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III. — ORIGINE

Drummont et Zilva trouvent que le phytoplankton les diatomés en particulier (Nitzchi Clostérium) sont capables de faire la synthèse de la vitamine A. Le phytoplankton la passe au zooplankton. On la retrouve chez les Copépodes, les Mollusques, les larves de Décapodes et, en particulier, chez un petit poisson, le « Capelan ». Ceux-ci la passent aux autres poissons et aux morues en particulier.

Il est cependant probable que les poissons peuvent réaliser, dans une certaine mesure, la synthèse de la vitamine A. Tout d’abord, à partir du carotène, Morton et Creed ont placé deux lots de perches (Perca fluviatilis), l’un dans un bassin contenant des larves d'insectes, l’autre, dans un bassin contenant ces mémes larves, avec, en plus, du carotène. Le lot ayant ingéré du carotène est beaucoup plus riche en Vitamine À, et en Vitamine A..

Peut-être aussi, font-ils de la Vitamine à partir d’autres pigments. Walter et Drummond remarquent que les œufs de truite brune ont un pigment voisin, mais non semblable au carotène, probablement de l’astacine. Or, dans ces œufs, on voit qu’au fur et à

mesure que diminue ce pigment, la Vitamine augmente, il y a donc probablement passage de l’un à l’autre. Cependant Zilva et Drummond trouvent une grande richesse en Vitamine À dans les glandes génitales de la truite. Coward et Drummond montrent que les œufs de la truite sont d’abord très riches en Vitamine A, celle-ci, va diminuant au fur et à mesure que se développe l'embryon. Si on s'arrange pour qu'aucun apport ne soit fait, on voit des anomalies dans la croissance de l’alevin. On observe fréquemment des décès, il semble donc, que la nourriture soit la voie d’apport indispensable de la Vitamine A. C’est aussi l’opinion de Coward et Drummond, de Hjort, de Jameson Drummond, et Coward, Drummond et Zilva.

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