‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 2 sur 106 · MURS · texte numérisé non relu

MURS

| PRÉFACE jusqu’en 1825. Pourquoi cette date comme terme de cel ouvrage? Peut-être comme d’autres pourrions-nous répondre, parce qu’il nous à plu de faire ainsi el que nous ne voulions pas apporter un trop gros volume de bio-bibliographie sur Victor Hugo. Mais est-ce là répondre? A mieux dire, nous avions un but, aider ceux qui étudient les débuts de Victor Hugo à se retrouver dans ce fourré un peu épais, au milieu de ces arlicles de revue souvent inédits ou reproduits avec des changements importants, indiquer nettement à qui veut consulter Littérature el Philosophie mélées le journal, la revue où il} pourra trouver le texte primitif. A l’époque des premières odes, Victor Hugo cherche sa route et à chaque instant il corrige sous l’influence de la politique ou de la religion. Plus tard, vers 1825, ses idées sont plus assises, il connaît mieux la technique de son art, il n’éprouve plus le besoin de revoir aussi souvent ses œuvres. * Après Ja disparition de la Muse française el l'élection de Soumet à l’Académie ‘française, Victor Hugo devient le chef véritable des romantiques. 11 n’est plus au

deuxième ou troisième rang, mais à la première place, il fera attendre quelque temps encore son manifeste, la Préface de Cromwel, mais déjà il se prépare à l'action. I se sépare des compagnons qui l'ont porté en avant mais qui lui semblent trop vieux ou: pas assez audacieux pour les luttes futures, il commence à s’entourer de jeunes recrues qu'il forme et excile au combal. Son enfance, sa jeunesse sont finies, 11 est un homme et une nouvelle période de sa vie commence.

Tout ceci nous semble raisons suffisantes pour arrêter en 1825 ce travail que nous ne renonçons pas à continuer plus tard de la même manière si nous en avons Île loisir.

Le lecteur en parcourant notre ouvrage jugera lui-même des résultats de notre labeur, mais peut-être sera-t-11 heureux de connaître par avance ce que nous avons trouvé dans notre enquête bio-bibliographique sur cette partie de la vie de Victor Hugo.

Nous n'avons mis au jour aucune poésie nouvelle de Victor Hugo (1). Cette période de l'existence du poète a été très travaillée et tout ce que l’on peut désirer c’est mettre en évidence des variantes peu connues ou ignorées et par des rapprochements montrer la lente évolution de la pensée sous des influences variées.

En 1819, Victor Hugo publie La Canadienne, Le Télégraphe, L'Enrôleur politique qui ont subi des transformations sans importance, mais Les Vierges de Verdun, Les Derniers Bardes, Les Destins de la Vendée ont été remaniés à diverses reprises. Vicetor Hugo, fidèle aux conseils de M. Pinaud de Toulouse, a combiné trois strophes pour

‘n’en former qu'une dans Les Vierges de Verdun.

En 1820, il imprime dans le Conservateur Littéraire les traductions qu'il a faites sur les bancs du collège : Cacus, Achéménide, L'Antre des Cyclopes, César passe le Rubicon, À Lydie, Le Vieillard du Gralèse. On les a reproduites depuis dans Victor Hugo raconté sans grands changements. Pour Achéménide cependant trente-quatre vers ont été très modifiés, pour César passe le Rubicon on a commis dans l'épigraphe un gros contresens. Les vers À Lydie ne sont presque plus reconnaissables. À leur propos signalons que le Conservateur Littéraire les donne sous la signature J. SaiNre- Marie, que personne n’a signalée encore et que Victor Hugo a employée deux fois seulement.

Dans cette même année, Victor Hugo a donné au Conservateur Littéraire de nombreuses odes politiques. Les Vous et les Tu, La mort du duc de Berri, Le Génie, L'Enseignement mutuel, La naissance du duc de Bordeaux, La Saint-Charles et d’autres, inspirées par des sentiments divers, Moïse sur le Nil, Le Jeune Banni, Les

Deux Ages, Ce que j'aime.

Les Vous et les Tu ont d'abord été reproduits dans Littérature et Philosophie méêlées, mais soixante-douze vers ont été laissés de côté, douze ont été ajoutés el soixante-

(1). Notons cependant l’/Zmifation d'Owen, Conserv. Litt.,t. I, livrais. 10° p. 364, 4 vers. Elle est signée J. Sainte-Marie et appartient à Victor Hugo comme nous le verrons tout à l'heure.

PRÉFACE

deux seulement ont été donnés à peu près tels qu'ils étaient dans le Conservateur Littéraire. Ils ont été reproduits une seconde fois dans Victor Hugo raconté, édition ne varietur, et là, trois mots mis à part, on retrouve le texte primitif. |

La mort du duc de Berri, La Naissance du duc de Bordeaux, La S'aint-Charles, Ce que j'aime nous offrent des changements peu importants.

L’'Enseignement mutuel a perdu une note amusante déjà plusieurs fois signalée qui n’a jamais été imprimée dans les œuvres de Victor Hugo.

La correspondance avec M. Pinaud de Toulouse nous permet de connaître des variantes curieuses pour Moïse sur Le Nil.

Le Jeune Banni imprimé d'abord dans le Recueil des Jeux floraux, puis dans le” Conservateur Littéraire, dans les Odes et Poésies diverses, enlin dans Victor Hugo raconté mériterait un texte définitif auquel on ajouterait en note tous les vers refaits.

Les Deux Ages en passant du Recueil des Jeux floraux et du Conservateur Littéraire dans Victor Hugo raconté ont perdu cinq vers qu'il faudrait leur restituer.

Le Génie, dédié à Chateaubriand, a subi des transformations sans nombre. Certaine strophe à été refaite au moins quatre ou cinq fois. M. Barthou, qui possède un manuscrit de cette ode signalait récemment dans la Revue bleue (2 Déc. 1911, pp. 708-709) des variantes inédites et l’on est porté à croire que Victor Hugo en composant cette ode fut plus guidé par le choix de la rime que par un souci religieux.

A partir de 1821, il trouve plus facilement le vers, l’image, l’expression qui rendent sa pensée, il n éprouve pas le besoin de corriger ses idées, aussi les odes qu'il écrit à cette époque présentent moins de modifications.

En 1821, La fille d'Otaïti, Le Baptème du duc de Bordeaux, Quiberon ne donnent pas lieu à des réflexions intéressantes.

En 1822, Victor Hugo compose Bonaparte et Le Dévouement dans la peste, puis Louis XVII ; or à part Bonaparte, dont deux strophes ont été retouchées en 1828, les deux autres ont subi des corrections peu notables. Cette même année, il imprime son premier recueil Odes et Poésies diverses. Les odes qui paraissent pour la première fois, une douzaine, nous présentent un texte à peu près définitif mais les odes déjà publiées subissent l'influence du moment. C'est alors qu'elles reçoivent une forme qui ne variera plus et une teinte religieuse accentuée. Le poète, royaliste et catholique plus à la surface que dans l’intime de l’âme, donne une empreinte chrétienne à des œuvres neutres jusqu'alors. On s'aperçoit par des expressions, des noms, des images qu'il se livre à l’étude de la religion et de la Bible.

Les années 1823 et 1824 nous laissent la même impression. Victor Hugo donne Jéhovah aux Tablettes Romantiques et à la Muse française A mon père et La Bande Noire. I publie une seconde édition de ses Odes puis ses Nouvelles Odes. En 1828, dans les Odes et Ballades, il a revisé presque toutes les pièces de 1823 et de 1824, sur tout La Bande Noire, Le Repas libre, La Liberté, La Grand’ Mère, mais ces retouches sont œuvres de poèle et non de penseur. Qu'on lise la fameuse strophe sur la Bible dans Grand’ Mère. La strophe de 1824 est lourde et embarrassée ; gracieuse et légère est celle de 1828. La pensée est-elle devenue plus chrétienne ? On peut en douter : Vic tor Hugo appelle Bible un simple missel. #

D’ardentes discussions se sont établies à propos des articles de critique donnés par Victor Hugo au Conservateur Littéraire. Faut-il à notre tour prendre part à la lutte et nous demander quelles raisons l'ont poussé à ne pas les reproduire tous dans ZLattérature et Philosophie mélées, à les tronquer, à les amalgamer, à y ajouter, à supprimer des noms et à les remplacer par d’autres. ”

Il a laissé de côté certains articles qui, en 1834, n’étaient plus d'actualité : revues littéraires ou poétiques, articles sur les Beaux-Arts, critiques dramatiques, compte-rendus de livres tombés dans l'oubli.

A dix-huit ans, son ardeur juvénile avait signalé des ouvrages composés par des amis à qui il était heureux de rendre service et il avait fait Péloge de leur talent ignoré.

PRÉFACE

A trentesans, il ne se souvenait plus de ceux qui gisaient aans l’ornière loin derrière lui

et n'avaient pu suivre sa marche rapide et triomphante. Il avait certainement aussi oublié ces pièces de théâtre qu'il avait jadis applaudies, mais qui ne ressemblaient guère à son idéal actuel, le drame romantique. Rien d’étonnant à ce qu'il ait négligé tous ces articles : un volume n'aurait pas suffi. Et d’ailleurs, en 1834, prenait-il au sérieux ces articles où jeune homme 1l se posait en juge infaillible du théâtre. Alors habilement il fit un choix de pensées générales qui ne juraient pas trop avec ses idées du moment. If tenait en effet à prouver que sur ce point il n'avait pas (rop varié (1).

Au contraire, en 1834, il se faisait illusion sur la ferveur de son royalisme et de son christianisme de 1820. Il a voulu alors montrer qu’il avait évolué en politique et en religion et volontairement il a accentué cette évolution par un choix judicieux des morceaux reproduits, par de petites additions, des suppressions habilement faites. - Il a eu l'intention de tromper son lecteur, le fait n’est pas douteux et M. Biré un peu

‘durement s’est donné le malin plaisir de rétablir les textes el les dates. Ce n’est pas toujours chose facile.

Comparer le Journal d'un jeune jacobite de 1819 avec le Conservateur Littéraire nécessite en effet un labeur véritable, mais offre d’agréables jouissances. Ce journal est composé de telle façon qu’on se demande quelle méthode a présidé à ce travail. On dirait volontiers que Victor Hugo a pris ses articles de 1819 à 1824. qu'il les à relus attentivement. Certains lui ont plu dans leur entier, il les a mis de côté tels quels, d’autres l’ont moins intéressé, mais des phrases, des pages lui ont fait plaisir, il les a encore conservées. Puis il s'est amusé à brasser tous ces papiers et dans le tas au hasard il a pris un article, puis quatre ou cinq feuillels, puis un article et encore des feuillets, il a disposé le tout sans s'occuper des dates, des sujets, ajoutant çà et là un titre, une date. Notre hypothèse semble fantaisiste et pourtant bien souvent elle paraît se vérifier. — Prenons l’article Æistoire qui se compose de onze paragraphes assez distincts. Le premier (pp. 43-46) est du 5 février 1820, il appartient à une critique de l’Æistorre de Velly ; le 2° (pp. 47-49) doit être de 1834 ; le 3° (pp. 50- * 51) parut le 20 mai 1820 : il fait partie d’un article sur /vanohé de W. Scott ; le 4° (pp. 52-53) est du 17 juin 1820, il est emprunté à un compte-rendu de Zalla-Roukh de Thomas Moore ; les 5°, 6°, 7° (pp. 34-56) parurent le 20 janvier 1821 dans un article sur l'Aistoire de Dufau ; le 8, À un historien (pp. 57-59) nous ramène au 5 février 1820 et à l’Æistoire de Dufau; le 9, Extrait du Courrier français (p. 60) du 2 septembre 1820 appartient aux Variétés et Nouvelles Littéraires :; le 10°, Après une lecture - du Moniteur (pp. 61-63) fait partie d’une critique dramatique de l’'£migré en 1794, il est du 31 mars 1821. Le dernier (pp. 64-65) nous reporte au 20 janvier 1821 et à l’Aistoire de Dufau.

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(4) Ce n’est point une affirmation en l'air que nous apportons ici. Le 1e septembre 1833, l'Europe Littéraire (t.I, livrais. 6*, pp. 97-98) imprima l’arücle Thédtre (Littérature et Philosophie mêlées, pp. 95-102). * L'ordre n’est pas absolument le même mais les deux textes sont identiques. Cet article est emprunté au Conservateur Littéraire (t. 1, livrais. 6e, février 1820, pp. 227-9228 ; livrais. 9e, pp. 350, 351, 352, 356, mars 4820 ; t. IL, livrais. 12, mai 1820, p. 78; t. III, livrais. 27e, janvier 1821, pp. 276-277). Le 29 mai 4833, l'Europe Littéraire (t. I, ne 29, pp. 157-159) avait déjà donné une grande partie de la Préface de Littérature et Philosophie mêlées (du milieu de la p, 13, L'art est aujourd'hui à un bon point. jusqu’à la fin}. L'article du 4+ septembre était précédé de la longue note suivante : « Aujourd’hui que la question du théâtre s'agite entre « M. Victor Hugo et le passé, voici des notes que le public lira avec intérêt. Elles ont été écrites en 1819 par « M. Victor Hugo sur un espèce de journal manuscrit que du consentement de l’auteur, veut bien nous commu- « niquer la personne qui le possède. M. Victor Hugo avait alors seize ans. On sera sans doute curieux de « comparer ses opinions actuelles avec ses opinions d’alors. L'illustre poète a peu varié. Excepté le paragraphe II « et le paragraphe IV qui n’expriment évidemment plus sa pensée, nous croyons qu'il signerait encore aujour- « d’hui ce qu’il écrivait en 1819. C’est un fragment de théorie très hardi pour l'époque et où l’on trouve déjà « cà et là le germe de toute une révolution littéraire. Ces notes sont le gland dont la préface de Cromwel est « le chêne. » Cette note exprime certainement la pensée de Victor Hugo: elle est sortie probablement de sa plume. Inutile d’en relever les inexactitudes. Signalons en passant que les Feuilles sans date (Litt. et Philos. mêlées, pp. 217-227) ont paru aussi dans l'Europe Littéraire (n°11, 19 sept, 1833, pp. 237-239) sous le titre : Pensées d’un réveur. Vicror Hu6o.

PRÉTACE

Ces articles, on le voit, n’ont pas tous rapport à l'histoire ; Victor Hugo s’en est aperçu et alors avéc une habileté qu'il faut reconnaître il leur à donné ce qui leur manquait. Lisons page à page Litérature et Philosophie mélées et nous allons nous en convaincre. — À la page 43, il a ajouté à la 2° ligne le mot historiques, aux lignes 6 et 9 le mot Astoire, à la page 44, 1l a recommencé à la 1° ligne, et à la page 46, les deux derniers alinéas sont de 1834. — Si le deuxième paragraphe (pp. 47-49) que nous n avons pu retrouver est de 1834, notre supposition en est confirmée. A la page 54, les premières lignes ont subi une transformation, Victor Hugo parlait bien dans le Conservateur Littéraire de Voltaire et de sa manière d'écrire l'histoire, mais dans Littérature et Philosophie mélées il a voulu rendre la chose évidente aux yeux de tous et en 1834 il écrit : Vo/faire comme historien. — A la page 55, il y a toute une comparaison entre l’historien cosmopolite et l'historien patriote que nous ne trouvons pas dans le Conservateur Littéraire ; elle a été composée en 1834. — A la page 56. nous devons en dire autant d’une phrase sur « l'historien étranger qui ne trouverait « jamais certaines expressions qui sentent l’homme du pays ». La même remarque s'impose pour les deux premières lignes de la page 65 : « Tout historien qui se laisse « faire par l’histoire et qui n’en domine pas l’ensemble est infailliblement submergé « sous les détails ». Elles sont de 1834 et rappellent admirablement bien au lecteur que l’auteur lui parle de l'histoire. :

Les fragments de critique (pp. 67-93) qui suivent l’article Æistoire mettent en défaut notre théorie. Victor Hugo les a placés en respectant les dates : le premier est du 29 janvier, le deuxième du 4 mars, le troisième du 1®% avril et le quatrième du 45 avril 1820. Ils ont de plus une certaine étendue et sauf quelques phrases initiales placées pour avertir le lecteur du sujet traité, ils n'ont pas été trop recomposés en 1834. Notons cependant les deux premières lignes de la page 93. Elles font admirablement bien dans l’article et sont pour Lamartine un éloge parfait : « Voici donc enfin des « poèmes d’un poète, des poésies qui sont de la poésie ». C’est en vain qu'au 15 avril 1820 le lecteur les chercherait dans le Conservateur Littéraire. Elles n'ont point été composées à l’adresse de Lamartine, mais elles forment le commencement d’un article que Victor Hugo imprima le 24 mars 1822 dans le journal l'Etoile à propos de Poèmes, Héléna, le Somnambule, la fille de Jephté, ete., d'A. de Vigny.

Les neuf paragraphes sur le Thédtre sont bien empruntés à des critiques dramatiques. Victor Hugo a choisi quatre de ses articles : 1l a pris six coupures à propos de la Marie Stuart de Lebrun ({) (4% avril 1820), une sur le Clovis de Lemercier (12 février 1820) et une enfin sur Jean de Bourgogne, par de Formont (6 janvier 1821). Il ne les à pas disposées au petit bonheur, il a mis une certaine variété. J1 va de Lebrun à Liadières, de Lebrun à Lemercier, de Lebrun à de Formont pour finir par Lebrun.

Pour l’article Fantaisie, il serait trop long de montrer au lecteur toute la fantaisie qui a présidé au choix et à la disposition des morceaux. Là vraiment notre amusante théorie aurait sa raison d’être. Les dates se mêlent, les années se croisent : on va d’une critique dramatique au compte-rendu d’un volume, une préface d’éditeur à propos des Lettres de Voltaire précède un article sur un moraliste. Le Conservateur Littéraire, le Réveil, VY Etoile ont été mis à contribution. Un article a été découpé en plusieurs morceaux que le poète a semé de droite et de gauche. Tant mieux s'ils se suivent, ce qui n'arrive pas toujours.

L'étude bibliographique de Victor Hugo qui nous révèle toutes ces choses vraiment curieuses nous montre aussi que le Journal d'un jeune jacobite de 1819, à part les retouches dont nous parlons, appartient presque en entier aux années indiquées par Victor Hugo. Il n’y à à proprement parler que deux ou trois articles de ce Journal

(4) Notons que Victor Hugo en a égaré un morceau dans Zdées au hasard (Litt. et Philos. mélées, p. 287, $ VI) au milieu d'articles tirés de la Muse française.

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