‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 24 sur 106 · MGR RE · texte numérisé non relu

MGR RE

Juin

remporté, cette année, un des premiers prix décernés par l’Académie. Il a obtenu récemmentle 1ys d’or pour le Rétablissement de la statue de Henri IV. Agé de 18 ans, il vient

que pour toutes les autres, la date que nous trouvons à la Bibliographie de la France, mais il est très évident que la livraison 43e parut avant le 3 juin, puisque le Journal de Nantes du 2 juin, en publie un long extrait.

d'être nommé Maître ès-Jeux floraux et proclamé comme tel le 3 mai. Le Journal indique ensuite le nom des onze maîtres.

Les lettres Champenoises, lettre x, pp. 31- 33, 3 juin 1820. font une critique élogieuse de lode Hoïse sur le Nil sous la signature M. J. (Mély-Janin).

Académie des Jeux floraux (3 mai 4820) :

Conserv. Litt., t. u, livrais. x, pp. 107-112 (Signé J.).

Ce long article d’Abel Hugo contient d’abord un compte-rendu de Ja séance du 3 mai 1820, puis un extrait du programme. Abel Hugo a fait des extraits de l’ode de M. Dieulafoi sur Le siècle de Louis XIV, de l'Epttre sur le suicide, de M. Charles de Saint-Maurice, de l’ode Le Génie, de M. F. Durand de Marseille. Enfin il adresse un éloge à Mme Tastu pour son Hymne à la Vierge. I n'a pas négligé en terminant de louer l’Académie des jeux floraux qui «se montre digne « du titre de Seconde Académie de France et de « plus ancien corps littéraire de l’Europe. »

Revue Littéraire. Les plaisirs de Clichy, ou Histoire de la Souscription, etc., avec cette épigraphe : £f victrix resurget.

Lithographie morale et politique de Messieurs les Membres de la Chambre des Députés, ou Résultat des votes pour et contre la liberté individuelle (1). Conserv. Litt., t.u, livrais. xur, pp. 115-116 (V.).

Revue littéraire. Budjet de la Littérature pour l'an 1819, avec solde d'une partie de l’'arriéré, satire anonyme : Conserv. Litt., t. 1, livrais. xur, pp. 142-115. Cet article est signé F. : nous n’osons l’attribuer à V. Hugo, quoique ce soit bien son genre.

Variélés, Nouvelles littéraires, etc. :

Conserv. Litt., t. 11. livrais. x, pp. 116-120,

Ce long article non signé appartient certainement, en partie du moins. à V. Hugo, mais il nous est impossible d'indiquer la part qui lui revient.

Il y a des appréciations sur Volney, des nouvelles sur Lamartine qui part pour l'Italie, sur Lebrun qui va parcourir la Grèce, sur C. Dela-

(1) Ces deux compte-rendus n'ont jamais été reproduits. Le premier commence par une phrase un peu lourde et pas très claire pour nous; mais le reste nous prouve les sentiments ultras de V. Hugo. « Il est impossible, dit-il, de lire deux pages de ce plat ouvrage... On rit de pitié à la première ligne, « on bâille de dégoût à la seconde. Cette compilation est si ridicule, qu’elle en est nauséabonde. Si le « libraire a cru faire une bonne spéculation, il s’est grandement trompé, car les acheteurs ne se dis- « puteront probablement pas un livre où les niais mêmes qui ont souscrit, rougiront de voir leurs «noms. On ne peut mieux qualifier les Plaisirs de Clichy qu’en leur appliquant l'expression de « Cailhava : C’est un vrai chaos de bétises. »

Nous trouvons les mêmes idées dans le second compte-rendu, très court d’ailleurs. « Si vous voulez « apprendre que M. Manuel est un Mirabeau, que la fameuse ode d'Horace commence par Fortis et « tenacem, et que M. le marquis de la Fayette est un homme fortis et tenacem : si vous désirez savoir « de plus que le nom de M. Aurran de Pierrefeu à de l’analogie avec la loi exceptionnelle; que tous «les ultras portent des chapeaux à trois cornes ressuscités du XVe siècle, etc., etc., ouvrez cette « nouvelle brochure. Il est fâcheux que l’idée n’en soit pas neuve, et que le Tarif des consciences, etc., « soit là depuis deux ans pour nous apprendre qu’on ne saurait avoir plus de conscience que M. Etienne, « ni plus de talent que M. Evariste Dumoulin. »

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vigne qui compte aussi faire un voyage. Les Mémoires de M. de Chateaubriand sur Mgr le duc de Berri ont paru : on en rendra compte dans la prochaine livraison (le compte-rendu est de Victor), On parle des lettres du 28 avril 1820 qui ont nommé V. Hugo maître ès-jeux floraux et l'on cite le nom des onze maîtres (cette liste a été copiée par le Journal de Nantes qui s'est servi en même temps de l’article d’Abel dont nous avons parlé).

Saint-Victor publie, dans le Défenseur, un article très intéressant intitulé De la poésie en général et des méditalions poéliques de M. de la Martine : Le Défenseur, t. 1, livrais. vu, pp. 344-354 (J.-B. de Saint Victor).

Vers le 5 probablement. — Moïse sur le Nil, Premiers Ode qui a obtenu une amaranthe réservée; Jours

par M. Victor-Marie Hugo. de Besançon (1) :

Recueil des Jeux floraux, 1820, pp. vij-x.

L'apparition du Recueil n’est pas indiquée à

B. F., mais elle a eu lieu comme d'habitude vers le ÿ juin. |

Cf. Consero. Litt. t. x, livrais. x1v, pp. 121- 424, 10 juin 1820 ; Moïse sur le IVil. In-8.

Imp. Guiraudet, Paris. Ode, par V.-M. Hugo, couronnée par l’Académie des Jeux floraux.

B. F.,9 février 1822, n° 702; Tablettes Romantiques, 1823, pp. 96-100; Odes et Ballades, édition ne varietur, pp. 257-261 ; Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 184-187.

Vers le 5 probablement. — Ze Jeune banni.Premiers Raymond à Emma, héroïde qui a concouru jours pour le prix ; par M. Victor-Marie Hugo, de Besançon (1): Recueil des Jeux floraux,

1820, pp. xxv-xxIx.

(4) V. Hugo avait proposé à M. Pinaud, dans une lettre du 18 avril 1820 (Correspondance 1815- 1835, p. 359) deux correclions qui n'ont pas été faites. Les voici : à la {re strophe, 5e vers, il proposait de remplacer chastes plaisirs par jeux innocents ; à la 8° strophe, 4e vers, il disait qn'on pouvait mettre : Ses malheurs éveillent mon amour, au lieu de ses malheurs ont ému mon amour.

Le texte des Jeux floraux et celui du Conservateur Littéraire sont identiques. Les Odes et Ballades n'ont fait qu'une correction. Nous la trouvons à la 43e strophe. au bas de la p. 260, au dernier vers. Les Odes et Ballades donnent: Chanter les lyres éternelles. En 1820, V. Hugo avait écrit : Monter les lyres éternelles, mais dès 1822 (Odes et Poésies diverses), il avait fait la correction.

(1) Le Recueil des Jeux floraux n'avait point imprimé tous les vers de l’héroïde envoyée par V. Hugo. Il avait fait trois coupures et supprimé cinquante-einq vers. V.. Hugo raconté en a fait autant, mais n'a laissé de côté que 32 vers. Autre remarque : Ce morceau est pour le Recueil des Jeux floraux une héroïde, mais une élégie pour le Conserv. Liti.: Pour V. Hugo raconté, Le jeune banni est devenu Raymond d'Ascoli.

Suivons le texte de PV. Hugo raconté.

Page 263. Les neuf premiers vers ont été laissés de côté. Les voici :

Le bruit du vent dans le feuillage Trouble la paix du bois désert.

Le flot expire sur la plage ;

Et dans les échos du rivage,

Prête à mourir ma voix se perd.

Ces lieux, si chers à mon jeune âge, Entendent mon dernier concert ;

Seul, bientôt, le bruit du feuillage Troublera la paix du désert.

De ces neuf vers, le Æecueil des Jeux floraux n'avait imprimé que les cinq premiers, négligeant les quatre autres.

Page 263. Les deux premiers vers donnés par V. {ugo raconté ont été transformés. Les voici d’après le Æecueil des Jeux floraux et le Conservateur Littéraire. Bientôt... Lis sans retard, lis, à ma douce amanie, Ces mots qu’en frémissant trace ma main tremblante.

rot

1820 Juin

CENCONSenC ELU, TN, livrais.: “xvi, pp. 209-215 : Le Jeune banni. Raymond à Emma : Elégie ; Odes et Poésies diverses par V.-M. Hugo, in-12, Paris, Pélicier, 1822, pp. 199-209 ; V. Æugo raconté, t. 1, pp. 263- 270 : Raymond d’Ascoli, Elégie ; Odes et Bal-

lades, édition de lImprimerie Nationale, pp. 486-491.

Page 264. Le {er vers est transformé lui aussi :

Je t’écris ; mais pardonne ; oui, mon sort est fixé ! Emma, pardonne-moi, car mon sort est fixé. Conserv. Litt. V. Hugo raconté.

. Le Recueil des Jeux floraux, après le vers : « Ne t'offre un cadavre glacé », a supprimé trentehuit vers, jusqu'au vers: « Oui, frémis, ma charmante épouse. » (p. 265.) Page 265. Après le {er vers, quatre vers ont été laissés de côté par V. Hugo raconté : Alors. j'avais, fdèle à ce bel art que j'aime, Monté ma lyre en ton honneur, Et mon luth insensé devait aujourd'hui même Achever ce chant de bonheur.

Le 8e vers a été transformé : Dans mon sein reposait ta colombe craintive :

Dans mes mains reposait ta colombe craintive ; Conserv. Litt.

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