‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 21 sur 106 · CRE · texte numérisé non relu

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Avril

ALISSAN DE CHazer : Æloge historique de Conserv. Litt., t. 1, livrais. x, pp. 374-381, S. A. R. Mgr le duc de Berry, grand in-8, (V.), 45 avril 4820 ; cf. Lit. et Philos. mélées Paris, Pillet. On le trouve à B.F., au 29 avril, pp. 90-93. n° 1529 : cf. Drapeau blanc, articles élogieux.

45 et 23 avril, 1t"et 8 mai.

rL

Spectacles. Second théâtre français. Charles de’Navarre, tragédie en cinq actes, par M. Brifaut (2€ et dernier article) (1); Conserv. Litt., t. 1, livrais. x, pp. 382-392 (signé H.).

N.-B. — Le 1er article était paru le 25 mars 1820, Conserv. Litt., t. 1, livrais. var, pp. 307-311.

Revue Littéraire. Epitre à un honnéte homme qui veut devenir intrigant, par Mme la princesse C. de S.

Berriana ou Recueil des traits de bonté les plus remarquables de S. A. R. feu Mgr le duc de Berri, précédé de la vie de ce prince, par A. J. C. Saint-Prosper, auteur de l’'Observateur au XIX® siècle, orné d'un facsimile el d’un portrait du prince (2).

« majestueuse » (alors il citait les dix derniers vers de Lamartine). « Aïlleurs, la cause du déplorable « aveuglement des athées était exposé en vers qu’il suffira de citer pour en faire ressortir la beauté. » (V. Hugo citait seize vers de Dieu). « Enfin dans une épître éclatante de poésie, adressée à Lord Byron, « je fus frappé du morceau qui suit » et V. Hugo terminait ses citations par les trente-quatre derniers vers de L'Homme à Lord Byron.

« À de pareils vers, qui ne s’écrierait avec Laharpe : Entendez-vous le chant du poète ? »

V. Hugo terminait enfin par le dernier paragraphe de la page 93 (Zitt. et Philos. mélees).

(4) V. Hugo revient avec plaisir, dit-il, sur cette pièce qui n’a pas réussi auprès du parterre : il espère qu’elle aura plus de succès auprès des lecteurs maintenant qu’elle est imprimée.

Après ce préambule, il ajoute : « Nous allons mettre sous les yeux du lecteur quelques fragments « d’une scène de cette tragédie que nous prenons au hasard. » Il nous semble que la seène n’est pas prise au hasard mais choisie à dessein : il semble aussi que V. Hugo depuis son premier article a un peu évolué dans son opinion sur Charles de Navarre. Après la représentation, il avait cru cette pièce trop libérale : à la lecture il s'est aperçu que certaines scènes avaient une allure bien différente. Pour son lecteur et pour lui-même il veut justifier ses nouvelles idées et c’est de ce point de vue quil se place pour choisir la scène qu’il transerit.

Il s’agit d'une entrevue entre Clisson et le Dauphin. Clisson d’abord exhale librement le cri de sa douleur et de son ressentiment. Il a vécu de sa haïne : elle est son espoir, son bien, son avenir, il veut se venger, troubler l'empire. Le Dauphin lui répond en lui pardonnant au nom du roi et en le nommant général. La patrie a besoin du bras de Clisson, qu'il affranchisse son pays et lui rende son roi. Clisson accepte. Les allusions à la Restauration sont très transparentes dans cette longue citation dont nous résumons les idées principales et c’est la raison qui l’a fait choisir par V. Hugo.

Il ajoute : « Ges vers sont loin de manquer de l'éclat et de la noblesse tragiques. Plusieurs d’entre « eux sont d’une beauté remarquable et par l'expression et par les idées. » le crois bien que ce sont les idées, que V. Hugo prête à l’auteur, qui dictent son jugement, car la scène qu'il a citée ne m’a pas semblée très entrainante.

Il termine ainsi : « Pour faire une part à la critique nous aurions désiré dans certains endroits « plus d'élégance et de poésie... En résumé, la pièce de M. Brifaut n’est pas inférieure à bien des « pièces prônées de nos jours. Elle nous semble, quant à nous, préférable à la Jeanne d'Arc de « M. d'Avrigny par la conduite et pour le style. Cependant la Jeanne d'Arc à mieux réussie... Combien « faut-il de libéraux pour former un sot public ? »

(2) V. Hugo n’a consacré que quelques lignes au premier des deux ouvrages: Un mot de critique et un mot d’éloge avec deux ou trois citations. La galanterie l'empêche de justifier son opinion, mais Mme de S. a fait entrer dans son tableau des personnages qu'on s'étonne d'y trouver, elle a tenu dans l'ombre des caractères qui semblaient devoir se présenter à son esprit. Sa versification est pure, harmonieuse, facile : son style ne manque ni de chaleur ni d'énergie. " au

V. Hugo est plus à l’aise pour louer le second ouvrage : ses éloges ne sont d’ailleurs qu'un remer-

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