consulat, en 1801, et alors son courage, si courage il y a eu, ne mérite pas, il semble, les éloges un peu outrés que sur ce point lui prodigue V. Hugo; lorsqu'il nous parle de la tête de Méduse.
(4) M. G. Simon (L'Enfance de V. Hugo, p. 206) ne donne pas Publicola Petissot parmi les onze signatures qu’il attribue à V. Hugo. M. Souriau (La Préface de Cromwell, p. 54), tout en reconnaissant que les deux lettres signées ainsi sont bien dans le genre d'esprit de V. Hugo, n'ose pas les lui
13fév.au
13 fév.
au 4er mars
Février
Février- Mars
l'évrier
On annonce Lord Ruthwen ou les Vampires. L'auteur de Jean Sbogar (Nodier) n’est pas étranger, dit-on, à la composition de cet ouvrage : cf. Drapeau blanc, 12 février 1820.
Assassinat du duc de Berry.
Dans les jours qui précèdent cette date, V. Hugo envoie à Toulouse Hoëÿse sur le IVil, Le Jeune Banni, Les Deux Ages. Le Jeune Banni et Les Deux Ages ont donc été composés avant le 15 février 1820.
Frayssinous prêche à St-Sulpice : Démonstration des vérités fondamentales de la religion. cf. Journal des Débats, 21 février 1820. L’Ami de la Religion donne comme sujet : La Providence 26 février, n° 579, p. 68).
Lettres d'Adèle Foucher à V. Hugo: cf.
Annales politiques et liltéraires, 28 janvier.14912; p.92:
Lettres de Nodier au Drapeau blanc reniant la paternité de Lord Ruthven. Ladvocat lui répond disant qu'il possède un contrat signé par Nodier. Celui-ci prétend avoir seulement donné des conseils à l’auteur: cf. Drapeau blanc, 26 et 27 février.