V. Hugo lit Louis XVII à la Société des Bonnes Lettres
La Quotidienne publie Louis A VII avec une note très élogieuse : « On a pleuré aux « beaux vers de cette muse de vingtans.
« qu’on écoute ces nobles chants et qu’on dise « siles muses libérales peuvent atteindre à ce « degré d'élévation et de sentiment »: cf. la Quotidienne, 12 décembre.
Le Moniteur Universel publie Louis A VI]:
cf. Moniteur Universel, p. 1695, 13 décembre
cf. le Réveil, samedi, 7 décembre 1822, n° 129, p. 2: cf. Litt. et Philos. mélées, pp.155-156, qui reproduisent avec deux petits changements sans importance, les trois premiers paragraphes : « Ceux qui ne savent pas admirer...
« leurs pesanteurs et la nature leur assignent. »
Méditations poéliques, par A.de Lamartine, 9e édition, etc...
Le Trapiste, poème par M. le comte Alfred de Vigny, 2 édition, etc... (Second et dernier article) (4) : cf. le Æéveil, mardi, 10 décembre 1822, n°1132// pp. 2tet:9: cheLu re Philos. mélées, pp. 153, 154, 155 : « Quand « une langue... .. user les bords du chapeau
« de Piron. »
ton, la maladresse d’avoir reconnu et salué un vrai talent. Les belles élégies de M. de Lamartine ont obtenu tout le succès qu'elles ont mérité, et mérité tout le succès qu’elles ont obtenu. Félieitonsen ce jeune poète, et pour nous et pour Jui. L'originalité de ses couleurs, le charme de sa poésie, la mélancolie profonde empreinte dans l’ensemble de ses ouvrages, assignent à l’auteur des Méditations une des places les plus élevées parmi nos poètes. Hâtons-nous de dire (car l’espace nous presse et nous serons obligé de remettre à un second article ce qui nous reste à dire des deux nouvelles éditions que nous annonçons), hâtons-nous de dire que M. le comte Alfred de Vigny n’est pas moins appelé, par la flexibilité de son talent, la richesse de son imagination, la fraîcheur de sa pensée, la grâce et la vérité de sa poésie, à briller au rang le plus éminent de Ja littérature. Dans un prochain numéro nous citerons quelques vers du Trapiste et des Méditations nouvelles. Le critique est heureux quand il n'a pas à critiquer. »
(4) Voici la fin de l’article qui a été supprimée :
« Cette histoire de tant de prétendus auteurs est loin d’être celle des deux jeunes poètes qui font le sujet de cet article. Tous deux originaux, ils marchent tous deux à la gloire par des chemins différens, mais d’un pas également sûr. Notre intention n'est pas d’élablir un parallèle entre deux talens qui n’ont de commun que leur supériorité. Nous aurions désiré entrer dans quelques détails sur les rapports de la poésie avec la versification, art bien plus difficile et bien moins vulgaire qu'on ne pense ; mais nous nous apercevons qu'il est temps d'en venir aux citations que notre premier article a promises, et que nous offrons au lecteur comme un dédommagement de notre prose.
« Le recueil de M. de Lamartine est enrichi de deux odes, d’une élégie et d'une épître. Cette dernière #éditation est la plus belle des quatre ; des deux odes, celle sur la naissance du duc de Bordeaux qui était déjà connue, et que l'auteur a refaite nous semble la plus remarquable. Elle abonde en beautés mâles et neuves. Nous croyons devoir seulement faire observer à M. de Lamartine qu'il lui arrive quelquefois de mêler les couleurs religieuses et mythologiques, de parler de l'étoile de Bethléem et du feu de Vesta, de Dieu et des dieux, défaut étrange qu'il faut laisser aux longues, pâles et harmonieuses odes de ce lyrique qu’on a si singulièrement appelé grand et auquel M. de Lamartine est tellement supérieur dans un genre où pourtant ne brille pas toute sa supériorité.
« Un des morceaux les plus achevés de tout ce volume est sans contredit le passage de la nouvelle méditation intitulée : Philosophie, où l'auteur raconte l’une de ces journées de rêverie, qui ne se peuvent raconter : « (Et) s’il est au sommet de la verte colline. » (V. H. cite 24 vers).
« Il est impossible de jeter dans Ja poésie plus de charme, de grâce et de rêverie. M. de Vigny, vers lequel de si beaux vers sont la transition la plus naturelle, nous semble avoir également tiré Île plus grand parti de la description des objets physiques, lorsqu'il peint l'imposant tableau que la nature déploie autour du Trapiste haranguant ses intrépides soldats dans les solitudes du Mont-
« Nous croyons inuüle de faire remarquer au lecteur l'éclat de ce coloris et la largeur de ce pinceau. Entre toutes les beautés dont le 7rapiste élincèle nous choisirons encore un passage qui, à tous ses autres mérites, joint un singulier mérite d'à propos : « Soit que la main de Dieu le couvre
« Ces vers, qui sont au nombre des plus beaux qu'aient faits M. de Vigny et tous les poètes,
« Serrat : La lune alors plus belle écartait un nuage. » (10 vers cités). «
« où se retire. » (10 vers cités).
« étaient dans la première édition.
« Ajoutons, en terminant le compte que nous avions à rendre de ces deux nouvelles éditions, que les corrections les plus heureuses et les plus sages leur donnent un nouveau prix. Les vrais poètes tels que MM. de Vigny et de Lamartine, sont aussi sévères pour eux-mêmes que les faux poètes tels que MM. tels et tels le sont pour autrui. »
Avant le 20
Décembre
V. Hugo traite avec Persan pour la 2 édition des Odes: cf. le Miroir, 24 mai 1893.
Abel Hugo à lu aux Bonnes Lettres un discours sur la littérature espagnole et a trouvé l’occasion de venger MM. Ancelot, Guiraud et Soumet des injures radicales dont ils ont été l'objet : cf. le Réveil, 19 décembre.
La Quotidienne annonce pour le 20 décembre la 2e édition des Odes de V. Hugo et les Tablettes romantiques : cf. la Quotidienne, 14 décembre.
Les Annales de la Liltérature et des Arts (t. 1x, livrais. exv, pp. 354-356), publient Louis X V1.
Le Roi souscrit à 25 exemplaires des odes de V. Hugo: cf. l’£toile, 17 décembre ; cf. la Quotidienne, 18 décembre ; cf. le Réveil, 18 décembre.
V. Hugo vend 1.000 fr. la 1'e édition de Han d'Islande : cf. le Miroir, 24 mai 1893.