‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 63 sur 106 · V. Hugo écrit Jéhovah et la Préface des Nouvelles Odes · texte numérisé non relu

V. Hugo écrit Jéhovah et la Préface des Nouvelles Odes

V. Hugo signe un traité avec Persan, pour la réimpression des Üdes et Ballades. L'édition de l’limprimerie Nationale des Odes et Ballades donne ce traité, pp. 552-553.

Article très curieux du journal le Æéveil, non signé. Nous le résumons (2).

Lettre de V. Hugo à M. Pinaud : cf. Correspondance 1815-1835, pp. 369-370.

Lettre de V. Hugo à son oncle Trébuchet :

cf. Figaro, 22 août 1888.

Louis XVII, ode: cf. le Réveil, 11 décembre, pp. 3-4 (1).

Le journal accompagne l’ode de la note suivante. «M. Victor Hugo a terminé la soirée (Bonnes « Lettres) par la lecture d’une ode sur Louis XVII. « Le jeune poète tour à tour énergique, sensible « et gracieux a excité de véritables transports. « Chacun de ses vers était accueilli par une salve « d’applaudissements. L'ode sur Louis XVII sera « insérée dans la 2e édition des Poésies de M. Victor « Hugo qui va paraître incessamment mais nous « croyons servir J’impatience de nos lecteurs en la « donnant toute entière dès aujourd'hui »: cf. la Quotidienne, 12 décembre: cf. le Moniteur Universel, 143 décembre ; cf. les Annales de la Littérature et des Arts, 14 décembre ; cf. la 2e édition des Odes, 1833 ; cf. les Odes et Ballades,, pp. 69-

Lettre de V. Hugo à M. Tézenas. Il lui recommande Lebarbier, libraire de Blois, non bréveté, qui a été privé de la faculté de continuer son commerce : Cf. Catalogues Charavay, n° 282.

Lettre de V. Hugo à son père: cf. Correspondance 1815-1835, pp. 178-179 : cf. Pienne Duray, V. Hugo à vingt ans, pp. 71-72. Même texte.

(1) V. Hugo a fait un certain nombre de corrections à cette ode. A part les fautes d'impression, les textes du Réveil, de la Quotidienne, du Moniteur Universel, des Annales de la Littérature et

des Arts sont identiques.

Voici les principales corrections, nous les indiquons en suivant le texte de l'édition ne varietur.

Odes et Ballades.

Page 69, vers 8: Au lieu de « son œil bleu », on lisait « son œil doux. »

Page 70, vers 3: « martyre » a remplacé € martyr ». — Vers 7: « rentre » a remplacé «entre ». — Vers 19: « Sauveur » à remplacé « Seigneur ». — Vers 20: « Ton Dieu » a remplacé « Viens, Dieu ».

Page 71, vers 3: « où le meurtre d'horreur avide » a remplacé « où le crime de sang avide ». — Vers 5 : « longue vie » a remplacé « lente vie» — Vers 15 : «je n'avais pas de mère » a remplacé

« je n'avais pas #4 mère ». — Vers 24: « Et des peuples » a remplacé « Et les peuples ». te Page 73, vers 7: « bénis £es revers » a remplacé « bénis ces revers ». — Vers 14: Le texte ded’édi-

tion ne varietur est celui du Réveil et des Annales mais la Quotidienne avait écrit : Ton Seigneur. en ses. et le Moniteur : Son Seigneur. en ses. Ce sont évidemment des fautes d'impression.

(2) Cet article est-il de V. Hugo ? Nous n'osons l’affirmer, mais il est certainement de l'un de,ses

amis intimes ou de son frère Abel. En tous cas, Victor l’a approuvé, peut-être en fut-il l'inspirateur. L'auteur parle « des triomphes multipliés de cet essaim de jeunes poètes qui se sont levés depuis « peu avec leurs belles lyres et leurs chastes inspirations. » Il veut « associer à ces jeunes gloires si « récentes quelques autres renommées futures et prochaines peut-être. » Il veut « profiter des avan- « tages de la position pour rendre service et aux jeunes talents... et au public... et aux lettres. » ll parle d’abord de Jules Lefebvre, auteur, dit-on, de deux tragédies Clytemnestre et les Mexi-

cains. I a gardé un excellent souvenir des Deux Aveugles. — Puis vient Durand de Vrandaulmon, ou Holmon-Durand, couronné aux Jeux floraux pour une ode : Le Deétachement de la Terre. N cite

quelques strophes d’une autre ode : l’Adieu. — Saint- Valry reçoit à son tour des éloges pour son Hymne à la Vierge dont on fait une longue citation. « Il faut féliciter de pareils vers, le poète et « l'académie qui les couronne » — Ensuite vient Gaspard de Pons, dont on rappelle le poème Constant et Discrète. Il va insérer une pièce intitulée l’Znfini « dans le recueil qui va être incessamment

En décembre

Décembre

Les Tablettes romantiques viennent de paraître chez Persan: cf. la Quotidienne, 28 décembre ; cf. l’£Ztoile, 29 décembre; ef. le Réveil, 28 et 30 décembre.

Le Parricide, de Jules Lefèvre, vient de paraître : cf. le Réveil, 29 décembre.

La 2e édition des Odes de V. Hugo paraît aujourd’hui : cf. le Æéveil, 31 décembre; cf. l'Etoile, 30 décembre.

V. Hugo a dû composer Jéhovah et la l’réface de la 2 édition des Odes. Il écrit aussi A G....y(A Gentilly) d’après l'édition de l’Imprimerie Nationale des Odes et Ballades,

livrais. xx, p. 257 et livrais. xx1, p. 297) sur Victor Hugo.

Deux articles élogieux de l’Apollon, (t. 11,

L'Annuaire historique, de Lesur (p. 853),

dit qu’on a remarqué cette année « un recueil

d’Odes et de Poésies diverses, de M.-V. Hugo, d’un style chaud, vigoureux ».

publié sous le titre piquant de Tablettes romantiques.» (Les Tablettes romantiques ne contiennent

pas ce morceau mais bien deux autres : Cynégire et Le Désir de la gloire militaire).

La série des jeunes poètes continue par M. de Vignet (Vinet ?) « poète Sarde qui ne tardera pas sans doute à se révéler aux amis des lettres, » par A. Pichald qui a eu un accessit à l'Académie et

dont la poésie « est éclatante de hauteur et de hardiesse » et le style «riche de pensées et plus encore

d'images, » par M. E. Deschamps, qui « travaille dans le secret de la vie privée à d'importants ouvrages. »

: La finale de l’article est curieuse et inattendue : « Nous terminons dignement cette liste de noms, dont plusieurs sont promis à de belles gloires, par le nom de M. Eugène Hugo. Ce jeune poète cherche l’oubli comme s’il désespérait de son temps ; et pourtant tous les amis des beaux vers se rappellent ses deux odes sur Mgr le duc d'Enghien et M. le Prince de Condé, étincelantes d’un talent qui n'est cependant pas tout celui de M. Eugène Hugo. Nous connaissons de ce jeune écrivain, appelé, s’il le veut, au plus bel avenir littéraire, des fragments en vers et en prose qui prouvent, par une foule de beautés neuves, une vigueur d’âme et une originalité de conception bien rares. Nous regrettons que notre mémoire ne nous permette que cette strophe sur Buonaparte qui étonne et émeut comme un passage de Tacite (citation de 10 vers). Il y a dans ces vers quelque chose de fort et d'abondant en pensées qui annonce que ce talent est peut-être du génie. M. Eugène Hugo aurait tort de se condamner au silence, il doit savoir qu'on ne peut lutter avec sa destinée quand on la porte en soi comme lui : la sienne est la gloire. »

Cet éloge étonne un peu ; mais n’était-ce pas peut-être un moyen employé par l’amitié pour secouer

et relever l'intelligence d'Eugène Hugo qui depuis deux mois avait sombré dans la folie.

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