I JUS
Au bas de Ja même page, la phrase « elle appuie son bras. de sa blessure, » se trouvait dans le Conserv. Litt. après la {re ligne de la citation, après les mots voix éteinte (V. Hugo raconté,
p. 428, ligne 5e).
Page 428 : un à fait subir de nombreux changements à la citation : ligne 6e, esp’rais remplace
croyais ; ligne 9%. croyais remplace esperais : ligne 20e, s’il doit l'être doux remplace s'il te sera doux ; ligne 24e, après les mots l'âme de Zélica, on a supprimé qu'il oublie tout, excepté sa bienveillance pour loi: lignes 26e et 27e, le parfum des fleurs que nous aimons remplace le parfum de nos fleurs ch'ries : ligne 332, ici-bas remplace dans ce bas monde.
Page 429, ligne 22e, qu'il lui donne la mort remplace qu'il lui donne la santé ou la mort : ligne 23e, 4h ! si mon sang pouvait être remplace Plüé au ciel que mon sang soit ; ligne 33e, attache tes lèvres aux miennes remplace attache tes lèvres à mes lèvres.
Page 430. les lignes 7, 8. 9, 10 ont été transformées. Voici le texte du Conserv. Litt.: Les ouvrages de Thomas Moore qui ont plu généralement choqueront toutefois le goût de quelques champions du classique sans qu'ils puissent motiver leur sévérité. La poésie romantique, par ses formes vagues et indécises échappe à la critique.
(2) On a fait subir à la fin de Bug-Jargal un certain nombre de changements. Prenons V. Hugo raconté :
Page 411 : au bas de la page, cet arbre remplace ce végétal.
Page 413: On a transformé les quatres premières lignes pour éviter, je suppose, une amphibologie on lisail : « Frères, allez dire à Biassou qu'il ne déploie pas le drapeau noir sur son captif, car il a sauvé la vie à Bug-Jargal et Bug-Jargal veut qu'il vive, » mais la phrase de V. Hugo raconté n’est guère plus heureuse. Lu
A la 12e ligne, après le mot fierté on a supprimé plusieurs lignes : « I fit un signe : Rask sauta à
tes
Juin
Ce que j'aime. Vers faits à un dessert.
Observateur des Modes, 20 juin. Cf. 17 juin.
Lettre de Sigisbert Hugo au rédacteur du Courrier français : cf. Catalogues Charavay, n° 305.
Juillet
Poësie. Le jeune banni. Raymond à Spectacles. Théâtre français. Le follicu- Emma, élégie : Conserv. Litt. t. n, livrais. culaire, comédie en cinq actes et en vers ; par XVI, pp. 209-215. V.-M. Hugo; cf. Premiers M. Delaville de Mirmont.
Jours de juin 4820, Zecueil de l'Académie des Second théâtre français. L'artiste ambi- Jeux floraux. lieux, comédie en cinq actes et en vers; par M. Théaulon (1).
« mes pieds. — Suis-le, me cria-t-il. — Il disparut. — Le jappement du dogue qui marchait devant « moi me guida à travers les ténèbres ; nous sortimes du mont. En entrant dans la vallée, Bug-Jargal « vint au-devant de moi, son visage était serein. »
Aux 16e et 17e lignes, on lisait : « J'ai fait dire à Biassou de ne pas déployer le drapeau noir » au lieu de « Biassou ne déploira pas... »
Page 417, après la 2e ligne, on a supprimé une phrase : « J'étais pétrifié. Le peu que je compre- « nais à ce qui venait d’avoir lieu me faisait prévoir lous les malheurs. »
Aux lignes 5e et suivantes, il y a eu des transformations, on a supprimé de petits détails : le chien baissait la queue, ses grands yeux étaient humides. Le capitaine sentait les mêmes craintes que lui, il faisait quelques pas de son côté au lieu de s’élancer vers lui.
Page 418, les lignes à et 8 ont été transformées. Il y avait simplement ceci: « Je lui annonçaï « que ce serait lui ou dix des siens qui vous tiendraient compagnie » ; à la ligne 9e, on n'indique plus comment Bug-Jargal s'était sauvé « en faisant un grand trou ».
Page 419, à la fin, on lisait: « Le sergent se tut. »
Nous n'avons indiqué que les changements ayant une certaine importance. Nous avons négligé toutes les petites transformations sans valeur.
(1) Cet article n’a pas été reproduit, croyons-nous. V. Hugo. à propos du Folliculaire, fait un rapprochement entre la première représentation de cette comédie et la première des Comédiens. Il parle ensuite du teint royaliste de la pièce et des journalistes libéraux qui riaient du bout des lèvres (Conserv. Litt., p. 223).
[ est, quant à lui, trop petit publiciste pour connaître les vices et les ridicules des journalistes.
La pièce nouvelle offre beaucoup de ressemblance avec le Tartufe et V. Hugo cherche à le prouver. Le Folliculaire malgré cela est amusant : il est supérieur aux Comédiens par l'intrigue et l’intérêt. Le dialogue est plein d'esprit et de naturel: il y a des traits piquants, des idées ingénieuses, de beaux vers, un style plein de verve: les caractères sont habilement tracés.
Au commencement de son compte-rendu sur l’Arfiste ambitieux, V. Hugo fait preuve d’érudition. L’évêque de Claudianopolis, nous dit-il, et le traducteur des Contes Arabes rapportent, dans leur Supplément à la bibliothèque orientale de M. d'Herbelot, cette maxime des Persans: qui possède un art peut dire qu'il est grand seigneur. Ce début n’amène guère le sujet, mais V. Hugo a fait preuve de science.
L'Artiste ambitieux rappelle le Glorieux de Destouches. Le plan a des défauts, mais il a des intentions dramatiques et des scènes piquantes. Les caractères ne sont pas tous également soutenus ; le style n’est pas assez soigné et cependant la pièce est écrite avec esprit.
V. Hugo se moque de jeunes niais qui ont applaudi des traits contre les distinctions sociales. «On « regrette que M. Théaulon, dont les opinions sont, dit-on, monarchiques, ait cru prudent de s'as- «surer ce pauvre moyen de succès. » — « L’Artiste ambitieux n'est pas une bonne comédie ; ce n'est « pourtant pas non plus une comédie médiocre ».
N.-B. — On trouve. dans la Quotidienne du 5 juin 1820, un article sur l'Arfisle ambitieux de Théaulon que l’on pourrait rapprocher facilement de celui de V. Hugo. I y a trois ou quatre idées communes, sur les huissiers, sur les traits satiriques contre la noblesse, sur Théaulon royaliste ; on y trouve, au commencement, le même rapprochement avec le Glorieux. Dans le Drapeau blanc du 8 juin, Martainville écrivit un article sur le Folliculaire : on trouve les mêmes idées que dans le Conserv. Latt., p. 223, allusions aux journaux royalistes, à Molière et Tartuffe, mêmes idées pour le style.
ride
Juillet
La Maçonnerie, poème en 3 chants, avec des notes historiques, étymologiques et critiques : Consero. Lité., t. 11, livrais. xvr, pp. 217-223 (A.). Article d'Abel Hugo contre la franc-maçonnerie.
Variélés, nouvelles lilléraires, etc... :
Conserv. Litt., t.u,livrais. xvr, pp. 240-246.
Nous devons reconnaître la main de V. Hugo dans quelques-unes des Variétés où Nouvelles Littéraires : par exemple la note sur Guiraud dont le Pélage a été reçu au 2e théâtre français, la note sur Edmond Géraud et la Ruche d'Aquitaine, l'annonce du 2% volume de l’£ssai sur l'Indiff rence de Lamennais.
Sur quelques phrases du Défenseur :
Conserv. Litt., t. u,livrais. xvr, pp. 246-248.
Cet article est signé : Les Rédacteurs du Conservateur Littéraire. Une part en revient donc à V. Hugo. C’est une attaque du Défenseur et une apologie dithyrambique de Chateaubriand, « le noble pair », le chef des royalistes, « le plus illustre génie du siècle ».
Histoire de Gil Blas de Santillane par
Lesage, etc... par M. le Comte François de Neufchâteau, etc... 3 vol. in-8. Imp. Crapelet, Paris, Lefèvre.
On trouve dans cette édition l'examen de la question de savoir si Lesage est l’auteur de Gil Blas ou s’il la pris de l'espagnol, etc.
par M. François de Neufchâteau.
B. F., 1er juillet 14820, n° 2354.
Article signé Trébuchet (une colonne) sur V. Hugo et Moïse sur le Nil, dans le Journal de Nantes et de la Loire-Inférieure, 1er juillet 1820.
Conserv. Litt., L. ar, livrais. xvt, pp. 223- 231, signé H.; cf. Le télégraphe de la littérature, des spectacles, des sciences el des arts, Toulouse, t. 1, livrais. n1, pp. 27-28. Il reproduit une partie des pp. 224, 225, 227 du Conserv. Litt., sur le Æolliculaire et une partie de la p. 229, sur l'Artisle ambilieux.
N.-B. — Le Folliculaire, comédie en 5 actes et en vers, par Delaville de Mirmont, représentée par les comédiens ordinaires du roi. le mardi 6 juin 4820. In-8, imp. Fain, Paris; Paris, Ladvocat. B. F. : 24 juin 1820, no 2281.
L’Artiste ambitieux ou l’'Adoption, comédie en 5 actes et en vers, par M. Théaulon, représentée sur le théâtre francais du faubourg Saint- Germain, le 3 juin 4820. In-8, imp. Didot, Paris ; Paris, Barba. B. F., 8 juillet 1820, n° 2519.
Revue littéraire. Hommage de l'aveugle de Nanterre aux mânes de S. A. R. Mgr le duc de Berri: Conserv. Litt., t. 11, livrais. XVI, p. 238 (U.).
[ n'y a que quelques lignes pour dire que l’idée est touchante et que les regrets de l’aveugle sont exprimés avec naturel et simplicité.
N.-B. — Hommage de l’Aveugle, etc... [n-8, Imp. Boucher : B. F., 20 mai 1820, n° 1822.
Lettres de V. Hugo à Adolphe Trébuchet : 10 et 11
ligaro, 12 mai 1886; cf. Correspondance 1815-1835, pp. 9-11. La moitié de la lettre est supprimée. On y trouve aussi plusieurs inexactitudes ; cf. Appendice.
lievue poétique. — MM. de Labouïsse. — Cipeirel. — Aug. Richomme. — L. À. de la Villestreux. — Gasp. Descombes (1) :
Conserv. Lite. t. 1, vrais. xvu, pp. 255-261 (Disc eos méElees LL Ipe MORE
(4) Dans cet article, V. Hugo fait de nombreuses cilations : il se contente d'ajouter çà et là une
crilique où un éloge.
M. de Labouïsse est un poète aimable et un poète fidèle (c'est-à-dire royaliste). Dans son élégie Ma maladie on trouve les sentiments d’un bon père, d'un bon époux et d’un bon français. Il y a des idées gracieuses exprimées avec bonheur dans son idylle Za solitude. :
Le Conserv. LilE. n'insère pas les chansons: on fail une exception pour des couplets de M. Cipei-
rel intitulés Le Grenadier.
M. Richomme à imité en vers une élégie traduite de l'Allemand Blanche ef Wilhelm, insérée
dans la xime livraison du Conserv. Litt. V. Hugo cite des vers louchants qui ne manquent pas d'énergie. « On trouve dans la pièce de M. Richomme, qui, sans doute, est jeune encore, des traces < d’un talent qu'il aurait tort de ne pas cultiver. »
«Il y a de bons sentiments et de bons vers dans une « Ode contre les ennemis de la L'gilimité « que nous transmet M. de la Villestreux », mais il y a des prosaismes fréquents, un défaut presque absolu de mouvements lyriques. Il est l’auteur de l’'Æommage de l'aveugle de Nanterre à Mgr le duc de Berri.
Le Conserv. Litt. ne peut pas admettre les poésies érotiques. La pièce Souvenir, envoyée par M. Gaspard Descombes est de ce nombre. « Elle n'est dénuée ni de grâce, ni d'élégance, ni de frai- « cheur. » — « Au reste nous croyons utile de prévenir en passant nos jeunes poètes contre le genre « érotique qui diffère beaucoup du genre purement élégiaque. Et ici nous nous bornons à plaider les « intérêts de l’art. »
Les cinq dernières lignes de son article, V. Hugo les a insérées dans Litt. et Philos. mélées, t. 1, p.157 (au milieu de la page) : « La peinture des passions etc... »
= JS
Mi-juillet Mme Hugo et ses fits vont habiter rue de
Juillet
Lettre d'Adolphe Trébuchet aux frères Hugo : cf. Lettre de V. Hugo à Adolphe Trébuchet (10 juillet 1820).
Le second volume de l’Æssai sur l’Indifférence de Lamennais est en vente: cf. La Quotidienne, T juillet.
Mémoires pour servir à l'histoire de la maison de Condé, ouvrage imprimé sur les manuscrits autographes, contenant la vie du Grand Condé, écrite par feu Mgr le prince de Condé, et la correspondance de ce prince avec les souverains et princes des familles royales
de l’Europe (1) : Conserv. Litt.,t. 11, livrais. XVII, pp. 261-271 (V.); cf. Litt. et Philos.
mélées, pp. 156-157.
Lettre d’Abel Hugo à Adolphe Trébuchet, Jointe à celle de Victor du même jour. Inédite. Cf. 4 jipendice.
V. Hugo assiste à la lecon de clôture du cours de poésie latine de Tissot: Conserv.
Litt., t. un, livrais. xvinr, pp. 321-395.
V. Hugo et Adèle Foucher se rencontrent au bal de Sceaux : Lettres à la fiancée, p.55.
N.-B. — Mémoires pour servir à l'histoire de la maison de Condé, etc.
T. 1. in-8, imp. Boucher, Paris ; chez l’édit., rue des Bons-Enfants, n° 34, B. F.: 22 janvier 1820, n° 332.
T. 11, in-8, imp. Gratiot, Paris ; chez l’édit., rue des Bons-Enfants, n0 34. B. K.: 29 janvier 48920, no 355.
2e édit., 2 vol.in-8. Paris, imp. Boucher; Paris, chez l’édit, rue des Bons-Enfants, n0 34 et chez Ponthieu. B. K. : 2 décembre 1820, no 4375.
Mézières, n° 10 : cf. Lettre d’Eugène Hugo à Adolphe Trébuchet, 4 août 1820.
De St-Victor publie dans le Défenseur un 2e article. De la poesie en général et des méditalions poeliques de M. de la Martine.
C’est la suite de Particle du 3 juin. Il y fait l'éloge de l’ode de V. Hugo : Moïse sur le Nil: ct. Le”Defenseur, ti. u, livrais. xvi, p. 117, 22 juillet 1820.
Nécrologie. M. Charles Loyson, mort le 27 juin 1820 : Conserv. Lilt.,t, u, livrais. xvu, pp. 284-285, (A). Cet article d’Abel Hugo est un éloge de Ch. Loyson.
J.-B. Rousseau avait lu à Voltaire son Ode à la Postérité : «Elle n'ira pas à son adresse », dit le sardonique Arrouet. On n’en dira pas autant au Génie, ode que M. Victor-
(1) De ce long article V. Hugo n'a reproduit que le dernier paragraphe dans Litt. et Philos. mélées, tout le reste est inédit.
V. Hugo commence par nous parler de la magie qui s'attache au nom de Condé. Il réveille en notre esprit une foule d'idées nobles et généreuses qui ne sont plus de notre temps. V. Hugo profite du meurtre du due d'Enghien pour exprimer sa haine contre Napoléon.
< Un homme qui est venu parmi nous comme pour attester que la Révolution vivait encore, le
« meurtrier de ce même prince, a mieux témoigné encore en faveur de l’illustre nom de Condé, en « lui consacrant une de ses dernières imprécations. Je voudrais, a-t-il dit, aller dans le ciel pour « y tourmenter Le prince de Condé. Hommage effroyable de l’athée à Dieu et du crime à la vertu.
« Bonaparte, despote né dans l'anarchie, connaissait de même tout l'empire des souvenirs de la «race de Condé sur les Français. Sans rappeler son épouvantable faute du 22 mars 1804, nous trou- « vons la preuve de ce que nous avançons dans l'opposition qu'il apporta, tant que dura son usurpa- «tion, à ce que la vie du grand Condé, écrite par Mgr le prince de Condé, vit le jour...» (Conserv. Litt., p. 262.) MA ad :
V. Hugo fait ensuite l'éloge de cet ouvrage qui n’est pas un panégyrique. L'auteur mêle aux éloges les observations sévères que mérite la conduite politique du grand Condé. V. Hugo fait une longue comparaison entre les deux Condés, exilés tous deux, mais pour des causes différentes ; il apporte de longues citations pour montrer que le style de l'ouvrage est noble, simple, quoique un peu prolixe. Dee Ie
V. Hugo se montre très élogieux ensuite pour l'historien du dernier prince de Condé.
I n'oublie pas la volumineuse correspondance inédile jointe à l'ouvrage, les /ac-simile « qui éveillent un souvenir et satisfont une curiosité ». En traits rapides, il exquisse ensuite l’histoire de la campagne de l’armée de Condé (que son père, il me semble, a dû combattre, alors qu'il était avec Moreau sur le Rhin). : | 2 ; a
Il termine enfin par le paragraphe qu'on peut lire dans Lift. et Philos. mélées, pp. 156-157.
AS 0 per
Fin juillet
Fin juillet
Juillet
Hugo vient de faire paraître : le poète y a mis le nom de Chateaubriand : l'Ode au Génie est bien à son adresse. Nous regrettons de ne pouvoir citer que deux strophes de cette belle ode.
Cf. Drapeau blanc, 24 juillet 1820.
Arrivée de Soumet à Paris. « M. Soumet...
est à Paris depuis quelques jours » : cf. La Quotidienne, 31 juillet 1820; Voir aussi Conserv. Litt. t. 11, livrais. xIx : Variétés, nouvelles lilléraires, pp. 364-368, 19 août 1820, où cette arrivée est annoncée.
Lettre de Soumet à J. de Rességuier. Soumet, fraïchement arrivé à Paris, y fait le portrait de V. Hugo : Biné, V. Jugo avant 1830, pp. 152-153.
Août
Entrefilet très élogieux du Journal des Poésie, Le Génie, ode à M. le Vicomte de Débats sur le Génie. « Dans cette ode sur le Chateaubriand (1).
(4) La livraison 18e du Conserv. Litt. parut certainement avant le 5 août ainsi que le tirage à part. La Bibliographie de la France les donne tous les deux à cette date, mais ils sont certainement antérieurs. Une lettre d'Eugène Hugo à A. Trébuchet, datée du 4 août, annonce l'envoi du tirage à part. De plus, le 4er août, le Journal des Débats fait l'éloge de l'ode de V. Hugo; le 24 juillet, le Drapeau blanc en cite deux strophes. L’ode était donc parue à cette époque.
Le tirage à part ne diffère du Conserv. Litt., que par un seul vers changé (8e strophe, 8e vers, Odes et Ballades, p. 271). Le Conserv. Litt. disait: Des fers chargent leurs mains serviles. Le tirage à part a donné le texte qui est resté : Les Grecs courbent leurs fronts serviles.
Mais depuis, on a fait bien des corrections, bien des changements, soit en 1822, soit en 1898 ; on a signalé bien des variantes, soit M. Barthou, dans la Æevue bleue, 2 décembre 1911, pp. 708-709, sous le titre Chateaubriand et V. Hugo, soit M. G. Simon, dans l'édition des OpEs ET BALLADES de l’Imprimerie Nationale, pp 515-519. Nous allons noter ces changements et ces variantes en suivant l'édition ne varielur.
Commençons par l’épigraphe. En 1822, V. Hugo avait mis deux épigraphes : l’une est empruntée au Tasse: « Va d'un pas ferme au Capitole ». Cn vient de la rétablir dans l'édition de l’Imprimerie Nationale. L'autre, de Lamennais, élait restée. On la trouve dans les Pensées diverses (pp. 570-571) qui suivent les Z/flexions sur l'Etat de l’église de France pendant le xvure siècle ef sur sa situation actuelle, suivies de Mélanges religieux et philosophiques. In-8, 1819, Paris, Tournachon.
A la 2e strophe, les vers 1, 2, 4 ont été transformés en 1822. Voici les deux textes :
D'un éclat magique et céleste La gloire, fantôme céleste,
La Gloire fascine ses yeux ; Apparaît de loin à ses veux ;
11 subit le pouvoir funeste 11 subit le pouvoir funeste
De ce fantôme impérieux De son sourire impérieux ! Gonserv. Litt. Odes et Ballades.
Voici, pour les mêmes vers, deux autres variantes signalées par M. Barthou et par M. G. Simon :
Il subit ton pouvoir funeste, Gloire, fantôme impérieux ;
Tu l’entraînes, belle et céleste, Tu pares d'un éclat céleste, Dans l'avenir mystérieux. Son avenir mystérieux. A la 3e strophe, M. G. Simon signale les variantes suivantes : 1 Si la Sirène qu'il adore 5 La Haine, l’Injure impunie, { Ou si la Gloire qu'il adore 6 Le Dédain qui suit le génie
2 L'accueille après de longs efforts, 7 Usent les jours de ce mortel, AIRE à Der ut : 8 Du malheur mémorable exemple.
La variante du vers 7 est le texte même du Conserv. Litt.