‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 28 sur 106 · RITES · texte numérisé non relu

RITES

« Génie, adressée à M. de Chateaubriand, le « poète se tient souvent à la double hauteur « de son sujet. » Signé R. ; cf. Journal des Débats, 1er Août 1820.

2 Trébuchet parle du Conservateur Litté-

raire dans le Journal de Nantes et de la Loire-Inférieure, 2 août 1820.

4 Lettre d’Eugène Hugo à Adolphe Trébuchet.

Le Figaro (12 mai 1886) en a reproduit seulement quelques lignes. Eugène envoie six

Août

Conserv. Litt. t.u. livrais. xvir, pp. 289- 293, Signé V.-M. Hugo.

Cf. Le Génie, ode à M. le Vicomte de Chateaubriand ; par Victor--Marie Hugo. In-8, Paris, chez Anthe Boucher, imprimeur-libraire, rue des Bons-Enfants, n° 34 et chez Pélicier et Ponthieu, libraires au Palais-Royal, M.DCCC.XX. (au verso : extrait du Conservateur Littéraire, t. 11, livrais. xviri). In-8, 71 pages. De l'imprimerie d’Anthe Boucher, successeur de L. G. Michaud, rue des Bons-

À la 4e strophe, notons, d’après M. G. Simon, trois variantes aux vers 4, 2 et 8.

1 Toutefois dût-il être en 2 Aux traits amers de la

roie ouleur,

2 Aux longs tourments dela douleur, 8 Voudrait, infidèle à sa gloire.

Pour la 5e strophe, M. G. Simon donne une variante au 5e vers :

Quaud ton nom doit survivre aux âges, Edit. NE VARIETUR.

Quand ton nom doit braver les âges, Edit. de l’Imprim. Nationale.

De plus les cinq derniers vers ont été changés en 1828. Voici à côté du texte des Odes et Bal-

lades celui du Conserv. Litt. :

Que t'importe les vils outrages D'un vulgaire, né pour mourir, Qui, poussé par la calomnie, Poursuit encor dans ton génie Le grand siècle qu'il veut flétrir.

Conserv. Litt.

Que t’importe, avec ses outrages, A toi, géant, un peuple nain ?

Tout doit un tribut au génie, Eux, ils n’ont que la calomnie Le serpent n’a que sou venin.

Odes et Ballades.

À la 6e strophe, on relève sur les manuscrits plusieurs variantes aux vers 5, 6, 7, 8, 9, 40, variantes signalées par MM. Barthou et G. Simon (cf. Odes et Bailades, édition de l’Imprimerie Natio-

nale, p. 516).

5 Longtemps ignoré dans le monde,

6 Ta nef a lutté contre l’onde 7 Souvent prête à l'ensevelir ;

8 Ainsi jadis le vieil Homère 9 Errait inconnu sur la terre,

10 Qu'un jour son nom devait remplir.

5 Hélas ! bien des plages lointaines, 5 Hélas ! comme toi Méonide,

5 Hélas ! le Cygne de Sorrente,

Bornant tes courses incertaines, Longtemps, sans patrie et sans guide, 6 Comme toi, d'une étoile errante

7 Ont souvent cru t’ensevelir.

7 Traîna son sort de mers en mers, 7 Subit les caprices divers ;

8 Sous une étoile vagabonde 8 Comme toi, le vieux Méonide,

9 Tu devais errer dans le monde 9 Longtemps sans patrie et sans guide,

10 Avant de remplir l’univers.

40 Traîna son sort de mers en mers.

A la Te strophe, le 3e vers a été corrigé après 1822 :

Tu fuis : le feu pur qui t’anime Conserv. Lite.

Tu fuis : le souffle qui t’anime Odes et Ballades.

Voici d’après les manuscrits quelques autres variantes des premiers vers de cette strophe :

4 Loin des bords qui avaient vu naître 2 Tu fuis quand régnaient des pervers; au jour de nos revers 3 Et tu trouvas un nouvel être 4 Au sein d'un nouvel univers.

5 Perdu sur ces lointains rivages, 6 Leurs grands fleuves, leurs bois sauvages 7 Plaisaient à ton âme de feu ;

1 Jeune encor, vers un nouveau monde 2 Tu fuis loin de nos bords sanglants, 3 Et là, du feu qui te féconde

3 Et là, d'une extase féconde

3 Et là, d’une extase profonde

4 Tu sentis les premiers élans.

0 0 e ° ° . 0 e . L . . CE

A la 8e strophe, le 8e vers a été changé comme nous l'avons indiqué plus haut. Au 106 vers, les tours de leurs turans ont pour variante les créneaux des tyrans.

OS l —

exemplaires de l’ode sur le Génie, il donne l'adresse de leur nouvelle demeure et invite Adolphe à venir faire son droit à Paris. Il est question de politique et de Chateaubriand :

cf. Appendice.

üt

Enfants. n° 34. B. F., 5 août 1820, n° 2895.

Prix O0 fr. 50. Cf. Odes et Poésies diverses, 4822 ; cf. Odes et Ballades, livrais. ir, ode vi, pp. 273-279, juillet 1820 (l'édition de 1828 porte comme date : juin 1820); cf. Odes et Ballades, édition de lImprimerie Nationale, pp. 196-199.

À la 9e strophe, les vers 6, 7, 8 ont été corrigés après 1822. Voici le texte du Conserv. Litt. et

celui de l’édition ne varietur :

Les dieux ont fui : dans les prairies,

Eleusis de ses théories

N’entend plus les pieux concerts ;

Délos cherche ses chœurs fidèles ;

Les dieux ont fui; dans les prairies, Adieu les blanches théories !

Plus de jeux, plus de saints concerts !

Adieu les fêtes fraternelles !

Odes et Ballades.

Voici maintenant quelques variantes signalées par l’édition de l'Imprimerie Nationale :

5 Thèbes a vu ses grandeurs flétries ;

6 Les chœurs, les longues théories 6 Marcher les blanches théories

7 Elever RUE Ge Elevant JeUrS pieux concerts ; chants 8 On n'entend plus leurs luths fidèles :

La 10° strophe a subi des remaniements nombreux. Nous allons d’abord mettre en regard le texte du Conserv. Litt. et celui que nous avons actuellement dans les Odes et Ballades.

A l’ombre de la Pyramide,

Tente immobile de la Mort,

Le camp voyageur du Numide

T'accueillit errant sur ce bord.

Tu vis encor le Mont Auguste

Où, maudit par son peuple injuste,

Mourut le Sauveur des humains ;

Sur le tombeau qui nous rachète,

La muse sainte du Prophète

T'enseigna ses secrets divins.

Conserv. Litt.

Mais si la Grèce est sans prestiges Tu savais des lieux solennels

Où sont de plus sacrés vestiges, Des monuments plus éternels, Une tombe pleine de vie

Et Jérusalem asservie

Qu'un pacha foule sans remord, Et le Bédouin, fils du Numide,

Et Carthage, et la Pyramide, Tente immobile de la mort !

Odes et Ballades.

Pour les premiers vers du texte du Conserv. Litt., nous possédons trois variantes. L'une se trouve dans l'édition de 1822, l’autre est signalée par M. Barthou, la dernière nous est donnée par l'édition de l’Imprimerie Nationale. Les voici :

Le camp voyageur du Numide T'accueillit errant sur ce bord Où s'élève la Pyramide Tente immobile de la mort.

A l'ombre de ces Pyramides,

Où s’acharnent (

Où s’entassent ) les ans rongeurs, Que dévorent {

La tente agreste des Numides

La tente des anciens Numides

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