‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 64 sur 106 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Janvier

Entrefilet élogieux de la Quotidienne sur la 2e édition des Odes, de V. Hugo.

Article du Airoir sur l’ode le Génie qui est dans l’Almanach des Dames. 11 se moque de Chateaubriand, le porteur d’eau du Jourdain, dont la vie y est racontée chapitre par chapitre : cfle Miroir, 2 janvier 1823.

Entrefilet de la Quotidienne sur les séances de décembre des Bonnes Lettres et sur l’ode admirable de V. Hugo : Louis A VII.

Lettre de M.-J. Trébuchet à son fils Adol- Jéhovah, ode : cf. Tablettes Romantiques, phe : cf. Appendice. pp. 368-369, M. Victor Hugo; cf. Odes et Batlades, pp. 335-337.

Tabletltes Romantiques. Recueil orné ; Les Pet ertue à nes N.-B. — V. Hugo n'a fait qu'un petit change-

de quatre portraits inédits et d’une vignette, Fe à à à e se k AT ne ent à cette ode. On le trouve à la p. 336 des lithographiés par MM. Colin et Boulanger. yes et Ballades, vers 8. On lisait dans les Ta-

In-12. Imp. de Debusscher, Paris. Paris, Per- pJettes romantiques : Ou sur les bords du monde san et chez Pélicier. B. F., 4 janvier 1823, — au lieu de — Ou dans un coin du monde. Il

n° 22 (4). n'y avait pas non plus d’épigraphe.

(1) On a souvent parlé de ce petit volume presque introuvable puisque la Bibliothèque Nationale elle-même ne le possède pas. Nousn’en dirons ici que ce qui peut avoir un rapport prochain avec V. Hugo et ses amis. Ils s'étaient fait dans ce volume une part considérable. Ancelot, Chateaubriand, E. Deschamps, Mme Desborde-Valmore, Delphine Gay, E. Géraud, A. Guiraud, Lamartine, Jules Lefèvre, Lamennais, Ch. Nodier, L. Th. Pélicier, G. de Pons, Saint-Valry, A. Soumet, J.-B. Soulié, A. de Vigny et surtout les trois frères Hugo avaient apporté à l'ouvrage une large contribution. Chateaubriand s’inscrivait pour six morceaux, fragments déjà publiés dans la Revue d'Aquitaine, les Annales de la Littérature et des Arts, après l’avoir été ailleurs. Il semblait avoir la première place mais en réalité A. Hugo l’emportait sur lui. Quatre morceaux sont signés par lui, mais quatre autres lui appartiennent aussi : deux qui, on ne sait pourquoi, sont attribués à son frère Eugène, la Dernière assemblée des Francs-Juges, imprimée sous son nom dans la Foudre (15 juin 1822) et la Bataille de Denain couronnée par l’Académie de Cambrai et imprimée dans les Annales de la Littérature et des Arts (28 septembre 4822). Pourquoi les a-t-on attribués à Eugène, est-ce une erreur de l'éditeur, est-ce pour faire plaisir à Eugène, atteint par la folie ? On ne sait que penser. Deux morceaux anonymes sont aussi l’œuvre d'Abel : Les fiançailles du Vaivode, imprimées dans la Foudre (30 mai 1822), et le Captif d'Ochali, paru dans la Foudre (14 décembre 1821 et T janvier 1822). Par contre le Duel du précipice, œuvre d'Eugène Hugo. est mis au rang des anonymes. Victor plaça dans les Tablettes Romantiques quatre de ses odes: La Lyre et la Harpe, Moïse sur le Nil, La fille d Otaiti el enfin

Janvier

Janvier

Saint-Valry fait un article sur les 7'ablettes Romantiques, contenant l'éloge de V. Hugo: cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. x, livrais. exvui, p. 6, 4 janvier

Le Parricide, poème suivi d’autres poésies, par M. Jules Lefèvre. In-8. Imp. Rignoux, Paris. Paris, Amyot. B. F., 4 janvier 1823, n° 34.

Lettre de V. Hugo à son père d’après Picnre Duray, V. Hugo à vingt ans, pp. 15-77. Mais cette lettre est du 9 janvier 1824, comme le contenu l'indique.

Article du Miroir, à propos de la religion au théâtre et en poésie. Il se moque un peu des T'ablettes Romantiques et du déshabillé des portraits. Il signale /ob comme sujet encore vierge. V. Hugo a peut-être puisé là son amour pour Job: cf. le Miroir, 10 janvier 1823.

Après la 1re représentation de Mathilde au théâtre de l’Odéon, l'anniversaire de Molière a été célébré par une pièce de vers de Romieu et d’Abel Hugo. Les Annales de la Litiérature et des Arts l’attribuaient à tort à V. Hugo, les autres journaux l’attribuaient soit à M.

Hugo soit à M. A. Hugo.

Lettre de Lamennais à V. Hugo: cf. Amateur d’autographes, t. xix, p. 122, 1867.

Le général Hugo vend sa maison de Saint- Lazare et s'établit à Blois, rue de Foix, 73 : cf. Pierre Durayx, V. Augo à vingt ans, pp. 77- 19:

Article d’une colonne sur les 7'ablettes Romantiques. Rien sur Victor, un mot sur Abel. Article aimable : cf. le Hiroir, 22 janv.

Reprise de Clytemnestre.

Lettre d'A. Trébuchet à son père: cf. Appendice.

L'Apotllon publie un article sur les Tablettes Romantiques et fait l'éloge de Victor et d’Abel Hugo : cf. l'Apollon, t. ur, livrais. xx41, pp. 46-49, B°".

V. Hugo compose la Préface de la 1re édition de an d'Islande.

Lettre de V. Hugo à M. Pinaud: cf. Correspondance 1815-1835, p. 371.

Lettre de V. Hugo à son oncle Trébuchet :

cf. Figaro, 22 août 1888.

Odes, par Victor-M. Hugo. Deuxième édition, augmentée de deux odes nouvelles. In-18.

Imp. de Debuscher, Paris. Paris, rue de l’Arbre-Sec, n° 22 (Persan) et chez Pélicier.

Ce volume contient 26 odes. Les 2 odes ajoutées sont les ve et xxvi® (Louis A VIT et Jéhovah). Trois poèmes sont supprimés :

Raymond d’'Ascoli, Idylle, les Derniers bardes.

La préface de cette nouvelle édition des Odes se trouve reproduite dans les Odes et Ballades, pp. 5-8.

Nous indiquons ici la date de la Bibliographie de la France (B. F., 11 janvier, n° 1420) mais cette 2 édition a dù paraître le 31 décembre suivant l’Ztoile et le Réveil et même la Quotidienne.

Jéhovah. Gette dernière ode était imprimée en même temps dans la 2e édition des Odes mais comme

il semble que les Tablettes Romantiques ont précédé de quelques jours l'apparition des Odes on peut

dire que c'est ici la {re édition de Jéhovah. L’ami de Hugo, L. Th. Pélicier, réimprimait deux morceaux parus dans le Conserv. Litt.: Le Hulan (Conserv. Litt., t. 11. livrais. xn, mai 1820, pp. 44-45), et le Cimetière de Luben (Conserv. Litt.,t. 11. livrais. xr, juillet 1820, pp. 234-235, signé **). Citons pour mémoire deux élégies de Guiraud, Méditation à Elvire de Lamartine, le Roi des Aulnes de Latouche, les Deux Aveugles de J. Lefèvre, une étude sur le genre romantique de Nodier (avec trois autres fragments), l'Aposfat, de Saint-Valry, la Pauvre fille, de Soumet, le Classique, de Hoffman.

Février

Jéhovah, ode par M. Victor Hugo: cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. x, livrais. cxxir, pp. 139-140, 1er février 1893.

Les Lettres Champenoises contiennent un compte rendu, (96e lettre) des Z'ablettes Romantiques ; elles font « remarquer comme « une espèce de phénomène qu’à côté du nom « déjà célèbre de M. Victor Hugo, se trouvent « ceux de MM. Abel et Eugène Hugo, ses frères « par le talent autant que par la naissance. »

Première édition de Zan d'Islande.

Han d'Islande vient de paraître chez Persan: Cf. le Réveil, 4 février 1893 ; cf. le Miroir, 4 février, dont l'entrefilet est élogieux.

Article du /?éveil (non signé) sur les Z/égies savoyardes, de À. Guiraud.

La mort du duc de Berry, ode par M. Victor Hugo: cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. x, livrais. exxImr, pp. 161-

Han d'Islande, 4 vol. in-12. Imp. de Nicolas-Vaucluse, Paris. Paris. rue de l’Arbre- Sec, n° 22. Prix 10 fr. B. F.,8 février 1823, n° 619 (4); cf. 2rédition, Han d'Islande, 2e édition, 4 volumes in-12. Imp. Lebel, Paris. Paris, Lecointe et Durey. Prix 10 fr. B. F..

26 juillet 1823, n° 3137; cf. 3° édition, 4 vol. in-12. Paris, Gosselin, libraire. Imp. Lachevardière. 1829. B. KF., 7 février 1829, n° 731 : cf. 4e édition. Imp. Plassan, Paris. Paris, Renduel, 2 vol. in-8. B. F.. 1er juin 1833, n° 2887.

(4) La première édition porte au bas du titre : Paris, Persan, éditeur, rue de l’Arbre-Sec n° 22 Mpccexxut. Elle contient 4 tomes, 4°r tome : viii-316 pp., ch. 1 à xu incl. ; 2e tome : 237 pp. ch. x à xxIv inel. ; 3e tome : 237, pp., ch. xxv à xxxvi incl. ; 4e tome : 847 pp., ch. xxxvu à la fin.

Cette édition comprend des épigraphes nombreuses qui ont disparu de l'édition ne varietur. Quelques unes sont à noter. Le ch. 1 avait emprunté au général Hugo une épigraphe qui a disparu.

« Je ne démêle pas, disait le roi Cornu, Qui diable ce peut-être ; il nous faut donc attendre ; Car de ce point jamais rien ne nous est venu. (Le général H., La Révolte des enfers), Au ch. x, une épigraphe empruntée à Soumet a disparu. Tu le sais, le cœur d’une mère Est inépuisable en douleurs.

Le ch. x1r contenait une longue épigraphe du comte de Maistre, Soirées de St-Pétersbourg sur le bourreau autour duquel on fait le vide. Ce qui nous prouve que V. Hugo pour son ouvrage a largement utilisé les Soirées de St-Pétersbourg. Au ch. xxx, on trouve dans l'édition ne varietur une épigraphe de Régnier qui remplace une phrase de Bug-Jargal, les Contes sous la tente. N'est-ce pas original cette façon de faire : mettre sa propre prose en épigraphe à ses ouvrages. Au ch. xxxvi, Régnier est encore inconnu ; il était remplacé par Aofzebue, Adélaïde de Wolfingen. Au ch. x1, Brantome a pris la place de J. Lefèvre à qui V. Hugo avait emprunté six vers de Parisina. Au ch. xriv, Ch. Nodier a pris la place de Kotzebue. Au ch. xLvunr, six vers de Parisina de Lefèvre ont encore dis: paru. Au dernier chap. une épigraphe de £d. Geraud, Les enfants dans les bois, Ballade « Ainsi tous les forfaits reçurent leur salaire ! » a disparu elle aussi.

Bien d’autres auteurs n’ont pas trouvé de remplaçants ; citons en quelques-uns dont les noms nous renseignent sur les lectures de V. Hugo : Lessing, Aboutt’Haybb, poète arabe, Le Prieur, Schiller, Lope de Vega, Goethe, Calderon, le baron d’Eckstein, Edda, Mille et Une Nuits. chant de Fafnir ete... V. Hugo, on le voit, se contente parfois d'indiquer le litre d’un ouvrage au lieu du nom de l’auteur. Quelques chapitres avaient jusqu à trois et quatre épigraphes. Ces épigraphes ont dû disparaître en 1833 ou 1841, car nous les lrouvons dans les trois premières éditions (nous n'avons pu voir celle de 1833).

La 2e édition portait une épigraphe au dessous du titre : « Souvent le même effet naît de causes contraires (Anonyme) ». Cette édition compte un chapitre de moins que la {re par la raison bien simple que dans la {re on avait oublié de mettre un chap. xuix. Ce devrait être là une « &es incongruités typographiques » que V. Hugo reprochait à l'ignorance stupide de son prote.

Elle comprenait 4 tomes : Aer tome ; xxxv-244 pp. ch. 1 à x1 inel. ; 2e tome, 285 pp., ch. x à xxiv incl. ; 3e tome, 268 pp., ch. xxv à xxxix incl. ; 4e tome, 248 pp., ch. xL à la fin.

Le 4er tome était précédé de deux préfaces, celle de la 1re édition et une seconde beaucoup plus longue que l’on trouvera dans l'édition ne varietur. a

La 3e édition ressemble presque entièrement à la seconde : on retrouve la division en 4 tomes,

Février

Second article du Réveil sur les Tablettes Romantiques. Il parle de la poésie du recueil et il ne cite pas le nom de V. Hugo (article non signé).

Annonce des ÆZlégies savoyardes, de Guiraud : cf. Journal de Paris, 12 février 1823.

Annonce de an d'Islande: cf. Journal des Débats, 12 février 1893 ; cf. lÆtoile, 43 février 1893; cf. le Constilulionnel, 15 février.

La mort du duc de Berry, ode, Victor Hugo. Cette ode est extraite de la 2° édition des Odes de M. V. Hugo, in-18, 3 fr., Persan et Trouvé : cf. le /2éveil, 13 février 1823.

La foudre parlant des Ælégies Savoyardes de M. A. Guiraud dit ceci : « Les derniers hon- «neurs de la société des Bonnes Lettres ont « été accordés, je crois, à M. Victor Hugo » : cf. la Foudre, t. vur, n° 128, p. 201, 15 février 1823, Rochefort.

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