LI |S) TOME
(Ti
Avril
Lettre d’Adèle Foucher à V. Hugo: cf.
Annales politiques et littéraires, 4 février 4912, p. 4110. Il y a dans les Annales, à la p. 110, deux fragments de la même lettre.
Lettre d'Abel Hugo à Adolphe Trébuchet.
Le Figaro, 12 mai 1886, en donne quelques lignes, le reste est inédit : cf. Appendice.
Frayssinous, à St-Sulpice, parle de l’établissement de la religion chrétienne, considéré comme preuve de la divinité de la religion :
cf. Ami de la Religion, 26 avril 1820,
Conserv. Lite, t. 1, livrais. x, pp. 393-396, (signé U.).
N-B. — Æpüître à un honnéle homme. par Mme la Princesse C. de S. (de Salm). In-8, Imprimerie Cellot, Paris; Paris, Arthus Bertrand. B. F., 148 mars 1820, no 914.
Berriana.…. In-18, imprimerie Lenormand, Paris : Paris, Pichard et Le Normant. B. F, 25 avril 4820, n° 1341.
Lettre de V. Hugo à E. Géraud. V. Hugo remercie E. Géraud de son article du 21 mars sur l’Ode Mort du duc de Berry. W lui envoie plusieurs opuscules, l’Ode en question et le 4er vol. du Conserv. Litt. Il voudrait un échange avec la ARuche d'Aquitaine : ils défendent la même cause : cf. MAURICE ALBERT, Un homme de lettres sous l’Empire et la Restauration, Edmond Géraud. In-12, Flammarion, Paris. /Zntroduction, pp. xvu-xvur.
Lettre de V. Hugo à M. Pinaud : cf. Correspondance 1815-1835, pp. 358-361.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher: cf.
Lettres à la fiancée, pp. 23-25.
Lettre de V. Hugo à Adolphe Trébuchet : cf.
Eigaro, 12 mai 1886 et Correspondance 1815- 1835, pp. 6-7:
N.-B.— Le Figaro reproduit toute la lettre et ne renferme qu’une petite faute de lecture. La Correspondance a négligé deux longs passages. Dans le Figaro « toute familiarité » remplace « la familiarité. »
n° 596, p. 342. Frayssinous avait dû donner cette conférence déjà l’année précédente.
Chateaubriand, venant de Berlin, arrive à Paris : cf. Journal de Paris, 26 et 28 Avril.
Rupture entre les familles Hugo et Foucher : cf. Lettres à la Fiancée, pp. 28-29.
ciement bien dû à Saint-Prosper qui, justement dans son livre, a imprimé l’Ode de V. Hugo, sur La mort du duc de Berri. Nous indiquerons rapidement quelques-unes des appréciations de V. Hugo.
« La vie (du duc de Berri) dont M. Saint-Prosper fait précéder son utile recueil est écrit avec beau- « coup de talent. On y remarque avec plaisir cette liberté d'opinion qui annonce l'indépendance « de l'esprit, et sans laquelle il était impossible de réussir dans un pareil sujet. » Nous avons souligné quelques mots qui nous montrent déjà les tendances de V. Hugo.
Il cite ensuite de longs passages de la vie du duc de Berri qui vengeront « la gloire trop méconnue « de cette noble armée de Condé ». Il parle aussi de la partie anecdotique de l'ouvrage : « elle ren- « ferme un grand nombre de traits peu connus... elle est pleine d'agrément et d'intérêt. »
V. Hugo ajoute enfin : « Saint-Prosper, pour satisfaire la vive curiosité que son titre excitera sans « doute à joint à son ouvrage un choix de morceaux en prose et en vers de différents auteurs sur la « mort de Mgr le duc de Berri. » V. Hugo ne nomme pas ces auteurs, par modestie sans doute. Nous suppléerons à son silence. Le premier morceau, c’est son ode imprimée dans la 7 livrais, du Conserv. Litt., comme le dit une note de Saint-Prosper. Elle est signée: Vicror Hugo (pp. 191-197). Elle est suivie d’une ode de Lebrun des Charmettes, de vers de Désaugiers, d'Egvilly, d’une ode de Charles Loyson. L'honneur pour V. Hugo n'était pas mince, de voir son nom précédant ces noms assez illustres à cette époque.
Fin
Avril
Enterrement de Volney à St-Sulpice: cf.
Drapeau blanc, 28 Avril 1820.
V. Hugo de Besançon est nommé maître ès-Jeux floraux: cf. Biré, V. Hugo avant 1830, p. 130, et G. Simon, L’Enfance de V. Hugo, p. 194. On y trouve le texte même du diplôme.
Dernière conférence de Frayssinous à St-Sulpice : La religion, base de la société : cf. La Quotidienne, 2 mai 1820.
Lettre d'Eugène Hugo à A. Trébuchet. Inédite: cf. Appendice.
Mile Georges, arrivée depuis quelques jours Liltérature française. Œuvres posthumes’ à Paris, va débuter incessammentau2%théâtre, de Jacques Delille (1): Conserv. Litt., t. w,
(1) Presque tout cet article, sauf les dix dernières lignes, n’a pas été reproduit.
Le début (pp. 13-14) parie de l'impression que font les ouvrages posthumes sur les lecteurs. Ceux-ci, qui comparent ces ouvrages avec ceux précédemment parus, ne croient pas toujours à l’authenticité de ce qu’on leur présente, car «le mérite de ces sortes de livres est toujours moins grand « que la réputation des hommes auxquels on les attribue. » V. Hugo continue par quelques lignes pleines de bon sens: « Ce sont presque toujours les premiers essais ou les derniers travaux des écrivains « fameux que l’on nous livre après leur mort : dans l'âge qui précède celui des passions, le génie « sommeille ; dans l’âge où le cœur est refroidi, l'imagination se décolore : de là, l’infériorité de ce « que produisent l’adolescence et la vieillesse. C’est donc aux auteurs de se préserver des éditions « posthumes ; l'intérêt de leur gloire leur commande de détruire tout ce qui ne l’accroîftrait « pas; il faut qu'ils condamnent eux-mêmes à mourir avec eux tout ce qui ne pourrait point « vivre après eux. Et ici nous parlons sérieusement ; il ne faut point brüler en parade un manuscrit « dont on conserve la copie dans sa poche. Lulli agit ainsi, et Lulli passe pour avoir fait de méchante « musique. Gresset brüla de bonne foi le recueil de ses médisances poétiques et les épigrammes qu'il « a jetées au feu ont une réputation qu'elles n'auraient peut-être pas obtenues s’il les eût livrées au « public. »
V. Hugo, qui donnait de si bons conseils aux auteurs, ne les a point mis en pratique, car ‘il conservait alors précieusement ses œuvres de jeunesse, el plus tard il n'a rien brülé des œuvres de sa vieillesse.
V. Hugo, après ce début, étudie les œuvres posthumes de Delille. Quelques morceaux auraient pu ne pas trouver place dans ce volume, mais dans beaucoup de passages on reconnait encore l’imagination du peintre des Jardins, l'âme du chantre de la Pifié. V. Hugo n'aime pas le père de la Poésie descriptive, il lui préfère l’auteur des vers si {touchants de la Pitié sur les malheurs de la famille royale. « Delille sera sans doute le chef d’une école ; mais cette école sera dangereuse : le talent s’y « égarera, et la médiocrité y trouvera un refuge ; elle sera de plus inutile : Delille y dominera toujours « seul, et il n’y formera jamais de disciple qui puisse égaler le maître. Peut-être aussi faut-il être un « Homère pour faire des Virgiles (pp. 14-15). »
V. Hugo tient cependant à défendre la vie etles œuvres de Delille contre les Aristarques sévères qui prétendent qu'il ne fut que versificateur par le talent. « Personne ne niera, dit-il, qu'il n’ait été « poète par le caractère ». V. Hugo n'oublie pas de nous montrer en Delille le royaliste, et de choisir des citations qui lui permettent de faire paraître ses propres sentiments. Ainsi dans le discours inédit de Delille sur l’£Zducation, il cite l'éloge du grand Dauphin, éloge qui « semble inspiré par les vertus « de notre duc de Berri et dicté par les circonstances présentes (p. 15). »
V. Hugo aborde ensuite le joli poème de Delille sur le Départ d'Eden. « Delille a su se préserver « de tout luxe descriptif ; la lecture de son poème est attachante, et s’il présente dans certains endroits « de la prolixité, elle est presque toujours dans le style et rarement dans les idées. On y reconnaît « partout l’élégance et l'harmonie de Delille (p. 16). » re ; pd
V. Hugo cite après cela deux longs passages dans lesquels il signale un manque de simplicité, un peu de diffusion, une recherche d'expressions antithétiques. A tous ces reproches de détail s'en ajoute un autre plus grave. Delille avait mis dans la bouche de l’archange Michel ces deux vers.
0. 1. Dour EXPIer VOS Crimes, Dieu se doit vos malheurs, il se doit des victimes. « 11 nous semble, dit V. Hugo, que ces paroles inexorables ne sont conformes ni au texte ni à
Mai
dans Clytemnestre ; cf. Drapeau blanc,
1er mai 1820.
Note de une colonne et demie sur le Con-
livrais. x1, pp. 13-20, signé V. ; cf. Zütl. el Plilos. mélées, p.119.
N.-B. — Œuvres de Jacques Delille, AT vo-
- l'Académie des Jeux floraux; par M.
lume, contenant les œuvres posthumes en prose et en vers ; suivies d’une table générale des matières. In-8, Imp. Everat, Paris. Paris, Michaud. B.F., 5 février 1820. n° 435.
serv. Litt. non signée : cf. Journal de Nantes et de la Loire-Inférieure, 2 mai.
V. Hugo obtient à Toulouse une amaranthe d’or réservée, pour Moïse sur le IVil.
V. Hugo est proclamé Maître ès-Jeux floraux : cf. Lettre de M. Pinaud à V. Hugo, du 9 mai 1820 dans les Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, p. 544.
Poésie. Le rélablissement de la stalue de Henri IV, Ode qui a remporté en 1819 Île lis d’or, prix extraordinaire proposé par V.-M.
Hugo : Conserv. Litt., t. n, livrais. x1, pp. 3-7. Voir au 5 juin 1819.
Prose. Le Vendéen et le Voyageur, dialogue imité du bas-breton Signé L. Th. P. :
Gonserv. Litt.t. 11, livrais. x1, pp. 12-13. Ce
morceau est de L. Théodore Pélicier.
Le Moniteur Universel du 8 mai 1820, p. 614, parle des vers publiés à l’occasion de la mort du duc de Berry. Il se borne à donner des noms d'auteurs : Charles Loyson, Lebrun des Charmettes, d’'Ecquevilly, le comte de Valory, V.-M. Hugo, Tezenas de Montbrison, etc... Il cite un seul auteur, V. Hugo, à qui il emprunte deux strophes, celles qui commencent par les vers suivants :
Et toi, veuve éplorée, au milieu de l'orage Pourtant, à frêle appui de la tige royale,
Lettre de M. Pinaud à V. Hugo ; cf. Odes et
Ballades, édition de: l’Imprimerie Nationale,
Bug-Jargal (Extrait d'un ouvrage inédit
intitulé : Les Contes sous la tente) : Conserv. Litt.,t. n, livrais. xt, pp. 23-31, sans signature ; cf. V. Hugo raconté, t. 1, pp. 367-377. Il n'y à que trois petites corrections de style sans importance et inutiles.
« l'esprit des livres saints. Le Dieu miséricordieux est ici représenté comme un maître impitoyable. « Nous pensons que le discours de l’archange aurait été plus en harmonie avec le ton général du poème « et des traditions sacrées, si, après avoir annoncé, en peu de mots, au couple pécheur, l’irrévocable « volonté du Très-Haut, il leur eût présenté quelques consolations en s’étendant sur les félicités de « l’autre vie, et surtout en rappelant les promesses de l'Eternel et le Messie qui rachètera les hommes. « Il est bien vrai que Delille a effleuré toutes ces idées et donné à Michel un air doux et sévère à la « fois ; mais le cœur n’est point satisfait, on désirerait que cette douceur se montrât encore plus dans « les paroles que sur le visage du messager divin (p. 149). »
Les dix dernières lignes de l’article (pp. 19-20) sont reproduites dans ZLitt. et Philos. mélées. Elles forment le premier alinéa de la page 119, «il ne faut point juger Voltaire... sur son char de « triomphe. » :
PC pee
V. Hugo dépose à l’Académie le Dévouement de Malesherbes ; cf. Erwesr Duruy, Revue de Paris, 15 février 1902, p. 837. |
L'Académie des Jeux floraux a tenu sa séance annuelle, le 3 mai. Aucune Ode na obtenu le prix de l’année : deux ont mérité un prix d’encouragement. L'une, intitulée le Siècle de Louis XIV, est de M. Dieulafoy ; l’autre qui à pour titre Moyse sur le Nil est de M. Hugo, jeune poète déjà connu par des succès dans le même genre : cf. Journal de Paris, 15 mai 1820.
Prose. Le Hulan. chant élégiaque, imité du Polonais par L. Th. P. Conserv. Litt., t.u, livrais. x, pp. 44-45. Ce morceau est de L. Théodore Péiicier.
Les Ages de l'homme. Poème en 6 chants, suivi de notes historiques par M. P. V. Bois-
Spectacles. Théâtre français. Le Flatleur, comédie en cinq actes et en vers, par M. Gosse.
Second théâtre français. L'Homme poli, comédie en cinq actes et en vers, de M. Mer- VIe) ConsServ eLt(CUL. ar, tlivrais. XL, pp.31-37, Signé H.
N.-B. Le Flatteur, comédie en 5 actes et en vers, par Etienne Gosse, membre de la société philotechnique, représentée par les comédiens ordinaires du Roi, le 6 mai 1820. In-8, Imp. Fain, Paris, Barba. B. F. : 24 juin 1820, no 2282.
L'Homme poli ou {a Fausse bienveillance, comédie en à actes el en vers, par M. Merville, représentée par les comédiens du Roi, sur le le 2e théâtre français, le 8 avril 1820. In-8, Imp. Fain, Paris, Barba. B. KF. : 13 mai 1820, no 1642.
Poësie. A Lydié. Ode. Lydia, dic per omnes, elc. (Hor., lib., 1, Ode. var.) (4).
(4) V. Hugo n'a jamais reproduit la critique qu'il a faite du Flatteur et de l'Homme poli. 1 est difficile d'ailleurs d'en découper des morceaux car son travail se prêterait peu à cette opération. Il faut lire les deux pièces et les suivre pas à pas pour comprendre ce que V. Hugo en a écrit.
Nous allons seulement noter quelques-unes des idées ou des affirmations de V. Hugo. Il commence
par prouver que flatter n'est pas un caractère : la pièce de M. Gosse n’est qu’une pâle copie du Tartufe. A ce sujet il prétend que flatter par de faux dehors de piété est un motif qui n’a rien d’avilissant. L'idée et l'expression nous semblent également fausses. V. Hugo compare encore le Flatteur au Méchant de Gresset, puis pour le style, il s'amuse à tourner en ridicule quelques vers (la chose est facile pour n'importe quel auteur), à prouver que certains sont empruntés à Rousseau qui les a pris à Regnard qui les a pris à Juvénal.
V. Hugo revient encore au Héchant à propos de l'Homme poli de Merville. C'est pour lui le même personnage dépouillé de toute originalité. Il résume la pièce tout en critiquant les défauts qu'il rencontre ; mais on trouve peu de choses intéressantes à glaner dans ses appréciations. sauf quelques réflexions générales dans le genre de celle-ci : « En général, c'est une erreur de croire que parce qu’une « chose nous à fait rire dans le monde, elle fera rire au théâtre. Un homme grave, disant une sottise, « réjouira tout un cerele, au théâtre il sera hué. L’avare, le joueur, le jaloux, ne font pas rire ceux « qui les entourent ; ils les mettent au désespoir. »
(1) Le texte du Conserv. Litt. et celui de V. Hugo raconte sont tellement différents que le mieux est de les reproduire tous les deux.
Conservateur Littéraire.
Au nom des Dieux dont tu te ris, Lydie. en ta folle tendresse, Veux-tu donc perdre Sybaris ?
Dans l'amour dont il est épris Va-t-l consumer sa jeunesse ?
Pourquoi n’a-t-il que du mépris Pour Mars, pour sa noble poussière ?
Pourquoi dans l’arène guerrière, Surpassant Ses rivaux Surpris,
Ne franchit-il pas la carriere,
Fier de ses coursiers aguerris ?
Depuis que son cœur n’est plus libre, Pourquoi craint-il l'onde du Tibre ?
Pourquoi, sur ses membres flétris, N'ose-t-il pas verser l'olive ?
Pourquoi ta tendresse craintive Amollit-elle ses esprits ?
Pourquoi sous l’armure falisque Ses bras ne sont-ils pas meurtris ?
Pourquoi de la flèche et du disque N'a-t-1l pas mérité le prix ?
Jadis, à la douleur en proie, Thétis, à la cour de Scyros,